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ISBN : 2809432945
Éditeur : Panini France (11/09/2013)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Comment s'achèvera la vie de Daredevil ? Dans quelles circonstances ? Quels secrets emportera-t-il dans la tombe ? La fin de l'Homme sans Peur est au centre de cette incroyable saga. Ce volume rassemble la première partie de la maxi-série Daredevil : End of Days, scénarisée par Brian M Bendis et David Mack, et illustrée par Klaus Janson, Bill Sienkiewicz, Alex Maleev et David Mack.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Presence
  12 mars 2016
Il s'agit d'une série en 8 épisodes de 22 pages chacun (34 pour le premier), initialement parus en 2012/2013. le scénario est de Brian Michael Bendis et David Mack, les dessins de Klaus Janson, l'encrage de Bill Sienkiewicz, et la mise en couleurs de Matt Hollingsworth.
Dans un futur proche, Daredevil et Bullseye sont en train de s'affronter dans une rue de New York, dans un combat d'une violence inouïe et d'une sauvagerie meurtrière. Bullseye finit par fracasser le crâne de Matt Murdock (ayant perdu son masque pendant le combat), qui a juste le temps de dire un dernier mot avant de rendre l'âme : Mapone. Toute la scène a été filmée par de nombreux newyorkais avec leur téléphone portable, pendant une heure et quarante-cinq minutes d'affrontement. Dans la salle de rédaction du Daily Buggle, Ben Urich regarde les images diffusées en boucle sur les chaînes d'information. J. Jonah Jameson vient le houspiller en exigeant de lui qu'il rédige un papier sur cet événement, qu'il est le plus qualifié pour faire honneur à Daredevil. À l'instar de Jerry Thompson, Ben Urich finit par se laisser convaincre et entame une série d'entretiens avec des individus ayant côtoyé Matt Murdock / Daredevil, amis, ennemis, amantes, afin de trouver le sens du mot "Mapone".
Cette histoire fut annoncée pour la première fois en 2007 par Marvel, s'inscrivant dans le cadre d'une série d'histoires parues dans la catégorie générique "The end" (La fin), comme Marvel Universe - The end ou Hulk - The end. Par la suite quelques autres projets se sont inscrits dans la même thématique : raconter les derniers jours d'un superhéros donné (même s'ils n'étaient pas affublés de l'étiquette "The end") comme Spider-Man Empire de Kaare Andrews. 6 ans après la première annonce, les lecteurs découvrent enfin le résultat de cette longue gestation. Une partie de ce délai peut être imputable à Klaus Janson (encreur puis dessinateur historique de ce superhéros, avec Frank Miller) qui a peaufiné chacune de ses pages. Il est possible de reconnaître sa prédilection pour des perspectives anatomiques exagérées, mais fortement atténuées.
Il utilise une mise en page de 6 à 7 cases en moyenne par page, avec quelques pleines pages, et une adaptation du nombre de cases en fonction des séquences (jusqu'à 16 cases sur une même page). En tournant les pages, le lecteur peut constater une narration graphique irréprochable en termes de lisibilité et de facilité de compréhension, en particulier une magnifique scène muette où Urich reconstitue le parcours d'une balle de revolver en pointant simplement du doigt (magistral). Il est possible de détecter quelques clins d'oeil, tels la pleine page rendant hommage à la couverture d'Amazing Fantasy 15 (première apparition de Spider-Man), ou une pluie de flèches s'abattant sur Urich, évoquant la propension à l'exagération de Frank Miller dans la minisérie Wolverine réalisée avec Chris Claremont.
En y regardant de plus près, le lecteur constate que Janson s'est vraiment appliqué pour réaliser des dessins complets, présentant une grande cohérence visuelle du début jusqu'à la fin. Son style reste marqué par les caractéristiques propres aux comics des années 1980 : décors simplistes, dialogues reposant régulièrement sur les visages, plutôt que sur une mise en scène totale (langage corporel et gestes des personnages). Malgré tout, Janson a su dépasser pour partie ces limites, en insérant les arrières plans très régulièrement (à l'exception d'un ou deux combats), et en conservant son approche adulte de dessiner, sans chercher à faire plaisir à l'oeil du lecteur.
Le manque de densité d'informations visuelles est largement compensé par l'encrage de Bill Sienkiewicz. Lorsque Janson estime qu'il peut réduire le nombre d'éléments dans une case, l'encrage se révèle déterminant pour conserver la cohérence visuelle. Sienkiewicz utilise un encrage qui insiste sur les aspérités, les lignes tremblées, les tâches noires anguleuses. Sans être pénibles à regarder, les dessins reflètent une forme d'usure, de rugosité propre à des individus et des choses ayant subi les épreuves du temps et de la vie, sans apprêt particulier pour être plus présentables, plus agréables à la vue. Ce travail d'encrage correspond à une interprétation des dessins, fidèle à l'intention de Janson, tout en leur un apportant un soutien nécessaire du point de vue des textures, et de l'impression générale. Grâce à Sienkiewicz, les dessins de Janson passent d'un niveau acceptable mais un peu daté, à une vision artistique plus affirmée.
La participation picturale d'Alex Maleev et David Mack s'avère mineure par rapport à la pagination totale du récit. Maleev réalise 2 pleines pages (plus les couvertures, avec une apparition de Bendis en policier sur celle de l'épisode 3), Mack en réalise une dizaine (plus les couvertures alternatives, magnifiques). Sienkiewicz peint 2 ou 3 cases à l'intérieur du récit (magnifique case du Kingpin avec son gilet tel qu'il apparaissait dans Love and war), et il réalise la couverture alternative de l'épisode 8. Les apports de Maleev, Mack et Sinekiewicz constituent autant de clins d'oeil, sans se substituer à Klaus Janson, dessinateur de 95% des planches.
Il était légitime que cette "dernière histoire" de Daredevil soit écrite par un de ses scénaristes les plus importants : Brian Michael Bendis. Il a choisi de collaborer avec un de ses amis des plus talentueux : David Mack (avec qui il avait réalisé une des premières aventures qu'il avait écrites). Mack avait également écrit le scénario d'une autre histoire de Daredevil : Parts of a hole.
Bendis et Mack annoncent leur hommage dès le début : Ben Urich va partir à la recherche de la signification du mot "Mapone" en interrogeant les proches de Matt Murdock, comme l'avait fait le reporter Jerry Thompson, pour comprendre la signification du mot "Rosebud" dans Citizen Kane d'Orson Welles. Pour les lecteurs les moins convaincus, dans un dialogue, Urich évoque même la réponse qui a échappée à Thompson. Au péril de sa vie, Urich va donc aller à la recherche des personnages les plus évidents, comme d'autres moins connus (sans aller jusqu'à Jonathan Powers quand même). À partir de là, 2 possibilités. Soit le lecteur découvre le personnage de Daredevil ou ne connaît pas grand-chose sur lui. S'il n'a jamais vu "Citizen Kane", il découvre une enquête quasiment intelligible (peut-être pas complètement pour les femmes de la vie de Murdock), assez prenante, avec de beaux moments d'action. Soit il connaît parfaitement les personnages de la série, et il peut alors parier sur qui il retrouvera et découvrir l'avenir que leur ont concocté Bendis et Mack. le voyage reste agréable et prenant. Si le lecteur maîtrise la série Daredevil et a vu "Citizen Kane", il ne pourra que faire le constat que Bendis et Mack ne sont pas Orson Welles et que chaque entretien n'est pas aussi révélateur que ceux conduits par Jerry Thompson. Il reste le plaisir indéniable d'une histoire bien racontée, d'un vrai suspense sur l'issue du récit, et d'une possibilité de dire adieu au personnage, dans une évocation prestigieuse, respectueuse et sensible.
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Kenehan
  22 février 2014
Quoi de mieux pour découvrir un super-héros que de débuter sa lecture par la mort dudit super-héros ?!
Voilà le point de départ de cette lecture consacrée à Daredevil. Bien sûr, j'avais vu le film (même s'il n'est pas resté gravé dans ma mémoire...) mais avec l'arrivée prochaine du volume 4 de ses aventures chez Marvel et le projet d'une série télé, je me suis dit qu'il serait pas mal de voir ce que l'univers de ce personnage à d'intéressant. Et surtout, si j'accroche à tout ça.
"End of Days" s'ouvre donc par le meurtre publique de Matt Murdock par Bullseye. Personne ne loupe une miette de la fin sanglante du super-héros Daredevil. Mais alors, que raconte ce premier tome s'il meurt dès le début ?
Le narrateur est Ben Urich, un journaliste du Daily Bugle, qui doit un écrire un papier sur feu Daredevil. Alors qu'il cherche des témoins, un mot surgit : "Mapone". Il décide alors d'éclaircir les mystérieuses dernières années du héros et de comprendre la signification de ce mot. Il enquête auprès de tout ceux et celles qui ont connus Daredevil/Matt Murdock.
Si comme le narrateur, on n'est pas très passionné par l'idée de revenir sur les derniers instants de ce héros alors que tout est dévoilé dans les premières pages. L'intérêt grandit au fur et à mesure que l'investigation avance autant chez nous que chez Ben Urich.
N'étant pas très familier de Murdock et de son monde, peu de personnages ont réveillé en moi un souvenir. A part Elektra, Nick Fury et Bullseye, les autres ne me disait rien. Mais j'ai pourtant apprécié la manière dont ils s'intègrent dans l'histoire et ce qu'ils apportent et ce jusqu'aux non-dits.
Pour ce qui est du dessin, j'en suis pas fan. C'est pas un style que j'aime beaucoup. Certains m'ont plu mais globalement je suis resté plutôt indifférent. Ça reste une question d'affinité et ne remet pas en cause la qualité artistique.
Reste à voir si je suis conquis ou non avec la lecture de la seconde partie...
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antihuman
  28 novembre 2014
Je ne sais pas pourquoi, mais ce comic m'a fait penser à la théorie de la fourmilière (fondée sur l'équation que dés lors qu'arrive une espèce pure ou un génie en son genre, il ou elle est forcément détruit par la peur qu'inspire ses talents; l'humanité n'étant qu'en soi qu'une gigantesque fourmilière ou au-dessus des hommes médiocres et besogneux s'entraident afin de survivre, et dans laquelle toute qualité doit être évidemment bannie. le danger d'un fascisme non-dit est aussi très évocateur puisque ceux qui ne disent pas leurs noms, on ne s'en méfie pas bien sûr...)
Bien sûr Dardevil n'est lui-même ni philosophe ni kantien mais même si ça déplaît à ces esprits forts on peut, de nos jours, trouver parfois des choses rares et intelligentes dans certaines bandes dessinées nées d'auteurs ambitieux. D'ailleurs dans ce volume le diable rouge est mort, et à la manière des médias d'aujourd'hui; il est relaté combien Dardevil n'était surtout qu'un fou dangereux, ou un simple psychopathe avide d'une justice impossible. Voilà qui est intéressant et peu fréquent dans un comic.
D'autre part l'ensemble n'est que peu prétentieux et assez réaliste - au contraire, par exemple, d'un Frank Miller suffisant qui refait toujours le même épisode de Batman ou alors d'un Walking Dead plutôt grotesque dans lequel les zombies n'atteignent comme par hasard jamais les bons protagonistes - et plus que la renaissance éventuelle du héros, on se demande bien pourquoi tout cela n'a pas été ne serait-ce que suggéré dans les albums précédents: aurait-on affaire au premier comic adulte ?
Enfin "End of Days" a été écrit par Brian Bendis, pas un nouveau-né dans le domaine des cases et du roman graphique donc.
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yvantilleuil
  01 janvier 2014
Cet album reprend les quatre premiers épisodes de la mini-série End of Days. Si le choix de publier cette saga en deux volumes 100% au lieu d'un format Deluxe est discutable, nul ne contestera cependant la qualité du contenu.
Dès les premières pages, le lecteur assiste complètement médusé à l'assassinat sauvage de Daredevil en pleine rue à Hell's Kitchen, au terme d'un long combat sanglant contre l'un de ses pires ennemis, le psychopathe Bullseye. le récit invite alors à suivre l'enquête et les pensées du journaliste Ben Urich, qui va chercher à comprendre comment son ancien ami en est arrivé là, ainsi que la signification du dernier mot qu'il a prononcé juste avant d'être tué.
En tentant de rassembler les pièces du puzzle qui ont conduit à la mort du protecteur de Hell's kitchen, le célèbre journaliste du Daily Bugle va retrouver ceux qui l'ont connu et celles qu'il a aimé. de Nick Fury au Punisher, en passant par Elektra, la Veuve Noire, Typhoid Mary et Echo, Brian Michael Bendis et David Mack rendent hommage à l'histoire de Daredevil, tout en installant un univers sombre et pessimiste. À l'image du ton désabusé et cynique du narrateur, cette histoire qui se déroule des années après la continuité actuelle dépeint en effet une société peu reluisante où les héros n'ont plus vraiment leur place.
Si l'enquête est parfaitement ficelée, le dessin signé Klaus Janson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev s'installe immédiatement au diapason de cette tragédie à l'ambiance polar noir. Des illustrations de Klaus Janson à l'encrage de Bill Sienkiewicz, en passant par les couvertures mortelles d'Alex Maleev, cet ouvrage est visuellement époustouflant.
Accessible aux néophytes, incontournable pour les fans de l'Homme Sans Peur et indispensable dans chaque collection de comics qui se respecte, il est quasiment interdit de passer à côté de ce "End of Days".
Retrouvez cet album dans mon Top de l'année !

Lien : http://brusselsboy.wordpress..
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critiques presse (1)
Sceneario   25 novembre 2013
Ce Daredevil - End of days (première partie sur deux) est une excellente surprise qui nous réserve un bon moment de lecture. A découvrir.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
KenehanKenehan   05 février 2016
Je sais qui est derrière moi. Même si j'ai trop peur pour me retourner. Cette voix... calme, froide, neutre... est gravée dans mon système nerveux depuis la première fois où je l'ai entendue dans mon dos, il y a des années... Son nom est Elektra...
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