AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2748526147
Éditeur : Syros (17/01/2019)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Pendant quelques mois, quelques années peut-être, la réalité du monde se détraque.
De nombreux jeunes changent brusquement de personnalité, oubliant qui ils ont été jusque-là.
Des coccinelles se mettent à tomber par grappes entières, tandis que le ciel acquiert une couleur étrange. Puis certains adultes se volatilisent du jour au lendemain, sans laisser d'explications.
Aireine, alors adolescente, voit tous ses repères disparaître : Pourquoi s... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  03 février 2019
Un livre assez étrange, onirique, très beau, plein de mystère.
Beaucoup de questions restent sans réponse, mais j'ai aimé connaître Aireine et les autres personnages
Commenter  J’apprécie          260
SophieLesBasBleus
  06 février 2019
Comment parler d'un roman si foisonnant, si proliférant qu'à chaque strate de sa construction de nouvelles interprétations surviennent, non pas en contradiction avec les précédentes mais en complémentarité, pour créer un ensemble qui se ramifie, s'approfondit, se densifie jusqu'au vertige ? Comment l'évoquer, le commenter sans le dénaturer ? Je me lance...
Dans la Ville, Aireine et Eli, sa meilleure amie, déploient leur énergie et leur enthousiasme en des cascades de rires, de confidences et de rêveries. Prêtes à mordre dans la vie à pleines dents pour en goûter toutes les saveurs, elles rayonnent de leur jeunesse, de leurs promesses et de l'éclat de tous leurs possibles. Mais, insidieusement, un glissement s'opère qui fait naître l'inquiétude : le soleil sature la vue de "reflets métalliques" et la chaleur fait apparaître des grappes de coccinelles qui colonisent la Ville ; la personnalité et le comportement d'Abé, un élève du Socle, l'école fréquentée par Aireine et Eli, changent inexplicablement ; le frère d'Eli, qui lui était si proche, subit la même métamorphose radicale et rejette sa soeur. Quand Aël, le premier amour d'Aireine, devient lui aussi un être différent, quand le regard maternel devient prédateur, la jeune fille se résout à fuir. A ce stade, le roman semble installer un univers à la lisière du fantastique, mais que remettent sans cesse en question les annotations de fin de chapitre qui - et c'est déconcertant et palpitant- à la fois, jettent le doute sur les interprétations et les corroborent. Et l'énigme à laquelle Aireine doit faire face devient la nôtre : que se passe-t-il avec le regard que les adultes portent sur les adolescents ?
Au coeur d'une Clairière, Aireine va trouver un abri et, entourée d'autres adolescents, elle pourra prendre son envol pour vivre la vie qu'elle s'est choisie. C'est là qu'Achelle, son arrière-petite-fille, atteinte d'une rare forme d'amnésie, le "syndrome blanc" qui "efface sa vie au fur et à mesure qu'elle s'écrit", la rencontre pour la première fois et découvre son histoire par le biais de ses carnets. Mais qui faut-il croire ? Cette aïeule qui évite tous les regards et que sa propre famille a tenue à l'écart ? le vieil Aël qui affirme que les souvenirs d'Aireine ne sont qu'élucubrations de mythomane ? Les archives qui tantôt reconnaissent les faits, tantôt les nient ? Ou bien sa propre intuition qui la pousse à se fier à cette arrière-grand-mère qui possède ce dont Achelle est privée : une mémoire et des souvenirs qui ont nourri son existence entière, lui donnant force et indépendance ; une somme de connaissances et d'expériences qui continuent de faire bouillonner son âme.
Tout est efficace et magistralement construit dans ce roman que je n'ai pas lâché avant la dernière page... et qui ne me lâche pas depuis ! Cette architecture, qui enchâsse des récits comme autant de points de vue portés sur la réalité, porte une intrigue captivante et aborde des thématiques que l'écriture de Dominique Brisson tisse avec souplesse, laissant le lecteur libre de forger sa propre interprétation. le récit est imprégné d'une confiance lucide et d'une radieuse admiration pour l'adolescence. le pouvoir et les paradoxes du regard, celui que l'on porte comme celui que l'on supporte, sont au coeur de l'histoire et, sur cette trame, viennent se faufiler d'autres motifs, tout aussi passionnants : la force de la transmission, la notion de passage, l'interdépendance des histoires personnelles et familiales, la vision pervertie par l'âge, l'inextricabilité des relations humaines...
Roman fantastique, roman d'initiation, roman d'apprentissages, roman d'amour, roman poétique, roman onirique... "Les yeux d'Aireine" est tout cela et bien plus ! Transcendant les genres et les âges de lecture, il s'impose de manière fulgurante par une écriture sensorielle, sensuelle, qui fusionne avec les personnages et leur environnement. Comme une énigme lancinante, dont il m'est impossible d'épuiser le sens, il continue de m'interroger, de me fasciner par son homogénéité, sa profondeur et son intensité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Jangelis
  16 janvier 2019
Un très beau roman, poétique et surprenant, mais je n'ai pas vraiment accroché.
Une dystopie dans laquelle je n'ai pas trop su entrer, même si le sujet m'a paru intéressant.
Il me manquait trop de données pour me sentir proche des personnages, et je me suis contentée de les observer, plutôt que d'entrer dans leur histoire.
Il est vrai que la fiction n'est pas vraiment le thème dans lequel je me sens à l'aise.

On a différentes parties, bien distinctes.
Si j'ai eu un peu de mal au début, j'ai bien aimé ensuite la deuxième partie, où Achelle l'arrière petite fille, se raconte.
Apprécié aussi la vie dans La Clairière, ce monde où tout est à réinventer, ces enfants livrés à eux-mêmes, à leurs angoisses, mais qui apprennent à revivre.
La fin m'a laissée perplexe.

Le texte est beau, comme toujours chez Dominique Brisson, qui nous emmène à chaque roman dans un monde bien différent.
Je l'avais découverte avec "Une vie merveilleuse" si triste et si originale avec sa forme d'abécédaire.
Plus légère dans Gros sur la tomate, où les mots et leurs formes ont tant d'importance. Mon préféré restant sans doute le road movie de On dirait le sud, une échappée belle d'une mère et son fils.
Tous des sujets bien ancrés dans la réalité, et voilà que nous basculons de l'autre côté du miroir, dans un monde proche du nôtre mais dont l'évolution ne fait pas rêver.
Avec des chapitres très courts, parfois moins d'une page, on est obligé d'aller de l'avant !

Je relirai ce roman, car il contient tant de choses qu'une seule lecture ne peut suffire à tout apprécier je crois.

Et je voudrais ajouter une anecdote personnelle un brin impressionnante :
Je n'étais pas chez moi quand j'ai lu ce roman, et le soir, je rentre, et je découvre sur mon portail une coccinelle, orange à 7 points !
Qui s'attend à voir une coccinelle en plein mois de décembre, un soir trempé et froid ?
Je précise que, comme beaucoup, j'aime bien la petite coccinelle rouge, la bête à bon dieu de notre enfance, qui protège mes rosiers des pucerons.
Mais quand nous arrivons dans notre maison de Savoie, des multitudes de coccinelles orange et noire* nous y attendent, l'air plus mort que vif, mais qui se réaniment sitôt la chaleur du poêle revenue. On les sort par pelles entières, et on continue à en voir sans cesse grimper aux carreaux, avec des nombres de points très variables, et toutes les nuances de l'orange au noir.
Alors, lire une histoire qui commence par une invasion de coccinelles orangées, et en trouver le soir même en plein hiver une sous mon nez, quel signe faut-il y voir ?
* La réforme de l'orthographe n'a-t-elle pas touché les adjectifs de couleur ? Ce serait bien utile, c'est probablement un des domaines les plus compliqués de l'orthographe française.
Mais si pas de réforme, je maintiens mes coccinelles orange et noire
"les adjectifs de couleur unis par la conjonction de coordination 'et' restent invariables lorsqu'il s'agit d'une seule et même indication (par exemple : des oiseaux vert et bleu), mais s'accordent lorsqu'il s'agit de deux indications distinctes (par exemple : des plumes vertes et bleues, autrement dit des plumes vertes et des plumes bleues)"
Lien : https://livresjeunessejangel..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          62
pommerouge
  03 avril 2019
Je remercie ma librairie pour cette lecture. Au premier abord, les yeux d'Aireine avec son résumé me vendaient beaucoup de rêves. Ma lecture n'a pas pour autant été désagréable, mais la fin qui est à mon goût trop ouvert, m'a frustré. Elle n'apporte aucune réponse à nos questions et je n'ai pas ça.
UN MONDE CHANGEANT
Un jour, Achelle, va recevoir le journal de ce qui s'avère être son arrière-grand-mère. Ce dernier parle de chose mystérieuse. Quand elle essaye d'aborder le sujet avec sa famille, il ne cesse d'être vague et de ne donner aucune réponse claire. Elle décide alors d'enquêter elle-même.
Aireine décrit dans son journal la vie d'une adolescente comme les yeux, sauf que depuis peu, plusieurs choses étranges se passent. Des coccinelles tombent en grappe dans les maisons, sa mère change brutalement de caractère, comme beaucoup d'adulte et sa meilleure amie ainsi que son petit copain commence à adopter des comportements étranges.
AIREINE, UNE JEUNE FILLE TRÈS INTRIGANTE
Sauf que la question qu'on se pose est là. Qui dit vrai, qui dit faux ? Aireine raconte-t-elle la réalité dans son journal ou simplement ses délires ? Pour autant, le personnage d'Aireine est très attachante tout comme celle de son arrière-petite-fille.
Il y a d'autres personnages secondaires qui sont également haut en couleur, mais dont les mêmes questions reviennent. Est-ce Aireine qui délire ou eux qui ont un comportement bizarre ?
UNE ADOLESCENTE QUI NE VEUT PAS GRANDIR ?
Si on part de l'hypothèse que tout cela n'est qu'un délire créer dans la tête d'Aireine on pourrait alors se poser la question suivante : A-t-elle peur de grandi ? C'est un message et un symbole qui pourrait être au centre de ce livre. Celle d'une adolescente perdue, qui a peur du monde des adultes et ne souhaite pas grandir.
DE LA POÉSIE À CHAQUE COIN DE PAGE
En ce qui concerne le style d'écriture de Dominique Brisson, j'ai beaucoup apprécié. Il y avait beaucoup de poésie et de délicatesse dans chacun de ses mots et c'est le genre d'écriture que j'aime beaucoup.
EN CONCLUSION
C'est une histoire vraiment touchante et prenante avec un style d'écriture très poétique. Les personnages qu'ils soient principaux ou secondaires sont également très intéressante. La seule chose que je peux blâmer est cette fin. Finalement, on ne sait toujours pas qui dit vrai, qui dit faux et cela me frustre beaucoup. C'est beaucoup trop ouvert à interprétation à mon goût.
Lien : https://lapommequirougit.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ReveursEtMangeursDePapier
  21 janvier 2019
Les yeux d'Aireine est un récit en quatre parties qui laissent tour à tour la parole à Aireine, puis à Achelle, son arrière-petite-fille. Aireine noircit ses carnets et nous confie ses inquiétudes sur son monde. Achelle, victime de troubles de la mémoire, se plonge dans les souvenirs de son arrière-grand-mère pour découvrir ce qui lui est arrivé, et plus encore...

La première partie de ce roman nous présente un monde en pleine métamorphose, qui effraie Aireine. Elle nous parle du comportement étrange de ses camarades ou encore de sa mère. Elle nous parle de l'invasion des coccinelles. Même le ciel a changé, a terni. Puis, il y a cette menace qui semble peser sur la jeune fille. On ne comprend pas ce qui se passe, tout est si mystérieux, presque oppressant par moments. Et les pages se tournent...

Achelle entre en scène à ce moment précis où les questions se bousculent pour de bon. Son récit semble plus réaliste et on a cette impression qu'il va éclairer celui d'Aireine. Notre jeune héroïne souhaite comprendre et on sent que les réponses vont beaucoup lui apporter, qu'elle en a grand besoin. Achelle est un personnage qui n'est pas entier, et son récit, sa quête, m'ont beaucoup touchée. Je me suis totalement laissée surprendre par le dénouement, aussi beau et émouvant, qu'inattendu.

Verdict : Les yeux d'Aireine est un récit bien mystérieux, voire troublant. On se laisse porter par la plume poétique et vibrante de l'auteure, par les chapitres courts qui permettent un très bon rythme de lecture tout en nous laissant chaque fois avec de nouvelles interrogations. C'est une lecture que j'ai trouvé parfois bien étrange et je pense que chaque lecteur aura une expérience différente. On peut y voir une touche de fantastique, un peu de folie, ou encore un portrait singulier de l'adolescence.

Lien : https://revesurpapier.blog4e..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (1)
Ricochet   05 mars 2019
Le thème du jeunisme et son corollaire l’immortalité ne sont pas nouveaux, mais Dominique Brisson invente une histoire suffisamment choquante, et surtout la raconte de façon suffisamment complexe pour marquer durablement le lecteur [...] L’ensemble génère tellement d’interrogations littéraires et philosophiques qu’on restera toutefois complètement envoûté par ces Yeux d’Aireine.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   03 février 2019
"Regarder" : quel drôle de mot ! Il y a de la douceur, du moelleux, du rassurant en lui. "Garder", c'est mettre en soi, c'est s'approprier quelque chose pour en prendre soin ou pour l'aimer peut-être, puisqu'on peut le faire par "égard" pour la personne. Mais pourquoi "re" ? Je crois comprendre qu'il y a de la réaction, de la réponse, du rebond ou du rejaillissement dans ce préfixe. J'y perçois aussi du recommencement, de la réciprocité. Je te donne, tu me redonnes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
JangelisJangelis   16 janvier 2019
Moi qui ai toujours été seule, je ne pouvais pas savoir ce qu'était un premier amour. Je ne pouvais pas imaginer à quel point c'était si spécial, si précieux que l'on pouvait mettre ses dernières forces à vouloir le réveiller, que l'on pouvait avoir, même centenaire, le projet fou de fouiller dans les cendres d'un vieil homme perdu pour y trouver un petit bout d'âme encore tiède.
Commenter  J’apprécie          40
petitsoleilpetitsoleil   03 février 2019
Nous étions des rescapés.
J'ai mis du temps à faire monter ce mot, le plus juste de tous. Ni malades ni blessés, plus victimes, pas encore pleinement vivants : plutôt rescapés d'une catastrophe
Commenter  J’apprécie          80
petitsoleilpetitsoleil   03 février 2019
Pour l'heure, j'étais tout à mon bonheur d'avoir eu la chance d'entrer dans son monde, le monde d'Aël, délicat et enchanteur. J'ai été happée par cette nature imaginaire, ses tourbillons de couleurs, ses univers codés qu'il m'a présentés avec confiance, en sollicitant mon avis, en écoutant mes appréciations. Comme les mots que j'ai cherchés pour exprimer ce que je ressentais étaient plats !
J'ai fini par ne plus plus parler : j'ai regardé les dessins en silence et lui m'a regardée les regarder ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   21 janvier 2019
Au delà des vitres, à l'extérieur, je ne reconnais plus le paysage. Le jour se lève, morne et brumeux, le jour se couche, sale et fatigué. Entre les deux, seul l'épaisseur des gris peut varier un peu. Saleté de gris. Pourquoi personne n'en parle t-il? Il est pourtant évident que quelque chose de grave se passe...
Commenter  J’apprécie          20
autres livres classés : amnésieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2685 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre