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EAN : 9782264006738
206 pages
Éditeur : 10-18 (01/04/1985)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 93 notes)
Résumé :
"Plus qu'une écriture, ce livre a au fond un parfum pour être tout à fait franc, il faut y voir quelque chose comme le mélange d'une senteur de genévrier frais le matin et d'un relent de hasch dans une cuisine. "Ce roman est écrit pour les copains du Montana", prévient Brautigan dans une dédicace. Il faut le recevoir comme ça : la bonne, la très bonne histoire contée par un gars qui doit pas beaucoup hésiter pour s'en rouler un petit et après, tasse de thé à la main... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  01 mai 2019
Voilà un drôle de livre, qui pourrait sembler abracadabrantesque s'il n'était pas finalement étonnamment travaillé. Richard Brautigan était définitivement un auteur transgenre, entendez par là un virtuose capable de démarrer son histoire en western pour la terminer en fantastique, en traversant au passage l'humour, le loufoque ou le graveleux. C'est fort et c'est exquis !
Dans le monstre des Hawkline - traduit par Michel Doury et Lorraine de la Valdène et écrit "pour les copains du Montana" - on monte en selle avec Geer et Cameron, deux tueurs à gage recrutés par la désirable Magic Child pour exécuter un monstre qui a tué leur père. Direction, le manoir de Miss Hawkline et ses mystères où une fois arrivés, les bizarreries s'accumulent...
Dans une succession de tous petits chapitres de rien du tout où l'on se marre à chaque dialogue, Brautigan soigne ses personnages plus incroyables les uns que les autres, déroule son histoire sans qu'on ait toujours l'impression qu'il maîtrise là où il veut nous emmener, et s'offre quelques jolis passages poétiques entre des passages absurdes ou érotisé-morbides. Ça fonctionne, car le texte transpire de travail et de maîtrise.
Vite, vite, un autre Brautigan !
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oiseaulire
  29 août 2019
Deux tueurs à gages de l'Oregon sont embauchés par des soeurs jumelles pour éliminer un monstre enfermé dans le sous-sol de leur maison, perdue au milieu de nulle part.
C'est complètement loufoque, imprévisible, fantastique, graveleux... tout simplement génial dans le genre déjanté, et puis non, finalement ça tient la route, on adhère et on se retrouve à la fin comme par enchantement.
Le style, simple en apparence, désinvolte même, est en réalité diablement précis, cadencé.
Trois traducteurs ont travaillé au ciselage du texte et c'est du vachement bon travail : Michel Doury, Lorraine de la Valdène et Robert Pépin.
203 pages de jubilation.
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Dosamuse
  25 août 2014
Bon alors... que dire ? Ca a démarré plutôt normalement : 1902, quelque part dans l'Ouest américain, deux tueurs un peu originaux, le saloon, la diligence... on s'installe dans l'histoire et petit à petit...
Je ne saurais vous dire ce qu'il se passe exactement mais une seule question persiste durant toute la lecture : quelle substance à bien pu consommer l'auteur ? En tout cas c'est de la bonne ! le résultat est exquis : c'est drôle, bizarre, très très bizarre et très très drôle.
A lire absolument pour ceux qui sont à la recherche d'une lecture originale.
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MonsieurHyacinthe
  28 octobre 2020
Quelle jubilation ! J'ai décidément les yeux de Chimène pour ce fameux Brautigan. A chaque lecture, un coup de foudre. Comment ne pas fondre pour sa prose drôle, divertissante et bellement tissée ?
Le nigaud aux manettes jongle avec un humour certain. Les effets sont multiples, entre les coups d'épée dans l'eau, les contrastes d'une langue châtiée qui finit sur une grossièreté, le passé creusé d'un personnage qu'on ne reverra jamais, les gimmicks comiques, l'absurde, on s'amuse à toutes les pages ! Monsieur est un styliste, ce qui confère au texte des saveurs innombrables, jamais d'ennui, du divertissement permanent. Certaines blagounettes se comprennent 5 pages plus loin, ou se retrouvent avec plaisir ensuite, tels des ricochets de clown sur un trampoline cosmopolite. On s'extasie d'une galéjade qui revient. On s'euphorise du caractère coquin qui germe par instant, sans jamais de balourdise.
Et que dire de ses comparaisons à la mords-moi-l'noeud qui ornent ces pages ? J'adore. J'adhère ! L'écrivaillon a le chic pour comparer une soupe avec l'arrivée du train en gare. Ex: (p. 68) : " Elle avait des traits fins et nets comme le son d'une cloche d'église par une nuit de pleine lune".
Quant à l'ambiance... on ne lâche pas le livre une fois ouvert, on se laisse bercer, on ne voudrait jamais quitter notre bande de bras-cassés. Tous benêts, tous idiots, mais tellement attachants. Certes, cela manque un peu de fond, de combats, de pamphlets, mais le bonheur est ailleurs. Je ne puis qu'encourager l'humanité à lire ce Brautigan-ci, facile d'accès, au ton presque enfantin, distrayant au possible. Une bonne porte d'entrée dans son petit monde loufoque et pas toujours bébête.
Et pour ne pas quitter cet univers foutraque, quoi de mieux que se pencher ensuite sur la libre adaptation en BD par l'excellent Nicolas Dumontheuil (nommée BigFoot, en trois tomes chez Futuropolis) ? C'est en tout cas ce que je m'apprête à faire, en attendant d'arrache-pied celle, cinématographique, du non moins excellent Yorgos Lanthimos. Décidément, les chiens ne font pas des chats...
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sylvain1975
  12 octobre 2013
C'est à la faveur d'un furetage inopiné chez un bouquiniste de l'avenue Parmentier que je suis tombé sur ce volume, acheté d'abord parce que c'était du Brautigan, ensuite et surtout parce que le bouquin, abîmé sans être en lambeaux, semblait avoir vécu, subi mille lectures. J'aime les pages qui sentent le temps qui passe, qui au-delà du texte, racontent elles-même une histoire. Mais passons sur ces digressions et concentrons nous sur le récit...
"Ce roman est pour les copains du Montana", déclare fièrement la première page. Nul doute que ces copains ont comme moi plongé avec délectation dans ce Western surréaliste et nimbé de mystère, racontant avec un humour dévastateur comment Greer et Cameron, deux tueurs bras cassés au comportement absurde (joutes verbales dénuées de sens, manie de compter tout et n'importe quoi pour l'un d'eux) vont être conviés à une chasse au monstre dans une maison perdue au fin fond de l'Oregon. Inutile de raconter plus avant, l'oeuvre du moustachu du Montana est de toute façon à l'image du bon vin : on l'ouvre, on goûte puis on en parle, après l'avoir apprécié. Mais pas avant de l'avoir fini hein...
Lien : http://territoirescritiques...
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
miladomilado   19 avril 2014
C'était une forte femme au visage très rouge et dont les souliers paraissaient beaucoup trop petits pour ses pieds. Elle se considérait suffisamment volumineuse sans avoir à y ajouter de grands pieds, si bien qu'elle bourrait les pieds en question dans des souliers beaucoup trop petits, ce qui la faisait considérablement souffrir et lui gâtait sérieusement le caractère.
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JIEMDEJIEMDE   28 avril 2019
Elle avait des traits fins et nets comme le son d'une cloche d'église par une nuit de pleine lune.
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JIEMDEJIEMDE   27 avril 2019
"Il faut mourir, car nous voulons pas être obligés de vous tirer encore dessus." Et le deputy sheriff de répondre : "OK, je vais mourir, mais cessez de me tirer dessus."
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PinceauPinceau   29 octobre 2015
Un morceau de maison se consumait encore lentement sur la rive du lac.C'était fort étrange.On aurait dit un détail d'une oeuvre de Jérôme Bosh s'il avait peint des paysages de western.
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cornelia-onlinecornelia-online   05 novembre 2018
Depuis qu’elle était entrée dans le bordel pour transformer leurs vies, elle n’avait pas prononcé cent paroles. Et aucune de ces paroles ne précisait ce qu’ils devaient y faire, sinon d’aller dans le Central Country pour y rencontrer une certaine Miss Hawkline qui leur dirait seulement alors ce qu’ils devraient faire pour gagner les cinq mille dollars.
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