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Dan Simmons (Préfacier, etc.)Jean-Daniel Brèque (Traducteur)
ISBN : 2070436918
Éditeur : Gallimard (13/01/2011)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 127 notes)
Résumé :
Les bayous recèlent de bien terribles secrets. En douze nouvelles, poétiques et vénéneuses, gothiques et romantiques, Poppy Z. Brite nous convie à participer à un voyage sans retour où un fantôme se lie avec une strip-teaseuse, où deux siamois refusent d'être séparés, où deux amants explorent les limites de leur passion... Même les deux crochets par New York et Calcutta (où "cinq mi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Fifrildi
  17 novembre 2018
Voilà un livre que je n'aurai pas lu s'il n'y avait pas eu la LC imaginaire des Trolls. Cette lecture me conforte dans mon opinion que ce genre de livres n'est absolument pas pour moi.
Avis mitigé.
Sur les 12 nouvelles j'en ai beaucoup aimé deux (Xénophobie et La sixième sentinelle), j'en ai bien aimé deux autres (Anges et Prise de tête à New York). Les autres… j'ai souvent dû m'accrocher et j'ai parfois sauté des passages qui me donnaient la nausée. Évitez, par exemple, de lire Calcutta, seigneur des nerfs après votre petit-déjeuner ^_^
À côté de cela, je dois reconnaître que l'écriture est vraiment très belle. Certaines images sont à couper le souffle. La sixième sentinelle, est la nouvelle qui m'a le plus marquée. Elle m'a mis littéralement KO, j'en ai pleuré. Un cocktail vraiment dément d'horreur et d'émotion.
Selon Wikipédia, en 2010 Poppy Z. Brite a débuté une thérapie aux hormones et est considéré comme un auteur masculin depuis 2011. Comme ce livre date de 1994, j'ai pensé qu'il pouvait entrer dans le Challenge Plumes féminines. D'ailleurs la nouvelle « Traces de pas dans l'eau » a été publiée dans une anthologie féminine « Women of darkness II ».

Challenge Plumes féminines 2018
Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) (145)
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greg320i
  11 janvier 2016
Voyons, voyons, par où commencer ?
Si vous connaissez déjà l'auteur ma foi, mon prologue ne vous servira pas.
du moins je l'espère si nous en sommes au même point, au même constat de fracas que cette Poppy Z. Brite là en a sous la ,,hum, plume .

Donc voilà pour les autres: En quelques bribes de qualificatifs , ce qu'il faut savoir pour rester objectif .
Quel amertume , quel acidité;que Satan l'habite, elle ne le rechignerai même pas, HA!
Une diablesse en profondeur, à l'âme putréfiée et liquéfiée à je-ne-sais quel poison, mais au fond distillé et encore entrecoupé par un savant mélange dont elle doit avoir le secret .
Que Poppy soit, et Poppy sera : voilà sans doute une formule fortuite qui a dû être prononcé devant un pentacle pour recevoir ce réceptacle imaginatif de violence, de perversité et d' agressivité dans ses nouvelles.
Toujours plus enivrantes ,renversantes, inquiétantes, tentantes, entrainant son pauvre lecteur par le bout du nez pour le mener au broyage mental . Voilà qui pourrait bien résumer l'impact de ses méfaits sur d'innocentes victimes non-averties .
Concassage de personnages et vertus peu chrétienne à les soumettre au pires sévices sont l'adage quotidien de notre horrible narratrice .
Nul doute qu'elle y prend plaisir la mesquine ! Tant les descriptions peuvent être à la fois langoureuses, douloureuses ou vilipendeuses.
Rappelez-moi un truc,, c'est bien elle qui écrivit Âmes Damnées ?
Où l'ajustement du 'vit' se fait aussi souvent par la gorge 'que' par ailleurs ?
Choquant , bouleversant, ne reculant devant aucune censure pour les bavures ou l'homosexualité, il faut traiter avec Poppy comme on traite avec le Diable en personne : avec prudence et intelligence.
Non, son indulgence à nous épargner le sirupeux ou le contexte hasardeux n'est pas le fruit pourri d'une pomme aussi juteuse que vénéneuse que l'on tend à croire parfaite .
C'est le fait et le résultat d'un trop plein de sulfureux débordant sur ce qui pourrait rester de trop ou de pas assez justement .
J'avoue, j'avoue , l'horreur n'en est que plus réelle , tangible et incroyable, toutes ces nouvelles étant exactement situé dans le bien nommé Horror Show paru en 1986.
Cette réédition portant l'innocent nom " Contes de la fée verte " n'en est que plus trompeur . Voulu ou non en Français -comme d'habitude à milles lieux du titre en V.O - ce " Swanp Foetus " remettra à sa place la brebis égarée trouvant sur son passage la trace de ce loup dévorant .
Sur ce dernier point , si vous voulez rigoler un instant, mon anecdote croustillante pourra vous faire sourire ( juste avant de souffrir de lire autant de cruauté)
Car mon ouvrage 'présence du futur' célèbre édition Denoël ( N°609 si ça intéresse quelqu'un) s'est déniché -attention les oreilles- dans un rayonnage jeunesse . .
Quand bien même on pourrait excuser le maladroit à l'avoir placer là d'avoir le droit de ne pas connaitre (heureusement pour lui) Miss Poppy ( sans doute avez-t-il confondu avec Mary Poppins ,,) autant il faut vraiment ne pas avoir les yeux en face des trous pour ne pas apercevoir flanqué dénudée une Shiva aux seins ballotant sur le devant de couverture ;tout comme le crane fumant et le verre d'absinthe promettant de bien sombres délires en chaine.
Bref une belle illustration impeccablement signé Guillaume Sorel qui prouve magistralement que son BEP-CAP en génie civil n'avait de civil que l'homophonie . Et j'en dirai donc tant pour son génie .
Sur ces derniers ajustements , justement, je vous souhaite aussi un jour de vous échoir un soir, une nuit, le temps d'un instant, pour vous perdre et vous prendre (attention au 'r' quand même.. ) la durée de ces contes à votre compte.
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ludi33
  21 décembre 2018
Pour un fois, j'ai noté mes impressions sur chaque nouvelle. Les voici donc :
Anges : même si le contexte de la nouvelle m'a paru un peu too much, j'ai beaucoup aimé cette histoire de siamois qui se sentent incomplets car séparés. Poétique et touchante.
Conte géorgien : pas trop aimé, avec une fin en forme de fuite et un contexte particulièrement glauque.
Sa bouche aura le goût de la fée verte : une nouvelle bien fichue mais sans grande originalité.
Musique en option pour voix et piano : malgré un début terrible, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle et son concept assez original, avec un narration non linéaire.
Xénophobie : une pastille plutôt bien trouvée avec ses personnages pas très futés, mais rien de bien original
La sixième sentinelle : la nouvelle la plus aboutie que j'ai lu, avec un contexte très différent des autres histoires du recueil.
Disparu : on commence à vraiment tourner en rond en retrouvant les même thématique que dans les autres nouvelles. Bien écrit, mais sans grand intérêt
Trace de pas dans l'eau : même réflexion.
Prise de tête à New York : on retrouve Steve et Ghost, les "héros" de la première nouvelle, dans un road trip pédestre à travers les bas-fond de New York. Bien fichu, même si on ne nous raconte pas grand chose.
Calcutta, seigneur des nerfs : extrêmement glauque, sans réelle histoire, une histoire qui nous traine d'un bout à l'autre au bord du malaise et de la nausée.
Paternité : très différente des autres, un joli histoire d'amour père-fils, même si le sujet est tragique.
Cendres du souvenir, poussière du désir : encore une nouvelle qui ne raconte pas grand chose, sinon un final en allégorie de la machine qui bouffe l'humain (au sens littéral ici).
Globalement, il y a plus de nouvelles que j'ai aimé que de nouvelles que je n'ai pas aimé. le style de Poppy Z. Brite est vraiment excellent. Finalement, j'ai préféré les nouvelles qui sortent des obsessions habituelles de l'auteur (sexe, glauque, homosexualité), que j'ai trouvé bien plus abouties. Pas la lecture du siècle, et on tourne un peu en rond sur certaines nouvelles, mais plutôt une bonne pioche pour moi.
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Tatooa
  19 novembre 2018
Pas convaincue du tout.
Si j'ai bien apprécié les 3 premières nouvelles, et adoré "la sixième sentinelle", dans l'ensemble j'ai trouve ce bouquin long, assez ennuyeux, glauque, et beaucoup trop répétitif.
J'ai bien apprécié les 3 premières nouvelles parce que c'était un premier contact avec l'auteur, que je ne connaissais pas.
J'ai trouvé sa plume agréable, imagée, parfois poétique, quoi que fort glauque.
Le hic c'est qu'en continuant dans le bouquin, bah je me suis lassée. Lassée des héros qui se ressemblent tous, tous gays, tous dingues ou presque, quand c'est pas carrément incompréhensibles, je me suis lassée des fins qui n'en sont pas. le titre est bien trouvé parce là, le livre refermé, le souvenir qu'il m'en reste est vague et nauséeux. Comme un cauchemar ou une hallucination dont on ne sait pas très bien "ce que c'était".
En fait la seule que j'ai adoré, "La sixième sentinelle", est une histoire qui se tient, avec un début, un milieu, et une fin, un abord tout à fait original et un couple mixte. Et c'est la seule nouvelle dont je me souvienne avec netteté, avec "Anges", aussi, une du début, qui était très bien. Sur 12, ça fait pas beaucoup.
J'ai détesté "Paternité", à mes yeux d'une perversité absolue. Elle appuyait sur trop de "boutons rouges" chez moi. Donc bonne lecture halloweenesque, voire beaucoup trop à mon goût. Je suis bien dégoûtée de l'auteur, si j'apprécie son style, je n'apprécie pas ses histoires, ni ses personnages, j'en resterai là avec lui.
Lecture commune "halloween" du forum des trolls, j'en ressors déçue, dommage.
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Mladoria
  25 novembre 2018
Merci aux copains du club lecture imaginaire avec qui j'ai partagé cette lecture commune.
Le moins que je puisse dire c'est que ça me sort de ma zone de confort parce que le fantastique version horrifique ce n'est une lecture habituelle pour moi. J'ai aimé l'ambiance un peu poisseuse et presque méphitique de cette Nouvelle-Orléans des bas -fonds. Même si elles sont nombreuses les nouvelles qui m'ont mise très mal à l'aise. le style hyper détaillé dans le gore et le dégoulinant à tendance sexuel, le glauque imbibé d'alcool et d'odeur de putréfaction. Rien ne vous sera épargné à cette lecture. Mes préférées sont : Sa bouche aura le goût de la fée verte" pour le petit côté "Entretien avec un vampire" version vaudou qui m'a bien plu, "La sixième sentinelle" terrible histoire d'amour tout comme "Paternité" qui est très dure au niveau de la thématique mais éloignée du gore et du dégoulinant du reste du recueil.
Je le conseille aux estomacs solides et à lire petit à petit parce que cette ambiance collante et certaines scènes restent un peu sur l'estomac quand on est pas friands d'horreur. Merci pour la découverte en tout cas.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
meygisanmeygisan   25 septembre 2012
Dans une cité de plusieurs millions d'habitants, une ancienne cité assez surpeuplée et assez cruelle, il peut se développer une sorte de magie.
Le mot "ancien" ne signifie pas grand chose en Amérique.Deux ou trois cents ans au maximum....et les usines et les filatures désaffectées n'en ont guère plus de soixante. Mais je pense à La Nouvelle Orléans, cette ville embourbée dans le temps, où une nouvelle religion a évolué en moins de deux siècles- un mélange hétéroclite composé d'une dose de poussière de cimetière haïtien, d'une dose de juju de la brousse africaine, d'une gorgée de vin de messe et d'une pincée de miasmes des marais. La magie apparaît quand elle veut, où elle veut.
Dans une métropole grouillante et cruelle, on peut créer sa propre magie...volontairement ou non. Une magie destinée à assouvir les désirs qui auraient dû rester enfouis au luls profond de votre âme, ou à vous permettre de survivre à l'interminable succession des jours de désespoir. Et ce désespoir, cette faim de pain ou d'amour, cette joie secrète devant la folie de l'existence....tout cela a pu donner naissance à autre chose. Un composé de mauvais rêves et d'amour perdu, quelque chose dont les suppôts sont les abandonnés, les oubliés, les inutiles.
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greg320igreg320i   11 janvier 2016
C'est à peine si j'ai vu le premier crochet hisser Leah dans les airs , et j'ai cru tout d'abord qu'elle venait de lever les bras et de s'envoler. Je suis resté figé pendant plusieurs minutes, incapable de comprendre ce qui s'est passé, alors même que son sang inondait mon visage et mes mains tendues. Un soulier à talon haut tomba à mes pieds, passant à deux centimètres de ma tête. Je ne bougeai pas d'un pouce. Je levai les yeux vers les nuages de poussière tourbillonnante, vers la silhouette suspendue dans les airs tel un ange en dentelle noire . Lorsque la poussière se dissipa, le corps de Leah était flasque , sa tête renversée en arrière , sa chevelure pareille à une oriflamme éclatante dans la pénombre de la salle .
Le crochet l'avait pénétrée au creux des reins avant de ressortir par la tendre chair de son ventre mais son visage était parfaitement calme .
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TatooaTatooa   03 novembre 2018
Biographie [...]...a exercé les professions suivantes : fabricant de confiserie fine, modèle pour peintre, gardienne de souris et danseuse exotique." On pense à Jack London et à l'heureuse époque où les écrivains avaient vécu avant de s'asseoir devant leur clavier. Aujourd'hui, une bio d'auteur ressemble davantage à un truc de ce genre : "Ms Temugli est lauréate d'une bourse Guggenheim, de deux bourses de la NEA, du prix Lizzie Borden décerné par la NOW et récompensant un récit politiquement correct mettant en scène une femme activiste, et du Trophée de consolation de la convivialité popote... Ms Temugli enseigne la théorie déconstructionniste féministe et les techniques de la littérature postmoderne antinarrative à l'université communautaire de Kékçapeutfaire."
Non, Poppy Z. Brite a "Vécu" !!!
(Extrait de l'introduction écrite par Dan Simmons, intitulée "prolégomènes à toute métaphysique future de Poppy".)(ndr : Mouarf !).
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FifrildiFifrildi   14 novembre 2018
Ghost revit en esprit une citrouille de Halloween que sa grand-mère avait jadis oubliée à la cave ; lorsqu'il avait voulu la palper, son doigt avait traversé la peau et s'était enfoncé dans la pulpe pourrie. La peau de ce misérable paraissait aussi fragile. Un de ses yeux était masqué par une cataracte jaunâtre. L'autre, braqué sur le plafond, sembla sur le point de se liquéfier, puis chercha les deux jeunes hommes.

(Prise de tête à New York)
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FifrildiFifrildi   16 novembre 2018
Il était de ces hommes qui n'ont qu'un seul amour dans la vie, qui savent, avec la ferveur malade d'un authentique fataliste, que cet amour leur sera dérobé un jour, et sont à peine surpris lorsque ce jour arrive.

(Calcutta, seigneur des nerfs)
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Videos de Poppy Z. Brite (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Poppy Z. Brite

La chronique de Gérard Collard - Poppy Z Brite
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