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ISBN : 2264038551
Éditeur : 10-18 (07/10/2004)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Mémoires sauvés du vent, poussières d’Amérique : c’est le petit poème qui ponctue la remontée dans le temps du narrateur de ce livre. Il a douze, treize ans à l’époque, il porte des tennis « fondues » à ses pieds et pêche de charmantes truites au bord d’un étang, fréquenté par des gens bizarres… Et l’on découvre petit à petit, au fil d’un texte dont le lyrisme est aussi délicat que minimal, la puissance tragique d’un souvenir, grain par grain, comme une « poussière ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
marion_b
  24 mars 2013
Comment ai je pu ignorer si longtemps l'existence de BRAUTIGAN !? Quel gâchis !!!
Maintenant que j'ai comblé cette lacune, j'ai hâte de le découvrir encore et encore...
Tout en féerie, petites touches gracieuses et détails bruts, ce poète des petites sensations a fait vibrer que dis je frissonner, trembler en moi des cordes sensibles que je ne soupçonnais même pas.......Mémoires sauvés du vent ne se raconte pas, il se ressent, ou pas, j'imagine. Pour moi c'est une révélation!
PS: Je remercie Thirdlake qui à l'insu de son plein gré (comme dirait l'autre) en ouvrant sa bibliothèque et ses impressions à des incultes comme moi, a su me donner l'envie de découvrir ce très bel auteur si singulier.

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marie504
  30 septembre 2018
J'ai entendu parler de Richard Brautigan cet été grâce au #PicaboRiverBookClub. Je ne connaissais pas cet auteur jusqu'à présent.
Dans « Mémoires sauvés du vent », dès le début du roman (autobiographique ?), le narrateur dont on ne connait pas le nom nous fait comprendre qu'un drame est survenu. Ce drame est arrivé car, lors d'une journée pluvieuse de février 1948, au lieu d'aller s'acheter un hamburger, il a préféré acheter une boite de 50 balles pour sa carabine 22 long rifle.
Trente ans plus tard, le narrateur regrette toujours de ne pouvoir remonter le temps pour changer le cours des choses. Il nous raconte par bribe, son enfance difficile, élevé par une mère, aidée par l'Aide sociale, passant d'un déménagement à l'autre. Tout au long des souvenirs égrenés, entrecoupés d'un leitmotiv « Mémoires Sauvés du Vent, Poussières d'Amérique… », on apprend à connaitre la vie du narrateur dans cette Amérique d'après-guerre, au sein d'une famille défavorisée. Enfant, il était attiré par la mort, plus particulièrement par la mort d'autres enfants. Au cours de l'été 1947, il essaye par de menus travaux (récupération de bouteilles consignées vides, vente de vers de terre pour la pêche…) de gagner quelques sous afin de pouvoir s'offrir un film de John Wayne, une glace ou un soda. Assez solitaire, il passe beaucoup de temps autour d'un étang à pêcher, à discuter avec un vieux bénéficiant d'une pension après avoir été blessé durant la Première Guerre mondiale, ou à surveiller un couple de pêcheurs qui se déplace avec tous ses meubles. Ce n'est que quelques mois plus tard qu'il sera rattrapé personnellement par la mort de son ami secret, lui qui n'était « qu'une espèce de réprouvé social à l'école en raison de son évidente pauvreté et de sa façon d'être que parfois ses camarades de classe trouvaient difficile à comprendre ».
Après ce roman court, poétique et plein de sensibilité, il va falloir que je poursuive ma découverte de cet auteur.
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muse2805
  25 mai 2012
J'aime Brautigan tout simplement. J'aime sa façon de retrouver ses mots d'ados américain des années 50. J'aime les images qu'il emploie pour que tout devienne simple à comprendre.. pour lui, mais qui me sonne comme une poésie insolente , avec des phrases ritournelles qu'il ressasse comme un enfant rechante les chansons de son enfance.Etre intelligent sensible et gardant cette naïveté originelle,conscient, ô combien de ses propres incapacités et de la gravité des choses, il aime les gens sans demander de retour... un symptôme "génifiant " non?
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carnet-de-voyage
  24 janvier 2016
Difficile de commenter un livre de Brautignan.
L'auteur en lui-même est si complexe.... Je pourrais dire qu'il y a ceux qui adorent Brautignan et ceux qui ne le connaissent pas.
"Mémoires sauvés du vent, Poussières d'Amérique" n'est pas un livre truffé de courant d'air. Bien au contraire.
L'écriture est fine, délicate....
On y perçoit une légère brise sur les phrases de Brautignan...
Ce même petit vent qui fait friser la surface de l'eau où s'ébattent les truites argentées là où un étrange couple s'installe avec tout le confort de l'époque (années 50) pour une hypothétique pêche d'anthologie....
Là où les vieux ne perdent pas tant la mémoire que les autres prétendent....
Là où les blessures de cette Amérique sont plus profondes que ne pense le "bien- pensant de Washington"...
Là où la poussière colle aux pieds de ceux-là qui savent encore d'où vient le vent et où il va....
Le vent emporte bien des choses mais quelques Mémoires sont sauvées du vent, même si ces "Mémoires" ne sont que des poussières d'Amérique...
Poussées par le vent, elles resteront éternelles...
Ce livre est intemporel.
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elodiekretz
  02 septembre 2018
Mon tout premier Richard Brautigan lu grâce aux stimulants échanges avec les membres du #PicaboRiverBookClub animé par @leatouchbook et je suis très heureuse de cette découverte.
Pour moi, Richard Brautigan est en quelque sorte le romancier du temps suspendu. Il a l'art de disséquer, de sublimer et d'interroger chaque détail, de ralentir, de prolonger ou d'accélérer le temps.
Dès les premières lignes du roman ("Dommage que je n'ai pu arrêter la balle dans sa course et la remettre dans le canon de la 22 long rifle..."), le ton est donné. le lecteur sent que la tragédie est bien là, sourde, et qu'elle va survenir / qu'elle est survenue.. mais il ne sait pas quand.
Nous ignorons le prénom du narrateur et l'essentiel le concernant, si ce n'est qu'il est pauvre, négligé par sa mère, déménageant souvent et s'évadant dans la nature et par des rencontres de hasard avec des personnes aussi paumées et étranges que lui. Richard Brautigan se joue de la chronologie mais sans jamais nous perdre tant il nous donne la réalité à voir à travers le regard du narrateur.
Ce roman m'a désarçonnée au départ - je l'ai même recommencé au début alors que j'avais lu la moitié pour le lire davantage dans la continuité - et je me demandais où l'auteur voulait nous emmener...
Mais tout se met en place et ce beau roman, court mais dense, invite à la réflexion et nous laisse finalement sonné, abasourdi et cela sans bruit ou effet de style. J'ajoute qu'un telle beauté et une telle épure dans l'écriture est vraiment rare. Je vais poursuivre ma découverte de l'auteur.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
MyrtleMyrtle   22 juin 2012
Je me suis rejoué bien des fois cette journée dans ma tête, comme si je faisais le montage d'un film dont j'aurais été le metteur en scène, le monteur, le scénariste, les acteurs, la musique, enfin, tout quoi!
J'ai un studio de cinéma gigantesque dans la tête et je n'ai cessé d'y travailler depuis le 17 février 1948. Cela fait maintenant trente et un ans que je travaille sur le même film. Je crois qu'il s'agit d'un record. Je ne pense pas arriver à le finir un jour.
+ Lire la suite
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MyrtleMyrtle   22 juin 2012
Dans ce temps-là, les gens se préparaient eux-mêmes l'imagination, comme on fait sa cuisine soi-même. Maintenant, nos rêves ne ressemblent plus guère qu'à n'importe quelle rue d'Amérique, bordée des deux côtés de restaurants à succursales. Je me dis parfois que même notre digestion n'est qu'une bande sonore que les chaînes de télévision font enregistrer à Hollywood.
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isabrootisabroot   12 janvier 2017
Ils mettaient beaucoup de sucre dans leur café. Tous les soirs ils consommaient un paquet de sucre d'une livre. Vous auriez pratiquement pu marcher sur la surface de leur café. Pour une fourmi qui aurait bu leur café, ç'aurait été le paradis.
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line70line70   19 mars 2011
Les meubles neufs n'ont aucun caractère, alors que les vieux meubles ont toujours un passé. Les meubles neufs sont toujours muets, mais les vieux meubles parviennent presque à parler. Il est pratiquement possible de les entendre parler du bon vieux temps et des difficultés qu'ils ont traversées.
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isabrootisabroot   01 août 2017
Je me suis rejoué bien des fois cette journée dans ma tête, comme si je faisais le montage d'un film dont j'aurais été le metteur en scène, le monteur, le scénariste, les acteurs, la musique, enfin, tout quoi!
J'ai un studio de cinéma gigantesque dans la tête et je n'ai cessé d'y travailler depuis le 17 février 1948. Cela fait maintenant trente et un ans que je travaille sur le même film. Je crois qu'il s'agit d'un record. Je ne pense pas arriver à le finir un jour.
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