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ISBN : 2070377849
Éditeur : Gallimard (02/01/1987)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Fils d'un père breton, d'une mère algérienne, Ali-François Caillou, étudiant en droit, a été arrêté dans une manifestation pacifiste, inculpé de violences à agent, incarcéré à la prison de la Santé. La Justice l'a pris par hasard, elle le garde, elle le juge. Nulle perversion dans le fonctionnement de la machine judiciaire, dont ce livre est la scrupuleuse radiographie. Elle va honnêtement son train, selon ses habitudes, avec ses préjugés. Au bout du chemin elle bro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Lybertaire
  25 mars 2012
Entraîné dans une manifestation qui a dégénéré, Ali-François Caillou se retrouve devant les tribunaux, jugé pour l'agression d'un policier. Un coupable, qui retrace avec un grand réalisme la procédure judiciaire (l'auteur est lui-même avocat), s'achève sur la sentence des juges.
Ali-François, âgé de dix-huit ans, était au mauvais endroit, au mauvais moment ; le jeune homme solitaire, qui avait huit ans quand sa mère, algérienne, a quitté la France, et douze quand son père breton est mort, s'est réfugié dans ses études de droit qu'il réussit avec succès. Issu d'un « douloureux mélange », sans attache, il est victime de sa propre histoire. Accusé d'agression, il est en prison en attendant la parution devant le tribunal.
La procédure commence, la tension monte ; chacune des parties toise l'autre du haut de ses préjugés ; l'avocat arrange au mieux le dossier, le juge veille à sa carrière. L'avocat guide Ali : tantôt la situation paraît favorable à l'acquittement, tantôt Ali semble condamné la prison… Sa gueule et ses origines le désignent comme le coupable. le procès, c'est une sorte de spirale où les éléments se mettent en place progressivement pour engouffrer, inéluctablement, l'homme.
Le décalage est immense, entre Ali, renfermé mais poli et souriant, et une machine judiciaire réglée pour entraîner les criminels (et parfois les innocents) sous son poids. Les questions sont biaisées, les préjugés sous-jacents, la moindre faiblesse coupable. Ceux qui incarnent la justice ont les cheveux et la peau blancs, et l'habitude de la joute verbale ; alors qu'Ali, seul contre tous, bafouille, ne trouve pas ses mots, finit par se taire, et surtout il ne paraît pas français...
L'intégralité de la critique sur mon blog :
http://www.bibliolingus.fr/un-coupable-jean-denis-bredin-a80136650
Lien : http://www.bibliolingus.fr/u..
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lya29
  09 janvier 2014
Il a le profil du coupable, il est solitaire, il était dans une manifestation qui a dégénéré. Parfois, on est au mauvais endroit, au mauvais moment, et là, la vie bascule.
Ça fait très peur, mais on sait que ça arrive.
C'est un bon livre, qui se lit facilement.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LybertaireLybertaire   25 mars 2012
Dix ans de prison derrière lui, pensa Ali, Monsieur Fiore était sûr d’en prendre, cette fois-ci, dix ou quinze, il était tout voûté, son dos lui faisait mal, chaque année le vieil homme devait recommencer cette fête, ce pâté, ce bordeaux, avec d’autres, des passants, des ombres, un jour il crèverait en cellule, entre deux anniversaires, sans rien déranger. Ali aurait voulu l’embrasser et l’inviter dehors à une fête fantastique, mais c’était idiot. Pour Monsieur Fiore la vie et la prison ne se séparaient plus, rien que ses petits plaisirs inventés, arrachés, ses astuces, et aussi les objets et les lieux familiers, sa manière de repos. Depuis longtemps personne n’embrassait plus Monsieur Fiore, des fêtes fantastiques dehors il n’y en aurait plus, dehors, dedans, pour lui c’était pareil, les fêtes autant les faire ici que les rêver ailleurs.
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LybertaireLybertaire   25 mars 2012
Ils étaient au bout du repas. Ils n’avaient pas échangé vingt mots. Ils étaient pris dans le silence, comme dans un drap, le silence et le repas c’est tout ce qu’ils avaient ensemble. Ils savaient qu’ils n’auraient rien d’autre à partager, ce partage leur suffisait.
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