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Édith Magyar (Traducteur)
EAN : 9782277070542
378 pages
Éditeur : J'ai Lu (28/11/2007)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
A 23 ans, Richard Franklin Speck est un petit délinquant sans envergure. Chèques sans provision, bagarres... Il aurait sans doute fini sa vie dans l'anonymat si, ce jour-là, le 13 juillet 1966, il ne s'était introduit par effraction dans la résidence des élèves-infirmières de l'hôpital de Chicago.
Une nuit d'horreur, de peur et de sang. Au petit matin, Speck rejoint tranquillement sa chambre d'hôtel en laissant derrière lui les corps violés, étranglés et poi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Woland
  31 décembre 2007
The crime of the Century :
Richard Speck and the murder of eight student nurses
Auteurs : D. L. Breo & W. J. Martin
Traduction : Edith Magyar
Voici un ouvrage sur lequel devraient se pencher tous les partisans de l'abolition de la peine de mort. Son style, pourtant, ne laissera pas de souvenir impérissable mais l'histoire qu'il raconte, en revanche ...
Le 13 juillet 1966, Richard Franklin Speck, petit délinquant sans envergure qui a déjà été arrêté pour vols et pour violences, s'introduit par effraction dans une résidence abritant des élèves-infirmières d'un hôpital de Chicago.
Après les avoir maîtrisées et alternant pour ce faire la douceur et la menace, il viole et assassine de sang-froid huit jeunes filles. La neuvième, Corazon Amurao, d'origine philippine, ne devra sa survie qu'à sa petite taille et à un sang-froid exceptionnel qui l'incite, alors qu'elle attend, ligotée et bâillonée, que l'assassin ne revienne pour en finir avec elle, à se propulser sous un lit pour s'y dissimuler. C'est elle qui, au matin du 14 juillet, terrorisée et hors d'elle, se glissera sur la corniche de sa chambre pour y hurler au secours. A cette heure-là, l'assassin, qui avait commis l'erreur de ne pas dénombrer ses victimes potentielles, a tourné les talons, persuadé qu'il ne laisse aucune survivante ...
Dès qu'il apprend, par les journaux, que tel n'est pas le cas, Speck cherche à fuir la police. Cet homme au Q. I. plutôt bas agira alors avec une rare efficacité. Mais le portrait-robot est bientôt diffusé dans la presse et il sent bien que, sans argent et sans relations, il n'ira pas loin. Il fait une tentative de suicide, est recueilli par les pompiers et les hôpitaux et, finalement, se voit formellement identifié par un chirurgien.
Son défenseur imaginera bien sûr de plaider la folie et une déficience génétique que l'absorption de grosses quantités d'alcool et de drogues aurait agravées. Mais les faits sont là, incontestable : non seulement Speck a prémédité son infraction mais surtout, pendant la nuit de la tuerie, il prend soin de violer et d'assassiner chacune de ses victimes dans une chambre isolée, porte soigneusement close. de plus, avant de passer à la suivante, ce maniaque de la propreté se lave les mains et change de T-shirt à la moindre tache (il en a emporté une réserve avec lui).
Comment concilier un pareil sang-froid avec l'idée d'une crise de folie tapie dans les gènes du meurtrier et provoquée par l'absorption de drogues ?
En définitive, l'avocat de Speck tentera donc de prouver que Corazon Amurao se trompe lorsqu'elle identifie Speck comme l'assassin. Mais les jurés ne se laissent pas faire et le reconnaissent coupable avec préméditation. Quant au juge, il le condamne à la chaise électrique.
Speck fait alors appel et, de procédure en procédure, il verra sa peine commuée en plus de 500 années de prison. Il mourra d'une crise cardiaque dans l'établissement où il purgeait sa peine.
Au mur de sa cellule, il avait accroché les photos de ses huit victimes.
Pour le lecteur, la culpabilité de Speck ne fait évidemment aucun doute. Comme il n'y a aucun doute qu'il était parfaitement conscient de ce qu'il faisait quand il est passé à l'acte. Ces huit meurtres ne peuvent par exemple se comparer à la dernière "descente" meurtrière de Ted Bundy dans un foyer d'étudiantes - "descente" qui, parce qu'il y laissa une trace très nette d'empreintes de dents, allait sceller son destin. Bundy était au paroxysme du mal qui le rongeait tandis que, chez Speck, on ne sent rien de tout cela. Chez cet homme quasi mutique sauf s'il a bu, tout est prémédité. Contrairement à ce qu'il s'est fait tatouer sur un bras, il n'est pas "né enragé" : comme un enfant de douze ans, il voulait encore, à près de trente ans, faire ce qu'il voulait, au moment où il voulait et sans se soucier des autres.
Et puis, comme il l'avoua lui-même, il voulait aussi "avoir son nom en gros titres dans les journaux."
Il l'a désormais dans les archives criminelles internationales. Ses huit victimes, hélas ! aussi. ;o(
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2016
Les communistes, non contents d’avoir souillé le sol de l’Europe de l’Est, comptent prendre d’assaut notre pays par la voie des urnes. Or, nos souvenirs pas si lointains témoignent que notre patrie a déjà failli plus d’une fois basculer vers le péril rouge, et ce, dès le lendemain de la reddition allemande. Alors quiconque voit la vie d’un œil bienveillant juge inconcevable l’imminence de l’élection d’un gouvernement communiste. Mais je vous en fais la promesse, le stalinisme n’accédera jamais aux plus hauts échelons de la politique italienne. Jamais l’Italie, pays de droits et d’honneur, n’abandonnera son peuple au profit du communisme.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2016
Le communisme érige des barricades tout autour de l’individu pour en anesthésier sa conscience démocratique. À nous donc, les hommes de pouvoir, de bâtir des fortifications autour de l’Italie et, s’il le faut, de l’Europe entière. Non pour y enfermer le citoyen, mais pour le protéger des assauts de la racaille communiste. Vous savez autant que moi que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Amérique est devenue le phare mythique du monde libre. Elle a érigé des fortifications qui ont, jusqu’à ce jour, péniblement certes, résisté aux agressions communistes.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2016
Son passé se confondant avec le présent, il lui était toujours aussi difficile de rencontrer des prétendants au titre d’amoureux. Elle en était presque venue à croire qu’elle passerait sa vie seule, sans amour et sans romance.
Ce n’était pas dans ses habitudes de boire de l’alcool durant les jours de semaine, mais ce cocktail agissait comme un baume sur son moral fortement éprouvé par la rage et la déception. Sa journée au travail avait été décevante, comme bien d’autres d’ailleurs, parsemée d’ennuis, de déconvenues et de désespoir. Elle se mit à penser à son père, qui aurait su lui remonter le moral et l’aider à surmonter les obstacles. Mais il n’était plus là.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2016
Sara Fontana était d’une beauté éclatante qui appelait en toute circonstance les regards furtifs de l’espèce mâle. Mais ces qualités esthétiques, en général très utiles pour les femmes qui n’ont jamais songé une seconde à cacher leurs ambitions, ne lui avaient toutefois été d’aucun secours dans sa recherche d’emploi au sein du milieu médiatique. Elle s’intéressait d’abord et surtout à la télé, elle qui se voyait animer des débats ou encore des émissions dévoilant le dernier des scandales à miner la politique italienne.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2016
Les mauvaises langues diront qu’il y a deux types d’officiers au sein du département des opérations de la CIA. Il y a ceux que l’on pourrait qualifier de « scribouillards », qui ne font que rapporter des « ragots » sans grand effort — ceux-là rédigent des rapports à un rythme inquiétant —, et les autres, les « pragmatiques », ou les « hommes de terrain », qui risquent parfois leur vie à la recherche de la moindre bribe d’information susceptible de changer le cours de l’Histoire.
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