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ISBN : 2702120334
Éditeur : Calmann-Lévy (01/04/1994)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :

Stéphane Breton, né en 1959, écrivain et cinéaste, est l'auteur d'un essai d'anthropologie, La Mascarade des sexes (Calmann-Lévy, 1989) et co-auteur avec Jean-Louis Motte d'un livre de photos sur les Hautes-Terres de Nouvelle-Guinée. Des hommes nommés brume (Arthaud).les fleuves immobilesDans ce carnet de voyage intimiste, la Nouvelle-Guinée se dresse à la lisière de la veille et du sommeil comme un paysage ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
nadiouchka
  28 février 2017
Ayant vu dans une de mes librairies préférées, au rayon voyages et aventures, trois livres de Stéphane Breton, j'ai pris « Les fleuves immobiles » car j'ai relevé qu'il s'agissait « d'une longue marche rythmée par les seules pulsations capricieuses de la sensation ». de quoi m'intriguer.
Stéphane Breton est également docteur en ethnologie et a voyagé plusieurs mois sur le fleuve Sépik, en Nouvelle-Guinée, dix ans auparavant.
L'amatrice de voyages que je suis et d'ouvrages sur ce thème, s'est dit que ce serait une lecture différente des autres et à découvrir.
Dans ce carnet de voyage, il y est donc question de la Nouvelle-Guinée et avec l'auteur, on monte et on descend des fleuves, en pirogue, au milieu de magnifiques forêts et d'hommes nus. Il nous entraîne aussi (et surtout), dans une suite de réflexions, des petites phrases qui attachent beaucoup de soins aux sensations personnelles.
Il se décrit ainsi : « Je ne suis pas un voyageur, je suis un voyeur sans âge » (page 31). Il nous parle de sa rage à marcher, à toujours aller plus loin. Il raconte aussi son voyage sur le fleuve Sépik ainsi que d'autres fleuves.
Le récit est plutôt poétique mais parfois brutal avec certaines phrases assénées avec force.
Notre voyageur dort à la belle étoile et avance « à la diable » tout en nous faisant part de toutes les pensées qui lui viennent à l'esprit.
Dans ce voyage sur les fleuves immobiles, cela signifie aussi qu'il s'agit du voyage du sang qui coule dans nos veines, des fleuves intérieurs.
Ce livre est un carnet de voyage en pays papou, certes, mais c'est aussi un voyage dans l'esprit de Stéphane Breton, donc, en effet, très intimiste.
Si j'ai commencé par être un peu déconcertée, au début de ma lecture car je m'attendais à une folle aventure, je n'ai tout de même pas regretté d'avoir découvert ce livre. C'est une toute autre forme d'évasion et les réflexions de l'auteur sont souvent assez amusantes ou, parfois, déconcertantes.
A signaler que l'auteur est également cinéaste et auteur d'un essai d'anthropologie qui a connu un grand succès : «La mascarade des sexes » (paru en 1989, suivi de deux autres ouvrages, à ma connaissance). 
Une critique relevée :
« Stéphane Breton réfléchit mieux qu'un miroir. Il révèle que les choses ne sont pas comme elles sont, mais comme nous ne voulons pas les voir ». (Mediapart).
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   28 février 2017
La rage qui me pousse à marcher, à toujours vouloir aller plus loin, à engloutir ces vallées avec emportement me paraît aussi ridicule que celle d’un homme furieux en quête d’une femme, qui fendrait une foule à contresens en se déshabillant. Cela s’appelle marcher à la diable. Cette sincérité est pleine de fautes de style mais elle va droit au but.
P.108
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nadiouchkanadiouchka   19 juin 2017
Jayapura n’est pas une ville : une pièce cousue à la jambe d’un pantalon. Sur cette Nouvelle-Guinée couchée parmi les continents comme un animal blessé, la ville est une parenthèse peuplée d’Indonésiens. Les Papous ont déserté l’endroit. Ceux qui restent ont épousé l’apparence d’êtres souriants et discrets, gênés presque d’être encore là chez eux.
P.28
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nadiouchkanadiouchka   24 février 2017
Dites donc, vous, l'homme au lorgnon,
vous pourriez lever le menton ;
ce n'est pas de la merde les étoiles.
Aragon, Le Paysan de Paris
Préface
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nadiouchkanadiouchka   01 mars 2017
Un beau voyage est un hoquet. J’ai longtemps pensé que remonter un fleuve c’était aller jusqu’à sa source. C’est en fait descendre au plus bas du dégoût. Comme l’alcool enivre, promener joyeusement attriste. (...)
Toue plaine est un échec. Je veux des torrents : des fleuves debout !
P.92
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nadiouchkanadiouchka   02 mars 2017
Enfin la côte asmat, le cœur des mangroves. Les odeurs mêlées de la sueur et du sagou emplissent mes poumons. Chère puanteur ! Je suis à nouveau chez moi, après une longue absence, au bord d’un fleuve que je sens frémir, frère de ceux que j’ai connus.
P.37
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>Géographie générale>Géographie des pays>Géographie : Nouvelle Guinée (6)
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