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EAN : 9782879290966
208 pages
Editions de l'Olivier (07/08/1996)
2.84/5   68 notes
Résumé :
""Quel est ton animal préféré ?" a demandé Eugenio pendant qu'on marchait dans la nuit. C'était l'avant-veille de Noël." Il y a Nouk, la mère. Et Eugenio, le fils qu'elle élève seule, dans un minuscule appartement aux rideaux rouges. Elle s'inquiète. Peut-on survivre aux fêtes de fin d'année ?

En attendant, il neige sur Paris, sur les clochards et les gens des beaux quartiers. Il neige sur les statues du jardin du Luxembourg. La mère et l'enfant se t... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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zabeth55
  09 août 2018
Nouk était une artiste peintre assez connue.
Elle a tout plaqué, est bibliothécaire et élève seule son fils Eugenio.
Quel âge a-t-il ? 7 ou 8 ans peut-être. En tout cas il semble très mûr. Son langage et ses expressions sont presque celles d'un adulte, et parfois d'un tout jeune enfant.
Leur relation est fusionnelle bien qu'ils se chamaillent souvent.
Ils forment un couple étrange, un peu hors norme.
L'histoire se déroule sur quelques jours, pendant Noël.
C'est une histoire étrange, intéressante.
Quand les autres se mêlent de vouloir faire votre bonheur, que devient votre vie ?
Comment se préserver du monde extérieur ?
Nouk et Eugenio sont deux personnages très forts, plus qu'émouvants dans leur tendresse et dans leur solitude.
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mariecesttout
  31 janvier 2014
Nouk est le personnage du premier roman de Geneviève Brisac, Petite, qui parlait de l'anorexie. On la retrouve ici, mère d'un jeune garçon, Eugenio, l'espace d'un week end de Noël.
Le titre, beau et éloquent, sous-tend toute l'histoire.. Week end de chasse à la mère! La meute se forme, et à la fin, ce sera l'hallali.
"Eugenio ne pleure plus, il parle en baissant la voix,en baissant les yeux. « Tu te trompes toujours, maman. C'est-ce que papa a dit au téléphone, que tu ne savais pas vivre avec moi normalement. Il a dit que tu étais devenue un peu folle, d'après les bruits qu'il avait recueillis qu'on était toujours tous seuls tous les deux, que c'était très dangereux tout ça, tous les spécialistes de l'enfant et de la famille le disent, il m'a dit: : « Qu'est-ce que tu en penses, tu ne crois pas, mon chéri? » c'est-ce qu'il m'a dit, est-ce que c'est vrai, maman? Je les ai entendus en parler au téléphone avec Martha, ils disaient que tu étais tellement fragile, trop dangereuse, pour toi-même et sans doute pour un enfant, avec ce psychisme, cette hérédité, ce psychisme d'hérédité, ils ont dit « un gène d'irréalité » et tous les mots sont entrés dans ma tête, on ne peut pas les effacer."
Même si le film de Christophe Honoré, dont Geneviève Brisac est coscénariste, est très, très librement adapté, c'est une évidence que le personnage féminin interprété par Chiara Mastroianni tient beaucoup de Nouk. Nouk qui veut tout simplement avec son fils transformer la réalité et l'embellir à tous moments. Mais cela, cela s'appelle de la folie pour le commun des mortels..
Tendre, drôle et déchirant, très joli roman.
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Biancabiblio
  24 septembre 2014
Nous sommes juste avant Noël. Nouk et son fils Eugenio vivent une relation fusionnelle quelque part dans Paris. A petites doses, Nouk nous raconte son quotidien de mère et la relation exclusive qui l'unit à son fils, au point que son entourage (collègues de travail, ex-mari et même sa meilleure amie) la perçoivent fragile et déséquilibrée.
Le jeune garçon veut un Noël exceptionnel, exceptionnel dans le sens où il veut une vraie fête et non un tête-à-tête improvisé avec sa mère. Voilà l'étrange couple achetant une paire d'oiseaux, Adam et Eve, et un sapin, histoire de coller à la normalité.
Mais Nouk, qui veut pourtant bien faire, gâche invariablement tout, c'est du moins le sentiment d'Eugénio. Dans leurs quêtes, ils croisent dans un Paris enneigé, un fleuriste, un chauffeur de taxi et un vétérinaire, donnant lieu à des dialogues parfois légèrement drôles, c'est toujours ça de pris.
Voilà un roman singulier auquel je n'ai pas du tout accroché. Quels âges ont Nouk et Eugenio ? Est-elle divorcée ? Pourquoi n'arrive-t-elle plus à peindre ? Pourquoi vivent-ils en vase clos ? Autant de questions qui restent sans réponse.
Geneviève Brisac veut sans doute à travers ce texte interroger sur la maternité et ses difficultés à être une mère et surtout à être dans la normalité.
On sent bien que quelque chose ne tourne pas rond dans cette relation mais le récit fait des sauts de puces en permanence, passe du coq à l'âne pour rester dans les métaphores animalières, et ne m'a pas touchée. Nouk fuit une réalité sans doute trop difficile pour elle mais on n'a pas les clés pour la comprendre.
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Lien : http://deslivresdeslivres.wo..
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frandj
  03 février 2022
J'ai commencé sans a priori ce roman au titre étrange, que je ne connaissais pas de réputation. Il m'a fait entrer dans la vie d'une mère (peintre en panne d'inspiration) qui vit en symbiose avec son petit garçon. L'histoire est centrée sur la fête de Noël dont ils espèrent qu'elle sera marquante. A travers des épisodes parfois loufoques, le récit s'achemine vers une fin lugubre. Je serai franc: je n'ai accroché ni à l'histoire, ni avec les personnages, trop éloignés de moi. Peut-être aussi parce que ce genre de relation mère-enfant m'est étranger.
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andras
  02 mars 2016
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu ce type de livre, écrit avec une belle plume acide et acérée. Un beau récit dont la chute est particulièrement poignante.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   04 mai 2011
Je sais que nous devons sortir. Prendre l'air. C'est une des rares certitudes maternelles que j'aie faites miennes. Prendre l'air tous les jours. Quoiqu'il arrive. Aller au jardin, y rester jusqu'à sentir le désespoir faire son sale petit ouvrage sans retour. C'est, je suppose, ainsi que d'autres vont à l'église, ou faire des courses.
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mandarine43mandarine43   04 mai 2011
Son joli titre m'a fait rêver, et je m'y suis jetée avec cet espoir bizarre que nourrissent, je suppose, les autres aussi bien que moi : trouver dans un livre LA réponse à une question dont on n'a pas la moindre idée, quelque chose comme une solution générale, une explication et un réconfort.
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ZalvecZalvec   29 août 2015
J'en ai tourné les pages avec crainte et une certaine émotion, bien que je déteste les photos. Il s'agit presque toujours de preuves à l'appui.
De preuves mensongères. Rien ne s'est jamais passé comme les photos le disent,
et pourtant, un jour, on se souvient des photos, et seulement des photos.
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mandarine43mandarine43   08 novembre 2011
Eugenio se laisse aller au merveilleux bruit du train, cela me rappelle que le monde se referme doucement derrière nous. On s'en fiche, le train, comme un bateau au large, protège de tout.
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ZalvecZalvec   31 août 2015
... c'est sa manière de faire savoir qu'elle est une militante de la protection des adultes menacés par la civilisation de l'enfant-roi.
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Videos de Geneviève Brisac (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geneviève Brisac
Les nouvelles. Lecture de « Une société », par Anne Alvaro, Geneviève Brisac, Agnès Desarthe.
« … non seulement les femmes se prêtent moins aisément à l'analyse que les hommes, mais ce qui fait leur vie échappe aux méthodes habituelles par lesquelles nous examinons et sondons l'existence. »
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