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ISBN : 2879290961
Éditeur : Editions de l'Olivier (07/08/1996)

Note moyenne : 2.85/5 (sur 49 notes)
Résumé :
""Quel est ton animal préféré ?" a demandé Eugenio pendant qu'on marchait dans la nuit. C'était l'avant-veille de Noël." Il y a Nouk, la mère. Et Eugenio, le fils qu'elle élève seule, dans un minuscule appartement aux rideaux rouges. Elle s'inquiète. Peut-on survivre aux fêtes de fin d'année ?

En attendant, il neige sur Paris, sur les clochards et les gens des beaux quartiers. Il neige sur les statues du jardin du Luxembourg. La mère et l'enfant se t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  09 août 2018
Nouk était une artiste peintre assez connue.
Elle a tout plaqué, est bibliothécaire et élève seule son fils Eugenio.
Quel âge a-t-il ? 7 ou 8 ans peut-être. En tout cas il semble très mûr. Son langage et ses expressions sont presque celles d'un adulte, et parfois d'un tout jeune enfant.
Leur relation est fusionnelle bien qu'ils se chamaillent souvent.
Ils forment un couple étrange, un peu hors norme.
L'histoire se déroule sur quelques jours, pendant Noël.
C'est une histoire étrange, intéressante.
Quand les autres se mêlent de vouloir faire votre bonheur, que devient votre vie ?
Comment se préserver du monde extérieur ?
Nouk et Eugenio sont deux personnages très forts, plus qu'émouvants dans leur tendresse et dans leur solitude.
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mariecesttout
  31 janvier 2014
Nouk est le personnage du premier roman de Geneviève Brisac, Petite, qui parlait de l'anorexie. On la retrouve ici, mère d'un jeune garçon, Eugenio, l'espace d'un week end de Noël.
Le titre, beau et éloquent, sous-tend toute l'histoire.. Week end de chasse à la mère! La meute se forme, et à la fin, ce sera l'hallali.
"Eugenio ne pleure plus, il parle en baissant la voix,en baissant les yeux. « Tu te trompes toujours, maman. C'est-ce que papa a dit au téléphone, que tu ne savais pas vivre avec moi normalement. Il a dit que tu étais devenue un peu folle, d'après les bruits qu'il avait recueillis qu'on était toujours tous seuls tous les deux, que c'était très dangereux tout ça, tous les spécialistes de l'enfant et de la famille le disent, il m'a dit: : « Qu'est-ce que tu en penses, tu ne crois pas, mon chéri? » c'est-ce qu'il m'a dit, est-ce que c'est vrai, maman? Je les ai entendus en parler au téléphone avec Martha, ils disaient que tu étais tellement fragile, trop dangereuse, pour toi-même et sans doute pour un enfant, avec ce psychisme, cette hérédité, ce psychisme d'hérédité, ils ont dit « un gène d'irréalité » et tous les mots sont entrés dans ma tête, on ne peut pas les effacer."
Même si le film de Christophe Honoré, dont Geneviève Brisac est coscénariste, est très, très librement adapté, c'est une évidence que le personnage féminin interprété par Chiara Mastroianni tient beaucoup de Nouk. Nouk qui veut tout simplement avec son fils transformer la réalité et l'embellir à tous moments. Mais cela, cela s'appelle de la folie pour le commun des mortels..
Tendre, drôle et déchirant, très joli roman.
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Biancabiblio
  24 septembre 2014
Nous sommes juste avant Noël. Nouk et son fils Eugenio vivent une relation fusionnelle quelque part dans Paris. A petites doses, Nouk nous raconte son quotidien de mère et la relation exclusive qui l'unit à son fils, au point que son entourage (collègues de travail, ex-mari et même sa meilleure amie) la perçoivent fragile et déséquilibrée.
Le jeune garçon veut un Noël exceptionnel, exceptionnel dans le sens où il veut une vraie fête et non un tête-à-tête improvisé avec sa mère. Voilà l'étrange couple achetant une paire d'oiseaux, Adam et Eve, et un sapin, histoire de coller à la normalité.
Mais Nouk, qui veut pourtant bien faire, gâche invariablement tout, c'est du moins le sentiment d'Eugénio. Dans leurs quêtes, ils croisent dans un Paris enneigé, un fleuriste, un chauffeur de taxi et un vétérinaire, donnant lieu à des dialogues parfois légèrement drôles, c'est toujours ça de pris.
Voilà un roman singulier auquel je n'ai pas du tout accroché. Quels âges ont Nouk et Eugenio ? Est-elle divorcée ? Pourquoi n'arrive-t-elle plus à peindre ? Pourquoi vivent-ils en vase clos ? Autant de questions qui restent sans réponse.
Geneviève Brisac veut sans doute à travers ce texte interroger sur la maternité et ses difficultés à être une mère et surtout à être dans la normalité.
On sent bien que quelque chose ne tourne pas rond dans cette relation mais le récit fait des sauts de puces en permanence, passe du coq à l'âne pour rester dans les métaphores animalières, et ne m'a pas touchée. Nouk fuit une réalité sans doute trop difficile pour elle mais on n'a pas les clés pour la comprendre.
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Lien : http://deslivresdeslivres.wo..
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claraetlesmots
  24 juillet 2010
Paris, Nouk élève seule son fils Eugenio dans un minuscule appartement. Elle tâtonne et cède à tous les désirs et caprices de son fils. Rien n'est trop beau pour lui même si c'est au dessus de ses moyens. Pleine d'imagination, la sensibilité à fleur de peau, Nouk cherche comment mettre un peu de fantaisie dans leur quotidien avec humour. Noël approche et ils vont le passer tous les deux même si pour Eugenio ce n'est pas normal. Martha son amie les invite en Bretagne dans sa famille passer quelques jours.
Première rencontre avec Geneviève Brisac qui a obtenu le prix Fémina 1996 pour ce roman.
Nouk nous raconte son quotidien, son fils. A petite doses, elle distille des informations. Quel âge à Eugenio? Est elle divorcée? Des questions dont on n' a pas forcément la réponse. Ancienne peintre à succès qui a tout arrêté du jour au lendemain, elle veut élever au mieux Eugenio. Les reproches de Martha ou des collègues de travail, elle n'en a rien à faire. C'est son fils. Au fil des pages, on pressent que quelque chose n'est pas normal. Nouk est attachante comme un enfant qui vit ses rêves et fuit une réalité trop difficile. L'amour mère-fils est puissant mais semble devenir fragile quand Eugenio pose des questions ou quand le regard des autres s'en mêle.
La suite sur :
http://fibromaman.blogspot.com/2010/07/genevieve-brisac-week-end-de-chasse-la.html
Lien : http://fibromaman.blogspot.c..
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andras
  02 mars 2016
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu ce type de livre, écrit avec une belle plume acide et acérée. Un beau récit dont la chute est particulièrement poignante.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   04 mai 2011
Je sais que nous devons sortir. Prendre l'air. C'est une des rares certitudes maternelles que j'aie faites miennes. Prendre l'air tous les jours. Quoiqu'il arrive. Aller au jardin, y rester jusqu'à sentir le désespoir faire son sale petit ouvrage sans retour. C'est, je suppose, ainsi que d'autres vont à l'église, ou faire des courses.
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mandarine43mandarine43   04 mai 2011
Son joli titre m'a fait rêver, et je m'y suis jetée avec cet espoir bizarre que nourrissent, je suppose, les autres aussi bien que moi : trouver dans un livre LA réponse à une question dont on n'a pas la moindre idée, quelque chose comme une solution générale, une explication et un réconfort.
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ZalvecZalvec   29 août 2015
J'en ai tourné les pages avec crainte et une certaine émotion, bien que je déteste les photos. Il s'agit presque toujours de preuves à l'appui.
De preuves mensongères. Rien ne s'est jamais passé comme les photos le disent,
et pourtant, un jour, on se souvient des photos, et seulement des photos.
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mandarine43mandarine43   08 novembre 2011
Eugenio se laisse aller au merveilleux bruit du train, cela me rappelle que le monde se referme doucement derrière nous. On s'en fiche, le train, comme un bateau au large, protège de tout.
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ZalvecZalvec   31 août 2015
... c'est sa manière de faire savoir qu'elle est une militante de la protection des adultes menacés par la civilisation de l'enfant-roi.
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Videos de Geneviève Brisac (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geneviève Brisac
Maison de la poésie (4 juin 2019) - Texte et Lecture de Alban Lefranc, extrait du Dictionnaire des mots parfaits (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution mai 2019).
Le Dictionnaire des mots parfaits :
Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S?adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent? parfaits. Bien sûr, parfait, aucun mot ne l?est ? ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés. Après ceux consacrés aux mots manquants et aux mots en trop, ce troisième dictionnaire iconoclaste invite une cinquantaine d?écrivains à partager leurs mots préférés. Il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d?aujourd?hui nous ouvre ses ateliers secrets.
Auteurs : Nathalie Azoulai, Dominique Barbéris, Marcel Bénabou, Jean-Marie Blas de Roblès, François Bordes, Lucile Bordes, Geneviève Brisac, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Pascal Commère, Seyhmus Dagtekin, Jacques Damade, François Debluë, Frédérique Deghelt, Jean-Michel Delacomptée, Jean-Philippe Domecq, Suzanne Doppelt, Max Dorra, Christian Doumet, Renaud Ego, Pierrette Fleutiaux, Hélène Frappat, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Jacques Jouet, Pierre Jourde, Cécile Ladjali, Marie-Hélène Lafon, Frank Lanot, Bertrand Leclair, Alban Lefranc, Sylvie Lemonnier, Arrigo Lessana, Alain Leygonie, Jean-Pierre Martin, Nicolas Mathieu, Jérôme Meizoz, Gilles Ortlieb, Véronique Ovaldé, Guillaume Poix, Didier Pourquery, Christophe Pradeau, Henri Raynal, Philippe Renonçay, Pascale Roze, Jean-Baptiste de Seynes, François Taillandier, Yoann Thommerel, Laurence Werner David, Julie Wolkenstein, Valérie Zenatti
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