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ISBN : 2848781947
Éditeur : In Octavo (24/09/2013)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 7 notes)
Résumé :
- Résumé

Un aveugle clairvoyant, un PDG colérique, des managers à bout de nerfs, des salariés ballotés... les personnages de cette histoire, à la fois victimes et héros, sont témoins du cynisme qui règne aujourd'hui dans l'entreprise. Le regard de l'auteur, souvent amusé et tendre, agit comme une caméra filmant, sous des apparences de neutralité distante, des plans dévastateurs.

Attention, ce roman peut produire des effets dangereux. Ap... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
tilly
25 septembre 2013
Quand vous lirez "Vingt-sixième étage", vous qui avez déjà travaillé dans un quartier d'affaires — à l'étage des "open spaces", voire à celui des directeurs quelques étages plus haut — vous penserez :
— voilà le livre que j'aurais dû/voulu écrire...
Mais peu importe que vous n'ayez même jamais pris le RER pour La Défense, jamais attendu l'ascenseur pour la pause clope sur le parvis, jamais subi un entretien annuel d'évaluation. Avec son roman, Alain Bron vous transporte et vous guide dans l'univers impitoyable des cols blancs et l'ordinaire d'une tour de bureaux. Tout y est : le lot de souffrances quotidiennes qui désespèrent, mais aussi les espoirs et les joies qui font avancer. Tout un roman...
Car "Vingt-sixième étage" n'est pas — heureusement — un manuel de survie dans le milieu hostile de l'entreprise française. L'auteur ne donne pas de leçon de management ou de syndicalisme, il ne propose pas de thèse sur le comportement organisationnel. Pourtant tout y est...
Thomas Percey est un jeune cadre un peu particulier : accompagné de son fidèle chien d'aveugle, c'est par le prisme de son regard “intérieur” que l'auteur nous fait pénétrer le petit monde de la société de services en communication qui vient de l'embaucher. Au delà d'une sensibilité exacerbée par son handicap, Thomas a développé une prescience qui se manifeste sous la forme de flashes : une lueur blanche, déclenchée le plus souvent par d'infimes variations de l'ambiance autour de lui.
Cela commence avec une campagne annuelle d'entretiens d'évaluation inexplicablement sévères. Bientôt suivie de la descente dans les locaux d'auditeurs externes pétrifiants d'antipathie, qui vont pousser, pour commencer, à la délocalisation du service où travaille Thomas.
Pour simplifier mon résumé du point de départ du foisonnant roman d'Alain Bron, je n'ai parlé que de Thomas. Mais c'est toute une galerie de personnages superbement animés qui entourent le jeune aveugle, et que l'on suit au plus près dans ce feuilleton passionnant de la démolition programmée d'une entreprise. Drame et humour mêlés avec réalisme. Avec tendresse. Avec clairvoyance. Avec talent.
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Low90
11 juin 2014
Ce roman nous racontes l'histoire de Thomas Purcey, Marc Baquiast, Jessica Butler, Gérard Gaillac, Jean-Paul Delgado, Anne, Pierre Schneider et Aude Bisulli. Ces 8 Protagonistes travaillent tous dans la même entreprise (MMS) allant de l'intérimaire au PDG de la société.
Ce livre traire de la vie dans une entreprise, on y voit de décrit l'ambiance au bureau, les relations entre les collègues, la pression face aux ordres des supérieurs hiérarchique.
Alain Bron a réussi a bien traité le sujet avec son écriture fluide ça rend le livre agréable et facile à lire, ça permet une meilleure compréhension de l'univers de ce genre d'entreprise. Ce qui est intéressant dans ce livre c'est qu'on ne voit pas que la vie des personnages dans le milieu du travail mais on a aussi leur vie personnelle et l'influence qu'a leur travail dessus. On a aussi de décrit les difficultés de compréhensions sur les méthodes de travail entre différents pays (ici c'est la France et les USA).
Malgré le fait que ce ne soit pas forcément mon genre de lecture j'ai beaucoup apprécié de lire ce livre.
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Stephclem
22 octobre 2016
Difficile de redescendre du Vingt-sixième étage car je dois dire que cette lecture fut émaillée de nombreux bons moments.
Partant du principe que cet univers m'était étranger,je me suis lancée,comme toujours dans ces cas-là,avec soif de découvertes mais à tâtons(ou devrais-je dire ici "à la Thomas Purcey" ?).
Verdict qui n'engage que moi;ce roman psychosociologique est une réjouissance pour tous ceux qui s'intéressent à la société actuelle,plus particulièrement au monde du travail,avec ses turpitudes,ses valeurs et ses aventures humaines qui en sont un des reflets.
Cette histoire est susceptible d'interpeller tout amoureux de la lecture,même si elle se déroule dans une sphère particulière car rien n'empêche d'imaginer facilement une transposition dans d'autres contextes professionnels.
Alain Bron a établi,sous une plume performante et engageante,successivement analytique,tendre et humoristique,un équilibre parfait entre les vies intimes et professionnelles,forcément liées, de ses personnages.
Il donne à son roman une dimension qui peut sembler très réaliste au lecteur,bien que,comme précisé en début de livre,cette histoire soit une fiction.
Les personnages,aux statuts (et attitudes qui en découlent) divers,sont forts en caractères mais aussi constitués,comme tout le monde,de faiblesses humaines.Ils ont chacun quelque chose d'intrigant qui donne envie de les suivre jusqu'au bout même si on a forcément des préférences pour certains.
Tous sont portés par des descriptions physiques et morales détaillées dans un style limpide.
Par ailleurs,c'est très intéressant d'avoir le point de vue de chaque personnage concerné sur les mêmes événements qui secouent l'entreprise,ainsi que le regard extérieur mais non moins avisé pour autant des personnes de leurs entourages.
L'organigramme officiel de MMS est clairement et rapidement établi.On a aussi l'officieux,surprenant par moments,alimenté par des relations clandestines établies ou qui se trament dans l'histoire.
Cela donne forcément du piquant supplémentaire à l'intrigue.
Pas une minute d'ennui dans cette lecture,probablement grâce à cette alternance habile entre le côté "métro-dodo"(qui ramène à des tranches de vies plus familières) et "boulot"(avec les rouages plus techniques de l'entreprise toujours évoqués d'une façon qui suscite l'intérêt).
Ce roman,riche en rebondissements,prouve que même un milieu aux froides parois de verre, fourmillant de paperasses,d'ordinateurs,de stratégies,de rivalités,de calculs,de pression permanente,est une aubaine pour le romancier talentueux qui sait,avec autant d'aisance,en décrire le côté profondément humain.
Ascension enrichissante que je recommande sans hésitation donc...
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Philibert03
23 juin 2014
Le monde de l'entreprise, la firme MMS dans le cas présent, raconté par la vie au quotidien de certains de ses membres, employés et dirigeants...
Alain Bron, l'auteur, en sa qualité d'ancien cadre dirigeant et consultant en management connait bien les rouages de ce monde particulier où absurdité rime avec avidité et...rentabilité.
Son personnage principal,Thomas, est attachant du fait d'une grande sensibilité qui lui permet de ressentir (plus que de voir (!) ) sa vie au sein de la société.
Une écriture fluide avec un excellent préambule, raconté par Thomas, amorce l'histoire, et quelle histoire !
Un roman efficace.
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stayfunny
24 juin 2014
J'ai découvert le style d'Alain Bron grâce à Masse critique que je remercie chaleureusement.
Vingt-sixième étage raconte en parallèle la vie de plusieurs employés de l'entreprise MMS qui a tout ses bureaux dans une tour à la Défense.
Il y a le directeur de l'entreprise, Gérard Gaillac, qui est mis sous pression en permanence par les actionnaires, Jessica la responsable marketing, très douée en affaires mais peu appréciée de ses collègues, et j'en passe...
Les anecdotes racontées par Alain Bron sont celles que auxquelles chaque personne travaillant dans une entreprise peut s'identifier.
L'histoire est vraiment bien ficelée. J'ai beaucoup aimé le style du livre, ses chapitres courts et la facilité avec laquelle on s'identifie à toutes ces situations et ces personnages.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Philibert03Philibert0323 juin 2014
"Thomas parlait calmement pour compenser l'attitude excessive d'Anne. Mais il la comprenait. L'extraordinaire puzzle de statuts au même étage (CDI, CDD, contrats de sous-traitance, intérim, freelance...) provoquait des différences de traitement, lesquelles, évidemment, se répercutaient sur la vie de tous les jours.
- Peut-être, mais j'en suis sûre, moi, que c'est un enfoiré de CDI qui m'a barboté mon téléphone portable !
- Sois honnête, Anne... Tu ne détesterais pas être embauchée en CDI, non ?
Anne hésita un moment, puis se lança.
- Je ne détesterais pas, c'est vrai. Mais je ne volerai pas pour autant."
+ Lire la suite
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tillytilly25 septembre 2013
Thomas ne voulait pas se prendre pour un Tirésias des temps modernes. Il usait de ce don avec parcimonie et intelligence, parce qu’il ne savait jamais quand, rarement quoi et exceptionnellement où. Cette fois, la lueur lui prédit que le management avançait à toute allure, les yeux fermés et que l’entreprise MMS courait à la catastrophe. Et de s’attendre désormais à plusieurs événements qui allaient dégringoler comme des billes sur un escalier. Mais lesquels ?
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Philibert03Philibert0323 juin 2014
"Aujourd'hui, avec le recul,je me demande si cette histoire a vraiment pris fin. Elle finira peut-être un jour, quand le monde de l'entreprise cessera d'apporter son lot de souffrances quotidiennes. Et si elle ne se termine pas, c'est parce que ce monde-là porte aussi en lui des espoirs et des joies."
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Philibert03Philibert0323 juin 2014
"J'ai l'impression d'avoir pris cette histoire en cours de route, un beau jour de printemps, avec un verre de jus d'orange et un gâteau bourratif."
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Low90Low9011 juin 2014
Le profit à court terme rend le patronat encore plus aveugle que moi. Aucune raison économique ne peut justifier les délocalisations et les licenciements.
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