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James O'Barr (Antécédent bibliographique)Anne-Virginie Tarall (Traducteur)
ISBN : 2265066672
Éditeur : Fleuve Editions (15/06/2000)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Le photographe Jared Poe est fasciné par les scènes masochistes, un goût des jeux pervers très attirant pour les jumeaux Benjamin et Lucrèce. Deux papillons jouant avec le feu ? Sans doute. Pourquoi s'en faire, puisque le trio s'entend à merveille... Jusqu'au jour où Benjamin est sauvagement assassiné ! Ce meurtre sadique, la justice le résoud en un clin d'oeil. Un homosexuel faisant un coupable idéal, condamner Jared à la chaise électrique mettra au drame un point ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
greg320i
  21 janvier 2016
Ça vous prend souvent l'idée de tout plaquer, tout lâcher, laisser tomber ?
Comme ces moments morbides où le bide,avide, vous contrôle jusqu'aux zones de vos hémisphères; où se terrent et errent par là les voix de votre cortex nerveux pour mieux vous prendre par la main et vous entraîner vers votre bibliothèque dans un chuchotement intérieur..
" Viens par là mon coeur, satisfait-moi d'un grand besoin de malsain "

Que vos yeux se cachent d'abord l'horreur , vos pulsions reprendrons..inlassablement.
Il va falloir ouvrir ce bouquin !
A tout prix, c'est gênant ,c'est géant, c'est inouï , vous voudriez détourner ce regard gavé de cette couverture un peu grave,un peu sale, mais pourtant c'est important , votre porte de la curiosité de l'épouvante s'entrouvre sur ce qui se trouve là devant vos prunelles.
Pas possible qu'on en réchappe : le regret de la fuite vous happe et encore plus effroyable devant ce que pourrait contenir cet horrible roman.
Le contentement allant de pair avec sa découverte n'en est que plus grand.

Ainsi soit-il pour de nombreuses lectures que l'on dit " d'horreur "
Que l'on repousse sans cesse, que l'on tait en cachette, qu'on rechigne à montrer devant soi aux autres ..
" Hé, tu lis quoi ?? "
" Heu,, rien, rien, c'est juste un truc,,"
" Waa, y'a du sang et des choses pas très chrétienne sur ton livre, sa m'a l'air hummm "
" ... " ( D'ENFER ! Pensez-vous ) Mais bien sûr vous n'en dites jamais rien.
Ainsi le coeur de Lazare parement à tout les bons bouquins signé de Poppy Z Brite -hard'rock'n' rolleuse de la littérature d'angoisse- est un cas à part .
Pas particulièrement morbide ou sauvage -j'ai connu d'autres de ses écrits à milles lieux de cela plus choquant- mais juste assez assaisonné et vitriolent pour vous saucissonner dans votre canapé .

Pas de quoi en faire un fromage , dirait maître Corbeau sur son arbre perché.
Mais pourtant, moi, lecteur d'horreur assoiffé, alléché par tant d'odeur de sang promulgué, guidé par la réputation sulfureuse de son écrivain patenté, je tourne encore autour de ce dernier avant de me lancer.
Et de cette ruse qui m'amuse à parfois repousser en vain mes besoins à m'effrayer, j'en lis carrément de suite la moitié.
.. Gardant bien évidemment les moments les plus angoissant , soit les trois quart vers la fin, pour mieux m'en pourlécher avant de le critiquer.
Car venant on au fait .
The Crow est tout d'abord un mythe; que certains connaissent peut-être avec son légendaire oiseau noir , chanté par un curieux hasard par Barbara avec un aigle ..
Mais surtout The Crow ,Le Corbeau,habituellement associé à Allan Poe, produit ici le jeu de mot qui n'en est que plus beau.
Son personnage central étant du même nom ,et non moins sarcastique en plus de ses valeurs amorales sur le tas.
De ces sales types comme ça qu'on aime pourtant suivre lors de leur investigation, dans la même veine qu'un Joe Creed -de James Herbert : " ballade pour un ange déchu " - C'est à croire que les anges à plumes ne sont pas souvent blanc ici sur Terre . .

Voilà donc, mais aussi,,The Crow, personnage revenu d'entre les morts , avec ou sans l'aide d'un "simetièrre" à proximité ( si vous voyez ce que je veux dire.. ) se confond corps et âme dans l 'animal emblématique, toujours plus charognard, tel le vautour vicelard, vorace et nécrophage .
Sacré réputation que l'on associe facilement à l'excentricité des folies de Poppy.
Ainsi sa vision et sa version de ce Crow n'en est que le miroir de son côté sombre , voir dérangé ( j'y reviendrais plus bas) .
The Crow ? Tel le perroquet j'aime à vous répéter ce nom ,faisant allusion aux différentes adaptation littéraire de cette figure. Prenez " le Temple de la nuit " - S.P Sowtom - , excellent si ce n'est plus ; nous promettant le sommet de la violence des bas fonds asiatique pour s'envoler vers d'autres atro-cité des anges : En 1996 -fantastique film réalisé par Tim Pope avec Vincent Perez.
L'oiseau rarissime n'en finit plus de s'envoler pour renaître de son bec et de ses plumes. .
Ha oui,détail croustillant , dernier penchant alléchant, confidence pour confidence sur la vie privée de notre auteur un peu fou/folle.. Même si 'cela ne-nous-regarde-pas ! (dixit les Inconnus) Greg320i en mode paparazzi :
Devenu(e) transgenre ( bienvenue au XXIè siècle..) , " il "se fait appeler désormais Billy Martin (!) et préfère que l'on s'adresse à lui en usant de pronoms masculins.
Bref, c'est certain, le corbeau -la bête- n'a pas fini de tourner dans certaines têtes .Et ce n'est pas Lazare le très saint,du fond de sa gare, qui dira le contraire . N'en finissant pas parement de se retourner, je pense.
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Emnia
  12 septembre 2018
Il est étonnant de voir à quel point un nom inscrit sur un livre peut altérer la perception qu'on a de ce dernier. Il y a peu, je parcourais la longue bibliographie de Caitlin R. Kiernan dans Beneath an Oil-Dark Sea, le volume 2 de son best-of paru chez Subterranean Press en 2015. La première ligne de la section roman m'arrêta. "The Crow : The Lazarus Heart (writing as Poppy Z. Brite), 1998, Harper Prism".
The Lazarus Heart est un roman dont j'apprécie beaucoup l'univers, l'extrême noirceur et l'esthétique, malgré ses défauts, ses maladresses. J'ai toujours trouvé que ce récit s'inscrivait mal dans la bibliographie de Brite, mais j'attribuais cette gêne au fait qu'il s'agissait d'une oeuvre de commande pré-calibrée et peut-être écrite un peu rapidement, et non au fait qu'une auteure tentait dans ces lignes d'emprunter le style d'une autre. A posteriori, découvrir que ce roman a en fait été le premier publié par Caitlin Kiernan a changé l'image que j'avais de lui. J'y ai décelé soudain la patte de Kiernan dans les thèmes, les personnages et le déroulement du récit. Cette information connue, il me semble évident qu'une nouvelle lecture, la troisième donc, me ferait découvrir l'ouvrage sous un jour très différent, comme s'il avait pris soudain une teinte ou une saveur nouvelle.
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ziggypop
  13 octobre 2011
Poppy Z. Brite n'est pas très inspirée par le sujet : l'ensemble est lourd et ennuyeux. La psychologie des personnages est à peine esquissée.
Le seul intérêt est d'avoir placé le sujet à la Nouvelle Oréans, et non plus dans un monde onirique.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
greg320igreg320i   21 janvier 2016
Le corps ouvert du bas-ventre au menton a été complètement éviscéré. Le sol imbibé de sang est jonché d'organes et d'entrailles, la spirale de l'intestin reconnaissable parmi d'autres morceaux de chair plus foncés qu'il ne parvient pas à identifier . La cavité abdominale est creuse , coquille vide de muscles, de cartilages et d'os . Plusieurs sceaux en plastique , rempli à ras bord de sang en train de coaguler , sont disposés çà et là sur le sol . Plus loin se dresse une petite table couverte d'instruments chirurgicaux et de bandes de chair . Là où le corps n'est pas maculé de sang, sa peau est blanche comme de la craie . La tête a roulé en arrière et les yeux morts , si tant est qu'ils soient encore dans leur orbites , fixent le plafond . Il ne saurait dire si le corps est de sexe féminin ou masculin .
Frank essuie son front couvert de sueur du revers de la main.
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ziggypopziggypop   13 octobre 2011
Si Franck Gray a jamais eu une gueule de bois pire que celle de ce matin, sa tête le fait trop souffrir pour qu'il puisse s'en rappeler.
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