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ISBN : 2265098671
Éditeur : Fleuve Editions (15/05/2015)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Chaque matin, Lucio déguste un beignet d'Oscar, son beau-père, assis à une table devant la boutique, partageant quelques miettes avec un moineau extraverti. Un instant privilégié, une madeleine de Proust qu'il garde secrète. Il ne faudrait pas que Paola, sa femme,apprenne ses écarts gourmands. quoique maintenant, ça n'ait plus grande importance. Elle a découvert son aventure avec Mme Moroni. Une incartade qui lui vaut d'être mis à la porte.
Et comme les ennui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Thalyssa
  29 juillet 2015
Le quarantième anniversaire de Lucio arrive à grands pas. Marié à Paola, la femme de ses rêves, et père de deux enfants : Lorenzo le petit bricoleur qui démonte tous vos appareils électroniques en un temps record, et Eva la futur écologiste amie des animaux, il travaille dans une salle de sport tandis que Paola enseigne au lycée du coin. Ils vivent à Rome et ne manquent de rien. le tableau paraît idéal et pourtant, la crise de la quarantaine aidant, Lucio va voir ailleurs et finit par se faire pincer par sa femme qui le jette aussitôt à la rue.
Le personnage peut paraître assez antipathique au début. Il se laisse aller depuis bon nombre d'années, cumule autant les kilos sur la balance que les plaintes sur son travail ou les défaites avec l'équipe de water-polo qu'il entraîne. Mais surtout, il semble plus désolé des conséquences de son infidélité que du passage à l'acte en lui-même. On a vraiment envie de le secouer pour lui remettre les idées en place et lui dire de revoir son sens des priorités. Malheureusement, on n'en a guère l'occasion car le cancer vient frapper à sa porte. En stade terminal, il lui reste une petite centaine de jours pour mettre de l'ordre dans ses affaires. À la fin de cette échéance, les médecins lui annoncent que les douleurs le conduiront pour de bon à l'hôpital sans aucun espoir d'en ressortir vivant.
Fausto Brizzi nous dresse le portrait crédible et sans concession d'un homme banal à souhait, soumis au pire des diagnostics. Lucio passe par une phase de déni où il se persuade qu'il peut encore s'en sortir, et il recourra à des méthodes plus ou moins farfelues pour combattre l'ami Fritz, ainsi qu'il a surnommé sa tumeur pour la rendre un peu moins effrayante. Sur un vieux carnet, il va ensuite dresser des tas de listes : les petites manies de ses proches qu'il affectionne tant, les « j'aime » et « je déteste » des petites choses de la vie, combien de temps il a dormi en quarante ans ou passé devant la télévision, etc. Il tente de faire le bilan de son existence et les résultats de cette démarche ne sont pas forcément ceux qu'il aurait escomptés. Ses deux meilleurs amis, Corrado le pilote coureur de jupons et Umberto le sage et timide vétérinaire, répondent toujours présents pour l'aider à évacuer les tensions, donnant lieu à des scènes rocambolesques. Grâce à eux, Lucio se lance dans de nouvelles expériences, mais le défi le plus important à ses yeux sur sa bucket list reste le suivant : se faire pardonner De Paola, reconquérir son amour avant qu'il ne soit trop tard.
La narration se fait dans un style simple et original, frôlant l'interactivité entre le personnage principal et le lecteur. On a l'impression que Lucio s'adresse directement à nous lorsque l'on trouve deux pages blanches dans le livre qu'on est censé gribouiller selon ses consignes, ou une double page « J'aime / Je déteste » où il nous invite à faire nos propres listes pour mieux apprécier ce que l'on tient pour acquis dans la vie. Je m'attendais toutefois à quelque chose de plus grandiloquent en lisant le synopsis, car Lucio attend quasiment la dernière minute avant de réellement se mettre en action. On le voit hésiter, faire l'autruche, reporter à plus tard, comme pour fuir le compte à rebours qu'il a lui-même entamé en tête de chapitres (numérotés de -100 à 0). La manoeuvre n'en reste pas moins intéressante ; l'auteur semble nous dire qu'il n'y a pas besoin d'accomplir des miracles pour partir en paix. Lucio va trouver du réconfort dans un quotidien qu'il avait tendance à exécrer auparavant et il va progressivement se refocaliser sur lui-même et sur les siens. Je n'ai pas forcément apprécié l'idéologie du tout dernier chapitre intitulé « Après » mais l'idée générale reste très touchante. La meilleure partie du roman reste à mes yeux le road trip de Lucio avec sa femme et ses enfants, empreint d'amour et de nostalgie, pendant lequel le condamné va multiplier les attentions envers eux, au présent comme à l'avenir.
Lien : https://dragonlyre.wordpress..
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camati
  09 février 2016
Je ne suis ni un homme, ni italienne, ceci explique peut-être pourquoi ma critique des "Beignets d'Oscar" va être mitigée. Commençons donc par le titre, tiens.
Le titre italien, c'est simplement " Cent jours de bonheur". Alors pourquoi avoir rajouté "Les beignets d'Oscar" dans la version française? J'ai vérifié pour les versions anglaise, espagnole, etc.... ils se sont contentés du titre d'origine.
Est-ce pour renforcer l'idée déjà donnée par la couverture d'une douceur, d'une sucrerie? donc d'une accroche commerciale? Alors que le sujet n'est pas rose du tout, voire même tragique, mais certes abordé avec humour et légèreté.
La majeure partie de ce roman est une succession de rigolades entre copains, de plaisanteries, pas toujours bien finaudes, qui m'ont laissée un peu perplexe quant à la personnalité de Lucio. Est-ce par bravade? par déni? par dérision? Il annonce d'entrée de jeu qu'il est condamné et pourtant,, il continue, malgré le compte à rebours commencé, à gaspiller ses dernières cartouches.
La qualité du livre de Fausto Brizzi ,à mon sens, est l'originalité du sujet, ainsi que quelques trouvailles comme la création par Massimilio du magasin de bavardages. La fraîcheur des enfants aussi , qui sont presque plus matures que leur père.
Le compte à rebours rajoute une tension à cette atmosphère plutôt légère. Lorsque les choses commencent à vraiment se gâter (douleurs plus aigues, etc...). Lucio se rend compte qu'il n'a plus de temps à perdre.
Pour moi, c'est là que commence la plus belle partie du livre: le voyage qu'il entreprend avec femme et enfants est émouvant. Beau aussi au sens où Lucio fait ce dernier voyage entouré des êtres auxquels il tient le plus, dans la joie et la bonne humeur car les enfants n'ont pas été informés de l'état de santé de leur père. Il "rattrape le temps perdu" en leur faisant découvrir des choses, des lieux, éprouver des sentiments, bref en partageant la vie avec eux.
Mais ce voyage est triste en même temps puisqu'il se rend compte qu'il a perdu beaucoup de temps, donc finalement empreint de regrets.
Quant à Paola, sa femme,qu'il a trompée, et qui ne se remet pas de cette trahison, elle est particulièrement dure avec lui, bien que le sachant en phase terminale. Cela paraît peu crédible.
C'est donc lors de ce voyage final que j'ai découvert un Lucio humain, sincère, qui ne fait plus le fanfaron, enfin crédible.
Pour terminer, je dirais que ce n'est pas de la grande littérature, mais que ce livre amène à se poser des questions essentielles: Que ferais-je si je me savais condamnée? Qu'ai-je fait de ma vie? Ai-je réalisé mes rêves, assouvi mes désirs? Ai-je des regrets?
Le sujet semble devenir à la mode car Raphaëlle Giordano a elle aussi écrit un livre qui soulève le même genre de question : " Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une...." Et c'est effectivement ce qu'il se passe dans les "Beignets d'Oscar".
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chardonette
  22 septembre 2015
J'ai été attirée par ce livre en voyant la couverture réalisée par Anne-Lise Dugat, qui est la même personne qui réalise les couvertures de la série les filles au chocolat de Cathy Cassidy. Une série jeunesse où l'on voit des cupcakes extrêmement appétissants.
Autant le dire tout de suite j'ai eu l'eau à la bouche en voyant ces beignets. Et dès les premières pages je me suis laissée avoir par l'écriture de l'auteur, rapidement le narrateur nous interpelle en nous expliquant la fin de l'histoire, mais comme il le dit si bien « Je sais, je vous ai déjà raconté la fin et, du coup, vous n'avez plus envie de poursuivre votre lecture. Alors, comme le suspense est gâché – de toute façon maintenant vous avez acheté ce livre et vous arrêter à la page 14 serait assez contrariant-, je vais aussi vous donner le nom de l'assassin. ».
On ressent une grande affection pour le personnage principal qui est également le narrateur, on a le sentiment que c'est un homme qui est à côté de nous et qui nous raconte un petit bout de sa vie.
Lucio va avoir quarante ans, il est marié et à deux enfants, il est entraîneur d'une équipe de water-polo et également coach personnel et il va commettre l'irréparable, il va tromper sa femme. C'est un homme également très gourmand il ne refuse jamais les beignets d'Oscar son beau-père et puis un jour, une sentence irrévocable va tomber. Lui qui a deux véritables meilleurs amis, va découvrir qu'un nouvel ami c'est incrusté dans sa vie. C'est un ami que personne ne souhaiterait avoir, mais au lieu de baisser les bras il va tout faire pour que son entourage soit protégé et surtout aimé.
Même si on connaît la fin on a toujours l'espoir, on rit et on sent le bonheur malgré la fin annoncée.
C'est un premier roman de l'auteur, Fausto Brizzi et j'espère que ce ne sera pas le dernier car c'est un vrai coup de coeur pour cette plume et cette histoire... On ressent beaucoup d'émotions, d'humour et un sentiment d'attachement très fort pour ces différents protagonistes.
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seriephile
  27 août 2015
Le titre, tout comme la couverture aux couleurs vives, traduit bien l'idée de ce livre qui est en quelque sorte une belle ode à la vie.
Toutefois, il ne faut pas se laisser berner, l'ami Fritz, « personnage » de ce livre, appartient à cette catégorie d'amis que personne ne souhaite dans son entourage, de ceux qui nous rappellent leur présence tous les jours sans pourtant qu'on souhaite entretenir cette amitié.
Cette expérience malheureuse est vécue par Lucio, quarantenaire amateur de beignets et entraineur de water-polo, qui nous propose de vivre 100 jours à ses côtés, l'ami Fritz étant à évidemment à l'origine de ce moment de partage.
Parmi ces moments, il y a ceux qui vous font rire comme sa passion pour l'origine des choses, son utilisation incessante de google, sa « fanitude » pour Léonard de Vinci ou encore l'invention des magasins de bavardage.
Mais parfois lors des sourires se mêlent les yeux humides, comme les pages où Lucio fait la liste des choses qu'il aime chez sa femme, chez ses enfants, et plus généralement je dirais que cet état entre joie et tristesse ne m'a pas quitté dans les 30 dernières pages.
Les beignets d'Oscar est une histoire tendre et belle, qui sous couvert d'un humour grinçant et d'une légèreté de ton parle d'un sujet difficile. L'auteur a réussi à nous parler de l'ami Fritz avec douceur et désinvolture, et aborde, dans les dernières pages, une question importante qui touche un sujet bien plus grave que le laisse présager le début de l'histoire. Toutefois, je ne souhaite pas en dire plus, de peur de donner trop d'information. Je dirais seulement que c'est ce qui m'a le plus touché dans cette histoire, qui en fait un roman différent de tous ceux que j'ai pu lire auparavant.
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christineremy
  05 juin 2015
Quand une gourmande comme moi repère un roman avec une couverture pleine de douceurs sucrées, elle ne peut résister à se l'offrir.
Ma seule crainte, que le contenu ne soit pas à la hauteur du contenant.
Je n'ai pas du tout été déçue, ce roman de Fausto Brizzi est un véritable coup de coeur.
Dès les premières pages, j'ai été séduite par la plume de l'auteur. Son style est agréable, fluide, on tourne les pages et on se régale chapitre après chapitre.
On se prend de sympathie pour les personnages, pour Lucio bien sûr mais aussi pour Paola, pour ses enfants mais ma préférence va à Oscar. Il me rappelle mon grand-père, lui aussi boulanger. Seule différence, il ne faisait pas de beignet mais il faisait les meilleures couques au beurre du monde.
Tout au long du roman, l'émotion est palpable, me laissant quelques sanglots au fond de la gorge. Mais ce n'est pas un livre larmoyant, l'humour est présent malgré tout.
Dans un style léger, ce roman nous recentre aussi sur l'essentiel dans la vie. Non pas les biens matériels ou le travail mais bien la famille, les amis et la nécessité de profiter de la vie et des gens qu'on aime avant qu'il ne soit trop tard.
Dans « les beignets d'Oscar », Lucio vit les 100 meilleurs jours de sa vie. Moi j'ai vécu 2 grands jours de ma vie de lectrice avec ce superbe roman.
Alors, si vous aussi vous avez envie d'une douceur sucrée mais sans les calories, foncez en librairie.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
chardonettechardonette   24 août 2015
Une des dix plus belles choses à faire dans la vie est de préparer sa valise. On a l'impression d'être le chef de la division nationale des tee-shirts qui lance ses convocations : toi oui, toi non, toi oui, toi non. On prend alors conscience de la montagne de tissu qui encombre inutilement notre armoire, et on retrouve en bas des tees-shirts historiques qu'on n'a plu portés depuis dix ans. Faire sa valise pour partir en voyage est peut-être plus excitant que le voyage lui-même.
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laure1922laure1922   20 avril 2015
Dans un film dont j'ai oublié le titre, le héros disait que la vie n'est qu'une succession de dernières fois. Tout à fait vrai.
La dernière fois que vous saluez le surveillant de votre école;
La dernière fois que vous bavardez avec votre père.
L dernière fois que vous voyez le Colisée.
La dernière fois que vous mange une figue cueillie sur l'arbre.
La dernière fois que vous vous baignez dans la mer;
La liste est infinie, chacun de nous a déjà vécu des milliers de dernières fois sans le savoir.
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laure1922laure1922   20 avril 2015
Quand quelqu'un te confie qu'il n'est pas heureux, ce n'est pas facile de répondre sauf pour un malade en phase terminale.
-Qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas? je lui demande avec douceur.
-Il y a que je n'ai réalisé aucun de mes rêves d'enfant. Et la vie n'a aucun sens si tu ne réalises pas tes rêves d'enfant.
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camaticamati   26 janvier 2016
Je n'ai jamais pensé à mon enterrement. Personne ne pense à son enterrement. Or c'est pour chacun d'entre nous la scène finale d'un spectacle unique, dans lequel nous tenons brillamment le rôle principal. Cela mérite donc qu'on y réfléchisse cinq minutes, histoire de ne pas faire mauvaise impression.
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chardonettechardonette   24 août 2015
Les grands-parents, c'est comme les super-héros. Ils ne devraient jamais mourir.
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