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ISBN : 2264038551
Éditeur : 10-18 (07/10/2004)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Mémoires sauvés du vent, poussières d’Amérique : c’est le petit poème qui ponctue la remontée dans le temps du narrateur de ce livre. Il a douze, treize ans à l’époque, il porte des tennis « fondues » à ses pieds et pêche de charmantes truites au bord d’un étang, fréquenté par des gens bizarres… Et l’on découvre petit à petit, au fil d’un texte dont le lyrisme est aussi délicat que minimal, la puissance tragique d’un souvenir, grain par grain, comme une « poussière ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
El_Gabier
  09 octobre 2017
"D'où je suis assis, en ce premier août 1979, je colle mon oreille au passé comme si c'était le mur d'une maison qui n'est plus », les ruines d'un temps révolu. Un endroit d'où s'enfuiraient des bribes éparses, fissures de la mémoires d'un homme seul face à sa vie, face au reflet de sa jeunesse. Mémoires sauvés, poussières d'Amérique, grains de sable qui ondulent sur les grèves abandonnées du souvenir, houle d'émotions sépias ressurgies de l'enfance. Des instantanés du quotidien, des miettes de rêve tombées au hasard des balades échoient devant nos yeux. Mémoires sauvés, poussières d'Amérique, innocence et naïveté pour taire la dureté, la misère et l'exclusion. Regard d'un enfant sur une société en mouvement, sur l'héritage de la guerre. Poussières de décombres où la mort côtoie l'enfance, où les vieillards sont des monstres tueurs, où l'on prend ses meubles pour aller à la pêche. Mémoires des êtres, sorti des tôles de l'oubli. « Dans le garage, il y avait un grand nombre de boîtes de passé parfaitement emballées et des centaines de choses faites, pour l'essentiel, d'ombres. »Brautigan jongle avec les pièces de la vie, renversant le puzzle des souvenirs, éparpillant les pièces comme un jeu de piste. « Il arrive des tas de choses désagréables aux gens dans cette vie et ils n'aiment pas qu'on les leur rappelle , alors ils s'en vont et tentent de vivre ailleurs, dans un endroit où ils puissent oublier les choses désagréables, leur maison qui a brûlé par exemple, et recommencer tout depuis le début pour se bâtir de bons souvenirs. » Quitter, démolir, reconstruire cette enfance itinérante du jeune narrateur, de l'enfant Richard livré à lui-même, marginalisé par la précarité. Mémoires sauvés du vent nous emporte sur les eaux brumeuses de l'écrivain, tel un souffle de tendresse dans les herbes de l'Oregon. Mémoires sauvés, poussières d'Amérique, allongé sous une peinture nuageuse contemplons l'ennui et buvons le temps qui passe...
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marion_b
  24 mars 2013
Comment ai je pu ignorer si longtemps l'existence de BRAUTIGAN !? Quel gâchis !!!
Maintenant que j'ai comblé cette lacune, j'ai hâte de le découvrir encore et encore...
Tout en féerie, petites touches gracieuses et détails bruts, ce poète des petites sensations a fait vibrer que dis je frissonner, trembler en moi des cordes sensibles que je ne soupçonnais même pas.......Mémoires sauvés du vent ne se raconte pas, il se ressent, ou pas, j'imagine. Pour moi c'est une révélation!
PS: Je remercie Thirdlake qui à l'insu de son plein gré (comme dirait l'autre) en ouvrant sa bibliothèque et ses impressions à des incultes comme moi, a su me donner l'envie de découvrir ce très bel auteur si singulier.

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carnet-de-voyage
  24 janvier 2016
Difficile de commenter un livre de Brautignan.
L'auteur en lui-même est si complexe.... Je pourrais dire qu'il y a ceux qui adorent Brautignan et ceux qui ne le connaissent pas.
"Mémoires sauvés du vent, Poussières d'Amérique" n'est pas un livre truffé de courant d'air. Bien au contraire.
L'écriture est fine, délicate....
On y perçoit une légère brise sur les phrases de Brautignan...
Ce même petit vent qui fait friser la surface de l'eau où s'ébattent les truites argentées là où un étrange couple s'installe avec tout le confort de l'époque (années 50) pour une hypothétique pêche d'anthologie....
Là où les vieux ne perdent pas tant la mémoire que les autres prétendent....
Là où les blessures de cette Amérique sont plus profondes que ne pense le "bien- pensant de Washington"...
Là où la poussière colle aux pieds de ceux-là qui savent encore d'où vient le vent et où il va....
Le vent emporte bien des choses mais quelques Mémoires sont sauvées du vent, même si ces "Mémoires" ne sont que des poussières d'Amérique...
Poussées par le vent, elles resteront éternelles...
Ce livre est intemporel.
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muse2805
  25 mai 2012
J'aime Brautigan tout simplement. J'aime sa façon de retrouver ses mots d'ados américain des années 50. J'aime les images qu'il emploie pour que tout devienne simple à comprendre.. pour lui, mais qui me sonne comme une poésie insolente , avec des phrases ritournelles qu'il ressasse comme un enfant rechante les chansons de son enfance.Etre intelligent sensible et gardant cette naïveté originelle,conscient, ô combien de ses propres incapacités et de la gravité des choses, il aime les gens sans demander de retour... un symptôme "génifiant " non?
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julien_le_naufrage
  17 septembre 2010
Les éditions 10/18 possèdent avec son Domaine Étranger une bien belle collection. C'est d'ailleurs avec plaisir que j'y ai découvert de fabuleux auteurs comme Haruki Murakami, Nick Hornby et bien d'autres. Peut-être pourrais-je aujourd'hui ajouter Richard Brautigan à cette liste, auteur que je viens de découvrir au travers de ce livre. Écrivain que je découvrirais bien plus avant au travers d'autres de ces livres tels que "La pêche à la truite en Amérique" et "Un privé à Babylone".
En attendant, c'est avec "Mémoires sauvés du vent" que j'ai découvert Brautigan. Un livre contant les souvenirs d'enfance d'un homme du temps où il était un gamin de 12/13 ans. Parcourant sa vie au gré des rencontres, croisant des gens bizarres et des souvenirs de pêche. Monde fictif ou romancé d'une Amérique que l'on ne connait pas. Souvenirs intimes et sensibles d'un temps passés Beauté des instants d'avant...
Il y'a comme une fêlure qui traverse ce livre de part en part. Une ligne de faille tragique embellie d'une prose ironique. Un roman parcouru de flashs souvenirs, beaux comme l'image romantique d'un souvenir d'enfance.
Un très beau roman donc qui possède un certain onirisme triste. Comme si toutes les images vues dans ce livres se peignaient de teintes sépia. Un court roman lu en deux soirées... deux belles soirées sauvées du vent.
Lien : http://naufragesvolontaires...
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
MyrtleMyrtle   22 juin 2012
Je me suis rejoué bien des fois cette journée dans ma tête, comme si je faisais le montage d'un film dont j'aurais été le metteur en scène, le monteur, le scénariste, les acteurs, la musique, enfin, tout quoi!
J'ai un studio de cinéma gigantesque dans la tête et je n'ai cessé d'y travailler depuis le 17 février 1948. Cela fait maintenant trente et un ans que je travaille sur le même film. Je crois qu'il s'agit d'un record. Je ne pense pas arriver à le finir un jour.
+ Lire la suite
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MyrtleMyrtle   22 juin 2012
Dans ce temps-là, les gens se préparaient eux-mêmes l'imagination, comme on fait sa cuisine soi-même. Maintenant, nos rêves ne ressemblent plus guère qu'à n'importe quelle rue d'Amérique, bordée des deux côtés de restaurants à succursales. Je me dis parfois que même notre digestion n'est qu'une bande sonore que les chaînes de télévision font enregistrer à Hollywood.
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isabrootisabroot   12 janvier 2017
Ils mettaient beaucoup de sucre dans leur café. Tous les soirs ils consommaient un paquet de sucre d'une livre. Vous auriez pratiquement pu marcher sur la surface de leur café. Pour une fourmi qui aurait bu leur café, ç'aurait été le paradis.
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line70line70   19 mars 2011
Les meubles neufs n'ont aucun caractère, alors que les vieux meubles ont toujours un passé. Les meubles neufs sont toujours muets, mais les vieux meubles parviennent presque à parler. Il est pratiquement possible de les entendre parler du bon vieux temps et des difficultés qu'ils ont traversées.
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isabrootisabroot   01 août 2017
Je me suis rejoué bien des fois cette journée dans ma tête, comme si je faisais le montage d'un film dont j'aurais été le metteur en scène, le monteur, le scénariste, les acteurs, la musique, enfin, tout quoi!
J'ai un studio de cinéma gigantesque dans la tête et je n'ai cessé d'y travailler depuis le 17 février 1948. Cela fait maintenant trente et un ans que je travaille sur le même film. Je crois qu'il s'agit d'un record. Je ne pense pas arriver à le finir un jour.
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