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ISBN : 2075126720
Éditeur : Gallimard (11/04/2019)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 146 notes)
Résumé :
"En cours préparatoire, lors de la rentrée des classes, l’institutrice nous a demandé quelle était la profession de nos parents. Mon père était “patron”, mais ma maman ? Je ne savais rien d’elle. Quel était son métier? À quoi ressemblait-elle? Où habitait-elle? Quand on est enfant, on n’aime pas être différent des autres. Alors j’ai inventé".
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  14 mars 2017
En ce jour de rentrée de classe, à 6 ans, Jean, nouvel élève dans cette école, ne connaît personne et se retrouve ainsi tout seul dès que la maîtresse demande à ses élèves de se mettre deux par deux. Très vite, Alain s'approche de lui et lui prend la main. Une fois tout le monde assis, Mme Moinot demande à chacun d'eux leur nom et la profession de leurs parents. Jean, paniqué et la gorge nouée, répond très vite quand vient son tour. Quand sonne la fin de la classe, le petit garçon est content de retrouver sa gouvernante, Yvette, et son petit frère, Paul, qui a un an de moins. Après un bon goûter, quelques chamailleries et réconciliations, il est temps de passer à table. C'est alors qu'arrive le papa qui rentre bien tard du travail. C'est au cours du repas que Jean se demande inlassablement où est sa maman. Il a même du mal à se souvenir d'elle : il y a tellement longtemps qu'elle est partie en voyage...
Jean Regnaud aborde avec finesse et délicatesse la mort d'un parent pour un petit enfant. Dans cet album, l'on fait la connaissance de Jean et Paul, deux frères unis, à qui la maman manque beaucoup. D'ailleurs, ils ont bien du mal à se rappeler la dernière fois où ils ont pu la voir. Où peut-elle bien être ? L'on sent, dès les premières pages, que les adultes autour de Jean lui cachent quelque chose, notamment la jeune voisine Michèle, ses grands-parents ou encore les amies "pleureuses" de sa mamie. Sans être larmoyant, cet album traite de la mort, certes, mais aussi du quotidien d'un petit garçon de 6 ans qui découvre le monde des adultes. Un album réellement touchant, à la fois mélancolique et drôle. Un dessin simple mais efficace. Une mise en page vivante et originale : un interlude entre chaque chapitre dont le titre est le nom d'une personne). Des couleurs rétro ancrées dans ces années 70's.
Un album poétique et émouvant...
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thegoodgirl
  19 septembre 2018
C'est une très très chouette BD, émouvante, drôle, touchante, réaliste qui parle d'un sujet triste mais réel.
Mon fils a dévoré cette histoire, il n'y a pas tant de texte d'ailleurs. Les dessins racontent autant que les textes.
Le récit est agréable et fluide.
La manière dont ce petit garçon voit le monde est singulière et drôle.
L'époque des années 70 est remarquablement restituée, la relation entre les enfants et les adultes aussi. Les choses ont bien changé!
A découvrir si ce n'est pas déjà fait (ce n'est pas une nouveauté, éditée en 2008).
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alouett
  11 mai 2011
Septembre 1970. C'est la rentrée des classes. Pour Jean, elle est un peu particulière puisqu'il rentre en CP : « C'est le premier jour à l'école des grands » dit-il et ce n'est pas facile. Il ne retrouve aucun de ses copains de maternelle car son école était sur un autre quartier. Et puis arrive le moment des présentations et la première vraie angoisse car la maîtresse veut connaître la profession de leurs parents : « je suis tout rouge, j'étouffe de chaleur. Qu'est-ce que je vais répondre qu'elle fait, ma maman ? Ça bourdonne dans mes oreilles et mes tempes me font mal. C'est déjà le tour de mon voisin ! ».
Finalement, Jean parviendra à répondre à la question. Mais qui est-ce petit bonhomme au juste ? Et où est sa maman ?
-
Ce one-shot de 120 pages nous permet d'accompagner Jean (Regnaud) pendant quatre mois. Pour lui, c'est une période de transition. Il quitte définitivement le monde de la petite-enfance et les réponses expéditives à ses nombreux « Pourquoi ? » ne le rassurent plus. Un petit garçon très curieux et plein de vie qui a besoin de comprendre les secrets des adultes, car leurs conversations à demi-mots le mettent mal à l'aise. le monde imaginaire dans lequel il se réfugie encore ne parvient plus à apaiser complètement ses questionnements et ses inquiétudes.
On le voit donc fouiller, interroger son entourage proche ou amical pour comprendre la raison de l'absence de sa mère. Peu à peu, il apprend à mettre les mots justes sur ses émotions bien qu'il tâtonne encore. le ton du récit est juste, rempli d'une fraicheur enfantine. Jean Regnaud a trouvé un très bon équilibre pour nous rendre compte de ce regard d'enfant sur le monde des adultes. La fine frontière entre monde réel et monde imaginaire donne une ambiance originale à cet album, la voix-off de l'enfant permet d'aborder les non-dits, le rapport à l'absence et à la mort de manière ludique, pertinente, sans pathos. On investit Jean sans ressentir le besoin de le prendre sous notre aile car il est très bien entouré et s'en sort plutôt bien. Une place bien agréable pour le lecteur qui peut tantôt se saisir de la gravité du sujet tout en profitant du côté pétillant de ce témoignage. A aucun moment, je n'ai été écrasée par le poids du tabou familial dont on comprend rapidement la raison. de fait, on s'attache aux personnages : à Jean pour commencer, à sa nounou qui fait office de figure maternelle, à son petit frère, à la petite voisine qui le prend sous son aile et qui nous met sur la voie quant au motif de ce tabou familial… Jean quant à lui tâtonnera jusqu'au dénouement de l'album pour comprendre de quoi il en retourne. J'ai été soufflée par la fluidité du récit et la facilité avec laquelle les auteurs nous mettent sur la piste tout en laissant Jean nager entre les nombreux non-dits et incompréhensions.
Il n'y a pas que le fond de l'album qui m'ait convaincu. Pour illustrer ce récit rythmé raconté au présent et découpé en 14 chapitres, le dessin d'Emile Bravo choisit la simplicité. Rond, coloré… point n'est besoin de trop en faire lorsqu'on sert de tels propos. Il laisse passer affect et sensibilité. Cette ambiance respire la fraicheur.
Il y a une bonne alchimie entre le travail du dessinateur et du scénariste… un album qui fait mouche.
Conquise par cette lecture où tendresse et humour se donnent la réplique. Une belle découverte qui me donne envie de découvrir les univers de ces auteurs.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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blandine5674
  08 février 2017
Belle et triste histoire que cette BD/album pour enfant, agrémentée, tout de même, par des pointes d'humour ! Jean partage sa vie entre l'école maternelle, son papa et une gouvernante, parce que sa maman est partie ‘en voyage' pour longtemps. Une petite voisine lui lira des cartes postales, faisant croire que sa maman les lui envoie par son intermédiaire. La réalité sera dure… Dessins et couleurs sont simples et parlants, faisant de ce petit bonhomme un être attachant.
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lilimarylene
  13 décembre 2012
Ce livre est à la croisée de l'album et de la bande-dessinée. Peu importe le genre, c'est avant tout une très belle histoire sur le deuil et sur la confusion que peut ressentir un enfant dont la mère est morte, surtout quand tout le monde autour de lui le lui cache. C'est d'ailleurs très intéressant pour un adulte de lire ce livre, car le lecteur adulte comprend tout de suite ce qu'il en est. Et la confusion de Jean est d'autant plus touchante, douloureuse aussi. Pourtant, le livre ne manque pas d'humour, grâce à des illustrations tendre mais drôles, qui complètent le texte sans redondance. C'est vraiment une belle surprise, j'ai beaucoup aimé.
Le petit + : les jolies illustrations d'Emile Bravo, et les couleurs rétro (l'action se passe en 1970).
Lien : http://surlestracesduchat.bl..
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critiques presse (1)
Actualitte   05 août 2012
Tout cela crée une atmosphère furieusement vintage, qui me rappelle bien des souvenirs - snif !!! - et semble probablement très exotique aux plus jeunes lecteurs...
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
NoctenbuleNoctenbule   16 avril 2013
Je rentre en pleurant dans la maison. Mon père et mamie ne peuvent arrêter mes larmes. Quand ils me demandent pourquoi je pleure, je leur dis que Michèle m'a dit que le Père Noël n'existait pas.
- Il est assez pour savoir maintenant
- Michèle a tort! Le Père Noël existe mais seulement quand on est enfant.. Quand on grandit, il disparaît... Maintenant, tu es grand, donc, pour toi, le Père Noël n'existe plus mais pour ton frère, il existe encore.
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lilimarylenelilimarylene   13 décembre 2012
La maîtresse nous demande ensuite notre nom et la profession de nos parents. [...] Je suis tout rouge, j'étouffe de chaleur. Qu'est-ce qu'elle fait, ma maman ? Ça bourdonne dans mes oreilles et mes tempes me font mal.
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lilimarylenelilimarylene   12 décembre 2012
Le soir, dans mon lit, je me dis que maman, c'est comme le Père Noël...
...Maintenant je suis trop grand pour y croire...
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ApiApi   20 novembre 2013
Moi, je veux un habit d'Indien. Mon papa me demande si je ne suis pas un peu trop grand pour y jouer. Je ne savais pas qu'il y avait une limite pour se déguiser en Indien...
Alors je dis que je veux un habit de C.R.S.
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lilimarylenelilimarylene   12 décembre 2012
[...] apparemment, patron, c'est un chouette boulot pour avoir plein de soucis.
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Videos de Émile Bravo (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Émile Bravo
"Spirou, l'espoir malgré tout" d'Emile Bravo chez Dupuis place le célèbre groom sous l'occupation allemande en Belgique. L'occasion de lui poser la question de l'engagement qui traverse aussi l'actualité. L'album figure parmi les sélections  la sélection officielle de la 46e édition du Festival de la bande dessinée d'Angoulême.
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