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EAN : 9782709660983
Éditeur : J.-C. Lattès (24/04/2019)
3.78/5   224 notes
Résumé :
Septembre 1991. Caroline a treize ans et intègre son nouveau collège. Avec ses parents et sa sœur Charlotte, ils ont quitté la banlieue pour s’installer à Paris, dans un appartement trop grand où les liens se distendent chaque jour.  S’il voulait se rapprocher de ce travail qui le dévore, le père est pourtant de plus en plus absent. Quand il est là, c’est vêtu de ce blouson qu’il ne quitte plus, et de cet air qui semble dire son désir de partir loin. Autour de l’uni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 224 notes

Jmlyr
  07 mai 2019
Je remercie les éditions JC Lattès et la plateforme Netgalley pour l'accès à ce roman dégusté avec plaisir. #LodeurDeLaColleEnPot #NetGalleyFrance
Vous avez peut — être une boîte à secrets, conservée dans un placard ou un grenier, datant de votre adolescence, et qui fleure bon la colle en pot, le gloss à lèvres en boîte métallique ou une cassette enregistrée avec vos copains copines ? Je l'ai cette boîte avec des souvenirs de mon adolescence dans les années 80. L'auteur situe la sienne dans les années 90, mais ça marche aussi !
L'effet flash-back fonctionne à merveille, et tout ressurgit avec force : des parents qui savaient toujours qui nous appelait, quand ils ne collaient pas l'écouteur à leur oreille, aux 45 tours qu'on écoutait en boucle, et à « Crapoto Basta fuite » la publicité pour lessive mettant en scènes de pauvres primates qui me faisaient mourir de rire.
Ce roman est écrit un peu à la manière d'un journal intime, et nous entraîne au coeur des préoccupations des jeunes de l'époque, qui n'avaient pas les mêmes moyens qu'aujourd'hui pour se contacter, les réseaux sociaux et internet ayant sacrément modifié la donne.
En revenant de vacances, par exemple, nous avions tant de choses à nous raconter, pas de selfies ni d'infos en live, les retrouvailles avaient un pur goût de bonheur. C'est le cas pour Caroline, personnage central.
Je ne rejette pas les nouvelles technologies, j'ai simplement plongé avec délice dans cette époque révolue, et au fil des pages la rémanence des sensations vécues durant ces années-là est devenue prégnante. J'aurais pu être l'une des copines de Caroline, et partager avec elles tous ses secrets, problèmes familiaux, amourettes,etc.
Quant aux préoccupations des jeunes, elles restent intemporelles.
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Jeanfrancoislemoine
  17 juillet 2020
L'odeur de la colle en pot , nous sommes encore bien nombreux à la sentir .....Et pourtant , voilà un récit que les moins de vingt ans ....Moi , en 1990 , j'avais 37 ans ( ben oui ,hein , quand on a 67 ans , c'est qu'on a eu la chance d'en avoir 37 un jour ....), j'étais prof , alors , cette histoire , je l'ai vécue par procuration à travers les réactions de mon adorable fille qui , à l'époque, atteignait ses douze ans et allait bientôt entrer dans la période où l'on est encore petit , où l'on n'est pas encore bien dans sa peau , dans son corps , où l'on se cherche , où l'on a envie de sentir battre son coeur pour quelqu'un d'autre que ses parents adorés qui , eux , sentent bien venir ce temps où il leur faudra se retirer sur la pointe des pieds , affectés par ce vide sidéral qui s'approche insidieusement ....Et si les enfants sentent en eux ces crampes qui leur vrillent le bas - ventre , les parents , eux , doivent faire face au pire moment de la vie , celui où" la chair de leur corps " s'éloigne et où ils se retrouvent face à eux- mêmes ou face à ce conjoint ou cette conjointe qu'ils ne reconnaissent plus , au point de s'inventer un autre futur , une autre passion , au point de profiter des nouveaux horizons de l'adolescence pour , eux aussi , changer de cap ...1990 , si loin , si près. Que d'émotions dans ce livre , que de sentiments exprimés pour dire que , si les années passent , si les générations se succèdent vite , trop vite , il suffit de mots bien choisis , bien sentis pour nous ramener dans un passé qui nous a marqués à vie , qui a été le même pour tous quelque soit l'époque. Changeons le décor, il restera toujours cet émoi d'ado qui fait que plus rien n'existe que soi .Posée au bout d'une petite palette en plastique , je l'ai sentie aussi , l'odeur de la colle en pot et elle ne m'a jamais quitté....Dans ma mémoire me reviennent ces moments délicieux où seul compte le bonheur qui nous tend les bras et qu'on atteindra forcément car , à cet âge-là, tout ce qui est derriére est à jeter , sauf la certitude qui nous étreint, celle du monde qui " ne peut être fait que pour nous " , ce monde raté par nos parents . L'adolescence .Pas facile . Ils sont chiants . Comme on l'a été. Comme on le regrette . Comme on se souvient . Comme on aimerait revenir en arrière....Il faut, à mon avis , lire de temps à autre ce genre de livre pour ne pas oublier , pour se replonger dans des ambiances , pour retrouver et comprendre ses propres enfants ...Son premier amour , ses premiers émois , cette première sensation dans le bas - ventre, cette sensation qui nous dit qu'on devient un homme ou une femme et que , malgré les difficultés , la vie qui s'ouvre devant nous sera forcément plus belle et plus heureuse que....J'étais prof et je me " marrais " lorsque je trouvais des élèves en train de se " baisouiller " maladroitement cachés dans un coin si visible , comme si se " montrer " prouvait combien on était " grand " ....J'ai retrouvé cette ambiance , ces émotions dans ce livre et c'est super .....
Bon , si quelqu'un avait la bonne idée de raconter la même histoire 25 ans plus tôt....serait- ce vraiment si différent ? Y'avait déjà de la colle en pot .....et des baisers volés.....Un livre de nostalgie , un roman qui émeut, un roman sincère, un beau roman , universel.....Et aujourd'hui ? Y'en a encore de la colle en pot ? J'espère bien , ce serait si dommage que les enfants n'en sentent plus l'odeur envoûtante , oui , vraiment dommage ....Mais bon , allez , il en reste , j'en suis sûr....
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iris29
  12 juillet 2019
Souviens- toi des années 90...
On n'avait pas d'ordinateur, et pas de réseaux sociaux pour communiquer avec les copains... le téléphone portable n'existait pas et pour téléphoner, tu devais rester à côté de l'appareil , avec (souvent ) tes parents à côté, et ta mère qui t'engueulait parce que ça coûtait cher et que tes petites histoires monopolisaient la ligne...
Et quand , un garçon (courageusement), décidait de t'appeler , c'était une conférence de presse en audio - vision, dans le salon. !
C'est peut- être un détail pour vous, mais c'était un autre monde...
Celui de Caroline, 13 ans, qui vient d' aménager à Paris, à cause du boulot de son père.
Nouveau collège, nouvelle vie , nouveaux amis : se réinventer...
Un an dans la vie d'une jeune adolescente, qui verra son cocon familial exploser: son père partir pour une autre vie, une autre "dame.".. Et sa mère pleurer ... beaucoup.
Un an: une nouvelle meilleure amie, un premier petit copain, un deuil.
Un an qui change tout : la maturité, l'insouciance qui s'enfuit.
Un an , c'est énorme, et puis, qu'est ce que ça pèse au final, dans une vie.
Et puis on est soudain devenue adulte, et subsiste juste les souvenirs et l'odeur d'amande de la colle en pot, (tu sais , celle avec la spatule ...)
Un roman initiatique, un portrait touchant et délicat d'une famille , vue par une gamine de treize ans.
Et bien que cela ne se passe pas à la même époque, j''ai beaucoup pensé au ( gracieux) film, Diabolo Menthe ...
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La_Bibliotheque_de_Juju
  24 avril 2019
Je me revois il y a quelques années, il y a des siècles, en train de sniffer allègrement la colle.
Non, ça part mal. Je n'ai jamais sniffé de la colle. Je ne suis pas un junkie! Juste reniflé du bout du nez avec bonheur cette odeur d'amande, cachée au fond de ma trousse d'écolier. Notre madeleine …
Dés les premières lignes du roman, la nostalgie me pète à la tronche et ne me quittera pas tout au long de cette lecture.
En 1990, j'ai douze ans. J'ai, moi aussi, été ado dans les années 90 et tout ce que raconte ce livre est vrai. C'est un livre d'histoire, un roman et une machine à remonter le temps. Une machine à nostalgie.
Caroline est la nouvelle de la classe. En quatrième, elle écoute en boucle les chansons tristes de Mylène Farmer, de préférence lorsqu'il pleut, elle voit son papa s'en aller doucement de la maison et attend que sa poitrine pousse un peu ...
Le livre est émaillé de références à ces années là et c'est un petit régal de nostalgie de se retrouver plongé entre la série Santa Barbara, les Cracotte au petit déjeuner, le téléphone fixe et sans fil ou les fringues Chevignon.
J'ai aimé tout ce travail pour nous permettre de retrouver ces sensations à la fois universelles et terriblement personnelles. Adèle Bréau décrit une époque, mieux, nous la fait revivre. J'ai plongé mon nez dans cette fameuse odeur de colle en pot durant toute ma lecture. La dextérité de la plume permet une véritable immersion dans cette époque sans faire juste un best of des 90's. Non, elle nous plonge carrément dedans !
En ouvrant ce livre, vous allez ouvrir une drôle de boite à souvenirs et ils vont venir de partout ! Et si vous êtes trop jeune pour avoir connu cette époque, vous retrouverez quand même avec plaisir une jolie histoire sur cette drôle de période qu'est adolescence.
Il y avait la Boum pour les djeuns des années 80. Il y a maintenant L'ODEUR DE LA COLLE EN POT pour nous autres, qui ont grandi dans les années 90. Merci Adèle ! On se sent moins seul !
Lien : https://labibliothequedejuju..
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Annette55
  28 juillet 2021
«  Un jour tu penseras qu'on est des vieux nuls .
Tu ne seras plus notre petite fille, tu ne nous trouveras plus formidables, surtout moi » , déclarait maman , avec l'espoir évident que cette sombre prophétie n'adviendrait jamais » ..
Extrait de ce petit roman entre mélancolie, doutes liés à l'enfance , sensations douces, agréables , modifications , affliction, changements et irritations liées à la puberté et l'adolescence, immenses bonheurs et pensées sombres, incroyable naïveté, désarrois devant un corps que l'on ne reconnaît plus. ….
Ce livre ressemble à un journal intime celui de Caroline dite «  Caro » sans internet, ni ordinateur et réseaux sociaux , encore moins de selfies : les années 90 , juste un gros téléphone fixe gris ou beige où l'on devait rester à côté de l'appareil et ne pas trop tirer sur la prise….
Ah , c'était un autre monde , on se faisait attraper copieusement , rester trop longtemps au téléphone coûtait trop cher …..
Caroline a 13 ans , elle vient d'emménager à Paris à cause du travail de son père …
Nouveau collège, nouveaux amis, nouvelle vie , délestage de l'enfance , Caroline se découvre une nouvelle meilleure amie, un petit copain , David.
En même temps le cocon familial se déchirera , son père partira, sa mère pleurera beaucoup , l'insouciance s'enfuira , l'adolescence sera révolue comme l'odeur d'amande de la colle en pot avec la spatule , s'il vous plaît…
Le lecteur , attendri, attentif suivra les affres de l'adolescence , le chaos familial durant une année presque ordinaire de la vie d'une collégienne : ses émois, ses chagrins , ses humeurs , ses secrets , ses profs ……ah, ceux de mathématiques , hum !! le mot du prof principal à montrer aux parents !! .
Les bisous mouillés , les langues mêlées , les sens en feu , en cachette avec David , en haut du collège , dans l'ombre…..
Roman détente, d'été, initiatique, délicat , pétri d'émotions , sur le fil, touchant de naïveté , nostalgique d'un temps révolu , intemporel , bascule légère mais radicale et éclairante entre enfance et adolescence.
Agréable moment de lecture .
J'avais lu «  Frangines » d'Adèle BREAU avec plaisir , d'où cette découverte à la suite .
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critiques presse (1)
Elle   30 avril 2019
Adèle Bréau parle des idoles nineties comme personne. Preuve en est (s’il en fallait encore une) avec son nouveau roman, L'odeur de la colle en pot aux éditions Lattès, qui nous plonge dans le temps révolu de l’adolescence et des années 90.
Lire la critique sur le site : Elle
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   15 juillet 2019
J'ai regardé les épisodes en silence, en songeant que j'aurais aimé vivre dans cette série [ Madame est servie]. Avec des adultes qui rient ensemble , préparent des pancakes au petit- déjeuner, dans des maisons chaleureuses avec pleins de coussins sur le canapé et des problèmes minuscules qui se règlent en une demi- heure, publicité comprise.
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iris29iris29   12 juillet 2019
Et puis il y a eu les slows, et " Purple Rain", le plus long, celui dont on savait que si on acceptait l'invitation d'un garçon qui ne vous plaisait pas, il fallait supporter sa présence si proche 8,45 min.Une éternité.
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iris29iris29   13 juillet 2019
Papa va peut- être emménager avec une dame. (...)
Et voilà, on y était. La maîtresse. Elle allait donc se matérialiser. En revanche, je ne voyais pas bien ce qu'elle avait d'une " dame" . Une dame, ça ne dynamitait une famille en s'y incrustant sans ménagement.
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Annette55Annette55   27 juillet 2021
«  Je ne comprenais pas bien l’objectif de ces profs, leur plaisir sadique, le même que celui que je percevais dans les yeux de mon cousin Sylvain quand il arrachait les bras de nos poupées ou coupait en deux les guêpes récupérées dans les pièges à miel fabriqués par mamie » ….
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pyrouettepyrouette   19 juillet 2020
J'ai bloqué mes oreilles. Une technique que j'avais mise au point à l'époque des engueulades quotidiennes. C'était comme si j'avais eu un clapet qui pouvait se rabattre et empêcher les mots d'entrer en moi. Je me coupais du monde, sans que personne le sache.
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Videos de Adèle Bréau (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adèle Bréau
À l'occasion de la parution de son nouveau livre "Haute saison" aux éditions JC Lattès et de la parution de son précédent roman "Frangines" au Livre de Poche, Adèle Bréau était en live sur notre page Facebook jeudi 17 juin.
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