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EAN : 9782013220767
216 pages
Éditeur : Hachette Jeunesse (05/02/2003)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Été 1936. La France est en grève, mais ce n'est pas ce qui bouleverse la vie de Théo il vient de découvrir qu'on lui a menti au sujet de son père, tué pendant la première guerre mondiale ! Curieusement, c'est Clémentine, fille du patron de la fonderie et grande spécialiste de confiserie, qui semble détenir la clé de la vérité.

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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Miss_MLivres
  27 mars 2015
En cette année 1936, les élections viennent d'être remportées par le Front populaire. Les grèves et les occupations d'usines se multiplient. Depuis son enfance, Théo entend parler de son père, Jean Pihéry, mort pendant la Première Guerre Mondiale avant même qu'il ne soit né. Sa mère lui dépeint ce père comme un homme intelligent qui aurait surement pu faire de grandes études. Décidé à être à la hauteur de ce père inconnu, Théo passe le certificat d'études et entre au lycée. C'est la rencontre avec l'ancien instituteur de son père alors qu'il a seize ans qui va bouleverser sa vision de lui : son père a eut toutes les peines du monde à passer le certificat d'études et passait davantage pour un cancre que pour un élève brillant. Dans ce roman, la Première Guerre Mondiale est traité rétrospectivement puisque l'histoire commence en 1936. Cela étant, elle sert de fil conducteur puisque Théo est en quête de son père qui a fait la guerre et en est ressortit si meurtrit qu'il vit reclus et se cache de sa famille. le thème abordé dans l'histoire se situe donc davantage du côté notamment des conséquences de la Première Guerre Mondiale surtout pour les soldats, restés marqués par le conflit, les fameuses « Gueules Cassées ». L'adolescent qui est mis en scène dans ce roman a été longtemps privé de son père et arrivé à un certain âge, le modèle qu'il s'était construit est remis en question et il n'a ensuite de cesse que de chercher à connaître ce père pour finir par le retrouver sous les traits de l'oncle de Clémentine.
Clémentine est la petite touche d'humour et de douceur de l'histoire tout en ayant, pour son jeune âge, une idée bien précise du monde et des choses, surtout celles auxquelles elle n'a pas envie de se conformer. On peut même voir un peu de pacifisme dans sa volonté de transformer l'usine de canons de son père en usine de bonbons.
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Chrystaalle
  28 juillet 2016
Ce roman est très plaisant, il aborde avec finesse de nombreux thèmes qui sont pourtant difficiles :
- la guerre de 14.18 avec des familles entières décimées, des invalides de guerre , des soldats rentrés indemnes physiquement et leurs familles, tous sont marqués à vie, et ce dans tous les milieux sociaux.
L'oncle Henri et Théo orphelin d'un père mythique illustrent cet aspect. Mais aussi Norbert qui se retrouve sans l'avoir voulu à devoir gérer une fabrique, en ayant du renoncer à ses rêves. Tout comme Georges, le beau-père aimant du narrateur, à qui il manque une jambe, et qui gère avec passion et bienveillance un magasin de vélos.
Dans le livre on voit passer le colonel Yves Picot, qui a été au front avec ses hommes, qui a été blessé au visage et qui a fait un travail extraordinaire pour la prise en charge médicale et thérapeutique des "gueules cassées".
Les bonbons servent de fil conducteur au livre car il s'agit de la seule nourriture que peuvent encore apprécier des blessés de la face.
- le rôle et la place des femmes en 1936 :
Les femmes sont moins payées que les hommes, dès la prime de naissance versée aux familles à la naissance d'un enfant. Elles sont considérées comme incapables de prendre des décisions, et ce même si ce sont des femmes qui ont fait tourner le pays pendant la 1ère guerre mondiale. Elles ne sont pas encouragées à suivre des études, ainsi Norbert s'oppose à l'idée que sa fille fasse des études, pas parce que lui même y est opposé, mais parce qu'il a peur qu'une fois instruite aucun homme ne veuille l'épouser. Par ailleurs, tout le monde considère comme une malédiction le fait que la famille n'ait eu que des filles.
- les mouvements populaires de 1936 :
Le livre illustre bien ce qui s'est passé cette année là : les gréves ,les occupations d'usine, les accords signés entre branches, les congés payés et la mise en place de dispositifs permettant ces congés payés : billets de trains à tarif réduit, grâce à Léo Lagrange. Et la réaction des nantis, comme le prince de Galles qui ne veut pas venir sur la Côte d'Azur pour ne pas frayer avec le petit peuple.
Un mot aussi sur la guerre d'Espagne et sur le conflit à venir.
Sinon des personnages très bien construits avec un coup de cœur concernant Clémentine qui mène sa barque avec un aplomb redoutable et un grand courage.
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Clelie22
  04 mars 2014
1936. Théo, lycéen de 17 ans, rencontre Clémentine, 11 ans, la fille du patron de la fonderie. Clémentine est une fillette espiègle qui veut transformer la fonderie de son père en usine de bonbons. Théo se laisse entraîner dans son projet et rencontre Henri Garancher, l'oncle de Clémentine. Blessé pendant la Première Guerre Mondiale, il était ami avec le père de Théo qui, lui, a été tué.
Dans "Le fils de mon père", on en apprend beaucoup sur la fabrication des bonbons mais, aussi, sur les "gueules cassées", ces soldats mutilés pendant la Première guerre mondiale. Ce roman bien mené est écrit dans un très bon style, accessible à partir du collège. Les personnages sont sympathiques et attachants, particulièrement la pétillante Clémentine. Il propose également une bonne reconstitution du contexte : élection du Front populaire, grèves, guerre d'Espagne.
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JulyF
  15 mars 2013
1936, dans une petite ville qui vit de son unique fonderie. Théo a perdu son père dans les derniers mois de la Grande Guerre, il ne l'a jamais connu. Alors qu'il sympathise avec Clémentine, la fille du patron, pendant que les grèves font rage à la suite du Front Populaire, il découvre que la mort de son père pourrait bien cacher un secret.
Plongée dans l'été 36, secret de famille comme d'habitude chez Evelyne Brisou-Pellen, mais aussi amitié au-delà des classes et des préjugés, le tout dans une ambiance de confiserie dont Clémentine est connaisseuse, ce roman est très agréable à lire pour les jeunes.
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Diabolo44
  02 février 2020
Un très chouette petit roman historique de jeunesse, qui sonne globalement très juste malgré quelques passages trop peu discrètement pédagogiques.
Des personnages très attachants et notoirement peu caricaturaux, et une très belle évocation de la période du front populaire, sur un fond de quête d'identité (ou l'inverse).
Evelyne Brisou Pellen, comme elle l'a déjà prouvé avec l'excellent Deux graines de cacao, est une valeur sûre du roman historique de jeunesse.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Diabolo44Diabolo44   02 février 2020
(...) ces maudits sacs à dos réglementaires étaient tellement lourds qu'on arrivait toujours épuisés quand on montait au front. Pour se battre, ce n'était pas l'idéal. Alors, pris d'une idée géniale, les chefs nous attribuent une voiture pour les transporter. Seulement, le règlement voulait qu'on garde sur nous en permanence nos outils, notre matériel de campement, notre arme, nos cartouches et nos vivres, c'est-à-dire tout ce qui était lourd. Et voilà qu'on se retrouve sans nos sacs, mais avec toutes nos bricoles accrochées tant bien que mal un peu partout. Bien plus pénible.
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Diabolo44Diabolo44   31 janvier 2020
Georges n'était pas un être exceptionnel. Ou plutôt si, il l'était peut-être, pour avoir su, sans qualités exceptionnelles, se faire aimer de moi. Pour avoir su remplacer mon père sans me donner l'impression qu'il prenait sa place. Comment y était-il parvenu ? Difficile à expliquer, mais jamais je ne m'étais senti l'envie de lui jeter à la figure qu'il n'était que mon beau-père.
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Diabolo44Diabolo44   02 février 2020
— Ce n'est pas parce qu'il y a toujours eu des riches et des pauvres que ça doit continuer, monsieur Muzard. Il y a toujours eu la peste et le choléra, la vérole et la rage, et ce n'est pas pour ça qu'on n'a pas cherché le remède.
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