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ISBN : 2351786890
Éditeur : Gallmeister (01/04/2018)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Mack Hopper, agent de la CIA, arrive au Korach en 1957 avec sa femme et leur fils Terry. Sa mission est de tisser des liens avec le jeune roi de ce pays sans ressources, mais déterminant pour l’influence américaine au Moyen-Orient. Il se rapproche peu à peu du souverain plein de charme jusqu’à ce que ce dernier soit mystérieusement assassiné. Quarante ans plus tard, Terry, devenu historien, entreprend des recherches sur ce qui s’est passé au Korach. Petit à petit, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
  18 février 2017
Terry Hopper a dix ans quand il rejoint son père au Korach.
Nous sommes en 1957 en pleine guerre froide. le Korach est un petit pays coincé entre la Jordanie, la Syrie et l'Irak.
Terry découvre Hamra la capitale, ces bruits, ces odeurs et surtout la communauté américaine "little America" , son ambassadeur, le personnel diplomatique et les agents de la CIA dont fait parti son père Mack Hopper.
En 1957 le monde arabe est en ébullition, Nasser l'égyptien fait la pluie et le beau temps avec son allié syrien. C'est le début du parti Baas, un mélange de socialisme et de nationalisme, les frères musulmans sont de la partie le tout sous l'oeil bienveillant des russes et du KGB.
En 1958 Terry assiste avec ses yeux d'enfant au coup d'état visant le jeune roi du Korach.
40 ans plus tard, Terry est devenu historien, il décide d'écrire un livre sur ces évènements passés et de découvrir si son père est responsable de la mort du jeune roi.
" Littla America " n'est pas seulement un roman d'espionnage où la célèbre CIA fit et défit des gouvernements au nom de la démocratie. c'est aussi le questionnement et les rapports d'un fils face à son père, des liens plus ou moins abimés par le doute et la suspicion.
J'ai adoré ce roman publié par la maison d'édition Gallmeister et reçu dans le cadre de l'opération masse critique.
Bonne pioche donc, grand merci à babelio et à la maison Gallmeister.
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JIMEDE
  11 avril 2017
Un grand livre, passionnant et bien écrit de la première jusqu'à la dernière page !
Henry Bromell nous plonge au coeur de la guerre froide, cette période où Ricains et Soviets s'affrontaient ouvertement aussi bien que secrètement pour influencer le monde. Mais ici, la zone d'influence n'est ni l'Europe, ni l'Asie, ni même Cuba. Nous sommes en 58 au Moyen Orient, dans le petit État du Korach, royaume bédouin enclavé entre la Syrie et l'Irak. Là, alors que les Anglais se retirent, les Américains se substituent, sous le regard réprobateur d'un tiers à l'influence grandissante, l'Égypte de Nasser et sa volonté d'unifier les nations arabes.
Mack Hopper, agent de la CIA, est en poste à Hamra, capitale du Korach et à la demande de ses supérieurs, gagne la confiance du jeune roi, quelques mois avant qu'il ne soit mystérieusement assassiné. Des années plus tard, Terry, son fils devenu historien, remonte le fil de cette époque pour tenter de déceler une vérité restée cachée.
Et c'est là que Bromell est fort, très fort : d'abord par sa très belle intrigue d'espionnage international dans un contexte trop peu traité. Mais aussi par la belle étude de relations père-fils qu'il nous livre car en enquêtant sur cette page d'histoire, Terry tente également de découvrir les nombreuses facettes cachées jusque là par son père.
Enfin, il réussit à nous entraîner dans un superbe voyage à travers cette Little America, cette Amérique exogène, hors sol, où en dehors de ses frontières, ses agents tentent de créer ou de recréer une part de leur pays et de son influence.
C'est remarquablement vu, c'est remarquablement écrit, c'est remarquablement émouvant. C'est un grand livre.
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Ariane84
  10 mai 2017
Un livre riche et passionnant, roman d'espionnage tout d'abord, mais surtout roman de la quête d'un homme à la recherche de l'histoire de son père.
Ce roman nous entraîne au coeur du Moyen Orient en pleine période de guerre froide, et nous immerge dans les méandres de la CIA et de la politique étrangère américaine.
Bien que toute l'histoire soit une fiction (le Korach, les différents personnages) elle sonne juste et on sent que l'auteur, dont le père était agent de la CIA, connaît son sujet.
Et cela fait peur et questionne sur le caractère insondable des décisions prises au plus haut niveau politique...
Encore une belle découverte des éditions Gallmeister, que je dois cette fois-ci à mon libraire.
Je recommande.
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fannyvincent
  06 février 2017
Un agent de la CIA débarque en 1957 avec sa femme et son fils au Korach, petit état du Moyen Orient coincé entre la Jordanie, la Syrie et l'Irak. Sa mission est d'établir des liens étroit avec le jeune roi, afin de rallier celui-ci à la cause américaine. Quarante ans plus tard, le fils, désormais historien, cherche à comprendre les circonstances entourant l'assassinat du roi fin 1958...et le rôle joué par son père dans ce meurtre.
Voilà un roman d'espionnage dense, captivant, qui nous replonge dans un contexte d'évolution du monde arabe et de guerre froide, lorsque soviétiques et américains se battaient pour le contrôle de chaque petite parcelle du monde. L'auteur, par ailleurs créateur de la série télévisée Homeland, sait de quoi il parle, son propre père ayant été agent de la CIA dans les années 50, et il l'a ainsi suivi dans ses différentes affectations. C'est l'une des originalités du roman, qui est de nous parler de la famille des espions, du rôle joué par leurs femmes, du ressenti de leurs enfants. On est loin des individus solitaires habituellement décrits dans les romans. Son autre originalité est de passer sans cesse, et de façon parfois assez abrupte, du passé au présent, et vice versa. C'est néanmoins très fluide, et cela rend l'histoire particulièrement vivante, dynamique. Ce roman met aussi en lumière les excès de l'impérialisme américain, obsédé par l'idée de contrer l'expansion communiste, considérant les dirigeants des autres pays comme des pions que l'on peut acheter (le roi du Korach est ainsi considéré de façon méprisante comme "notre petit roi" par les hautes sphères US).
Bref, un roman vraiment passionnant, une page d'histoire. Je remercie sincèrement Babelio et Gallmeister pour l'envoi de cet ouvrage.
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sweetie
  13 mars 2018
« Little America, en référence au Little Italy de New York ou au Little Saigon de Los Angeles, une version miniature et, dans une certaine mesure, abâtardie, d'un endroit réel, très, très loin. » Cet endroit éloigné c'est le Korach, petit pays imaginaire du Moyen-Orient, au confluent des frontières de la Jordanie, de l'Iraq et de la Syrie, sorte de figure de style permettant à l'auteur d'illustrer son propos. Ce roman, en partie autobiographique, situe l'action en 1958 et les acteurs en sont des agents du renseignement de la CIA dépêchés au Korach afin de prendre, auprès du roi, la place cédée par les Britanniques dont l'empire s'est délité depuis les deux grandes guerres du XXe siècle. On y voit, dans le quotidien, les familles de ces agents secrets, parachutées dans un pays totalement étranger à leurs valeurs; on y voit, à notre grand désarroi, la façon de procéder des pontes de la CIA, bien au chaud dans leurs fauteuils à Washington, D.C., décider de la configuration géopolitique du monde. Ce qui est génial avec ce livre, c'est que l'auteur tente aussi de comprendre ce qui a amené ces hommes et ces femmes à embrasser un environnement rempli de magouilles, de mensonges, de duplicité et de coups fourrés. Par patriotisme, par goût du risque ou simplement par envie de contrôler, à une petite échelle, le monde? Les réponses ne sont pas claires et limpides. Les États-Unis ont voulu réinventer le colonialisme moderne mais par manque de subtilité et de compréhension profonde des pays qu'ils ont investis, les résultats n'ont jamais été grandioses. Un roman qu'il faut lire, encore plus dans le contexte « trumpien » actuel.
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critiques presse (2)
Liberation   03 août 2017
S’appropriant l’histoire de son père, employé à la CIA, Henry Bromell moque l’impérialisme américain sur fond de portrait de famille.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaPresse   18 avril 2017
Un roman ambitieux et encore très pertinent, même s'il paraît aujourd'hui en français plus de 15 ans après sa parution originale.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
JIMEDEJIMEDE   09 avril 2017
On commence tous par penser, si c'est bien le mot, et je n'en suis pas sûr, on commence tous par avoir le sentiment qu'une sorte de vie rangée, une sorte de vie heureuse est possible, et puis, lentement, inexorablement, sans qu'on s'en rende vraiment compte, ce sentiment devient une attente.

La plupart d'entre nous finissent par avoir l'impression que le bonheur est un sentiment de droit divin. Mais, devine quoi, ça ne l'est pas. Je n'ai pas appris grand chose sur terre, mais j'ai appris ça. Bonne nuit.
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Charybde2Charybde2   16 avril 2017
En observant de plus près, j’ai remarqué que beaucoup des soldats de plomb et des véhicules en métal étaient cabossés ou entaillés à cause des guerres sur le sol des chambres de nos maisons au Korach. Il manquait un œil à un fantassin de la Première Guerre mondiale, un bras à un tireur embusqué écossais, leurs chevaux à quelques membres de la cavalerie confédérée. Soudain, l’innocence a semblé avoir une vie intérieure plus sombre. Ces jouets muets étaient les vétérans de notre enfance, les survivants, mutilés, blessés et à moitié morts, enterrés pour toujours dans leurs souvenirs de douleur, de boue et de tonnerre, d’acier et d’obus hurlants. J’ai revu l’armée korachite vers 1958, qui conduisait toujours des chars britanniques, identiques si ce n’était par la taille au gros Centurion solide que je tenais maintenant dans ma main, les mêmes Hawker Hunter volant au-dessus de nos têtes, aussi petits, vus de là, que ces jouets, ce semblant d’armée de l’air. Une armée de jouets, une armée de l’air de jouets, commandée par un roi jouet. Tout ça pour amuser les enfants de l’empire, les enfants de Little America. Nous.
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JIMEDEJIMEDE   08 avril 2017
Après tout, mon père est mon père - secret, cachottier, le manque d'assurance personnifiée, mais malgré tout mon père. Je l'aime profondément, bien que nous ne soyons pas proches et ne l'ayons jamais été. Je ne sais pas si je lui fais confiance. Je ne sais même pas si je l 'aime bien, en tant que personne, en dehors du fait qu'il est mon père...
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Ariane84Ariane84   07 mai 2017
Parfois, mon père semblait se cramponner comme si sa vie en dépendait tandis que la Land Rover rugissait dans le désert, n'en faisant qu'à sa tête.
L'histoire rugissant dans le désert, n'en faisant qu'à sa tête.
L'inertie de l'histoire, implacable et irrépressible, avançant vers vous à cent trente kilomètres à l'heure...
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Charybde2Charybde2   16 avril 2017
Un samedi matin de l’été 1957, presque cinq mois avant les événements en question, la porte d’entrée d’une modeste maison en stuc à un étage de P Street, dans le quartier de Georgetown à Washington DC, s’ouvrit en grand, et je sortis avec mon père et ma mère. À l’époque, j’avais dix ans et je bichonnais ma coiffure gominée. Nous étions revenus de Syrie depuis trois ans et, cinq mois plus tard, nous serions installés au Korach, le sujet de cette histoire. Mon père était espion, ou, comme il préfère qu’on s’en souvienne, officier de renseignement à la CIA, de 1950 à 1978. Il avait été recruté alors qu’il travaillait pour une société d’investissement de Wall Street. Il détestait Wall Street, mais en tant que WASP occupant une position sociale élevée, il ne pouvait exprimer sa haine que de façon indirecte ou involontaire. Le cou coincé, de profil, raide et le regard fixe, il effectuait chaque jour l’aller-retour en train de banlieue entre Grand Central Station et Hastings-on-Hudson. Nous vivions là – mon père, ma mère, moi et un cocker appelé Winston – dans une maison en location de Clinton Street. Je ne dirais pas que mon père, une fois entré à la CIA, devint un homme heureux ; la mélancolie est, je m’en aperçois aujourd’hui, profondément ancrée dans les gènes de ma famille. Je dirais plutôt qu’il passa d’une forme d’anxiété à une autre. Son cou ne se coinçait plus, mais les sécrétions acides dues au recueil de renseignements finirent par provoquer un trou assez conséquent dans son estomac et les saignements faillirent le tuer.
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