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ISBN : 9791030701074
Éditeur : Au Diable Vauvert (23/02/2017)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Amis d’enfance, Gary et Rickey deviennent amants à seize ans : deux adolescents en lutte contre les normes sociales, la réprobation de leurs familles et le machisme du restaurant où ils font leurs armes…

Le début des péripéties culinaires et amoureuses de Rickey et G-man avant Alcool, La Belle Rouge et Soul Kitchen.

Avec une maturité apaisée et sans rien perdre de sa personnalité hors genre, Brite signe un magnifique roman d’initiation ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
stokely
  03 mai 2017
Une découverte pour cette lecture dont l'action se déroule à la Nouvelle Orléans et qui nous raconte l'histoire d'amour de deux jeunes adolescent Rickey et Gray.
Lorsque leurs parents vont soupçonner leur liaison ils vont tout faire pour les éloigner l'une de l'autre géographiquement afin que leur relation périclite.
Nous suivons Rickey et Gray de leur enfance au début de leur âge adulte, celui ou ils vont faire leur propre choix et ne plus subir celui de leur parent.
Une plume fluide qui se lit très rapidement, une écriture sensible également j'ai beaucoup aimé ce roman et je découvre l'auteur.
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DarrenBryte
  06 juin 2017
N'est-ce pas avec cette force que l'amour devrait être vécu, tout le temps ?
Il y a des lec­tures que l'on entame sans grande conviction, parce qu'on se demande si la thé­ma­tique méri­tait vraiment un nou­vel ouvrage. Mais on se laisse prendre par le style et, en ce qui concerne cet ouvrage, par la candeur. Au fond, si la plu­part des his­toires (d'amour, au cas pré­sent) finissent toutes par se res­sem­bler (qu'est-ce qui n'a pas encore été écrit, de nos jours ?), c'est la manière dont elles sont contées et la plume de l'auteur qui font la dif­fé­rence.
Et celle de P. Z. Brite est, ici, simple, plai­sante, elle vous promène, vous fait sou­rire, vous rend triste, pour les personnages aux­quels elle donne vie. Ne sont-ce pas là les pre­mières ver­tus que l'on doit trou­ver dans un roman ? Dans La valeur de x, l'auteure nous fait remonter dans le temps, à l'époque ou Rickey et G-Man (principaux per­son­nages de Alcool, La Belle Rouge et South Kit­chen, trois de ses autres romans) n'étaient encore qu'adolescents. Elle nous ramène à l'époque où tout a commencé : leur amour ; leur pas­sion pour la cui­sine ; leurs pre­miers déboires avec l'alcool et la drogue… Puisqu'il s'agit ici de leurs ori­gines, nul besoin d'avoir lu leurs péri­pé­ties futures pour comprendre.
Dans cet opus (assez ancien, dans sa ver­sion amé­ri­caine originale), elle nous fait voya­ger sur le ter­rain escarpé des sentiments amou­reux par­ta­gés par deux jeunes garçons qui découvrent leur sexua­lité dans un milieu puri­tain ; sur l'incroyable force que ces sen­ti­ments peuvent revê­tir et sur les dérives aux­quels ils peuvent conduire lorsqu'ils sont contra­riés ; sur le che­min « rem­plis de bonnes inten­tions » de ceux qui les consi­dèrent « contre-nature ». le tout, sous le soleil de la Nouvelle-Orléans et dans le contexte ori­gi­nal d'une pas­sion avé­rée pour la cuisine.
Gary et Rickey se connaissent depuis l'enfance et sont inséparables. Ils sont amou­reux l'un de l'autre mais taisent leurs pen­chants. Lorsqu'à seize ans, ils s'avouent finalement leur amour et le consomment, tout devient plus simple… et plus com­pli­qué. Bien qu'ils gardent le secret, leurs parents ne sont pas dupes et, pour leur plus grand bien, vont se ser­vir de la pas­sion de Rickey pour les séparer. Ils vivront cet éloi­gne­ment comme une déchirure et tenteront de com­bler l'indicible manque de l'autre en se réfugiant dans l'alcool et dans la drogue. Mais rien n'y fera. Leur amour sera plus fort que ses détracteurs.
« Plai­sirs »
L'auteure dépeint avec sim­pli­cité, sou­plesse et can­deur une romance cha­hu­tée par un envi­ron­ne­ment qui lui est défa­vo­rable. Sans les cari­ca­tu­rer, elle nous attache à deux adolescents qu'elle construit très dif­fé­rents l'un de l'autre et qu'elle fait sou­vent réagir à l'opposé de ce à quoi l'on pourrait s'attendre compte tenu de leur per­son­na­lité res­pec­tive. Elle leur oppose un envi­ron­ne­ment fami­lial dont elle maî­trise l'hostilité, ce qui le rend plus réa­liste. Elle imagine avec talent les che­mins tor­tu­rés (mais tellement com­pré­hen­sibles quand l'amour s'en mêle) sur les­quels se perdent leurs pen­sées lorsque l'éloignement et la soli­tude les font dou­ter. Elle donne vie à leur détresse sans som­brer dans le mélo­drame, la rendant ainsi plus poi­gnante. Mais, sur­tout, elle nous fait vivre l'histoire à tra­vers les yeux de l'adolescence (ceux que nous avions, jadis), là où les sen­ti­ments sont insubmersibles et la peine dévas­ta­trice ; à une époque (bénie ?) où tout est vécu de manière beau­coup plus intense. Là où tout est plus beau, plus fort, plus triste… comme dans l'ouvrage.
Et on ressort de là en se deman­dant, fina­le­ment, si ce n'est pas avec cette force que l'amour devrait être vécu, tout le temps. Bref ! Une réus­site, à laquelle Brite nous avait habitués, mais dans une ver­sion plus apaisée.
« Regrets et reproches »
Il manque peut-être une chose à cet ouvrage (mais on le dira sur le bout des lèvres) : une inten­sité dra­ma­tique qui se per­pé­tue jusque dans le dénoue­ment ultime de l'histoire. Parce qu'il y a fort à parier que, dans la vraie vie, les choses n'auraient peut-être pas été aussi simples. Et on en vient presque à regret­ter qu'il ne s'agisse que d'une fic­tion. Peut-être parce qu'elle finit bien ? Peut-être parce que les sen­ti­ments triomphent, envers et contre tout ? On a cer­tai­ne­ment perdu l'habitude… Peut-être aussi parce que la force de ces ado­les­cents face à l'adversité témoi­gnait d'une matu­rité dont seul un adulte plus expérimenté aurait pu faire preuve (et encore).
Voilà l'équation impos­sible : réflé­chir comme un adulte mais continuer (tou­jours) de vivre comme un ado­les­cent. Ne serait-elle pas là, la valeur de x ?
Dar­ren Bryte
Lien : http://www.lelitteraire.com/..
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Esbeleon
  22 décembre 2018
Avant de parler du roman, commençons par ma rencontre avec G-Man et Rickey, les deux héros de la valeur de X; Il y a quelques années en lisant un recueil de nouvelles de Poppy Z. Brite, j'ai fait la connaissance de ces deux mecs. le coup de coeur illico, j'aurai aimé qu'ils existent, les connaitre.
Poppy Z. Brite a ce talent de rendre vivant les mots.
Quelle bonheur lorsque je les ai retrouvés pour une trilogie leur étant consacrée.
Sur fond de gastronomie de la Nouvelle-Orléans -ils sont chefs- on suit leur vie en cuisine, dans leur intimité de couple, le tout pimenté par des meurtres!
Voilà qu'en 2017, Au diable vauvert sort La valeur de X, écrit pourtant avant le reste de leurs aventures.
J'ai adoré les retrouver dix ans plus tôt, à peine âgés de 16 ans.
Un beau roman lumineux où l'amitié de l'enfance fait place à l'amour.
Un roman d'initiation à la découverte de soi et de l'autre, de " Comment je veux vivre ma vie?"; j'ai été embarqué dans leurs fringales, leurs espoirs, leurs désespoirs.
Poppy Z. Brite aborde les difficultés liées à l'homosexualité, les relations à la famille, la crainte du regard des autres mais avec légèreté.
C'est avant tout un roman d'amour avec la fougue de l'adolescence, avec le sentiment qu'amour rime avec toujours...enfin presque car les doutes, les rancunes font aussi partis de la vie.
J'aimerai qu'il reprenne la plume, nos retrouvailles furent trop rapides " C'est la dernière page? Déjà?!" Je rêverai de la suite de leur aventure de jeunes adultes avec le début de leur vie de couple, leurs premières armes en cuisine et avec quelques macchabées dans le placard.
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Djeballe
  22 mars 2017
Avec une écriture souple et légére, nous voilà en Nouvelle-Orléans, dans les années 40 où Rickey et Gray sont amis d'enfance et se retrouvent face à leurs émotions : ils sont amoureux l'un de l'autre.
Comment vivre cet amour en toute quiétude ? Mais dans une famille catholique, l'acceptation n'est pas de mise et Rickey est envoyé loin, dans une fgrande école pour vivre une autre passion qu'ils ont en commun : l'art culinaire. Dans ce monde machiste vont-ils y arriver ?
Un magnifique roman d'amour, loin du genre sentimental, traité avec force et simplicité.
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natfrommars
  05 avril 2017
Agréable à lire, personnages attachants, mais plutôt léger voire tiède comparé à l'intensité du "corps exquis".
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LucilliusLucillius   06 novembre 2017
Il aimait bien le basket, mais pas autant que Gary. Sans prévenir, la pensée J'étais né pour sucer des bites lui sauta à l'esprit. Au lieu de la repousser, il la tourna et la retourna dans sa tête, en l'évaluant. Il avait commencé à se dire qu'il était né pour être cuisinier. Jusqu'au week-end dernier, c'était la seul chose pour laquelle il croyait avoir du talent. Mais même cuisiner ne l'avait pas rendu aussi heureux, du moins pas encore.
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LucilliusLucillius   26 octobre 2017
Mais si on en voulait beaucoup plus ? Pas juste en matière de sexe, mais d'amour véritable ? Il y avait des livres qui expliquaient comment être gay; il en avait vu à la bibliothèque et dans les librairies. Certains contenaient même des schémas. Mais il n'y avait aucun schéma pour expliquer comment tomber amoureux de son meilleur copain sans tout foutre en l'air
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rkhettaouirkhettaoui   25 mars 2017
Ça ne servait à rien d’y réfléchir rationnellement ; et lâcher la bride l’épuisait toujours ; essayer de ne pas y penser était à peu près aussi efficace que de se donner dix sur dix d’acuité aux deux yeux par un simple effort de volonté.
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rkhettaouirkhettaoui   25 mars 2017
C’était une honte qu’en 1991 une école publique ne dispose pas de la climatisation, mais la situation était monnaie courante dans ce petit coin des États-Unis qu’on aurait plus correctement assimilé à une partie du Tiers-Monde.
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LioneldeLyonLioneldeLyon   10 février 2019
Il existait une ligne qu'on ne franchissait qu'une fois, celle qui sépare ce qu'on tente d'imaginer - dans le cas présent, un contact capable d'électriser chaque nerf du corps - de ce qu'on ressent pour de bon.
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La chronique de Gérard Collard - Poppy Z Brite
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