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Robert Fouques-Duparc (Autre)Claude Wauthier (Autre)
ISBN : 2253019550
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1978)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Depuis "Pleure, ô pays bien aimé", d'Alan Paton, ce roman est sans doute le plus révolutionnaire que nous ait donné la littérature sud-africaine. Le narrateur et héros principal, Malan, est un acteur noir. Il a eu le tort d'aimer une Blanche et d'être aimé d'elle. Il a été arrêté, torturé, condamné à mort. C'est dans sa cellule qu'il écrit l'histoire de sa vie et par là même celle de son peuple. Si l'on veut savoir ce qu'est aujourd'hui l'apartheid en Afrique du sud... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
nath45
  25 mai 2017
Un roman qui va marquer la lectrice que je suis, un grand roman sur l'apartheid qui a été interdit à sa sortie pourquoi ? Pour cause de pornographie. Et pourtant c'est un grand roman d'amour entre Malan et Jessica, le problème leur couleur de peau, lui est noir et elle blanche.
Malan jeune acteur est accusé du meurtre de Jessica et c'est depuis sa cellule qu'il nous conte l'histoire de sa vie, de son peuple.
Un roman poignant, des scènes difficiles à lire de par leur violence, la difficulté d'être comédien, de monter des pièces de théâtre, car le théâtre est très présent dans ce roman, certainement un des plus grand roman que j'ai lu sur l'apartheid.

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Aaliz
  05 août 2011
Joseph Malan est en prison pour meurtre.
Il est accusé d'avoir assassiné la femme qu'il aime, Jessica.
Qui plus est, il est noir, Jessica était blanche et nous sommes en Afrique du Sud au temps de l'apartheid.
C'est de sa cellule, après avoir été torturé et attendant sa condamnation à mort, que Joseph nous raconte sa vie et celle de ses ancêtres.
Mon avis :
J'ai d'abord eu du mal à entrer dans ce roman et je me l'explique difficilement car finalement j'ai vraiment adoré cette lecture.
On est vraiment happé par le contexte, André Brink réussit à merveille à nous imprégner de l'atmosphère sud-africaine malgré le peu de descriptions de paysages. Il y en a mais j'aurais souhaité plus. Bon … ceci dit, j'ai compensé avec internet mais difficile de retrouver des photos d'époque.
En dehors de la simple description du décor, la vie quotidienne et la ségrégation vécue par la communauté noire sont extrêmement bien traitées.
Tout d'abord, Joseph retrace pour nous l'histoire de sa famille, une famille d'esclaves au service de maîtres blancs avec toutes les brimades, les humiliations que cette situation sous-entend. C'est peut-être cette accumulation de malheurs et de souffrance qui m'a gênée au début ainsi que les amours entre les ancêtres noirs de Joseph avec des blanches. J'ai ressenti ça comme étant exagéré. Je reconnais que mon avis est complètement subjectif mais l'histoire se répétait tellement que j'avais du mal à y croire.
Mais une fois passé ce passage de la généalogie, Joseph revient ensuite à sa vie propre. Il a grandi comme esclave au service du propriétaire blanc d'une ferme. Ce même propriétaire a fait la seconde guerre mondiale avec le père de Joseph mort dans un camp nazi. le fermier, se sentant redevable envers le petit Joseph qu'il a privé de son père, lui donne les moyens d'intégrer une école et de profiter d'une solide éducation.
Joseph est très bon élève et se découvre une passion pour le théâtre.
Et c'est à travers sa passion qu'il va mener son combat contre le régime politique sud-africain.
On trouve donc de nombreuses références à des pièces de théâtre. Heureusement pour les incultes en la matière comme moi, leur contenu est légèrement explicité ce qui ne rend pas la compréhension trop difficile mais je l'ai senti comme un handicap quand même. Car Joseph adapte des pièces au contexte de son pays avec pour objectif de faire passer un message. Son intention est de réveiller les consciences.
Bien sûr, les activités théâtrales de Joseph et sa troupe sont vues d'un très mauvais oeil et tout est mis en place pour leur mettre des bâtons dans les roues.
Bref, on enrage, on peste et on pleure d'horreur à la lecture des passages où Joseph est torturé.
La quatrième de couverture qualifie ce roman de « terrible roman d'amour », amour interdit entre Joseph et Jessica contraints de s'aimer en cachette. Mais c'est bien plus qu'un simple roman d'amour, c'est un véritable plaidoyer contre la bêtise humaine, la lâcheté et l'intolérance.
Outre la présence de références littéraires, on y trouve également de véritables réflexions philosophiques sur toutes sortes de sujet, sur la liberté, sur l'amour, sur le sens de la vie, sur l'utilité et les modalités de la lutte sociale mais aussi un contexte historique très présent. Les guerres des Boers sont mentionnées, le scandaleux massacre de Sharpeville également. Les amateurs d'Histoire se régaleront, j'encourage les curieux et ceux qui comme moi ont des lacunes sur l'Histoire de l'Afrique du Sud à se documenter en parallèle de leur lecture.
L'idylle avec Jessica sert de fil rouge et ne devient sujet essentiel qu'à la toute fin du roman. L'histoire d'amour ne sert finalement qu'à mettre en valeur, par opposition des sentiments, la dénonciation de thèmes plus durs que sont le rejet de la différence, la répression et la brutalité policières, la couardise et la méchanceté des gens.
En conclusion, une lecture non seulement magnifique mais aussi très enrichissante au style agréable. Au plus noir de la nuit avait été censuré à l'époque de sa parution, André Brink faisant partie de l'intelligentsia afrikaner engagée dans la dénonciation du système d'apartheid.
Je vous conseille donc vraiment ce livre.


Lien : http://booksandfruits.over-b..
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ay_guadalquivir
  08 juin 2016
On reconnaît les livres importants dès les premières lignes.
Et aussitôt le livre refermé, la sensation qu'il procure, particulière, devient consciente.
Au plus noir de la nuit (Kennis van die aand) prenait la poussière depuis de longues années dans ma bibliothèque. Un volume un peu pâli et jauni par le temps. Il témoignait, parmi d'autres livres, d'une passion de quelques années, à l'âge où la révolte est nécessaire, pour le destin de l'Afrique du Sud. Je ne crois pas l'avoir lu d'ailleurs.
Et puis, une série d'entretiens à la radio avec André Brink diffusée au moment de sa mort (« A voix nue » sur France Culture, car il faut la citer) m'a ramené à ce moment, d'une façon très différente. D'abord en lisant récemment son recueil de mémoires « Mes bifurcations », que je conseille chaleureusement. UN livre très éclairant sur le parcours d'André Brink et ce qui l'a fait romancier. Et surtout explique le coeur de l'histoire contemporaine de l'Afrique du Sud. Il y revient longuement sur ce qui l'a conduit à devenir romancier, et comment Kennis van die aand est né. Ce roman cristallise un moment, une rupture, une transgression : un afrikaner qui franchit la ligne – politique et religieuse - de sa propre communauté. Au plus noir de la nuit fut interdit par la censure pour avoir décrit des relations entre une femme blanche et un homme noir, et pour avoir offensé Dieu. A partir de ce moment, la littérature de langue afrikaans se transforme, et Brink en est l'un des leaders. La censure le pousse aussi à traduire lui-même ses romans en anglais, et ainsi franchir les frontières.
L'histoire de Joseph Malan embraque une partie de l'histoire du pays, même s'il dit qu'il n'est pas façonné par l'histoire, mais par ses propres choix. Elle est aussi celle de Brink, sa relation au théâtre, ses tentatives pour faire un théâtre utile au débat de la société sud-africaine, et ses désillusions. Brink est aussi dans Richard, l'écrivain désabusé, confronté à ses contradictions sociales. La livre aura aussi marqué par ses descriptions des méthodes policières, mais l'essentiel n'est pas là.
Je le lis aujourd'hui, non plus seulement comme un témoignage vivant de l'Afrique du Sud sous l'apartheid, mais comme le parcours d'un artiste qui lutte, entre ses convictions d'artiste, ses engagements, les difficultés à porter son message d'artiste. A quoi sert le théâtre ? A quoi sert la culture ? Quel est le rôle des artistes ?
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vanillabricot
  29 juillet 2008
Avec ce livre je découvre l'Afrique du Sud et sa littérature.Je découvre André Brinks. Ecrivain blanc, sud-africain, censuré dans son pays quasi-automatiquement pour son combat permanent contre l'apartheid.J'ai aimé ce livre. J'ai aimé les 2 histoires en parrallèle: celle de la famille de Malan, histoire tragique génération après génération, et celle de cette histoire d'amour interdite.On vit aujourd'hui, en France, dans un environnement où la question de la couleur de peau est secondaire. le racisme existe toujours. Mais pour beaucoup de personnes, pour beaucoup de jeunes, en tout cas pour beaucoup de gens autour de moi, elle n'est plus un critère en soi dans la vie sociale.On se fréquente, on oublie même qu'on a cette différence.Et là j'ai enchainé plusieurs livres où cette différence est centrale parfois tragique.C'est comme revenir en arrière. Quand maman nous demandait en parlant de nos camarades de classes s'ils étaient, malgaches, indiens, français, blancs, marrons, noirs.... et qu'on en savait rien!
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Des_livres_et_des_mousses
  17 mai 2018
Un beau roman d'André Brink, qui conforte sa place dans mon coeur de lectrice avec ce second roman que je lis de lui.
On apprend pas mal de chose sur la vie en Afrique du Sud, sur les relations entre les noirs et les blancs et aussi sur le théâtre et la vie dans une troupe.
C'est une histoire assez dur psychologiquement, il a moins de scènes violentes que dans Au delà du silence que j'ai lu précédemment. On se demande comme des gens qui sont nés et vivent dans le même pays peuvent se traiter de façon aussi méprisante et aussi différente. Mais finalement même avec un président noir, l'Afrique du Sud a t elle réellement évolué, lorsque l'on voit comment sont traités les mineurs grévistes...
Quant à l'histoire d'amour entre Joseph et Jessica, j'avoue ne pas avoir été beaucoup touchée, je ne saurai pas dire vraiment pourquoi. Peut être les détails sur leur vie sexuel que j'ai trouvé un peu trop nombreux, je n'irai pas jusqu'à dire que c'était pornographique mais j'ai trouvé que ça gâchait un peu. C'est d'ailleurs la seule chose que je peux reprocher à Brink, comme dans Au delà du silence, il met parfois trop de détails sexuels dans ses livres, je ne suis pas prude mais parfois ça peut gâcher la lecture et l'émotion qui peut s'y trouver.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Immortale_peruvianaImmortale_peruviana   22 septembre 2016
C'est facile de mépriser le luxe quand il fait partie de votre vie, ai- je pensé cyniquement: tout aussi facile de considérer la pauvreté comme vertu quand on n'en souffre pas, ou d'exalter le martyre quand on est à l'abri de mille blessures naturelles.
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jeanmasjeanmas   27 juin 2012
Vous me tuerez.Non pas parce que vous êtes très habiles, très fort ou très brutaux. Non pas parce que je suis fatigué, mais parce que telle est ma volonté - parce que tel est le seul rôle que m'aient assigné cette vie dans ce pays.J'ai accepté le rôle.Je dirai oui à la mort. Elle est comme un frère. Elle est en moi depuis des générations, depuis des siècles. Mais à vous, je ne cesserai jamais de dire non.
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babycomeback44babycomeback44   20 août 2016
Je ne suis qu'un élément particulier du vaste dessin que tracent les générations, au cours des siècles, dans l'espace infini.
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zorazurzorazur   16 novembre 2012
Nous nous sommes levés. Dans la lumière blafarde de la nuit, j'ai pris son visage entre mes mains. Je ne l'ai pas embrassée. Elle a posé ses doigts sur mes poignets. Rien d'autre. Et pourtant, je n'ai jamais eu de toute ma vie plus intense contact avec quelqu'un.
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AalizAaliz   02 août 2011
La vérité n'est pas un ensemble de faits qu'on peut énumérer. C'est un paysage nocturne à travers lequel on voyage.
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Videos de André Brink (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Brink
Le dernier discours d'André Brink.
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