AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Critiques sur Manhattan Sunset (35)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
mcd30
  08 avril 2021
Sacré Donelli ! Être flic au NYPD ( New York Police Department) n'est pas de tout repos.
C'est, au dire d'un mafieux, « un vieux flic tout seul, cabochard et indiscipliné, mû par un entêtement suicidaire, en équilibre instable entre la vie et la mort… ». Mais c'est aussi un flic fidèle en amitié, qui à la particularité de parler à un fantôme, son ex-coéquipier Pfifellmanqui avec Mankato, sa nouvelle coéquipière, va devoir élucider plusieurs affaires .
Tout d'abord, il y a cette petite fille retrouvée morte qui va permettre de découvrir un traffic d'enfant international. Se retrouver mêlé à une vengeance entre maffia russe et lituaniens, tout en ayant ordre du capitaine et d'ailleurs e laisser tomber.
Puis voir ses proches tomber comme des mouches et son passé le rattraper d'une bien triste façon décidément rien n'épargne Donelli et la vérité éclatera trop tard pour éviter un bain de sang.
Manhattan Sunset est mon premier roman de Roy Braverman. J'ai apprécié le style, l'humour ( notamment la petite séance chez la psychiatre), l'intrigue et New York même si ce ne sont pas forcément les beaux quartiers. Les personnages sont intéressants et j'avoue avoir bien aimé ce Donelli qui fait preuve d'humanité, tout en essayant de comprendre les autres qu'ils soient du bon ou du mauvais côté et puis cette façon qu'il a de rendre justice avec maestria n'est pas pour me déplaire.
Un grand merci à Hugo Thriller
#Manhattan Sunset #NetGalleyFrance
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
Eve-Yeshe
  13 mai 2021
Le corps d'une petite fille assassinée, le corps mutilé, vient d'être retrouvé dans une casse au milieu des épaves de voitures. Donnelli, alias Donut, du NYPD et sa coéquipière Mankato sont dépêchés sur les lieux. Tout oppose ce duo particulier, car Mankato, surnommée fort élégamment bleue-bite par Donnelli, est jeune, en pleine forme, sportive.

Il est désabusé, vient de perdre son coéquipier Pfiffelmann assassiné il y a quelques mois à peine, sur une interpellation qu'il a dû effectuer seul, car Donnelli, lui, victime d'un accrochage avec un livreur, est arrivé en retard sur les lieux. Il se laisse complètement aller et se retrouve sur la sellette. D'autant plus qu'il voit et entend le fantôme de Pfiff ce qui donne des conversations savoureuses mais lui attire des ennuis au passage…

Il s'agit d'identifier la petite fille et de trouver les assassins, ce qui nous emmène dans le milieu (au sens mafieux du terme) lituanien, avec les frères Dabnys, Goran, le cerveau, avocat de toutes les sociétés dont le frère, Mickael, est l'homme de paille sous l'oeil vigilant de leur mère.

D'un autre côté, on vient de découvrir une femme tuée par balle en plein jour sur un pont, et cette femme s'avère être Martha, l'ex-épouse de Donnelli, méconnaissable car transformée par son second mari, spécialiste en chirurgie esthétique.

Évidemment, le FBI n'est pas loin car il enquête pour une autre raison sur les Lituaniens, alors compétition en vue entre les deux services.

L'enquête démarre tranquillement, si on peut dire, car il y a violence sous roche car les mafieux lituaniens ne font pas dans la dentelle. Peu à peu, le scenario s'enrichit, le rythme s'accélère, le suspense est au rendez-vous. Il y a des nombreuses interactions, entre des évènements en Russie, et ceux qui se déroulent actuellement avec une description de la mafia pour le moins intéressante, le blanchiment d'argent, une famille qui règne avec une main de fer, l'un état avocat, donc intouchable, le petit frère, qui ne pense qu'à prouver sa réussite avec un yacht tape à l'oeil qui ne sort jamais de son emplacement, vu qu'il ne sait pas naviguer…

Les échanges entre Donnelli et Pfiff sont hilarants, hallucinations ? toujours est-il que Pfiff veut absolument savoir qui l'a tué et pourquoi et met son grain de sel partout…

J'ai beaucoup aimé, « visiter » New-York dans les pas de Donelli et Mankato, avec tous les clichés sur les ethnies multiples, le mépris des uns envers les autres, ainsi que les rivalités. Roy Braverman nous offre des passages très intéressants sur un phénomène qui ne survient qu'une fois par an, le Manhattanhenge, où le soleil en se couchant illumine la 42e du fait de la manière géométrique dont la ville a été construite.

J'ai beaucoup apprécié ce thriller, plein de rebondissements et j'aurai du plaisir à continuer à lire les romans de Roy Braverman ou plutôt à retrouver sa plume car je l'ai découvert sous le nom de Ian Manook avec « Les temps sauvages » et le commissaire Yeruldelgger

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Hugo Thrillers qui m'ont permis de découvrir ce roman.

#ManhattanSunset #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
Holon
  25 mars 2021

Manhattan Sunset de Roy Braverman (Ian Manook) est un roman policier psychédélique, une écriture qui m'a rappelé un vieux roman de s.f. de Robert Silverberg (L'homme dans le labyrinthe). le dialogue entre l'inspecteur Donnelli et le fantôme de son ex collègue Pfiffelmann mort trois semaines plus tôt, Pfiff exige jour et nuit que Donnelli trouve son assassin quitte à le hanter pour le reste de sa vie. Un New-York violent ou ceux d'en haut régente sur ceux d'en bas, le soleil qui se lève sur la 42ième rue dans ce corridor ou les fenêtres amplifie cette lumière solaire donne le titre a ce roman. J'ai adoré cette histoire.

Commenter  J’apprécie          210
stokely
  26 avril 2021
Avec cet auteur c'est quitte ou double pour moi, ici je pensais vraiment aimé le récit comme avec la précédente trilogie Hunter/Crow et Freeman. Ici tut a très bien commencé pour moi avec le corps d'une jeune fille retrouvé dans une casse de New York.

L'enquête est confié à l'inspecteur Donelli celui-ci est "accompagné" de Pfiffelmann qui est le fantôme d'un collègue flic décéder qui le suit partout, décidément cette année c'est la seconde lecture ou un personnage se fait suivre par un fantôme dans mes lectures.

J'ai aimé suivre ce binôme mais également d'autres personnages comme celui d'Escobar, de Gouda, de Bleue Bite ils nt effectivement tout de même pour beaucoup d'entre eux des pseudos plutôt étrange.

J'ai aimé la relation entre Gouda et Donnelli notamment et certaines choses évoqués sur une des victimes qui vient du passé de celui-ci.

Cependant j'ai trouvé qu'au milieu du récit le rythme s'essouffle et je ne croyais plus tellement à ma lecture, j'ai cependant aimé l'humour amené par certains personnages et la description de la ville de New York effectué par l'auteur mais le côté enquête ne m'a pas convaincu jusqu'à la fin du récit.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
gruz
  08 février 2021
Coucher de soleil crépusculaire sur NYC, avant que les ténèbres ne dévorent tout.

Après la trilogie Hunter / Crow / Freeman, Roy Braverman s'est lancé dans une nouvelle vision personnelle d'une part des USA. Celle de la mégalopole cosmopolite qu'est New York, loin des grands espaces de sa trilogie précédente.

Avec ces quatre romans, l'auteur se frotte à l'Amérique sous toutes ses coutures, y mord profondément, quitte à les déchirer à pleines dents. Braverman, alias Ian Manook, vampirise le pays (ou alors c'est le contraire ?) pour fictionner avec bonheur et talent ses nombreux souvenirs de voyage.

Autre décor, autre ambiance. Avec cette ville étonnante qui est un personnage à part entière. Et ce récit qui pulse et palpite justement grâce et à travers les personnages !

Ils sont le sel de cette sombre histoire, et ça pique sur les plaies béantes. Physiquement ou métaphoriquement, ils souffrent. Il vivent, surtout, même les morts.

L'inspecteur Donnelli, en plus de son épatante coéquipière, forme un autre duo totalement atypique avec son ex. Il est beaucoup question d'ex dans cette intrigue, mais celui dont on parle est un « fantôme ». Donnelli « voit » son ex-partenaire assassiné, il lui parle. Rien d'occulte dans tout ça, juste une manière d'exorciser sa peine et sa solitude.

La réunion des deux compères donne l'occasion à l'auteur de s'en donner à coeur joie dans des scènes décalées, souvent drôles, touchantes aussi, étonnantes toujours, lorsque l'inspecteur vivant parle à son mort à voix haute, devant tout le monde.

Sa mémoire va surtout l'aider à résoudre l'enquête, mais est aussi l'occasion de se plonger dans le passé, les souvenirs, et dans cette ville qui fait partie de sa chair.

L'écrivain protéiforme se frotte au genre bien amerloque du Hard boiled. Avec son protagoniste en enquêteur cynique (mais bien plus complexe qu'il n'y parait). le genre de dur à cuire qui a tout vécu, tout subi, et qui continue son chemin malgré le tombereau de douleurs qui s'abattent sur lui.

L'action pourrait sembler être privilégiée par rapport à la psychologie, mais pas dans le cas Braverman. Au contraire, elles vont de pair dans cette intrigue anticonformiste (la scène des deux flics shootés est un sommet, dans ce sens).

Ce qui est certain, c'est que la violence est là et bien là. Des morts, beaucoup. Même un peu trop à mon goût. Une enquête explosive, assez traditionnelle en soi, mais portée par les personnages hauts en couleur qui la font sortir des canons du genre. Et une plume qui s'adapte à l'atmosphère, tour à tour brutale et lyrique.

Roy Braverman sait autant rendre hommage aux classiques du Roman Noir américain, que les réinventer avec sa verve et son cynisme. Sans avoir peur d'aller loin, très loin.

Manhattan Sunset est une tragédie urbaine, à la fois sombre et lumineuse. Bel hommage à une ville étonnante, avec tout l'amour possible pour des personnages singuliers, hors normes, meurtris et profondément attachants.
Lien : https://gruznamur.com/2021/0..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
SamDLit
  09 février 2021
Un noir intelligent qui ressemble au cocktail du même nom (sec, rouge, amer) tout en apportant la chaleur de la lumière de Manhattan. Des personnages comme sortis de vieilles séries américaines (les meilleures) avec des dialogues vifs, enlevés, du suspens, de l'humour, des thématiques profondes --- What else ?

Tout d'abord une bouteille de Lagavulin pour porter un toast à Pfiff, Novak, Martha, George, Laureen, Wanda, Darwin, Nolan, Sandy, Lola, les Andersson, aux victimes innocentes de la famille Dabnys et aussi à Manhattan en s'empiffrant de - au choix - sur le toit du monde ou presque. Ne pas la louper cette lumière qui jaillit deux fois par an car elle éclaire le roman de Roy ou Ian, c'est selon, tout comme les pointes d'humour, les dialogues et les personnages tous savoureux, d'une truculence qui rend tout digeste ou presque, même au chalumeau.

C'est avec ce roman que je découvre (enfin) l'écriture de Roy Braverman, ou celle de Ian Manook, peu importe - et en refermant Manhattan Sunset, c'est sûr que ce ne sera pas le dernier de cet auteur.

Séduite, conquise. "C'était pas gagné d'avance". le Noir est loin d'être ma couleur favorite. Avec cet auteur, je l'ajoute à ma palette.

Deux enquêtes s'entrecroisent, s'entremêlent dans ce récit et surtout une floppée de personnages plus attachants les uns que les autres: bien sûr Donut, Pfiff, Laureen, Bleue bite, Gouda, Wanda, Nolan, George, Martha, d'un côté, et de l'autre Mickey, Goran, l'effroyable Mamyté et tant et tant --- sans que jamais le fil ne soit rompu ou perdu. [un peu ramé au départ avec les Lituaniens, tellement peu que pfff ---]

Pour les amateurs D E.T. et de son incroyable 'retour maison' au clair de lune sur un vélo, je leur conseille le petit trip offert avec ce roman noir (joke)
Pour les personnages féminins, je recommande cet auteur qui aime les femmes et leur rend hommage ou alors il n'a pas le choix, c'est Madame qui -- ?! toutes ont des caractères forts, sont mises en valeur, dans les premiers rôles, dans les seconds, même les figurantes --- chapeau, Madame, Monsieur ---

Pour les dialogues, l'intrigue (double), les personnages, le suspens, l'atmosphère, la psychologie, le fond (double, triple épaisseur)
Pour les clins d'oeil, pour toutes les références qu'elles soient culinaires, cinématographiques, littéraires --- bon, pour les recettes de Mamyté, j'irai au resto pcq si c'est moi qui m'y mets, aïe
Pour les thématiques, que je ne dévoilerai pas, à siroter avec votre Manhattan (sec, rouge, amer) sur un toit avec un rayon de soleil en pensant à tous les trafics de par le monde et aux cigognes qui parfois tardent.

Pfiff me soufflerait à l'oreille: "Pfff ! Dis tout de suite que tu as tout aimé, ce sera plus simple !"
- Euh, Pfiff, quelques bémols, quelques longueurs parfois dans les descriptions de la lumière de Manhattan, Manhattanhenge dont les dates pour 2021 sont les suivantes - soyons optimistes, nous pourrons peut-être d'ici-là voyager à nouveau, donc à vos agendas :)
🌅 Saturday, May 29th and Tuesday, July 13th for "half sun"
🌞 Sunday, May 30th and Monday, July 12th for "full sun"
- Euh, Pfiff, il y a aussi le nombre de cadavres qui est assez déroutant --- par moments, on se demande s'il y en a 1 qui va s'en sortir ? Oui mais - oui, l'humour et le xième degré permettent la distance nécessaire pour le prendre comme tel ce roman, c'est son genre, soit on l'accepte, soit on passe sa route et on rate le Manhattanhenge, parti pris, c'est un choix assumé.

Donc :
Grand merci à Roy Braverman pour ce noir lumineux
Merci à Hugo et à NetGalley pour cet excellent moment

Manhattan Sunset de Roy Braverman est sorti chez Hugo Roman
ce 04 février 2021, un trip chaudement recommandé, avec ou plutôt, sans modération aucune.

Scénario original:
Il n'y a pas pire vengeance que ce qui blesse ceux qu'on aime.
À moins qu'on ne les tue.
Il n'y a pas pire obsession qu'un fantôme qui vous hante.
À moins que ce ne soit celui d'un ami.
Il n'y a pas pire crime que de tuer une enfant.
À moins de la tuer deux fois.

"Un New York sombre et violent, avec des rues comme des canyons dans lesquels la vie se perd et la mort s'engouffre. Avec fracas parfois, comme lorsqu'elle vient saisir une petite fille, retrouvée assassinée, le corps mutilé, au milieu d'un amas d'épaves de voitures.
En équilibre précaire, accroupi tout en haut d'une pile de carrosseries déglinguées, Pfiffelmann interroge son partenaire, l'inspecteur Donnelli : " Alors, tu en dis quoi ? "
Un début d'enquête somme toute normal.
Sauf que " Pfiff " est un fantôme, qui exige lui aussi la vérité sur les circonstances de sa mort. Comme si Donnelli n'avait pas déjà tout son soûl de crimes, d'obsessions et de vengeances. Comme si la ville ne lui avait pas déjà arraché un lourd tribut.
Pourtant, une fois par an, New York lui offre aussi un instant magique, lorsque le soleil couchant symétrique et flamboyant du Manhattanhenge prend la 42e rue en parfaite enfilade. Une illumination divine, comme la révélation d'un indice éclaire un crime d'une lumière nouvelle. Avant que tout, la ville comme la vie de Donnelli, ne sombre à nouveau dans la nuit."

Auteur:
Plus connu sous le pseudo Ian Manook, Roy Braverman est l'auteur de la série à succès Yeruldelgger chez Albin Michel. le premier opus de la série a été récompensé en 2014 par : le Prix des lectrices Elle, le Prix SNCF du Polar et le Prix Quais du Polar.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          138
JeanPierreV
  04 avril 2021
"Quand ils quittent leurs bureaux sans éteindre, l'homme et la femme descendent par le même ascenseur, sans se parler. Ils sortent de l'immeuble en silence et disparaissent sans se reconnaître, chacun de son côté, depuis des années. Et ils trimballent avec eux leur vie dans une bulle pour ne pas se cogner aux autres, comme des fantômes errants."
La lecture d'un polar ayant New-York pour cadre ne se refuse pas. Cette ville qui ne dort jamais m'a fasciné à l'occasion des quelques jours ou je l'ai approchée, et dans toutes les lectures dont elle était le cadre.
Fascination renouvelée avec cette lecture, bien glauque, bien dérangeante pourtant.
Et Roy Braverman sait reconstituer cette ambiance, cette agitation, et nous la faire vivre
Donnelli, Donuts pour les intimes, examine le corps d'une gamine (entre 10 et 15 ans) retrouvée morte dans un dépôt de ferraille, ses jambes ont été déchiquetées par des clébards, son visage et ses jambes ont été brulées.
Son corps devait être écrabouillé, ni vu, ni connu dans une voiture. Premières pages qui confirment qu'il faudra s'accrocher, car rien ne nous sera épargné.
Dure enquête pour notre flic..qui a la tête ailleurs : il a perdu en opération, il y a quelques jours, son meilleur pote Pfiffelmann, le Pfiff,. Cette perte le hante, quoi qu'il fasse, le fantôme de Pfiff est toujours à ses cotés, en train de l'engueuler, et train de le conseiller...Pfiff devient sa conscience,  le bouscule, le motive
"Oui, il me fait des grimaces quand je parle à des victimes, me tue les oreilles avec d'incessants bavardages pendant que j'interroge des suspects, et ramène sa science sur les scènes de crime en critiquant tout ce que je fais…"
Deux enquêtes, et même plus, pour le prix d'une...
Le scénario est original : mettre le lecteur face à un flic qui doit mener une enquête complexe, et violente tout en ayant la tête ailleurs. Donnelli, est un flic miné par le remord, miné par les "SI"..."Si je n'avais pas.., Si...si..Pfiff serait encore là !"
Alors oui, il faut trouver les salauds qui ont tué et brûlé cette gamine, mais aussi lever les interrogations sur la mort de Pfiff, comprendre pourquoi il est mort..lui et d'autres collègues...deux enquêtes....voire plus à mener de front.
On décroche un peu parfois.
Les chapitres sont courts, de 2 à quelques pages. on papillonne d'une enquête à l'autre, d'une interrogation à l'autre. Mais la violence dure, est (presque) toujours là.
Un personnage arrive...qui c'est celui-là? Quelques pages pour le situer.... on le perd, on le retrouve..Bref, j'ai eu l'impression de me trouver dans la tête de Donuts devant être concentré sur son enquête, sur ses enquêtes, car il en a plusieurs à mener de front, alors qu'il n'a pas la tête à ça, alors que Pfiff, mort, Pfiff qui lui revient en permanence à l'esprit, Pfiff dont la mort le hante!
Bref un polar original et noir, dans lequel il faut s'accrocher, pour ne pas pas être perdu, s'accrocher face à la violence, un peu trop présente, s'accrocher face aux Mafias des pays de l'Est, aux trafics d'enfants, s'accrocher du fait de sa construction également.
Patience, la lumière viendra....la symbolique de la couverture vous l'assure!
Merci à Babelio à Masse critique pour cette découverte
Lien : https://mesbelleslectures.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Nathalire
  13 avril 2021
Très belle découverte de cet auteur pour moi, avec ce roman que j'ai reçu et lu avec beaucoup de plaisir dans le cadre de l'opération Masse Critique Mauvais Genres. J'en profite pour remercier encore Babelio ainsi que l'éditeur Hugo Thriller.

"Manhattan Sunset" est un roman noir, original, intense, émouvant et drôle à la fois, glauque aussi parfois ; à l'image de sa couverture, simultanément solaire et d'une noirceur absolue. 

On est immédiatement plongé dans l'enquête, qui est assez classique en fait, mais menée par des enquêteurs qui, eux, ne le sont pas du tout.
J'ai beaucoup aimé le fait qu'il y ait différentes enquêtes dans l'enquête, avec beaucoup de protagonistes, même s'il faut parfois s'accrocher pour ne pas être perdu car on papillonne d'une enquête à l'autre au fil des différents chapitres ; chaque petite pièce du puzzle ayant son importance...

Roy Braverman a une écriture très agréable, fluide et entrainante, qui s'adapte à l'atmosphère du récit, tour à tour brutale et lyrique.
Il est aussi à l'aise dans l'humour que dans le suspense et parsème ce roman assez violent de touches d'humour bien placées, créant un contraste très intéressant. J'ai aussi beaucoup aimé le fait que les titres de chaque chapitre soient constitués des derniers mots du chapitre en cours.

Dans ce polar, l'auteur nous emmène au coeur de New York. Il brosse un portrait de cette ville qui me semble en traduire particulièrement bien l'ambiance, la rendant aussi tragique et attachante que les autres personnages du livre.

Roy Braverman aurait pu privilégier l'action au détriment de la psychologie, mais ce n'est pas du tout le cas. 
Les personnages, y compris secondaires, dont les caractères sont bien campés, et dont on ressent toute la noirceur et le mal-être, sont une grande force de ce récit.
Au fil des pages, on s'attache de plus en plus à Donnelli, ce policier désabusé qui doit mener une enquête complexe et violente tout en ayant la tête ailleurs.

J'ai vraiment beaucoup aimé "Manhattan Sunset" dont l'intrigue est très bien construite et m'a tenue en haleine jusqu'au bout. J'ai apprécié le style de Roy Braverman autant que l'originalité de ce roman, avec ce suspense très présent mais qui passe après la vie des personnages, attachants et drôles, et l'âme de New York.

Je ne tarderai pas à lire un autre roman de cet auteur...


Masse Critique Mauvais Genres mars 2021
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
Maks
  27 mars 2021
Déjà nous commençons avec une magnifique couverture qui donne envie de lire ce thriller, je vous laisse apprécier, en tout cas moi je l'adore et elle représente bien l'ambiance du récit !

Roy Braverman (alias Ian Manook) nous propose ici une histoire entre thriller et polar, il y a des morts, de l'action mais aussi une double enquête menée par un inspecteur du NYPD alcoolique et blasé suite à la mort de son dernier partenaire, qu'il voit en fantôme tout en sachant que c'est entièrement dans sa tête, il parle seul et se fiche bien qu'on l'entende s'engueuler avec son collègue mort.

L'enquête va mener sur la mort du collègue en question dont "Donnelli" est en parti responsable par négligence mais pas que.

Une seconde enquête est menée sur le meurtre atroce d'une jeune fille retrouvée défigurée et inidentifiable.

La mafia lituanienne est de la partie et les deux enquêtes s'entrecroisent sans que cela soit déstabilisant pour le lecteur.


L'écriture est bonne, comme dans la trilogie de Roy Braverman "Hunter, Crow, Freeman", c'est précis, sans détours et l'humour est présent sans être graveleux.

Les personnages m'ont vraiment plus même s'ils ne sont pas forcément très originaux, ils ont un pouvoir emphatique sur le lecteur.

Nous sommes sur un bon roman en plein coeur de New-York qui plaira à un large public.
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
delphlabibliovore
  02 avril 2021
Roy Braverman fait passer ses lecteurs des bayous de la Louisiane à l'asphalte new-yorkais. Ayant préféré me balader du côté de la Nouvelle-Orléans, je n'ai pas pour autant boudé mon plaisir avec ce nouvel opus, « Manhattan Sunset ».

Dès le début, l'histoire est déstabilisante, plantant une scène sordide dans une casse quasi-apocalyptique. Une enfant y est retrouvée dans un état qui laisse les flics sans voix, eux qui sont pourtant habitués à l'horreur quotidienne. Les dialogues s'insèrent d'emblée dans ces visions de chaos. Dès lors, j'ai été emportée par le roman.

On plonge littéralement dans le décor de cette ville gigantesque. La couverture se révèle d'ailleurs être un personnage du roman à part entière ; solaire tout en étant d'une noirceur absolue. J'ai souvent pensé à l'atmosphère de ces séries américaines montrant l'ambiance de commissariats submergés par la violence urbaine. L'inspecteur Donnelli est un ces anti-héros que l'on pourrait rencontrer dans un épisode de NYPD blues. C'est un personnage désenchanté qui a perdu beaucoup et qui va continuer à souffrir. Il est entouré d'une équipe d'enquêteurs de qualité et poursuivi par... le fantôme de son ex coéquipier mort dans des circonstances assez bizarres. J'ai apprécié de retrouver le schéma du vieux flic désabusé à qui on impose une nouvelle recrue, ce qui renforce mon sentiment d'évoluer dans le cinéma des années 70. « Manhattan Sunset » est aussi une histoire d'amitié au relent de désenchantement.
« Il me semble soudain que New York est une ville où tout le monde baisse les yeux. Ceux d'en bas sur leurs pas pressés, ceux d'en haut pour les regarder s'agiter, sachant que chacun des millions de pas serviles de ceux d'en bas conforte l'emprise et la fortune de ceux d'en haut. Parce qu'il est Américain et qu'on ne se refait pas, Donnelli se demande combien pèse en millions de dollars ce mafieux lituanien au sourire de squale. »

Roy Braverman sait mélanger des faits d'actualité avec la fiction. Il glisse habilement des allusions à la réalité dans la trame de son récit. Donnelli doit résoudre l'affaire de la gamine et faire face à un autre crime le touchant plus personnellement. Cette fois, c'est l'ADN de l'Hudson qui coule dans les veines de Roy Braverman. Et comme il m'avait fait visiter La Nouvelle-Orléans, il m'a fait, dans ce livre, découvrir des quartiers new-yorkais. Il décrit parfaitement bien les lieux des crimes qu'il imagine dans ses romans.
« Donnelli se dirige vers l'entrée de l'Astor Trust Company Building sur la Cinquième. Un immeuble construit en 1927 dans le style beaux-arts d'avant l'Art déco, comme on dit à New York. »
« Manhattan Sunset » m'as prise à la gorge par sa noirceur et le mal-être des protagonistes. le suspense est très présent mais passe après la vie des personnages et l'âme de New York. La fin est un peu trop alambiquée mais ne nuit pas au plaisir que j'ai eu à suivre cette histoire crépusculaire.

Lien : https://delphlabibliovore.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2105 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..