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Alexis Brocas (Autre)
EAN : 9782377315468
512 pages
Sarbacane (06/01/2021)
4.26/5   57 notes
Résumé :
An 300 000 et des poussières. Sur une planète sans loi aux confins de la Voie lactée. Meryma, 17 ans, se noie dans les drogues et la mélancolie pour oublier son passé tumultueux d'héroïne des guerres impériales – ainsi que le scandale qui a fait d'elle la honte de la Galaxie. Un matin, un convoi plein de ses ex-soeurs d'armes fait escale dans son ciel. Mission : explorer la zone inconnue de Nixte, qui abriterait les vestiges d'une civilisation extraterrestre depuis ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Oubliez notre monde, oubliez ce que vous avez toujours connu.
Nous voici plus de 300 000 ans après notre ère, dans un futur vraiment très lointain dans lequel une guerre fait rage entre Patrie Bleue et l'Empire.  Meryma, 17 ans, est une ex-officière de l'Empire qui, depuis deux ans vit sur Frontière, une planète extra -impériale et lointaine, repère des rebuts de l'Empire et paradis des truands. Autrefois officière récompensée pour ses exploits guerriers contre les Patriens, Meryma est désormais la honte de la galaxie, celle qui a trahi. Et accessoirement une droguée à la spéculine, mère adoptive d'un petit voleur.
Mais un jour, l'Empire la contacte. Une nouvelle mission l'attend, qu'elle ne peut pas refuser : partir explorer le système nixtien, là où des planètes encore inconnues et mystérieuses attendent d'être colonisées. Un nouveau et long voyage commence pour Méryma qui va peut-être réaliser son rêve d'enfant.

Totalement novice dans la littérature SF, j'ai débuté ce roman de plus de 400 pages en me demandant si j'allais tenir la cadence… Mais le style d'Alexis Brocas, ses personnages hyper attachants et son imagination dantesque m'ont absolument séduite.
Parlons du style tout d'abord : les chapitres courts et la narration dynamique qui ménage bien les rebondissements et les intrigues entraînent facilement le lecteur dans l'histoire. On enchaîne les chapitres rapidement, désirant à la fin de l'un d'eux poursuivre toujours plus loin. le vocabulaire et la narration sont développés et bien construits.
Le personnage de Méryma et l'époque à laquelle elle vit y sont aussi pour beaucoup. Cette anti-héroïne a tout pour plaire : rebelle, talentueuse, courageuse, romantique aussi, Méryma est une jeune fille qui a une personnalité « à qui on ne l'a fait pas ». Elle a ses défauts aussi bien sûr – totalement accro à la spéculine, drogue du moment – mais cela nous la rend encore plus sympathique. Les personnages secondaires qui l'entourent, de son fils adoptif l'Orphelin à Jax en passant par l'Ambassadeur, nous permettent également d'en apprendre plus sur sa personnalité tout en ne faisant pas office de faire-valoir. Car eux aussi,  tous plus riches les uns que les autres, ont leur place dans cette histoire pleine d'aventures, de surprises et d'émotions qui dévoile progressivement la part d'ombre et de lumière de chacun.
Alors certes, les descriptions de certaines scènes peuvent demeurer floues tellement elles appartiennent à l'imagination de l'auteur mais on s'y fait. On se laisse emporter dans cet univers où les hommes et les vaisseaux ne font qu'un avec la symbiose, où les soldats sont désormais des gamines de douze ans truffées d'implants qui leur donnent des super pouvoirs, où les gens se baladent dans le cosmos durant des années sans vieillir grâce à l'hibernation, où nos autoroutes sont désormais le cosmos et les galaxies et où les combats se font dans l'espace à bord d'énormes vaisseaux et de navettes.
Si le titre du roman laisse penser à un récit placé sous le signe de l'humour, c'est une erreur. Certes Méryma est très ironique, voire sarcastique à son endroit, mais il s'agit surtout d'une belle et passionnante aventure.
« La honte de la galaxie », c'est de la science-fiction qui nous parle de choses inconnues mais également de ce qui reste universel : l'amour, l'amitié, la folie de la guerre, la manipulation, la famille, la liberté.
Pour cette entrée en matière dans la SF, c'est pour moi un véritable coup de coeur.
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La SF pure, à base de vaisseaux spatiaux, de planètes et d'espèces extraterrestres, j'en lis assez peu. Alien Earth de Megan Lindholm, Binti de Nnedi Okorafor, L'espace d'un an de Becky Chambers, Bios de Robert Charles Wilson et le comics Saga de Brian K. Vaughan, composent ma bibliothèque de science-fiction, tous excellents, tous des space / planet opera. de l'autre côté nous avons les Exprim' ces romans des éditions Sarbacane, dans lesquels j'ai toujours des messages forts, des univers riches et des personnages géniaux. La rencontre entre les deux ne pouvait être qu'excellente. Et elle le fut !

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Grâce à un judicieux stratagème, Alexis Brocas nous immerge dans son roman dès les premières pages : 300 000 ans après, tout a changé. Pour éviter un dépaysement intempestif et brutal celui-ci nous procure une série de documents utiles à la compréhension de cet univers complètement différent de tout ce qu'on a connu jusqu'alors et en même temps, pas si éloigné dans la compréhension du monde, dans notre égocentrisme, et dans notre humanité qui malgré des dizaines d'implants ou de clonages reste parfaitement fidèle à elle même, égoïste, sujette à l'erreur, à la loyauté, l'inimité, la haine raciale, la paix et la guerre. The same but different. Je ne les ai pas lus tout de suite, j'avais envie de me lancer ce petit défi de rentrer d'emblée dans cet univers SF et de m'y retrouver par moi même entre voyage intergalactique et discussions technologiques. Et force est de constater que je m'en suis plutôt pas trop mal sortie 🙂 Cependant pour les non initiés / les non amateurs, je vous conseille de vous y plonger, d'autant qu'ils offrent une belle perspective et un historique de notre monde des années 2000 à l'an 300 000. Et c'est plutôt vertigineux.

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Après cette courte présentation nous partons donc directement pour Frontière, une planète poubelle où se retrouve la lie de l'humanité avec ce qu'il faut de raclures, de voleurs, de truands et de chimères organiques et Meryma Alfomelka, vétérane de guerre et complètement shootée à la « spé » cette drogue qui inocule de la nostalgie en poudre et vous permet de revivre des souvenirs, petits morceaux cristallisés de passé auxquels on devient accro, doucement, insidieusement. D'emblée je dois dire que je me suis attachée à ce personnage, détruite par ce qu'elle a vécu, par ce qu'elle a vu, par ses souvenirs de guerre, une vétérane de dix-sept ans, devenue pilote vers l'âge de..quoi ? dix ans ? Parce que c'est ainsi que sont recrutées les Officières par la Flotte, dès le berceau, l'esprit baigné des messages de la Flotte et de l'Empire, avec l'impression d'être le dernier rempart entre leur pureté, la beauté de leur monde et Patrie Bleue ; les ennemis clonés, les patriens, ces êtres issus de cuves, tous semblables les uns aux autres blancs de peau, terrifiants par leur capacité à combattre avec l'ensemble des expériences de leur prédécesseurs dans les veines. 300 000 ans d'expériences de guerre réunis dans l'esprit d'une seule personne, d'un seul clone. Des Officières bourrées aux hormones, entraînées dès le plus jeune âge à se battre, tuer, mourir, à se sacrifier sans un mot. C'est ce monde là que Meryma a trahi, un jour, pour lui préférer l'exploration, l'aventure libre et enthousiaste. Mais cette histoire il vous faudra la découvrir par vous-même quand vous lirez les pages de ce roman-pépite.

Parce qu'un roman-pépite s'en est un. Pour tout un tas de raisons que je vais vous révéler. D'abord donc, pour son personnage principal, Meryma, brute de décoffrage, pleine d'ironie et de mordant. Mais aussi pour les autres : pour l'Orphelin, l'enfant qu'elle a recueilli sur Frontière après l'avoir salement amoché et qui dépassera son statut pour gravir les échelons ; pour ceux de la cuisine de l'Antéros, le vaisseau qu'elle retrouvera au fil de ses aventures, comme un vieil ami, un groupe de jeunes hommes qui se sont engagés comme serveur pour pouvoir voyager, le pilotage et la guerre étant réservés aux femmes ; pour Jax donc, dont elle tombera amoureuse, qu'elle quittera, qu'elle désirera ; pour l'Ambassadeur, un patrien touchant à sa façon ; et pour toute la complexité des relations déployée par l'auteur entre haine et amour, complicité et trahison, duplicité et confiance. Chaque fil ténu étant à lui seul une trame de l'univers mais surtout un petit bout d'humanité dans ce qu'elle a de terrible et de magnifique, à la dérive dans l'Espace.

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Ensuite bien sûr son univers, infini, vaste, lumineux, brillant d'étoiles, de planètes, de soleils inconnus et méconnaissables. Et puis des vaisseaux avec lesquels les pilotes peuvent entrer en « symbiose », permettant à leur esprit de s'étendre et de ressentir les moindres vibrations de la carlingue. Et puis des batailles, de guerres, qui laissent des trous dans les engins spatiaux rutilants, qui envoie des corps valser dans le vide, des guerres dont seules les images de Star Wars ou Star Trek me sont apparues, prouvant encore une fois l'incapacité étrange de mon cerveau à imaginer le vide, l'immensité, l'infini. Comme si le silence de l'espace m'était plus difficile à concevoir que la chaleur insoutenable du souffle des dragons. Imaginer des fillettes envoyées à la mort, semblables à ceux de la Stratégie Ender de Orson Scott Card mais en version féminin, puisque les seules capables d'entrer en symbiose. Imaginer les implants aussi, capables d'améliorer les corps, de les soigner, de les déformer. Imaginer des rayons lumineux sortir des mains de Meryma, ses bonds gigantesques en plein combat. Imaginer l'arme cruelle de l'Ambassadeur capable de déformer les chairs à l'infini. Imaginer les Rubys, ces êtres sylvestres, étranges, laissant des planètes magnifiques derrière eux. Imaginer les patriens et les impériaux, différents et semblables à nous.

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Il y a aussi le ton de l'auteur. Pour moi La Honte de la Galaxie est une tragédie, un drame qui touche le sort de milliards d'êtres vivants, l'extinction de soleils, la plongée dans les ténèbres de centaines de planètes, l'éradication de mondes, c'est colossal et en même temps inimaginable pour notre pauvre esprit autocentré, comme si notre Terre était le nombril de l'univers. C'est vertigineux ce que nous offre Alexis Brocas, et en même temps, en bon gentleman il nous donne des petites piques auxquelles nous raccrocher. La bonne vieillie inimité interaciale, le bon vieux racisme, qui est ici tourné en déraison, 300 000 ans après mais toujours présent. Il nous montre une kyrielle d'émotions, de sentiments, et puis des touches d'humour, ces petites respirations, tranches d'ironie. Et parfois même nous offre t-il de la douceur et de la poésie, avec les forêts Rubys, l'amour de Jax et Meryma, la tendresse de l'Oprhelin et sa Mer, les ciels étoilés de Nixte. Il nous montre même combien des guerres peuvent être fondées sur rien d'autre qu'une différence fondamentale, mais n'est ce pas là le lot de toutes les guerres.


En résumé

La Honte de la Galaxie est pour moi le roman le plus dense, le plus complexe et le plus humain que j'ai pu lire en littérature de science fiction. C'est grandiose, dramatique à souhait, poétique souvent, avec une prose remarquable et des personnages remarqués, le tout saupoudré de conquête spatiale, de guerres intergalactiques et de découvertes organiques. Moins de cinq cent pages pour un récit aux dimensions spatiales et humaines, s'affranchissant des limites de l'imaginaire et du monde connu, ça ne pouvait être signé que chez Sarbacane.
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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Meryma est une ancienne Capitaine de la Flotte Impériale, entraînée et équipée d'implants dès son plus jeune âge afin de combattre les ennemis de l'Empire. Elle est encore très jeune, à peine 18 ans, mais elle passe déjà pour une vieille car les enfants, quasi exclusivement de sexe féminin, sont recrutés dès 6 ans, vers 8-9 ans ce sont encore des fillettes et pourtant plus vraiment car entraînées comme des machines de guerre depuis des mois. Mais Meryma ne fait plus partie de ce monde-là depuis qu'elle a été jugée pour trahison, qu'elle a été destituée et qu'elle a choisi de s'exiler sur Frontière, la planète la plus pourrie et la plus reculée de l'Empire. Accro à la « spé » elle ne vit plus que pour ça et vaguement pour veiller sur un orphelin qu'elle a recueilli. Elle y survit dans un piteux état physique général, mais malgré tout suffisant pour toujours avoir le dessus sur des civils si besoin et sur cette planète de magouilleurs cela a son importance.
La narratrice adopte dès le départ un ton assez sarcastique ce qui me l'a immédiatement rendu sympathique. Elle possède une sorte d'humour à froid avec un certain recul sur elle-même. Par contre j'ai eu plus de mal avec la mise en place de ce nouveau monde, dans un « contexte spatial », que j'ai trouvé un peu ardue pour les non-initiés. Ceci dit même si j'ai parfois eu un peu de mal à visualiser ce qui était décrit ça n'a pas non plus réellement gêné ma lecture. Ce monde est campé solidement dès le départ, il semble assez crédible, mystérieux et fascinant, mais aussi très souvent cruel.
Le récit est inventif, du moins pour moi qui lit moins ce genre de science-fiction. C'est d'ailleurs agréable de lire ce type de récit qui change un peu justement. Surtout avec la personnalité de la narratrice et héroïne, ça a été un vrai plaisir de lecture ! de plus, les chapitres, souvent très courts, en font un ouvrage qui se lit relativement vite malgré la taille du livre. Mais le temps du récit est lui très long puisqu'il se déroule sur des dizaines d'années, notamment en raison de la relativité du temps dans l'espace. Un roman à la fois entraînant, divertissant et passionnant. En le lisant vous découvrirez quelle belle complicité Meryma entretient avec le vaisseau Antéros, assisterez à sa prise de conscience d'un attachement plus fort qu'elle ne le croyait à l'Orphelin, à la naissance d'un amour, à sa confrontation avec d'autres personnes qu'elle n'aurait jamais pensé côtoyer et encore moins apprécier. Mais vous vivrez aussi avec elle un lot conséquent de péripéties, de quoi nous tenir en haleine tout au long du récit. Meryma est une parfaite anti-héroïne en quête d'elle-même et à la fin, comme elle, nous n'avons pas toutes les réponses mais nous avons fait un sacré voyage !
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Une dystopie assez ébouriffante et un beau plaidoyer contre la guerre, avec un personnage central de fille forte et fragile, très attachante.
Je ne supporte pas la violence, même en roman, d'où ma réticence envers la science-fiction, qui trop souvent parle essentiellement de batailles, et de guerres d'un bout à l'autre des romans, pour le peu que j'en connais.
Ici, on a un roman très attachant, extrêmement inventif, mais j'ai eu un peu de mal tout de même. À cause de la violence, mais aussi parce que c'est très technique, entre les planètes, les vaisseaux, les implants ...
Je crois que j'ai le défaut de vouloir tout visualiser et comprendre en détails quand je lis, et là forcément, c'est tellement inimaginable qu'il m'était difficile de "voir".
En outre je m'attendais à un peu d'humour, vu la couverture, le titre et la présentation, et j'en ai très peu trouvé.

Cependant, je pense que c'est un bon roman, pour quelqu'un plus attiré que moi par la SF.
Un monde passionnant et bien construit, un nombre incroyable d'idées, de créatures, de personnes et de mondes originaux.
Une belle écriture, du vocabulaire intéressant et beaucoup d'imagination !

Nous sommes aux alentours de l'an 300 000, donc oubliez tout ce que vous connaissez.
Meryma a 17 ans, elle a été une héroïne de guerre, dans un monde où ce sont presque exclusivement les filles qui font la guerre, recrutées dès 8 ou 10 ans. Elle y a perdu sa mère dans des conditions horribles, et après avoir causé un scandale, elle vit à présent sur une planète rebut.
On la recrute de nouveau, et bien qu'elle se doute que ça cache des secrets pas très bons pour elle, elle embarque tout de même, avec l'espoir de réaliser son rêve de petite fille, découvrir et comprendre Nixte, une zone inconnue et très mystérieuse.
Elle va affronter mille dangers, grâce à ses dons exceptionnels, mais aussi avec l'aide de son vaisseau, avec qui elle entretient quasiment une relation d'amitié.
J'ai aimé aussi la tendresse de sa relation avec l'"Orphelin" et j'aurais apprécié que nous approchions son personnage de plus près.
Nous entrons dans un monde étonnamment féminin. Presque que des filles, notamment aux commandes, et terriblement jeunes pour la plupart. Mais un monde où les garçons existent encore cependant.
J'ai accroché plus volontiers à la deuxième moitié du roman, plus dans la réflexion que dans les batailles, notamment quand elle se retrouve avec le Patrien dans le vaisseau.

Car l'essentiel de ce roman, passée la lecture au premier degré, c'est combien cette dystopie, censée se dérouler dans des millénaires, évoque notre monde actuel.
Les différents peuples des planètes font tellement penser aux pays de la terre, avec leurs colonisateurs, leurs guerres, leur façon de maintenir en souffrance les peuples dit inférieurs, l'arrogance des dirigeants et des pays qui se pensent supérieurs, etc.

Au final un roman qui devrait énormément plaire aux lecteurs de SF, voire à tout lecteur curieux. Et j'allais oublier de parler de la couverture superbe, entièrement brillante, on se croirait déjà aux portes d'une autre galaxie !

PS : J'ai conscience que, peu familière de ce type de romans, je n'emploie sans doute pas les bons termes, et je n'explique peut-être pas tout à fait comme il faut pour les amateurs.
Mais le mieux pour vous en faire une idée plus juste, c'est que vous le lisiez !
Lien : https://livresjeunessejangel..
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Je n'avais jamais lu de roman écrit par Alexis Brocas et j'en ressors absolument ravie. L'histoire, bien qu'extrêmement travaillée et très riche, reste super accessible. Il y a beaucoup d'humour et d'auto-dérision, et tous les aspects SF sont absolument WTF mais dans le bon sens ! En effet, les autres civilisations sont créées à partir d'idées pas si farfelues. On ne se perd pas dans des détails techniques qui pourraient épuiser les lecteurs qui ne sont pas adeptes à la science-fiction. Au contraire, on a les explications nécessaires, mais on travaille davantage sur le côté guerre entre ‘royaumes' et nouvelles prouesses biologiques. J'ai beaucoup aimé cet ensemble.

L'histoire se passe dans un futur vraiment très lointain, avec des capacités inégalables, mais tout à fait imaginables avec ce que l'on connaît à l'heure actuelle. Je n'ai personnellement eu aucune difficulté à entrer dans l'ambiance et à m'attacher à l'intrigue principale. de plus, tout n'est pas tout beau ou tout rose. Il se passe beaucoup de choses, chaque personnage possède des qualités comme des faiblesses et cela les tous rend définitivement très humains. La fin est une apogée et elle reste absolument réaliste. Elle colle au reste de l'histoire, elle n'est pas là pour vendre du rêve mais pour montrer la vie et l'humanité telles qu'elles sont. C'est finement bien joué et j'ai été réellement bouleversée en refermant ce livre. Il m'a profondément touché car, sous l'apparence science-fiction et dérision, on sent que les mots ne sont pas choisis au hasard. L'auteur, grâce à l'humour, fait passer des messages précis, qui font leur petit chemin au cours de notre lecture.

Autre point absolument extrêmement positif : les personnages sont tous Noirs ou Métis ! L'Humanité a évolué vers le métissage et le mélange de toutes les populations terrestres, ce qui a donné des Hommes à la peau sombre. de plus, le féminin l'emporte, dans le sens où ce sont les femmes qui dirigent les vaisseaux, elles qui sont choisies pour les postes les plus importants, qui sont la prunelle de l'Empire. Deux points que j'ai trouvé extrêmement importants et je suis très heureuse de les voir ainsi mis en avant, dans ce contexte. C'était, à mes yeux, très bien mené et je suis ravie qu'un si bon livre soit un titre apportant de la diversité et de la représentation. C'est quelque chose qui me fait vraiment plaisir et que je trouve vraiment important.

L'histoire se découpe en plusieurs parties et nous avons des chapitres courts, ce qui permet vraiment d'avoir un rythme dynamique. On ne s'ennuie jamais, même quand il est censé ne rien se passer. L'auteur a très bien mené le suspens et son intrigue, en ajoutant des petites storylines secondaires qui s'imbriquent bien dans le global.

Le personnage principal, Meryma, est grandiose. Je me suis attachée à elle en un rien de temps. On la voit évoluer tout au long de l'histoire et ses pensées montrent une réelle réflexion. Elle est peut-être une bombe atomique en ce qui concerne ses capacités, elle n'en reste pas moins humaine, avec des doutes, des faiblesses et des peurs. Ce personnage est tout simplement génial et j'aurais beaucoup aimé la connaître dans la vraie vie.

Je pourrais vous vanter les mérites de cette histoire pendant des heures sans pour autant réussir à mettre les mots exacts sur ce que j'ai trouvé si fantastique. Je n'ai pas vu un seul point négatif, en vérité et je ne peux que vous recommander de vous plonger dans cette histoire, même si vous n'êtes de base pas très fan de la science-fiction. C'est promis, ça devrait vous plaire quand même !
Lien : https://voyagelitteraire.wor..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Sans doute qu'une bonne partie de mes problèmes vient du fait que j'ai du mal à regarder devant moi. Parce que j'ai laissé derrière beaucoup de gens que j'aimais. Beaucoup de moi-même, aussi.
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L’adieu au bras d’Orion : une occasion unique de contempler, depuis le vide extra-galactique, la mer d’étoiles de l’univers peuplé et, tout au bout, l’ampoule défectueuse du soleil de Frontière. Puis de voir cette mer s’éloigner pour devenir une traînée de poudre argentée qui disparaîtra quand nous dépasseront la vitesse de la lumière. Au même moment, en face, les halos lumineuse du bras de Persée se concentreront en une ligne aussi mince et brillante que le fil d’une épée. Et dans ce fil, derrière la petite tachée dorée de la nébuleuse de Cordwainer, se cache le plus grand mystère des dix-mille dernières années.
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Ça commence par un petit matin tout en couleurs. Pas celles, éclatantes, des mondes pangéiens où je suis née, ni celles que j’ai pu voir en voyageant sur les vaisseaux de la Flotte. Non. Les couleurs de Frontière, la planète-poubelle où j’habite de puis deux longues années. Des couleurs qui ignorent la pureté.
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Jax a maintenant vingt-deux ans. Mais quand je le rejoindrai enfin, il en aura presque trente de plus. Est-ce qu’une histoire d’amour peut survivre à ça ? Est-il souhaitable qu’une histoire d’amour survive à ça ? Non, évidemment, et c’est bien le plus triste.
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Je m’appelle Meryma Alfomelka, j’ai dix-sept ans, je suis née trois-cent-mille ans après vous, et, vu que tout a pas mal changé depuis votre époque, il se peut que vous vous sentiez un peu perdu dans mes aventures.
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Videos de Alexis Brocas (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexis Brocas
Est-ce que - si je vous dis "science-fiction" - vous visualisez des extra-terrestres, des combats interstellaires et des robots ? Oui ? Pourtant, la SF, ce n'est pas que ça ! Et n'en déplaise aux idées reçues, ce n'est pas non plus un genre "pour les garçons".
Dans cette vidéo, je vous propose de définir ensemble quelques sous-genres de la SF, de voir comment elle a s'est (parfois) éloignée des sciences dures pour introduire dans ses récits des sciences sociales (et des enjeux féministes !), mais aussi - et surtout - de vous présenter quelques lectures SF ado & YA mettant en scène des héroïnes !
Vers l'infini et au-delà ? Pourquoi pas. Mais aussi ici et maintenant !
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