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EAN : 9782505000518
64 pages
Éditeur : Dargaud (26/10/2007)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Qu’est ce qu’un Bolot occidental ? Petit mammifère proche du chien, le Bolot, doté d’une libido effrénée qui le voit sauter sur tout ce qui bouge, s'angoisse de voir baisser sa fertilité. Chaque portée engendrée par lui ne compte guère plus de 20 à 30 individus contre une cinquantaine avant les émissions de CO2. Ce déplorable état de fait le conduit à tous les subterfuges pour s'installer dans une superbe réserve pour animaux en voie de disparition.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
frandj
  22 février 2016
Claire Brétecher a un génie très particulier. Elle a su décrire avec finesse et sans indulgence la micro-société "bobo" et politiquement correcte, dans la France des années '70 et '80, notamment avec l'excellente série des « Frustrés ». Dans cet album, son ironie mordante vise plus particulièrement les obsédés d'écologie. L'auteure invente le personnage de Georges, un "bolot occidental": c'est un animal qui, loin d'être en voie d'extinction, se reproduit à un rythme effréné, allant jusqu'à mettre enceintes des femelles d'autres races. Georges jalouse les espèces supposées en danger de disparition, qui sont bichonnés par deux écolos scrupuleux à l'intérieur d'une réserve spéciale. Il y a là des animaux dont les noms (délicieux) ont été inventés par Brétecher, par exemple la "badigoince de Zélande". Le comique vient des rapports entre ces animaux (dans des situations opposées en apparence !) et aussi du comportement ridicule des gardiens de la réserve.
L'auteure a une tranquille férocité pour croquer les obsédés d'écologie. Elle suggère aussi que Georges représente le Tiers-Monde laissé à l'abandon, et elle stigmatise les "chochottes" qui profitent de la naïveté politiquement correcte des écolos. Dans les années '80, j'ai ricané sans retenue devant les planches de Brétecher, et ça m'a fait beaucoup de bien ! Bien des années plus tard, je continue à être un inconditionnel. Il faut d'ailleurs remarquer que l'album n'a pas vieilli, car le prototype de "l'écolo bon teint" reste très conforme à l'esprit de notre époque.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   14 février 2017
Et toi, ça va ?
Tu débarques, ou quoi ? Ma situation est désespérée, mec ! Chuis une espèce en voie de disparition.... Chuis vachement intéressant, comme cas !
Comment fais-tu ?
Je me reproduis plus . C'est parce que j'ai les glandes pleines de mercure. Ça pose un problème écologique, mec ! … Tu m'excuseras, mais j'ai rendez-vous à cinq heures pour les soins... tchao mec !
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gavarneurgavarneur   12 février 2017
- C'est de ta faute, tu n'arrêtes pas de pondre
- Dis donc, tu y es pour quelque chose, espèce de porc
- …. Guiguitte, tu as parfaitement raison, on s'éclate comme des bêtes. Trop c'est trop.
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Videos de Claire Bretécher (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Bretécher
La dessinatrice Claire Bretécher est morte, ce 11 février 2020, à l'âge de 79 ans, a annoncé dans un communiqué Dargaud, son éditeur historique, en rendant hommage à cette « observatrice détachée (vraiment très détachée) de son époque, [qui en croquait] les travers avec une immense autodérision ». Elle avait commencé dans la presse pour enfants, avant d'officier dans les pages du magazine Pilote à partir de 1969. Trois ans plus tard, elle fait sécession avec Gotlib et Mandryka pour fonder L'Écho des savanes. À partir de 1973, elle crée Les Frustrés pour Le Nouvel Observateur, « chronique hilarante des mots et moeurs de quadras gaucho-caviar cloués sur leur canapé par une immense fatigue existentielle » (comme l'écrivait Télérama en 2001). Puis en 1988, elle donnera le jour à Agrippine, ado de 16 ans pas très à l'aise dans sa peau et à la langue si inventive (« ça nuit grave », « mythonner », dont Claire Bretécher revendiquait la maternité, seront repris dans le langage courant). Elle n'avait plus publié de nouvelle BD depuis Agrippine déconfite, en 2009.
La vidéo présentée ci-dessus avait réalisée en 2015 à l'occasion d'une exposition qui lui été consacrée à la bibliothèque du Centre Pompidou, et que nous avions visitée en compagnie de la dessinatrice de “Charlie Hebdo” Catherine Meurisse.
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