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ISBN : 2709660989
Éditeur : J.-C. Lattès (24/04/2019)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Septembre 1991. Caroline a treize ans et intègre son nouveau collège. Avec ses parents et sa sœur Charlotte, ils ont quitté la banlieue pour s’installer à Paris, dans un appartement trop grand où les liens se distendent chaque jour.  S’il voulait se rapprocher de ce travail qui le dévore, le père est pourtant de plus en plus absent. Quand il est là, c’est vêtu de ce blouson qu’il ne quitte plus, et de cet air qui semble dire son désir de partir loin.Autour de l’uniq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  24 avril 2019
Je me revois il y a quelques années, il y a des siècles, en train de sniffer allègrement la colle.
Non, ça part mal. Je n'ai jamais sniffé de la colle. Je ne suis pas un junkie! Juste reniflé du bout du nez avec bonheur cette odeur d'amande, cachée au fond de ma trousse d'écolier. Notre madeleine …
Dés les premières lignes du roman, la nostalgie me pète à la tronche et ne me quittera pas tout au long de cette lecture.
En 1990, j'ai douze ans. J'ai, moi aussi, été ado dans les années 90 et tout ce que raconte ce livre est vrai. C'est un livre d'histoire, un roman et une machine à remonter le temps. Une machine à nostalgie.
Caroline est la nouvelle de la classe. En quatrième, elle écoute en boucle les chansons tristes de Mylène Farmer, de préférence lorsqu'il pleut, elle voit son papa s'en aller doucement de la maison et attend que sa poitrine pousse un peu ...
Le livre est émaillé de références à ces années là et c'est un petit régal de nostalgie de se retrouver plongé entre la série Santa Barbara, les Cracotte au petit déjeuner, le téléphone fixe et sans fil ou les fringues Chevignon.
J'ai aimé tout ce travail pour nous permettre de retrouver ces sensations à la fois universelles et terriblement personnelles. Adèle Bréau décrit une époque, mieux, nous la fait revivre. J'ai plongé mon nez dans cette fameuse odeur de colle en pot durant toute ma lecture. La dextérité de la plume permet une véritable immersion dans cette époque sans faire juste un best of des 90's. Non, elle nous plonge carrément dedans !
En ouvrant ce livre, vous allez ouvrir une drôle de boite à souvenirs et ils vont venir de partout ! Et si vous êtes trop jeune pour avoir connu cette époque, vous retrouverez quand même avec plaisir une jolie histoire sur cette drôle de période qu'est adolescence.
Il y avait la Boum pour les djeuns des années 80. Il y a maintenant L'ODEUR DE LA COLLE EN POT pour nous autres, qui ont grandi dans les années 90. Merci Adèle ! On se sent moins seul !
Lien : https://labibliothequedejuju..
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audelagandre
  24 avril 2019
Lycée Carnot, Paris, 1990. Caroline entre en classe de 4e, dans un nouveau lycée. Elle a déménagé et la rentrée apparaît comme un rendez-vous en terre inconnue. À 13 ans, on vit les choses plus difficilement qu'à 8, il faut se refaire des amis, être à la hauteur au niveau scolaire, se fondre dans la masse, mais en même temps sortir du lot. C'est l'âge des premiers bécots, des seins qui poussent ou pas, des premiers émois, des émotions qui changent l'humeur. L'adolescence en 1990… Quel âge aviez-vous alors ?
Adèle Bréau vous connaissez ? Un conseil littéraire donné par ma belle-soeur il y a longtemps déjà. Un premier tome « La cour des grandes » où le lecteur suit Mathilde, Alice, Lucie et Eva, quatre femmes les deux pieds dans la vie, entre carrière professionnelle, maternité et vie de couple. Des quadragénaires en plein bouleversement qui tentent de survivre à leurs vies. Un second tome, « Les jeux de garçons » où le lecteur découvre le point de vue des hommes, conjoints des protagonistes susnommées, à la même période que dans le tome 1. Enfin, troisième tome, « Les devoirs de vacances », la petite troupe enfin rassemblée part en vacances. Entre drames et éclats de rire, le lecteur boit du petit lait. J'ai littéralement adoré cette trilogie, dévorée en quelques jours, riant, pleurant, me reconnaissant dans l'une ou l'autre, me délectant d'avoir aussi le point de vue des mecs – hommes, mode d'emploi. Certains passages sont hilarants !!
Les Américains ont un mot que j'aime beaucoup pour résumer ce nouveau roman d'Adèle Bréau : throwback, ou retour dans le passé. Caroline a 13 ans en 1990, j'en avais 16. Autant dire que tout ce qui est décrit dans ce livre fait partie de ma vie… passée… celle où nous avions encore le pouvoir de nous échapper au collège, ou dans nos têtes, pelotonnés sous la couette à écouter la musique qui rythmait nos émotions du jour. L'adolescence est une période unique, enfants en quête d'eux-mêmes, parents qui ne comprennent plus, fossé qui se creuse entre deux générations qui peinent à se déchiffrer.
Pour ceux de cette génération, vous retrouverez avec plaisir les sacs US, les chaussettes Burlington, les doudounes Chevignon, les caleçons Arthur des garçons. On allait au Prisunic, au Virgin sur les Champs, au cinéma où des ouvreuses vendaient des friandises, et où passaient les spots de pub Jean Mineur. Nos téléphones étaient à cadran, avec fil, on engloutissait nos petits déjeuners dans des bols bretons avec nos prénoms gravés dessus, nos manuels d'Espagnol s'appelaient « Caminos del Idioma », nos appareils photo étaient à pelloches qu'il fallait faire développer. On regardait « Ciel mon mardi », » Sébastien c'est fou », « La Grande Famille », « Surprise sur prise », « le Bébête Show ». Les films qui sortaient s'appelaient « Ghost » ou « Pretty Woman », Les séries, « Santa Barbara », « Ma sorcière bien-aimée », « Alerte à Malibu ». On écoutait France Gall, Vanessa Paradis, Les Guns, Les Doors, UB 40 sur des tourne-disques ou des walkmans et on fredonnait « We are the world ».
Adèle Bréau a ouvert un pan de mon adolescence que j'avais presque oublié et j'ai adoré m'y replonger avec délice, émotion, tristesse, joie et peur comme l'adolescente que j'étais alors. Ce n'est pas tant l'histoire qu'elle raconte, c'est surtout la magie avec laquelle elle fait renaître des émotions, des sensations et même des odeurs que nos esprits d'adulte ont archivées. J'ai aimé retrouver ces premières fois : premier coeur qui bat pour un garçon, premier baiser, premières questions qu'on se pose de n'avoir jamais embrassé, première amie à qui l'ont confie beaucoup, premières soirées, premiers rendez-vous. Et dans ce monde singulier qui n'appartient qu'à cet âge égoïste où l'on pense beaucoup à soi, le monde continue de tourner autour des problèmes des grands : parents qui s'engueulent, maman qui pleure, papa qui crie, premier enterrement, premiers événements de la vie qui arrivent sans s'annoncer.
C'est un roman extrêmement tendre dans lequel Adèle Bréau pose un regard bienveillant et nostalgique sur une période de la vie essentielle, la construction de soi. Devenu parent, le lecteur a cette curieuse sensation d'entendre ce qu'il se disait alors à cette époque, de tout ce qu'il ne ferait pas plus tard avec ses enfants parce que c'est trop humiliant ou dénué de toute sensibilité, et qui comprend pourtant tout ce que l'auteur soulève dans son épilogue. J'ai beaucoup souri, ris aussi, et les émotions comme des vagues me sont revenues en plein coeur. C'était le temps d'une certaine insouciance, mais aussi le début d'une prise de conscience.
Ce bouquin est une petite madeleine de Proust qui fait ressurgir un temps révolu pas tout à fait oublié… juste un peu enterré, et qui devrait nous permettre de mieux appréhender l'adolescence de nos enfants, simplement parce qu'on a été ado avant eux. Même si l'époque est bien différente, les questionnements des premières fois restent similaires et c'est de cela que nous devrions nous souvenir en regardant nos enfants.
Throwback…. Juste pour quelques minutes… J'ai 16 ans, j'écoute les « Cure » à fond dans ma chambre, je ne m'habille que de noir, je suis coiffée comme Robert Smith et j'affiche sur mon visage cet air mélancolique permanent, comme si la tristesse était plus inspirante que la joie de vivre. Je fais la gueule, je lis Anaïs Nin ou Kundera en cachette, j'essaie même Sollers parce que ça fait bien, je découvre « Les Nuits Fauves » de Cyril Collard. Mes potes écoutent « »Bérurier Noir » ou « Gogol 1er »que je fais semblant d'aimer. Je tanne ma mère pour avoir un pull Poivre Blanc, un tee-shirt Oxbow et un jeans Chevignon que je mettrais à peine. Je suis amoureuse, d'un méchu qui porte des bottes de cow-boy, qui vient des US et qui habite dans une ferme parce qu'il élève des chevaux. Il conduit déjà… Une vieille Volvo jaune, à gaz, avec la bonbonne dans le coffre. Je m'émeus de ces souvenirs qui finalement sont toujours là et me font rire avec tendresse.
Merci, Adèle, pour ce formidable voyage dans le passé : ça fait un bien fou !

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Sharon
  07 avril 2019
Ce roman pourrait être sous-titré : une année presque ordinaire dans la vie d'une collégienne. "Presque", parce que Caroline vivra des bouleversements, certes banals, mais des bouleversements quand même au cours de cette année scolaire. Nous sommes dans les années 90, et nous sentons bien les années 90. Non, contrairement à d'autres auteurs, Adèle Bréau n'a pas cru bon de dresser un catalogue de tout ce qui composait ces années-là, tel un vaste dépliant publicitaire. Elle montre ce qui faisait le quotidien de ses années, et le glisse dans le récit avec naturel - parce que cela l'était, à l'époque, comme il l'était, pour les parents, de cacher certaines choses à leurs enfants. Si le récit nous est entièrement raconté du point de vue de Caroline, nous en savons ainsi autant qu'elle, c'est à dire très peu, sur la vie de couple de ses parents, sur les dissensions qui ont pu régner dans leur couple, les relations avec leur famille également. L'une des familles est fréquentée de manière ritualisée, l'autre est passée complètement à la trappe, de manière quasi-institutionnalisée - et cela ne peut que rejaillir, au plus mauvais moment, tout comme les tourments intimes liés à la conception de leur deuxième enfant. Les liens sont d'ailleurs assez faibles entre Caroline et Charlotte, la petite soeur qui est encore une enfant alors que Caroline est une adolescente, avec ses problèmes d'adolescente et ce que l'on nommerait aujourd'hui de la dysmorphophobie. A l'époque, on ne disait rien, il s'agissait simplement d'une ado qui se trouve trop grosse, avec des parties de son corps trop affirmée, d'autres pas assez pour se plaire à elle-même - le regard des autres, le regard sur son comportement alimentaire nous renseigne sur ce qu'il en est vraiment.Il est question de la banlieue aussi, pas celle dont on nous parle aujourd'hui, mais celle dont j'entendais parler étant enfant (j'ai le même âge que l'héroïne) : un lieu calme où l'on vivait assez bien. Autre trait des années 90 : l'importance de la carrière du père, qui travaille dur et qui mérite donc que toute la famille déménage pour qu'il puisse se consacrer davantage, et bien, à son travail. Sa famille ? Entre-t-elle vraiment dans l'équation ? Non. Pour la parité, vous repasserez également. Tout ce qui concerne la gestion de la vie quotidienne revient forcément à la femme.Si parfois, l'on peut se sentir étouffé par les contraintes de l'époque (les joies du téléphone et de ses tarifs, l'absence d'internet), ce n'est aussi que pour mieux voir ce qui a changé par rapport à ces années, ou pour mesurer le chemin qui reste encore à parcourir, dans nos années où tout semble encore possible.Quant au titre... combien de quadragénaires cherchent encore, et retrouvent l'odeur de la colle en pot de leur adolescence ? Beaucoup.
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EtLeMondeDeSosso
  19 avril 2019
📺 Un roman qui sent bon notre adolescence du début des années 90'.
Caroline a 13 ans intègre un nouveau collège, suite à un déménagement à Paris. Elle confie ses premiers émois amoureux (ses sentiments naissants, son premiers baiser, etc...), ses interminables conversations au téléphone (rappelez-vous votre mère ? votre père ? et ses "c'est tout le temps occupé. Qu'est-ce que vous vous racontez alors que vous avez passé la journée ensemble ?... et la crise mensuelle de la facture de téléphone !), les profs et leurs exigences... Et à la maison, sa jeune soeur Charlotte, le couple parental qui se délite.
📺 Rempli d'éléments de l'époque, ce roman nous projette dans un passé qu'on prend plaisir à se remémorrer à travers les yeux & les sentiments de Caroline.
📺 Douce lecture
Merci à NetGalley et aux éditions JC Lattès
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Lireparelora
  25 avril 2019
Adèle Bréau... Une auteure que je voulais lire depuis temps, sans jamais avoir l'occasion de me lancer. C'est maintenant chose faite.
Nous sommes dans les années 90 et l'autrice a bien réussi son coup. Elle n'est pas tombée dans certains travers. Nous ne sommes pas dans une description hyper nostalgique de cette décennie. A cette époque, je n'étais qu'une petite fille et je me suis parfois sentie assez loin de certaines références... Par exemple, pour moi, la colle en pot,c'était la génération de mes parents donc un chouïa plus vieux (une petite dizaine d'année). En tout cas, l'histoire est narrée de façon naturelle, avec une certaine simplicité. Sans tomber dans le fameux « C'était mieux avant. » .
J'avoue, par contre, qu'on m'a perdu aux moments des premiers émois amoureux de Caroline. Je ne sais pas si c'était comme ça à l'époque, si c'est toujours le cas mais j'ai le sentiment d'avoir toujours été très loin de ce genre d'attitude... qui m'ont toujours agacée dans les romans.

Je conseillerais ce roman à ceux qui ont été adolescent ou jeune adulte, à cette époque.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SharonSharon   06 avril 2019
Et soudain, ça avait cédé. La digue qui retenait mes larves, la morve, l'ennui et la désespérance amassés derrière ce brise-larmes que j'avais religieusement édifié; Le trop-plein a tout défoncé, d'un coup, sous la pression, et j'ai éclaté en sanglots bruyants, devant tout le monde.
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Videos de Adèle Bréau (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adèle Bréau
A l'occasion de la dédicace de leur recueil "Y aura-t-il trop de neige à Noël?" dans notre boutique de la rue de Rivoli, à Paris, nous avons réalisé une interview diffusée en direct sur notre page Facebook. En voici la captation.
Qu'est-ce que la Team Romcom ? C'est un collectif regroupant 6 auteures : Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille.
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