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EAN : 9782253158158
224 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (31/08/2011)
3.08/5   36 notes
Résumé :
A la manière de Short Cuts de Robert Altman, Adam Braver met ici en scène quelques-uns des protagonistes du 22 novembre 1963, premiers rôles et figurants, durant les heures qui précédèrent et suivirent le drame.
Le livre s'ouvre avec le départ de Jackie Kennedy pour Dallas, il se referme quelques heures plus tard, lorsque la first lady, désormais veuve, rentre au milieu de la nuit à la Maison-Blanche.
Autour de Jackie Kennedy, quelques personnages von... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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latina
  31 juillet 2013
Tout le monde connait Jackie Kennedy ou a au moins entendu parler d'elle. Eh bien si vous lisez ce livre, vous en saurez davantage. Enfin, si vous voulez bien entrer dans la création loin d'être débridée d'Adam Braver !
Celui-ci s'est imaginé les heures précédant et suivant l'assassinat sous différents points de vue : celui de Jackie d'abord et principalement, mais aussi celui du motard qui s'est trouvé très près de la limousine à Dallas, celui du chauffeur des pompes funèbres ayant vendu le premier cercueil servant au transport du corps jusque Washington, celui du médecin pratiquant l'autopsie, celui de L'Homme qui a filmé l'assassinat en direct, celui du mécanicien chargé de l'entretien de la limousine, qui se sent coupable, mais de quoi ? , celui de la nounou des enfants chargée de leur annoncer la nouvelle, et j'en passe...
Tout est donc bien décortiqué, on voit que l'auteur s'est documenté de façon très sérieuse. Mais à la longue, la lecture de ces tergiversations d'humbles et moins humbles, de ces ressassements, de ces pas de côté...me devient fastidieuse.
Jackie, seule, m'intéresse, finalement. Pourquoi ? Peut-être parce que je suis une femme, et que lorsque nous sont contés son chagrin lourd et dense de mère d'un bébé mort à 2 jours (au mois d'août), son amour malgré tout de son mari ne vivant quasi que pour la politique, son effondrement digne et tout intérieur tout au long des heures où elle commence à être veuve, je compatis. Je ressens son infinie solitude. J'ai mal avec elle.
Et pour elle, rien que pour elle, j'ai commencé à visionner des documentaires sur Internet, notamment celui de France 5 : « What Jackie knew », très respectueux et en même temps très vrai. Emouvant.
http://www.youtube.com/watch?v=_W6aNw9viSA
Ce livre qui m'a souvent ennuyée m'a pourtant ouvert les portes vers une femme raffinée et malheureuse, distante et maternelle, que je ne connaissais, pour ainsi dire, pas.
Et rien que pour ça, je suis contente de l'avoir lu.
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Aela
  30 octobre 2011
C'est une chronique, minute par minute quasiment, des instants qui ont suivi la mort tragique du Président Kennedy. On y voit les différents intervenants: le Vice-Président Lyndon Johnson, son épouse "lady Bird", le personnel de la Maison Blanche.. et surtout Jackie Kennedy, que l'on voit désemparée mais en même temps se ressaisir rapidement pour organiser les obsèques, avec d'autant plus de mérite qu'elle-même sort à peine du deuil de son enfant mort-né Patrick, décédé au cours de l'été précédent le drame.
Ce qui est intéressant aussi, c'est le parallèle qui est dressé avec la mort du Président Lincoln, lui-même victime aussi d'un assassinat.
Un moment tragique, le 22 novembre 1963, qui marque aussi les débuts de la communication moderne puisqu'on estime qu'en moins de deux heures, 90% des Américains avaient appris la mort de Kennedy.
Un récit vivant, minutieux, dans le style journalistique, une écriture précise, qui nous fait revivre ces instants tragiques...
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beeshop
  06 avril 2010
Le 22 novembre 1963 mourait assassiné à Dallas John Fitzgerald Kennedy. Ce livre commence quelques heures avant le drame et s'achève au moment où Jackie Kennedy rentre seule à la Maison Blanche.
Ce livre aborde un drame historique par une vision intimiste, méticuleuse sans toutefois jamais être voyeur à travers le ressenti de plusieurs personnages, Jackie Kennedy tout d'abord, un tailleur de Dallas ayant filmé la scène, le médecin qui pratiqua l'autopsie, le personnel de la Maison Blanche.
Tout le long du roman on ressent la tristesse, l'incompréhension la tragédie de cette mort soudaine et incompréhensible. le livre évoque le « vent de panique » et la non préparation des équipes de la Maison Blanche à l'organisation si rapide de funérailles. le personnel, huissier, femme de chambre, nurse tente de faire au mieux, de préserver les enfants, de réaliser leurs taches malgré la peine et l'accablement.
Je me suis particulièrement attaché au passage relatant Jackie Kennedy, cette femme digne, qui tente de survivre au drame qui vient de la frapper. Plusieurs fois on ressent une agitation contre laquelle elle doit lutter intérieurement. Elle vient de perdre son époux et déjà il faut être protocolaire, être présente à la nomination du vice président au titre de président, tenir son rôle. Elle s'accroche à son tailleur taché de sang comme si elle ne voulait pas que l'on oubli ce qui vient de se passer. le rapatriement du corps de Kennedy par avion est le dernier moment de Jackie avec John, elle sait qu'une fois que l'avion aura atterri elle devra rendre le président au protocole et à l'Amérique. Ce ne sera plus son mari décédé mais un président défunt et bien qu'elle comprenne cela en tant que citoyenne elle en souffre horriblement en tant que femme. Ce livre est passionnant aussi bien pour le Grande Histoire que les petites qu'il raconte à travers cet événement.
Lien : http://mespetitesidees.wordp..
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PierreF
  04 juillet 2020
La date du 22 novembre 1963 restera à jamais marqué dans les esprits comme étant le passage des Etats unis à l'age adulte. Avant, il y avait comme une insouciance, une assurance chez les Américains. Après, ce fut comme un coup de poing, comme un mauvais réveil. Ce jour-là, John Fitzgerald Kennedy était assassiné à Dallas. Et comme tout a été dit sur le sujet, ou presque, puisqu'on ne sait toujours pas (et on ne saura jamais) qui a perpétré ce crime, Adam Braver choisit de regarder à la loupe ces quelques jours à travers Jackie kennedy et quelques personnages qui ont entouré la première dame, pendant et après le drame.
On passera donc en revue Bobby Hagis, le fic motard membre de l'escorte à Dallas, Vernon O'Neal et al Rike des pompes funèbres, Kenny O'Donnell conseiller du président défunt, Abe Zapruder un américain moyen qui a filmé la scène du crime ou bien le personnel de la Maison Blanche et en particulier Mlle Shaw qui s'occupe des enfants du couple Kennedy.
Dans ce roman apparemment basé sur beaucoup de petits faits réels, c'est le derrière du décor que Adam Braver nous fait visiter. le personnage principal reste Jackie Kennedy déjà fortement marquée par la perte de son enfant quelques mois après sa naissance. Elle a du mal à s'en remettre et c'est une femme abattue mais qui n'a pas le droit de le laisser transparaitre. Et on nous montre bien toute cette mécanique, car malgré tout ce qui se passe, the show must go on. Rien ne doit arrêter le gouvernement du pays.
Ensuite, d'une façon chronologique, Adam Braver choisit des personnages qui ont côtoyé de près ou de loin Jackie Kennedy. Les personnages sont très bien décrits, et l'auteur sait bien montrer les sentiments de tout un chacun envers le couple Kennedy avant et après le drame. Tous les personnages ont leur place dans le déroulement de ce drame, et la construction est très logique. Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de surprises, tout s'enchaine comme dans un film américain, les scènes se succédant les unes aux autres.
Ce qui m'a surpris, c'est surtout l'impression qui ressort de ce livre. Je pense que cela vient du style mais je n'ai pas réussi à y trouver d'artifices particuliers. le livre n'est pas déprimant, ne nous plonge pas dans l'horreur, ne fait pas de démonstration de personnes bien ou mal. En fait, ce livre est triste. Certes, les événements ne sont pas gais, mais il en ressort une impression globale de tristesse immense, pas de deuil. Ce n'est pas un défaut du livre, c'est même plutôt une qualité d'avoir ce ton uniformément pesant (sur mon moral, je veux dire).
Au-delà de ces qualités, on peut se demander quelle est la finalité de ce roman. C'est la question qui m'a taraudé l'esprit après l'avoir fini. Car, en dehors d'un bel exercice de style pour les Américains nostalgiques ou pour les historiens spécialisés dans les années 60, l'intérêt d'un tel livre sauf la peinture de quelques personnages face à un événement international qui les dépasse. de plus, à parcourir ces différents personnages, il n'y en a pas un qui n'aime pas Kennedy. C'est un peu difficile à croire, et cela dessert le roman au global : ce qui devait être un roman historique pointilleux se révèle un hymne à la gloire de Jackie Kennedy.
Alors, avec le plaisir de parcourir ce livre, avec tous ces beaux portraits, si vous ètes un passionné des Kennedy et des années 60, n'hésitez plus, jetez vous sur ce livre.
Lien : https://blacknovel1.wordpres..
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letitbe
  15 mars 2012
Bien que née quelques années après cet événement, je ne peux oublier les images de cet assassinat diffusées dans plusieurs documentaires.
Adam Braver s'intéresse à tout ce qui entoure l'événement, l'avant et l'après,le public et l'intime, les êtres connus ou anonymes, à la douleur d'une veuve, au protocole comme aux petits détails.
Les diverses évocations peuvent sembler disparates et pourtant elles forment un tout cohérent qui donne un éclairage humain à cet événement historique.
Une lecture autant instructive que captivante.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina   28 juillet 2013
La trace qu'elle laissera aura de l'importance. Les souvenirs ne seront pas effacés et recouverts d'une nouvelle couche de peinture. Du moins pas encore.
Pas ici, dans un avion, avec le corps de son mari fraîchement assassiné à l'arrière, sur une piste de l'aéroport de Dallas, un aéroport nommé Love Field, le Champ d'amour, ce qui prouve bien que le monde n'a pas besoin de poètes, qu'il est lui-même tout à fait capable d'ironie.
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AelaAela   30 octobre 2011
Lorsqu'elle emménagea à la Maison-Blanche, Jackie faisait une taille 42. En la quittant, elle faisait du 38.
Coco Chanel utilisait de la laine jersey pour ses tailleurs, étoffe jusqu'alors réservée aux sous-vêtements masculins. Elle affirmait que c'était le tissu parfait, offrant à la fois confort et sobriété.
Jackie exigeait que ses tenues aient des lignes nettes et simples. L'étoffe devait avoir une texture ferme et toujours conserver sa forme.
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latinalatina   01 août 2013
Elle comprend la tristesse qu'il y a à vivre un grand moment, à savoir qu'il s'enfuit déjà alors même qu'il n'est pas achevé.
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letitbeletitbe   15 mars 2012
C'est la même chose qu'avec les oiseaux. Ils dissimulent leurs blessures et leurs maladies. Ils savent instinctivement qu'ils sont des proies et que le moindre signe de faiblesse leur fait courir un risque mortel. Aussi, dès qu'il fait jour, l'oiseau malade se dresse-t-il et se met-il à chanter. Et c'est une chanson nostalgique, une chanson pleine de beauté et de grâce. Le genre de chanson que tout le monde remarque. Mais la nuit, lorsqu'il ferme les yeux, ce même oiseau craint de ne pas se réveiller le lendemain. Il craint que sa chanson ne soit déjà oubliée.
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AelaAela   30 octobre 2011
Mme Kennedy veut un cheval sans cavalier. C'est l'un des détails de l'enterrement de Lincoln dont elle se souvient. C'est un impératif. Et bien que Nelson sache que c'est une tradition militaire, une manière de rendre honneur, il y a bien des choses qu'il ignore sur la question. Alors il retourne à la bibliothèque, feuillette de nouveau les livres...
Il apprend que, bien que l'on parle de cheval sans cavalier, le terme approprié est en fait "cheval caparaçonné". Et celui-ci suit le caisson lors des enterrements militaires réservés aux officiers de haut rang, avec une selle vide et les bottes de son cavalier placées à l'envers dans les étriers, pour signifier que le héros défunt ne montera plus.
Le cheval caparaçonné a été utilisé pour la première fois au cours de la procession en l'honneur de Lincoln.
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22 novembre 1963 Marque-page 25-05-2010
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