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EAN : 9782923400631
Éditeur : Le Quartanier (22/03/2010)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Le train finit par venir, dans un chahut de tous les temps. Dans le train, la chaleur est à rendre. Étrangement, le train contient beaucoup de prostituées, quelques travestis à l’air paterne et un seul Jimmy Namiasz. Jimmy est accroupi dans un coin. Jimmy paraît mort avec des dents d’acier. Son corps gît là intact, ses yeux blancs mangés de taies. Tout le monde me regarde, lui seul feint de ne pas me reconnaître. Les putains me dévisagent, font claquer leurs strings... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
nilebeh
  19 août 2015
Que dire de ce petit livre dans lequel un narrateur raconte, se raconte, met en scène des personnages tous aussi étranges les uns que les autres, dans une logorrhée un brin fatigante ? Nous avons affaire à un homme jeune - ou un jeune homme - qui utilise (hélas, pas toujours avec justesse, en témoigne un ratage de terminaison usse au lieu de eût à la troisième personne) un imparfait du subjonctif aussi artificiel que fastidieux, nous parle de ses délires sexuels avec un luxe de détails et une complaisance plutôt pénibles, nous met en présence de travestis, prostitués, adeptes de la coke et de l’échangisme, internés en HP dans un délire qui nous finit par nous faire penser qu’il est tout cela à la fois. Un instant, parlant d’une maîtresse “ interdite ”, j’ai vaguement supposé qu’on allait sombrer dans l’inceste, mais non. J’avais seulement été malveillante !
Quand il s’agit de JimmyNamiasz, jeune garçon paumé, hagard, qui dévore les phalènes, rencontré ”dans mon ancien ghetto, quand j’y allais parfois pour me jeter du haut d’une seingue ou écouler mes restes. ”, on finit par penser que les deux paumés ne font plus qu’un.
épargner...
Bref, décevant !

"C'était encore trop tôt pour être épris de toi directement, et il fallait que je susse d'abord ce que tu valais au quotidien : supporterais-je de bon matin au réveil ta viande en chemise de nuit et tes pieds nus, obscènes, enchaussonnés d'immonde ; tes simagrées d'étrangère à table le midi parlant ta langue exprès pour m'apprendre et me faire sentir seul ; l'odeur crépusculaire le soir avant de dormir derrière tes passages barbouillés aux toilettes ? "
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Charybde2
  17 juin 2016
Terrifiants et jouissifs glissements progressifs de la raison ordinaire dans le désajustement de la syntaxe et du langage du dépit amoureux.
Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2016/06/17/note-de-lecture-meduses-antoine-brea/

Lien : http://charybde2.wordpress.c..
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robertlediable
  14 septembre 2015
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   17 juin 2016
On se débrouillait comme on pouvait, on cherchait des expédients : normalement elle cédait et je finissais par réussir à la violer debout dans la cabine de douche. Une fois que j’avais terminé, elle m’arrosait d’un jet précis du pommeau et le sang courait s’évanouissait dans le trou d’évacuation. J’attendais qu’elle fût partie et je respirais dégueulais tout ce que je pouvais ses culottes tachées les odeurs fades ; je tâchais de me remettre frappé d’une commotion je m’asseyais sali sur le carrelage qui me rappelait l’hôpital, les murs hébétés, les corps, l’aile des fous dangereux pour eux-mêmes, la dérision des êtres qui marchent et pensent avec la liberté d’une tête coupée. J’avais pitié de cette petite fille électrocutée qui brûlait des cierges et grimpait aux rideaux ; cette belle noire élevée dans un sertão et que je connaissais à peine ou vaguement. La fille était à moi, rien qu »à moi : en matière de meubles la possession vaut titre. Je réclamais-revendiquais cette propriété active de tout son être, une manière de créance sur le temps. Pour moi elle consentait à n’être que chair inerte aux yeux pâles modelée à ma convenance, dont je faisais plier les épaules sous mon poing et elle tendait les reins. Avec la fille c’était que du plaisir, que de l’être, directement de l’être, de l’être en barre malgré les risques d’infection. La fille était impure et je faisais des efforts inhumains pour ne pas la lapider à coups de pierres. La fille était la Croix au pied de laquelle Judas j’étais coupable et me masturbais. J’étais vigoureux, plein de santé, juste quelques nécroses. J’étais bien avec cette inconnue cette folle de moi qui pour presque rien permettait presque tout. Je ne pouvais plus l’encadrer et j’eusse aimé en avoir dix comme elle qui eussent dansé le cul à l’air dans mon salon. La fille était payée, cherchait à m’abattre m’émasculer attenter à ma peau, elle se mourait bruyamment de ses secrètes passions pour moi. Elle était couchée contre mon flanc sur le canapé, elle était morte et pleurait doucement parce que sa mère et ses pays lui manquaient. Elle me suppliait de dire si oui ou non il fallait qu’elle se maintînt auprès de moi à mes pieds, si je ressentais quelque chose de pur pour elle, si elle devait tout abandonner pour vivre loin des siens dans mon ombre. J’avais de l’affection pour cette pauvre fille éternellement vierge, ses hésitations nauséeuses de jeune réglée, sa viande froide qui commençait de sentir. Je détestais cette putain asservie qui gisait là me posant des questions amorties, me faisait suer, sortir de mes gonds, me manipulait, m’enterrait humilié sous des tombereaux de bonne volonté ; je lui en voulais de faire de moi un être abject, immonde, psychotique, incapable de reconnaître le désir quand il se présentait. Je pleurais à chaudes larmes comme le sale gosse suicidaire que je n’avais jamais été. La fille a cru devoir rester. Vraiment je ne savais pas. Ensuite j’ai oublié.
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robertlediablerobertlediable   14 septembre 2015
Dans la série des événements récents, je veux t’apprendre d’abord la mort de maman, enfin. Son agonie aura été longue et dégoûtante. Vraiment, je ne suis pas fâché que c’en soit terminé. Ainsi soit-il. Tu seras heureux de savoir en tout cas que, peu avant sa mort, unissant nos efforts, nous avions fini par obtenir ce en quoi tu plaçais tant d’espérances : l’audience auprès du chef de service en charge de ton dossier. Nous avons pu transmettre ainsi la liste de tes réclamations et recueillir les renseignements les plus spécifiques à ton sujet.
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kristolikidkristolikid   04 septembre 2014
C'était encore trop tôt pour être épris de toi directement, et il fallait que je susse d'abord ce que tu valais au quotidien : supporterais-je de bon matin au réveil ta viande en chemise de nuit et tes pieds nus, obscènes, enchaussonnés d'immonde ; tes simagrées d'étrangère à table le midi parlant ta langue exprès pour m'apprendre et me faire sentir seul ; l'odeur crépusculaire le soir avant de dormir derrière tes passages barbouillés aux toilettes ?
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Charybde2Charybde2   17 juin 2016
Bref, Jimmy m’expliquait à moi qui ne suis personne que c’était terminé, que ça suffisait, qu’il en avait soupé de ces salades, qu’il exigeait réparation. Il était prêt à payer mais il lui fallait trouver sans délai un escadron de la mort, un particulier pour se charger de l’holocauste, pour le débarrasser de la Veuve, du fils, et tant qu’à faire du grand-père avec. Jimmy insistait bien : ça devait se régler soigné et nickel-chrome dans un bain de sang ; après quoi on jetterait les cadavres dans la rivière avec une livre de ciment autour du cou et on discuterait d’autre chose. Jimmy disait qu’il serait reconnaissant, redevable, qu’il ne le regretterait pas celui qui s’en occuperait ; Jimmy avait de l’honneur à revendre, de l’estime, et quelques économies. J’avais été touché par Jimmy, toutes ses douleurs, je dois bien admettre. J’avais répondu que je devais réfléchir, voir si je connaissais quelqu’un susceptible. En y repensant, je ne sais plus si Jimmy m’avait vraiment demandé de piquer mon couteau de boucher dans la gorge de son grand-père, de faire du bel œuvre, de le travailler au fer à l’ancienne et maquiller la chose en crime sexuel. Ça m’avait semblé naturel, il fallait lire entre les lignes. En y repensant, je crois bien avoir convenu avec lui d’une date, d’un prix, d’une méthode. J’avais contracté l’engagement, on s’était tailladés les veines et frappés dans les mains.
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Charybde2Charybde2   17 juin 2016
Tu étais partie vite et j’avais fait exprès de ne pas me retourner. Je m’étais retourné ; ce n’est pas vrai que j’avais tellement froid d’un froid à ouvrir les murs. Je m’étais tourné mais trop tard et je n’avais pas pu te voir mourir avec l’hiver au coin de la rue. J’étais bien, je pensais à ton manteau mais tu étais déjà loin partie regagner ton logis où t’attendait l’autre qu’on retrouverait demain mort assassiné je ne savais pas encore exactement où. J’avais commandé un grec et pris mon train ; avant cela je t’avais dit qu’on se verrait après les fêtes parce que tu repartais dans ton pays les passer avec tes parents qui enterraient justement ta sœur ou Dieu sait quel membre obscur de ton intarissable vieille famille franquiste. J’étais rentré à la maison me raser pour me faire beau pour les fêtes, pour toi après les fêtes. En me rasant, par mégarde, j’avais manqué de peu de me taillader les veines des poignets.
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