AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782840311034
125 pages
Éditeur : Le de Bleu (21/03/2000)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Dans l’écriture de Bernard Bretonnière, née du rapport le plus intime aux choses, aux actes, aux événements et aux sensations, le "je" ne parle pas pour déposséder l’autre de sa vie, pour lui voler sa place : son désir, à l’inverse, est de l’y rejoindre, consolant, en nommant la part commune de nos destins.
Depuis les douleurs des deuils et de la vie jusqu’à la grâce de l’amour, ponctués par les enchantements des plus petits instants, ces "poèmes" sont comme... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
blanchenoir
  12 juillet 2015
Un sourire dans le soleil
Tu vas partir
tu pars
la semaine entière séparés
Mes larmes sont montées dans l'au-revoir
la portière de ta voiture claque
dans la rue déserte au matin
je te regarde :
un sourire dans le soleil :
tu redresses le monde.
Ce recueil de poésie pour découvrir Bernard Bretonnière.
Une diversité de thèmes, pour une écriture sensible, simple, qui cherche la lumière...
Commenter  J’apprécie          202
Bernardbre
  30 septembre 2012
Il est réconfortant de tomber, au milieu de la pile de recueils qui s'accumulent sur le bureau du chroniqueur, sur quelques plaquettes qui, une fois ouvertes, vous rappellent que, pour quelques-uns, la poésie est l'ultime recours. Il en va ainsi de "Ce qu'il faut de patience" de Bernard Bretonnière.
Il n'est pas toujours aisé de parler de certains poètes tant leur écriture dans son resserrement, son équilibre instable, et surtout sa part de mystère, décourage l'analyse par crainte de la dénaturer.
La partie "Entre deux morts" traite avec une pudeur, une retenue exemplaire, de la «mort de la bien-aimée», une mort qui le laisse seul sur le bord de la vie avec leurs deux enfants.
"Ce qu'il faut de patience" renferme page 18, 19 et 20 l'un des plus beaux et plus déchirants poèmes sur la perte et le deuil d'un être cher que j'aie jamais lu, titré "Tout ce qui a change tout ce qui n'a pas changé depuis".
Rien de plus à dire sinon vous conseiller de lire ce livre bouleversant et porteur d'espoir grâce au pouvoir mystérieux, inentamé, d'une parole poétique qui traverse, transcende et dépasse la dérisoire condition humaine.
Bernard MAZO, Poésie 1 Vagabondages, le magazine de la poésie, mars 2000
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bernardbre
  30 septembre 2012
Voilà une poésie à la fois exigeante et capable de parler à beaucoup. Merci de nous avoir donné ce beau livre. Très beau travail de la langue, aussi.
La poésie se brise souvent sur deux écueils: une écriture trop peu maîtrisée, quand l'on croit que la force du sentiment peut tenir lieu de travail et suffira à faire naître l'émotion; à l'inverse, une savante obscurité qui, espère-t-on, occultera la faiblesse de l'expérience intérieure. le miraculeux recueil de Bernard Bretonnière frappe d'abord par son apparente simplicité. Presque écrit comme un journal, il évoque des événements atroces, des espoirs, des tâtonnements, des faiblesses et des sursauts – qui nous atteignent au plus profond, aussi différente que soit notre propre expérience. À partir d'un matériau presque brut – feuillets noircis quotidiennement, «compulsion d'écriture» selon ses propres mots – Bernard Bretonnière sait élaguer, choisir, passer le rabot pour que ses poèmes, aussi loin du narcissisme complaisant que de ce qu'il appelle la «poésie-poésie», deviennent des concentrés d'humanité. le résultat est simplement bouleversant.
Jean-Louis BAILLY, Écrire aujourd'hui n° 58, mars-avril 2000
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Bernardbre
  30 septembre 2012
Bernard Bretonnière – et la chose est en françoise poésie rare – impose dès l'«Avant-Dire» la présence d'un narrateur, un narrateur chargé de prendre comme faix cette «très simple chronologie / de ce morceau d'histoire», où quelqu'un de bien-aimé a décidé d'accomplir «un geste inouï contre elle-même», où «Demeurent deux enfants stupéfaits – (...) face à un père stupéfait – oui, moi» : il appert que c'est vital que c'est distance et protection soient en place : on est dans la narration d'une histoire balisée dès son sous-titre (1994-1998), et il ne faudrait pas confondre, auteur et narrateur et personnage. Alors ce qui dans le deuil et le dol là dit «je» tâche de ne pas faire du «poème-poème», mais matière, simplement, présence ; sachant que les mots n'en peuvent mais, mais rappellent ce qui a été et est.
Jean-Pascal DUBOST, La Polygraphe
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   04 août 2020
APRÈS



Il y aura après ma mort
des jours de paix et de soleil entier
des filles et des roses
des enfants
et vous autres
quelque chose de très doux
une gaieté de l’air
et chaque saison à sa place –
la pluie pour consoler
le froid qui éblouit
l’hirondelle entrée dans la maison ouverte
et plus de couleurs aux vergers des vacances
qu’on n’en pourra jamais compter.

Il y aura après ma mort
des années innombrables et qui paresseront.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
blanchenoirblanchenoir   09 juillet 2015
Ce qu'il faut de patience

Il y a naître
Il y a la douleur et l'absence
La solitude l'attente
vouloir grandir
et de vains cris des hoquets
l'apprentissage du désespoir
mille choses qui se creusent
d'atroces matins
des arbres morts
des nuits muettes
des nuits sourdes
quelques crimes peut-être
puis vient l'amour

un temps

le temps-
ce qu'il faut de patience-

enfin l'amour qui répond à l'amour
au sortir d'une vase profonde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
blanchenoirblanchenoir   06 juillet 2015
Un sourire dans le soleil

Tu vas partir
tu pars
la semaine entière séparés
Mes larmes sont montées dans l'au-revoir
la portière de ta voiture claque
dans la rue déserte au matin
je te regarde :
un sourire dans le soleil :
tu redresses le monde.
Commenter  J’apprécie          110
blanchenoirblanchenoir   11 juillet 2015
Trois Haïku

Les mille poèmes d'amour
Projetés au matin : perdus au soir
parce que je t'aime.

Ma main est là
sans toi
qui caresse un désert.

Nous croyions nous aimer :
nous fourgonnions le vide.
Ton pays était plein d'introuvables maisons.
Commenter  J’apprécie          50
blanchenoirblanchenoir   04 juillet 2015
Dans l'erreur

Tu croyais à l'échec
comme à la grande preuve.

Je croyais au miracle
comme au grand contredit.

A chacun sa façon de n'être pas au monde.
Commenter  J’apprécie          30

autres livres classés : deuilVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
861 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre