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EAN : 9791091750042
95 pages
Éditeur : Cours Toujours (31/08/2019)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le chat serait le meilleur ami de l’homme s’il voulait bien (se) l’avouer. Que se trame t-il sous l’eau pure des yeux des chats ? On les dit parfois sournois, manipulateurs, capricieux et égoïstes, mais les chats sont avant tout des créatures fascinantes. Dans les trente récits signés deDominique Brisson, ils font vivre aux humains (qu’ils consentent à fréquenter) des aventures extraordinaires.Dans la droite ligne des deux autres titres de la collection, Ma Po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Herve-Lionel
  22 décembre 2019
La Feuille Volante n° 1416– Décembre 2019.
Toi, mon chat - Dominique Brisson, Pascale Belle de Berre - Éditions Cour toujours.
Tout d'abord, je remercie Babelio et les éditions "Cours toujours" de m'avoir fait découvrir cet ouvrage de Dominique Brisson pour les textes et Pascale Belle de Berre pour les pastels. C'est vraiment un beau livre.
L'univers du chat, ses réactions parfois étranges, la phobie que parfois il inspire, son indépendance, la musique de ses ronronnements m'ont toujours fasciné. Il a, dit-on, neuf vies, les Égyptiens le célébraient comme un dieu et il a bien souvent inspiré les peintres et surtout les poètes et ce même si on a parfois péjorativement moqué sa maigreur, sa peur de l'eau froide ou simplement parlé de l'éventualité de le fouetter. Il est, et ce depuis des siècles, un auxiliaire efficace dans la lutte contre les rongeurs et le "Roman de Renard" nous présente un Tibert convainquant tandis que Garfield est croqué en philosophe gourmand quelque peu égoïste et paresseux. le chat n'est donc pas seulement un simple animal de compagnie, c'est un véritable compagnon, un complice qui ne laisse évidemment pas indifférents ceux qui vivent avec lui et qui habitent chez lui parce qu'il devient vite évident qu'il investit jusqu'à la propre maison de ceux qui l'ont recueilli.
J'ai donc décidé de m'approprier ces trente récits à la lumière des moments d'exception passés avec mon compagnon. Il a sa propre manière de s'exprimer qui dépasse les miaulements traditionnels qu'on lui attribue. Ils sont souvent plaintifs, toujours expressifs, vont de l'itératif commandement à la supplication, il sait y faire et obtient toujours ce qu'il veut. Il adopte très vite un langage cabalistique que sa gestuelle corporelle précise et que l'émail de ses yeux soulignent. Pour peu qu'on y prête attention on peut avoir avec lui des conversations silencieuses faites de clignements de paupières, de rauquements de gorge, de coups de tête et de frottements sur les jambes... Je ne sais pas quoi en penser, toujours est-il qu'il affectionne souvent les rayonnages de la bibliothèque et suis sûr qu'il est sensible à l'odeur de l'encre, à la fragrance du papier et pourquoi pas à la musique des mots, parce qu'évidemment il sait lire et pénètre facilement dans l'univers créatif d'un auteur. Ce n'est quand même pas parce que c'est un animal à poil qu'il n'est pas sensible aux gens de plume ! Il tente même d'attraper mon stylo quand je hasarde des mots pour ce modeste commentaire. C'est peut-être une tentative de donner son avis, une manière de contestation, après tout il a lui aussi son mot à dire puisqu'il s'agit de lui. Et puis le farniente, ça il connaît, au soleil d'été ou près du radiateur l'hiver. Il y a les courses effrénées dans le jardin, les explorations jalouses de son territoire, l'heure du repas qu'il ne manque jamais même si sa gourmandise lui fait souvent renouveler cette séquence mais j'ai pu voir qu'il a une pendule dans la tête et s'adapte mieux que moi aux ridicules changements d'heure que la loi nous impose, à nous pauvres humains! Tout cela procède du mystère qui l'entoure et de la fascination qu'il inspire.
Parmi ces témoignages, beaucoup sont anecdotiques mais révèlent autant l'indépendance du chat que son attachement à son maître. J'ai une particulière tendresse pour Édito, cette chatte journaliste qui s'est installée dans un salle de rédaction d'un quotidien. Cela me rappelle qu'il y a quelques années un chat s'est installé dans la mairie de la ville de Niort, cette cité tant décriée par Houellebecq, on se demande bien pourquoi. L'article de presse qui lui a été consacré détaillait son quotidien et l'attachement du personnel mais ne précisait pas s'il assistait aux séances du conseil municipal ni si le maire lui prêtait un oreille attentive. J'ai été sensible aussi à l'histoire de Limoges, cette chatte fidèle dont son maître se sépare pendant trois ans et qui finalement vient mourir dans ses bras.
L'animal est tellement tout cela et tellement d'autres choses encore qu'il me reste à découvrir parce que, évidemment chaque chat est unique, toujours prompt à étonner. D'ailleurs mon compagnon s'agite et jette des regards désespérés vers la porte et la nuit. Il a sûrement un rendez-vous mais là, c'est une autre paire de pattes!
©Hervé Gautier http:// hervegautier.e-monsite.com.
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beatriceferon
  27 décembre 2019
Dominique Brisson et Pascale Belle de Berre se sont associées pour créer ce trésor : un album dédié aux félins domestiques. Trente textes pour l'une illustrés par l'autre de pastels magnifiques.
Lorsqu'on découvre le volume, on se figure un gros plan sur le visage d'un matou noir. L'amande de son oeil est découpée dans la couverture et l'iris fendu, jaune marbré de vert est peint sur la deuxième page. Mais quand on ouvre, surprise ! Ce qui colore l'oeil du chat, c'est le corps d'un autre, lové dans un panier rond. Il lève la tête vers le lecteur surpris, l'air de dire : « Et alors ? Je t'ai bien eu, non ? »
J'imagine que Dominique Brisson a récolté des histoires auprès de ses amis ailurophiles. Certaines sont drôles, d'autres tristes et il y en a de tendres, curieuses, surprenantes. C'est un régal, car souvent, on se reconnaît et ce que raconte l'auteur, on l'a vécu aussi. du moins, c'est mon cas.
« Bis repetita » narre les aventures de Delphine qui, traumatisée d'avoir perdu Papou, découvre, sur le chemin du travail, un petit abandonné, qui lui ressemble trait pour trait, et qu'elle adopte aussitôt. Comme elle, j'ai failli mourir de chagrin lorsqu'un chauffard a tué mon Hécate devant chez moi. Une semaine plus tard, le voisin m'appelait pour déposer dans la coupe de mes mains jointes, ma toute petite Isis, qu'il avait arrachée à des voyous qui pensaient la noyer. Ici, pas de ressemblance physique entre les deux chattes. Mais j'ai vu comme un signe d'Hécate, m'envoyant cette petite chérie pour me consoler.
Delphine a recueilli des chatons abandonnés, malades et pas encore sevrés. Elle les a soignés et « toute la famille s'est relayée pour que Marlou puisse dormir contre des bouteilles d'eau chaude glissées dans des manches de fourrure polaire, tète régulièrement des biberons de lait pour chaton et apprenne la sociabilité. » C'est ce qu'a fait mon amie Lucette qui a élevé avec patience un petit orphelin, se levant plusieurs fois pendant la nuit pour le nourrir.
Dans « la comédie inhumaine », Marie a la surprise d'entendre Hannibal la nommer « Maman, Maman ». Ma petite Flocon me répondait toujours, quand je lui demandais « c'est qui ma chérie adorée ? » « Moi, Moi, Moi » et P'tit Gars m'appelle chaque fois que les chiens l'ennuient : « Maaaaman ! »
Dans « l'été des cent campagnols », Athos offre chaque jour un rongeur à Louisette. C'est ce que faisait aussi mon Azraël, qui a même été le fournisseur officiel du professeur de sciences en lui procurant quantité de rats à disséquer.
« Le confort d'abord » m'a rappelé le couple attendrissant que formaient la jeune Hécate et Friponne, la chienne teckel. Pendant longtemps, la chatonne a tété la pauvre Friponne, qui la laissait faire, malgré son ventre tout rouge des pétrissages frénétiques.
Ces histoires m'ont donc tout particulièrement touchée.
J'ai quand même dû rire, car l'une d'elles se passe à Bruxelles et l'auteure la situe dans la « rue des Petits Bouchers », alors qu'il s'agit, en réalité, de « la petite rue des Bouchers ».
J'ai surtout pris un immense plaisir à admirer les sublimissimes pastels de Pascale Belle de Berre.
De temps à autre, un petit encart en bas de page relate une brève information, parfois très surprenante.
J'avais repéré cet album dans la liste proposée par la Masse critique de Babelio et je croisais les doigts pour le recevoir. Mon souhait s'est réalisé et j'en suis enchantée.
Je remercie donc Babelio et les éditions « Cours toujours » pour ce merveilleux cadeau que j'ai pleinement apprécié. Un vrai coup de coeur pour moi.
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anniefrance
  05 avril 2020
Une merveille pour qui a la passion des chats (qui a un drôle de nom finissant évidemment en phile); des illustrations splendides et des textes variés montrant la diversité des comportements de chats (je pourrais si j'avais du talent en écrire d'autres, comme tous ceux qui ont eu des petits félins dans leur vie) Dominique (que je connaissais comme éditrice dynamique de beaux textes) part de faits réels: j'ai connu un des chats de la librairie venu s'installer sur mes genoux lors d'une rencontre avec Olivier Adam, je connais aussi Cyprienne Kemp mais pas son chat…
Un délicieux moment de lecture et un coup de coeur
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LeManegeDePsylook
  23 décembre 2019
Je tiens tout d'abord à remercier la Masse Critique Babelio ainsi que les éditions Cours Toujours pour ce partenariat qui m'a ravie. À peu de choses près, je m'attendais à ça donc c'est chouette.
C'est un beau livre. Les feuilles sont épaisses, et la couverture l'est davantage, mais pas suffisamment pour qu'elle perde de sa souplesse. Je l'ai d'ailleurs trouvée originale : on y voit une découpe en forme d'oeil de chat et on dirait vraiment ça, mais quand on ouvre, c'est en réalité le pelage d'un félin roulé en boule et c'est tellement bien fait, qu'on s'y méprend volontiers.
Entrons un peu plus dans les détails : il contient trente nouvelles plutôt courtes. le plus souvent, les récits sont racontés du point de vue des maîtres, mais dans quelques uns, on suit les chats. Il y en a pour tous les goûts : quelques rares histoires m'ont laissée indifférente (Dent pour dent par exemple) principalement parce que le texte est trop terre à terre. Beaucoup m'ont émue parce qu'elles sont touchantes, comme Dans les profondeurs ou Gueule cassée. Il y en a même qui m'ont fait rire comme Chats de librairie ou La vengeance du cimetière.
Habituellement, j'aime détailler un morceau de l'histoire, au moins le début. Là, c'est impossible : les nouvelles sont trop nombreuses et surtout trop courtes.
On y retrouve autant de textes différents que les félins ont de facettes. Quant aux maîtres, ils sont tout aussi variés : certains aiment les chats, d'autres pas, d'autres en ont peur… Quoiqu'il en soit, pas un seul ne m'a déplu, peut-être parce que malgré la concision des nouvelles, ils sont suffisamment bien dépeints pour que j'accroche sans mal.
En ce qui concerne les dessins, j'ai beaucoup aimé. Il y a une quarantaine d'illustrations qui sont bien faites : j'y ai retrouvé bon nombre des positions que prennent les félins. Les couleurs sont sympathiques et chaleureuses. Ne m'y connaissant pas plus que cela en art, je ne vais pas me lancer dans une analyse du style. Je dirais juste que j'ai apprécié les dessins et j'ai pris plaisir à contempler le pelage détaillé des chats, poils par poils, ça avait quelque chose de fascinant.
J'ai beaucoup aimé cette lecture.
Lien : https://psylook.kimengumi.fr..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LeManegeDePsylookLeManegeDePsylook   19 décembre 2019
Il ne faut pas s'inquiéter non plus si, en passant devant la maison de Marie et de James, vous entendez une voix de tueur psychopathe : c'est juste que le couple parle à Ziggy, la chatte de trois ans, toute blanche, un œil bleu, un œil vert. Celle-ci cache bien son jeu avec sa double personnalité : câline pendant quelques minutes et soudain tous crocs et toutes griffes dehors, sans transition ! Capable de se planquer derrière les portes pour sauter sur ses victimes humaines, et dangereuse tueuse de papillons ! Une diablesse qui a vite inspiré cette voix hystérique de "psycho cat killeuse" !
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