AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791028106751
Éditeur : Bragelonne (04/04/2018)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 156 notes)
Résumé :
Karigan G'ladheon, jeune fille éprise d'aventure, s'enfuit après avoir été exclue de son école pour avoir défié en duel le fils d'un gouverneur de province.
Elle croise alors un Cavalier Vert, l'un des légendaires messagers du roi qui lui demande dans un dernier souffle de porter un message à son souverain.
Sans même prendre connaissance de la missive, elle fait le serment de la remettre en mains propres, scellant ainsi son destin, car elle est soudain... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
LeScribouillard
  15 décembre 2017
J'avais vu la couverture avant qu'elle ne soit changée pour l'édition 10€ par Bragelonne. Ça m'avait eu l'air d'un petit roman écrit comme ça, sympa, un peu dans l'esprit de la Table Ronde, et je pensais qu'il s'agissait d'un one-shot. Pauvre naïf que j'étais... Mais bon, ça ne m'a pas coûté un picaillon car j'ai pris toute la série à la bibliothèque plutôt que de l'acheter dans une librairie où j'en aurais eu pour mon portefeuille connaissant Bragelonne :p
Ça, c'était la petite histoire, maintenant passons au vif du sujet. On aurait pu s'arrêter au tome 1, et ç'aurait été plutôt bénéfique, étant donné la trempe des suivants (mais on y reviendra...). En attendant, du côté de celui-ci... eh bien c'est très agréable. Mais ça ne fait pas tout.
Apophis l'aura d'ores et déjà remarqué, le worldbuilding est loin d'être original, pour des tas de raisons. L'ambiance Renaissance est quasiment identique à celle médiévale (pas d'armes à feu, pas de nouveaux courants philosophiques contestataires ni rien, et je me suis vraiment imaginé Mirpuits comme un endroit parfaitement moyenâgeux), moins le côté mystique et ancien qui a fait que tellement d'auteurs se soient basés sur cette période plutôt qu'une autre. L'auteure se rattrape tout de même sur ce point étant donné que son univers connu n'est pas un doublon de notre Vieux Continent, étant donné que de nombreux éléments d'Amérique du Nord y rentreront (mais ça se verra surtout dans le tome suivant). En revanche... Bah, c'est de la bonne vieille high fantasy comme on en a l'habitude. Gentils, méchants, une ou deux nuances, ça ne va pas plus loin. Les méchants ont vu leur grand méchant battu une première fois il y a bien longtemps, sauf qu'il n'est peut-être pas complètement mort, et les gentils vont s'en reprendre plein la tronche. Ensuite, les personnes jolies, de deux mètres de haut environ, avec des oreilles pointues et de longs cheveux qui vivent dans les bois, vous pouvez très bien les appeler Élétiens, les lecteurs se douteront bien qu'il ne peut pas s'agir de hippies imberbes.
Deuxième point de déception, le magicbuilding semblait partir sur la musique, thème déjà vu mais toujours fascinant et plein de facettes inexplorées (imaginez une magie qui se baserait sur le dubstep), mais on se rend finalement compte... qu'il n'y en a pas. En tout cas, l'auteure met des tas de sortilèges fantasmagoriques sans jamais expliquer comment c'est possible. Autant ça pourrait être pardonné chez un petit auteur français qui écrit son premier roman, mais là, bon sang, c'est de la littérature SFFF américaine ! Les gens là-bas sont des experts, et vu l'entourage de Kirsten Britain (entre autres Terry Goodkind et Marion Zimmer Bradley), c'est étonnant que ce "détail" soit passé sous le nez de tout le monde.
Rien que pour ces deux raisons, certains enlèveraient la moitié des étoiles que j'ai mises. Il n'empêche, on a de sacrément bons côtés... L'héroïne est une jeune femme caractérielle (mais sans en faire trop, et pas dépourvue de jugeote), pas du type pauvre-orpheline-de-la-plus-basse-classe-d'une-société-indigne-et-monarchiste-et-dystopique - d'ailleurs, la monarchie est plutôt bien vue malgré ses opposants, ce qui détonne des tonalités anti-royalistes que certains ont pu mettre pour se donner un air dans le temps -), jeune femme, donc, propulsée dans l'aventure comme ça de manière assez surprenante et à qui il arrivera tout un tas de trucs extraordinaires sans qu'on en rajoute trop non plus. Et puis, il y avait cet aspect nature, à travers les grandes forêts et les chemins délaissés de campagne, qui m'a beaucoup plu (et qui s'est évaporé malheureusement dans la dernière centaine de pages). Et, comme ça, tout un tas de petites nuances dans l'univers qui faisaient qu'il n'était pas en carton-pâte non plus. Tout ce qu'il me fallait pour passer un bon moment. Après, le reste de la série... Des hauts, des bas... Mais j'aurais l'occasion d'en reparler bien vite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
nanalol
  13 décembre 2016
Il s'agit de ma deuxième lecture de ce roman : je me rappelle que déjà, la première fois, j'avais été emportée.
On ne lâche plus CV (Cavalier vert, dit par les intimes!) une fois qu'on l'a commencé : allez, j'en ai envie, je la fais : c'est comme un cheval lancé au galop, une fois monté dessus, je vous déconseille d'en descendre. Ici, cependant, vous ne risquez pas de bosses mais une intense frustration.
Pourtant, quand on referme ce roman, la première impression est celle d'avoir vécu un super moment de lecture, sans trop comprendre pourquoi : c'est un premier tome relativement classique qui nous est proposé là. Semble-t'il !
Karigan, une jeune roturière, doit apprendre à s'intégrer à la noblesse Sacoridienne en étudiant à l'école Selium, école réputée, mais ouverte à ceux qui ont les moyens de la fréquenter.
Peu disposée à s'en laisser conter par les nobles, elle n'hésite pas à affronter l'un deux, le vexant et causant son renvoi de l'école. Décidée à affronter les conséquences de ses actes auprès de son père, avec qui elle est très liée, elle se sauve pour aller au-devant de ce dernier.
Débute pour Karigan une aventure rocambolesque aux ramifications nationales : sur ses épaules va reposer la continuité de l'Empire… tout ça parce qu'elle tombe sur un cheval têtu et son maître agonisant, se révélant être un Cavalier vert, soit un messager très spécial du Roi.
On est d'accord, on connaît ça : l'aventurier lancé un peu au hasard dans une aventure dont il ne veut pas vraiment, supportant finalement le poids du monde sur ses épaules.
Il y a cependant dans CV un charme indéfinissable, de ceux qui fondent une grande série…
Karigan est très attachante, une jeune fille de son âge, qui doute, dit et fait des bêtises, tout en apprenant de ses erreurs…
Les personnages secondaires, que l'on croise tout au long du livre, sont tour à tour intrigants (les soeurs Sorbier, Abram, les Elétiens, Fastion …), touchants (Abram, Alton, Melry …), drôles (Alton, Condor, dit Cheval une grande partie du récit), profonds …
Le lien entre le cheval et l'Homme est mis au centre du récit : Karigan ne serait rien sans le courage et l'abnégation de sa monture, et ce lien sera encore plus développé dans le tome 2, auquel j'ai pour le moment limité mon immersion dans la série.
Kristen Britain personnalise les animaux, elle leur donne une voix, une force, que ce soit grâce à l'aigle Lisse-Plume ou grâce à Condor et les autres, qui pour le moment ne font qu'une courte apparition dans le récit.
Je lis les romans en français, et la lecture est fluide : quelques répétitions sur la traduction, des maladresses qui rappellent qu'il s'agit d'un premier roman, mais rien qui heurte réellement le lecteur.
Malgré tous les écueils dans lesquels l'auteure aurait pu tomber, elle réussit à éviter le principal : écrire une histoire déjà lue.
Elle s'empare de lieux communs et les adapte à son univers. Les éléments de mythologie dispersés tout au long de ce premier roman intriguent, attirent : pourquoi le rejet de la magie qui semble présente pourtant à chaque page ? pourquoi les cavaliers verts, et leurs aptitudes ? pourquoi semblent ils si peu respectés et si peu nombreux, tout en étant si connus sur le territoire de la Sacoridie ?
Pourquoi le réveil de l'obscur, pourquoi maintenant ?
Va-t-on retrouver les soeurs Sorbier, que je pourrais comparer à Tom Bombadil, puisqu'il est de coutume de mesurer chaque centimètre de la fantasy au mètre étalon le Seigneur des Anneaux ? rencontrer à nouveau l'intrigant Abram ? Somial ?
Les liens affectifs que l'on devine dès ce premier tome se développeront-ils selon le coeur, ou la raison ?
Il est bien étrange, ce premier tome, que l'on referme étourdi et abasourdi, en se demandant finalement ce qui nous a tant plu car, si fait, il n'est pas si différent d'autres que l'on a déjà lu… et finalement, lorsqu'on y repense, il est pourtant si original et si fort qu'il a su nous entraîner dans une lecture frénétique qui nous laisse sur l'intense frustration de ne pas avoir la suite à portée de main.
Abram, le sage bûcheron, prévient Karigan : « Les Cavaliers Verts vont toujours en hâte ».
Sa force est bien là, à ce premier tome du Cavalier vert, et à mon tour je vous avertis : vous irez en hâte, vous n'aurez de cesse de tourner les pages, de vous aventurer dans cet univers si bon enfant… au premier abord…
Au trop, au galop, vous n'arrêterez pas de lire, le coeur battant lorsque l'aventure s'assombrira petit à petit. Vous serez entraînés malgré vous dans la politique Sacoridienne, vous verrez l'horizon s'assombrir, espérant le retour de l'insouciance du début, et le redoutant en même temps, car c'est dans les épreuves que nous découvrons vraiment les personnages qui nous sont présentés, comme toujours!
Et lorsque vous aurez tourné la dernière page, vous aurez envie de gifler Kari, que vous aimerez pourtant déjà si fort… et si d'aventure vous possédez le tome 2, vous vous jetterez sur lui pour être sûr qu'elle n'a pas maintenu sa folle décision, même si évidemment vous vous douterez du choix final, un choix qui ne sera que le début de votre propre aventure.
Alors foncez, allez en hâte, mais sachez revenir sur vos pas, pour guetter au fil des pages les indices que vous pourriez avoir manqués. Rejoignez Kristen Britain et devenez Cavalier : aucune facilité, aucun lieu commun dans ce choix : dans le monde des Cavaliers, vous apprendrez à ne pas vous fier aux apparences, et à profiter de la chevauchée !
***
Petit focus sur l'édition toujours soignée présentée par Bragelonne, et illustrée par Alexandre Dainche. J'admire comme toujours la force des paysages qu'il dessine et la beauté des chevaux qu'il met en scène.
Le roman existe aussi en poche, toujours dessiné par Alexandre Dainche, que j'aime très fort : pas seulement parce qu'il a du talent mais aussi parce que c'est un homme au coeur d'or ! Prenez-en plein les yeux !😉
Lien : https://lilielitmaispasque.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
frankgth
  25 novembre 2013
Premier roman d'une série qui compte actuellement 4 tomes (le 5ème est prévu pour 2014 en VO), et accessoirement premier roman de l'auteur, nous découvrons ici un récit Fantasy assez classique aussi bien sur le fond que sur la forme. Une toute jeune fille qui rêve d'aventure se retrouve au milieu d'intrigues qui vont aller bien au-delà de ses espérances et va donc devoir d'abord survivre puis se montrer héroïque pour le bien du royaume et du roi (pas forcément dans cet ordre d'ailleurs...).
Un système de magie assez conventionnel, un univers med-fan qui n'apporte rien de neuf, un démarrage poussif, autant dire que je m'apprêtais à finir et oublier rapidement cette histoire. Et puis petit à petit j'ai commencé à réviser mon jugement. L'institution des cavaliers verts est intéressante et permet à l'auteur de nous faire passer son amour de la nature et des chevaux d'une manière assez délicate pour ne pas être pesante. Et une fois lancée, l'action devient assez trépidante et le personnage de Karigan s'avère plus riche et attachant qu'il n'y paraissait au départ. L'intrigue bien qu'un peu prévisible n'est finalement pas aussi basique que le laissait craindre le départ (et va largement s'améliorer dans les tomes suivants).
Au final une lecture agréable sans être extraordinaire et pour moi une bonne surprise malgré un départ difficile pour une série qui mérite d'être connue au delà de sa cible adolescente évidente.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
lilyrose87
  26 août 2013
Il est vrai que je suis plus adepte de la bit-lit que de la fantasy, le Seigneur des Anneaux étant l'exception qui confirme la règle. Aussi quand j'ai découvert l'histoire de Cavalier Vert, quelques souvenirs me sont revenus en mémoire, car certaines choses rappellent un peu l'histoire de Tolkien...mais pas seulement.
Je vous fais un petit topo : les Cavaliers Verts sont les messagers du roi d'Arcadia (je me rappelle plus trop de la ville...j'espère que je ne confonds pas avec autre chose). Ils n'obéissent qu'au roi, qui leur donne des missions au travers du Capitaine des Cavaliers Verts (en gros, c'est la chef des Cavaliers). Les Cavaliers Verts ont une broche qui leur confère de la magie. Chaque broche est unique...mais comme y a pas beaucoup de magie dans ce monde, forcément ça ne donne pas quelque chose de puissant.
Ex : notre héroïne, Karigan (vraiment très attachante, très loin des Mary-Sue et autre tête à claque) peut devenir invisible grâce à sa broche. Sauf qu'en réalité elle peut voyager dans le temps, mais comme sa broche n'est pas assez puissante, elle ne peut pas voyager très longtemps et du coup elle devient seulement invisible. Tout le monde suit?
Ok, je n'explique pas très bien, mais c'est que c'est encore flou, après tout il n'y a que quatre tomes pour le moment, et les livres s'intéressent plus aux personnages qu'aux pouvoirs.
Les personnages justement :
- Karigan : notre héroïne, qui est devenue Cavalier Vert après avoir assisté à la mort de l'un d'entre eux, celui-ci l'ayant supplié de reprendre sa mission. J'aime beaucoup ce personnage, sa profondeur et sa complexité. On sent qu'il y a une histoire avec son passé (surtout avec sa mère décédée) mais même si elle douée, elle n'en fait pas tout un fromage. Je la trouve assez sombre et torturée mais sympathique après tout. En même temps, la demoiselle est amoureuse du roi, alors forcément, ça ne rend pas joyeux joyeux puisqu'elle se doute bien qu'elle ne pourra jamais l'épouser
- le roi justement Zacharie : il est jeune, aimé de son peuple et un très bon roi. Dans ce livre, il n'est pas au pouvoir, son trône ayant été usurpé par son frère ainé. C'est Karigan qui l'aidera à remonter sur le trône. Un personnage que l'on ne voit pas assez mais qui, je le présume, aura un rôle plus important dans la suite
- Mornhavon (je ne suis plus sûre de l'écriture) : le grand méchant de cette histoire. C'était un très vilain guerrier qui a fait de très vilaines choses (détruire, conquérir, asservir...) mais qui a disparu depuis des millénaires...enfin son corps parce que son esprit hante encore ces terres...enfin plus précisément le Voile Noir, une immense forêt protégée par une barrière magique pour empêcher les vilaines bêtes qui s'y trouvent de sortir (la chute d'une partie de cette barrière constitue le début du Tome 1).
Bon après il y a une foultitude d'autres persos parmi les Cavaliers Verts (et d'ailleurs on finit par se prendre d'affection pour eux au fur et à mesure des livres)...et il y a aussi des Elts (et c'est là qu'on retrouve un peu du Seigneur des Anneaux puisqu'ils sont la copie conforme des Elfes).
Il faudrait des heures pour dresser les portraits de chaque personnage, mais franchement si vous aimez l'aventure, la fantasy, vous ne pourrez qu'aimer cette saga.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Bislys
  02 janvier 2018
Après avoir été exclue de son école, Karigan décide de rentrer chez son père à l'autre bout du pays. Sur son chemin, elle va croiser un cavalier aganisant qui lui fait promettre dans un dernier souffle de transmettre un message au roi. Bien malgré elle, Karigan devient donc un Cavalier Vert, prestigieux messager et défenseur du roi. Sur sa route, elle va devoir affronter de nombreux dangers car une conspiration semble être à l'oeuvre et bien déterminée à ce que le message n'atteigne jamais le roi Zacharie.
Aie, aie, aie! Mais que ce fut laborieux. L'histoire est très inégale et seules les 150 dernières pages sont réellement intéressantes. le reste de l'histoire se borne à une suite de rencontres et de mésaventures pas toujours passionnantes et qui ne sont pas sans rappeler La communauté de l'Anneau. La comparaison semble inévitable tant certains personnages et éléments rappellent l'oeuvre de Tolkien. J'ai cependant beaucoup aimé la fin de l'histoire avec ses intrigues politiques et ses combats à l'épée. Difficile d'avoir un avis tranché sur ce roman: un peu long mais au final pas déplaisant à lire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
frankgthfrankgth   25 novembre 2013
Le granit était froid et rugueux sous les paumes de l’homme à la cape grise. C’était du bon granit bien solide, issu du tréfonds même de la terre. Il suivit la trace à peine perceptible de joints entre les pans immenses du mur. Les joints, pensait-il, étaient la clé. La clé pour détruire le mur.
Celui-ci le dominait de toute sa hauteur, difficile à évaluer. Épais de plusieurs pas, il courait le long de la frontière sud de la Sacoridie sur des centaines de kilomètres, de la mer Orientale à la baie d’Ullem, à l’ouest. Il protégeait la Sacoridie, ainsi que les autres terres, de Kanmorhan Vane, qui en langue commune signifie « la forêt du Voile Noir ».
Le mur résistait depuis mille ans. Il avait été construit après la Longue Guerre, au tournant du Premier Âge. Durant ce millénaire, les hôtes de la forêt sombre étaient devenus agités, aigris d’être emprisonnés derrière le mur.
À présent, l’Homme Gris devait faire appel à eux et mettre un terme à leur exil. Il ramènerait au monde ces créatures de cauchemar, à la lumière du jour. Il les amènerait lentement. Dans un premier temps.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
nanalolnanalol   13 décembre 2016
Il s’agit de ma deuxième lecture de ce roman : je me rappelle que déjà, la première fois, j’avais été emportée.


On ne lâche plus CV (Cavalier vert, dit par les intimes!) une fois qu’on l’a commencé : allez, j’en ai envie, je la fais : c’est comme un cheval lancé au galop, une fois monté dessus, je vous déconseille d’en descendre. Ici, cependant, vous ne risquez pas de bosses mais une intense frustration.


Pourtant, quand on referme ce roman, la première impression est celle d'avoir vécu un super moment de lecture, sans trop comprendre pourquoi : c’est un premier tome relativement classique qui nous est proposé là. Semble-t'il !


Karigan, une jeune roturière, doit apprendre à s’intégrer à la noblesse Sacoridienne en étudiant à l’école Selium, école réputée, mais ouverte à ceux qui ont les moyens de la fréquenter.


Peu disposée à s’en laisser conter par les nobles, elle n’hésite pas à affronter l’un deux, le vexant et causant son renvoi de l’école. Décidée à affronter les conséquences de ses actes auprès de son père, avec qui elle est très liée, elle se sauve pour aller au-devant de ce dernier.


Débute pour Karigan une aventure rocambolesque aux ramifications nationales : sur ses épaules va reposer la continuité de l’Empire… tout ça parce qu’elle tombe sur un cheval têtu et son maître agonisant, se révélant être un Cavalier vert, soit un messager très spécial du Roi.


On est d’accord, on connaît ça : l’aventurier lancé un peu au hasard dans une aventure dont il ne veut pas vraiment, supportant finalement le poids du monde sur ses épaules.


Il y a cependant dans CV un charme indéfinissable, de ceux qui fondent une grande série…


Karigan est très attachante, une jeune fille de son âge, qui doute, dit et fait des bêtises, tout en apprenant de ses erreurs…


Les personnages secondaires, que l’on croise tout au long du livre, sont tour à tour intrigants (les sœurs Sorbier, Abram, les Elétiens, Fastion …), touchants (Abram, Alton, Melry …), drôles (Alton, Condor, dit Cheval une grande partie du récit), profonds …


Le lien entre le cheval et l’Homme est mis au centre du récit : Karigan ne serait rien sans le courage et l’abnégation de sa monture, et ce lien sera encore plus développé dans le tome 2, auquel j’ai pour le moment limité mon immersion dans la série.


Kristen Britain personnalise les animaux, elle leur donne une voix, une force, que ce soit grâce à l’aigle Lisse-Plume ou grâce à Condor et les autres, qui pour le moment ne font qu’une courte apparition dans le récit.


Je lis les romans en français, et la lecture est fluide : quelques répétitions sur la traduction, des maladresses qui rappellent qu’il s’agit d’un premier roman, mais rien qui heurte réellement le lecteur.


Malgré tous les écueils dans lesquels l’auteure aurait pu tomber, elle réussit à éviter le principal : écrire une histoire déjà lue.


Elle s’empare de lieux communs et les adapte à son univers. Les éléments de mythologie dispersés tout au long de ce premier roman intriguent, attirent : pourquoi le rejet de la magie qui semble présente pourtant à chaque page ? pourquoi les cavaliers verts, et leurs aptitudes ? pourquoi semblent ils si peu respectés et si peu nombreux, tout en étant si connus sur le territoire de la Sacoridie ?


Pourquoi le réveil de l’obscur, pourquoi maintenant ?


Va-t-on retrouver les sœurs Sorbier, que je pourrais comparer à Tom Bombadil, puisqu’il est de coutume de mesurer chaque centimètre de la fantasy au mètre étalon Le Seigneur des Anneaux ? rencontrer à nouveau l'intrigant Abram ? Somial ?


Les liens affectifs que l’on devine dès ce premier tome se développeront-ils selon le cœur, ou la raison ?


Il est bien étrange, ce premier tome, que l’on referme étourdi et abasourdi, en se demandant finalement ce qui nous a tant plu car, si fait, il n’est pas si différent d’autres que l’on a déjà lu… et finalement, lorsqu’on y repense, il est pourtant si original et si fort qu’il a su nous entraîner dans une lecture frénétique qui nous laisse sur l’intense frustration de ne pas avoir la suite à portée de main.


Abram, le sage bûcheron, prévient Karigan : « Les Cavaliers Verts vont toujours en hâte ».


Sa force est bien là, à ce premier tome du Cavalier vert, et à mon tour je vous avertis : vous irez en hâte, vous n’aurez de cesse de tourner les pages, de vous aventurer dans cet univers si bon enfant... au premier abord...


Au trop, au galop, vous n’arrêterez pas de lire, le cœur battant lorsque l’aventure s’assombrira petit à petit. Vous serez entraînés malgré vous dans la politique Sacoridienne, vous verrez l'horizon s'assombrir, espérant le retour de l'insouciance du début, et le redoutant en même temps, car c'est dans les épreuves que nous découvrons vraiment les personnages qui nous sont présentés, comme toujours!


Et lorsque vous aurez tourné la dernière page, vous aurez envie de gifler Kari, que vous aimerez pourtant déjà si fort… et si d’aventure vous possédez le tome 2, vous vous jetterez sur lui pour être sûr qu’elle n’a pas maintenu sa folle décision, même si évidemment vous vous douterez du choix final, un choix qui ne sera que le début de votre propre aventure.


Alors foncez, allez en hâte, mais sachez revenir sur vos pas, pour guetter au fil des pages les indices que vous pourriez avoir manqués. Rejoignez Kristen Britain et devenez Cavalier : aucune facilité, aucun lieu commun dans ce choix : dans le monde des Cavaliers, vous apprendrez à ne pas vous fier aux apparences, et à profiter de la chevauchée !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
fantasybooksaddictfantasybooksaddict   04 décembre 2014
— Qui êtes-vous ? demanda-t-elle. Et que faites-vous ici, au milieu de nulle part ?
Le pommeau de la canne de Mlle Feuille Sorbier cogna contre la table basse. Scones et cookies rebondirent, les tasses à thé s’entrechoquèrent.
— Fleur, dis-moi. Avons-nous oublié de faire les présentations ?
Une expression horrifiée passa sur le visage dodu de Fleur, et elle plaqua les mains sur sa bouche.
— Oh ! Feuille. Dans notre empressement à plaire, nous avons oublié. Cela fait si longtemps que personne ne nous a rendu visite. Mon enfant, peux-tu nous pardonner d’avoir oublié cette très élémentaire politesse ?
Karigan les regarda sans prononcer un mot.
Les demoiselles durent interpréter cela comme un signe de pardon, puisqu’elles poussèrent toutes deux des soupirs d’authentique soulagement.
— Bon, alors, dit Mlle Feuille Sorbier, laisse-nous nous présenter de manière appropriée. Nous sommes les sœurs Sorbier. Je suis Feuille, et voici ma sœur Fleur.
— Notre cher papa, le défunt professeur Sorbier, nous a donné des noms rappelant des éléments de la végétation locale, dit Fleur avec un petit rire. Des surnoms affectueux, pour être exacte. Rien de plus que des diminutifs.
— À la naissance, dit Mlle Feuille Sorbier, on nous a baptisées Isabelle…
— … et Pénélope, compléta Fleur. Mais nous usons rarement de nos prénoms officiels.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
fantasybooksaddictfantasybooksaddict   04 décembre 2014
- Je suis un messager... Cavalier Vert. (Le corps du jeune homme fut parcourut de convulsions douloureuses, un filet de sang coula de ses lèvres le long de son menton.) La sacoche, derrière la selle... message important... le roi. Question de vie ou de mort. Si vous aimez la Saco... Sacoridie et son roi, prenez-le. Apportez-le-lui.
- J... je...
Une part d'elle-même mourait d'envie de prendre ses jambes à son cou en hurlant, tandis que l'autre ressentait l'urgence de la situation. S'enfuir à Corsa au lieu d'attendre que son père vienne la chercher à Selium comportait un irrésistible parfum d'aventure qu'elle avait anticipé. Mais c'était le terrifiant visage de la véritable aventure qui la regardait à présent.
[...]
- C'est dangereux.
Il frémit.
Partout autour d'eux le silence se fit, un calme chargé d'espoir, comme si le monde retenait son souffle en attendant sa décision.
Avant de pouvoir s'en empêcher, Karigan dit :
- J'irai.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
fantasybooksaddictfantasybooksaddict   04 décembre 2014
Elle pouvait presque entendre ses tantes énumérer ses tares. « Irresponsable », dirait tante Gretta. Tante Brini ajouterait : « Entêtée ». « Impulsive », la déclarerait tante Tory. Tante Stace résumerait le tout d'un mot : « G'ladheon », et les tantes hocheraient toutes la tête d'un air entendu, signifiant leur unanimité. Karigan rejeta vivement une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle ne pouvait s'empêcher d'approuver l'appréciation de ses tantes. On aurait dit qu'elle faisait toujours les mauvais choix, le genre de choix destiné à la fourrer dans le pétrin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Video de Kristen Britain (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kristen Britain
Cavalier Vert - Kristen Britain
autres livres classés : fantasyVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

La fantasy pour les nuls

Tolkien, le seigneur des ....

anneaux
agneaux
mouches

9 questions
1131 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantasy , sfff , heroic fantasyCréer un quiz sur ce livre
. .