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EAN : 9782879290966
208 pages
Editions de l'Olivier (07/08/1996)
2.93/5   78 notes
Résumé :
""Quel est ton animal préféré ?" a demandé Eugenio pendant qu'on marchait dans la nuit. C'était l'avant-veille de Noël." Il y a Nouk, la mère. Et Eugenio, le fils qu'elle élève seule, dans un minuscule appartement aux rideaux rouges. Elle s'inquiète. Peut-on survivre aux fêtes de fin d'année ?

En attendant, il neige sur Paris, sur les clochards et les gens des beaux quartiers. Il neige sur les statues du jardin du Luxembourg. La mère et l'enfant se t... >Voir plus
Que lire après Week-end de chasse à la mèreVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Trois jours de la vie de Nouk et de son fils Eugénio qu'elle élève seule.
Trois jours : 24, 25, 26 décembre…
Ils sont censés passer de belles fêtes, comme tout le monde mais elle s'y prend mal comme tout ce qu'elle fait. Elle s'y prend mal, oublie et Eugénio, qui a dix ans maximum, dit lui rappeler sans cesse les choses basiques et aussi ses engagements.
Elle est pleine de bonne volonté pourtant et se désole d'être toujours à côté de la plaque.
Pour se rattraper, elle accepte de rejoindre sa seule amie Martha en Bretagne pour le week-end.
Cette lecture a été assez laborieuse, je dois bien l'avouer. J'ai eu du mal à entrer dans ce récit, à suivre ce récit. Ce n'est pas tant le personnage de Nouk qui est rebutant parce qu'après tout elle fait de son mieux. Eugénio, même s'il s'exprime avec un peu trop de maturité, est plutôt attachant.
Je crois que c'est plus la multitude de petites ellipses qui m'ont données trop souvent l'impression de perdre le fil.
Heureusement la chute est très bonne. Je ne l'ai pas vue venir et elle m'a permis de comprendre enfin ce titre si intriguant.
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Nouk était une artiste peintre assez connue.
Elle a tout plaqué, est bibliothécaire et élève seule son fils Eugenio.
Quel âge a-t-il ? 7 ou 8 ans peut-être. En tout cas il semble très mûr. Son langage et ses expressions sont presque celles d'un adulte, et parfois d'un tout jeune enfant.
Leur relation est fusionnelle bien qu'ils se chamaillent souvent.
Ils forment un couple étrange, un peu hors norme.
L'histoire se déroule sur quelques jours, pendant Noël.
C'est une histoire étrange, intéressante.
Quand les autres se mêlent de vouloir faire votre bonheur, que devient votre vie ?
Comment se préserver du monde extérieur ?
Nouk et Eugenio sont deux personnages très forts, plus qu'émouvants dans leur tendresse et dans leur solitude.
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Quelques jours de fin d'année en mode "mère-fils". Eugenio et Nouk vont traverser les fêtes de fin d'année à deux, dans une sorte de tentative pour combattre la morosité de Noël quand on ne participe pas vraiment à l'ambiance générale.

On a une succession de petits moments doux-amers, tendres et cruels, dans une relation mère-fils, dans une relation adulte-enfant. A ces non-événements, appelons un chat... un chat..., viennent s'ajouter les relations qu'entretient Nouk avec ses collègues ou son amie Martha, chez qui elle finit par se faire inviter pour le 25 décembre.

Cela se lit sans trop de problème. La prose de Geneviève Brisac est un peu déroutante au début, quand on passe d'une personne à l'autre sans trop prévenir. Puis le lecteur s'habitue et la lecture passe. Voilà, la lecture passe... tout est dit.

On a un récit moderne, certes, qui montre les aménagements "raisonnables" que les gens font avec eux-mêmes, avec leurs proches, avec les autres, avec la vie, avec la société. Ce qui est donné à lire est un peu triste finalement. Quelques fois il y a des petits événements en surbrillance qui m'ont fait penser à des films façon Bakri-Jaoui, ou à du Coe... mais c'est subliminal le plus souvent. On n'atteint pas le caustique du duo d'acteurs ou des auteurs britanniques. Mais Geneviève Brisac multiplie les petites pistes, sans les exploiter pleinement, comme si on effleurait chaque mini-sujet sans aller au fond des choses. Par exempe, Nouk est artiste qui a renoncé à sa vocation. Pas exploité. On pourrait citer d'autres pistes. Autre souci, j'ai trouvé qu'Eugenio ne s'exprimait pas toujours comme un enfant de son âge. Il a de solides réflexions d'adulte parfois. Déstabilisant.

Enfin, j'ai eu le sentiment que l'autrice hésitait entre une certaine conformité dans le récit et quelque chose de résolument iconoclaste. J'aurais préféré qu'elle choisisse la seconde option.
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Nouk est le personnage du premier roman de Geneviève Brisac, Petite, qui parlait de l'anorexie. On la retrouve ici, mère d'un jeune garçon, Eugenio, l'espace d'un week end de Noël.
Le titre, beau et éloquent, sous-tend toute l'histoire.. Week end de chasse à la mère! La meute se forme, et à la fin, ce sera l'hallali.

"Eugenio ne pleure plus, il parle en baissant la voix,en baissant les yeux. « Tu te trompes toujours, maman. C'est-ce que papa a dit au téléphone, que tu ne savais pas vivre avec moi normalement. Il a dit que tu étais devenue un peu folle, d'après les bruits qu'il avait recueillis qu'on était toujours tous seuls tous les deux, que c'était très dangereux tout ça, tous les spécialistes de l'enfant et de la famille le disent, il m'a dit: : « Qu'est-ce que tu en penses, tu ne crois pas, mon chéri? » c'est-ce qu'il m'a dit, est-ce que c'est vrai, maman? Je les ai entendus en parler au téléphone avec Martha, ils disaient que tu étais tellement fragile, trop dangereuse, pour toi-même et sans doute pour un enfant, avec ce psychisme, cette hérédité, ce psychisme d'hérédité, ils ont dit « un gène d'irréalité » et tous les mots sont entrés dans ma tête, on ne peut pas les effacer."

Même si le film de Christophe Honoré, dont Geneviève Brisac est coscénariste, est très, très librement adapté, c'est une évidence que le personnage féminin interprété par Chiara Mastroianni tient beaucoup de Nouk. Nouk qui veut tout simplement avec son fils transformer la réalité et l'embellir à tous moments. Mais cela, cela s'appelle de la folie pour le commun des mortels..

Tendre, drôle et déchirant, très joli roman.
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Nous sommes juste avant Noël. Nouk et son fils Eugenio vivent une relation fusionnelle quelque part dans Paris. A petites doses, Nouk nous raconte son quotidien de mère et la relation exclusive qui l'unit à son fils, au point que son entourage (collègues de travail, ex-mari et même sa meilleure amie) la perçoivent fragile et déséquilibrée.

Le jeune garçon veut un Noël exceptionnel, exceptionnel dans le sens où il veut une vraie fête et non un tête-à-tête improvisé avec sa mère. Voilà l'étrange couple achetant une paire d'oiseaux, Adam et Eve, et un sapin, histoire de coller à la normalité.

Mais Nouk, qui veut pourtant bien faire, gâche invariablement tout, c'est du moins le sentiment d'Eugénio. Dans leurs quêtes, ils croisent dans un Paris enneigé, un fleuriste, un chauffeur de taxi et un vétérinaire, donnant lieu à des dialogues parfois légèrement drôles, c'est toujours ça de pris.

Voilà un roman singulier auquel je n'ai pas du tout accroché. Quels âges ont Nouk et Eugenio ? Est-elle divorcée ? Pourquoi n'arrive-t-elle plus à peindre ? Pourquoi vivent-ils en vase clos ? Autant de questions qui restent sans réponse.

Geneviève Brisac veut sans doute à travers ce texte interroger sur la maternité et ses difficultés à être une mère et surtout à être dans la normalité.

On sent bien que quelque chose ne tourne pas rond dans cette relation mais le récit fait des sauts de puces en permanence, passe du coq à l'âne pour rester dans les métaphores animalières, et ne m'a pas touchée. Nouk fuit une réalité sans doute trop difficile pour elle mais on n'a pas les clés pour la comprendre.

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Lien : http://deslivresdeslivres.wo..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Son joli titre m'a fait rêver, et je m'y suis jetée avec cet espoir bizarre que nourrissent, je suppose, les autres aussi bien que moi : trouver dans un livre LA réponse à une question dont on n'a pas la moindre idée, quelque chose comme une solution générale, une explication et un réconfort.
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Je sais que nous devons sortir. Prendre l'air. C'est une des rares certitudes maternelles que j'aie faites miennes. Prendre l'air tous les jours. Quoiqu'il arrive. Aller au jardin, y rester jusqu'à sentir le désespoir faire son sale petit ouvrage sans retour. C'est, je suppose, ainsi que d'autres vont à l'église, ou faire des courses.
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J'en ai tourné les pages avec crainte et une certaine émotion, bien que je déteste les photos. Il s'agit presque toujours de preuves à l'appui.
De preuves mensongères. Rien ne s'est jamais passé comme les photos le disent,
et pourtant, un jour, on se souvient des photos, et seulement des photos.
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Eugenio se laisse aller au merveilleux bruit du train, cela me rappelle que le monde se referme doucement derrière nous. On s'en fiche, le train, comme un bateau au large, protège de tout.
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... c'est sa manière de faire savoir qu'elle est une militante de la protection des adultes menacés par la civilisation de l'enfant-roi.
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Vidéo de Geneviève Brisac
Les nouvelles. Lecture de « Une société », par Anne Alvaro, Geneviève Brisac, Agnès Desarthe.
« … non seulement les femmes se prêtent moins aisément à l'analyse que les hommes, mais ce qui fait leur vie échappe aux méthodes habituelles par lesquelles nous examinons et sondons l'existence. »
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