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Critiques sur En pays conquis (22)
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bibiouest
  28 juillet 2019
Un thriller politique, lu avec un peu de retard. Les faits se déroulant avant les élections présidentielles et législatives de 2017.

Un président de Gauche réélu de justesse car la candidate de droite Hélène Cassard est arrivée troisième au premier tour des présidentielles devancée par la candidate du rassemblement national de 35000 voix.

Les élections législatives ne dégagent aucune majorité absolue, Hélène Cassard est arrivée en tête et file vers Matignon mais pour gouverner elle va devoir composer avec le rassemblement national...

Commence alors un jeu de manipulations en tous genres où se distingue un homme de l'ombre, un conseiller, François Balmont, qui me fait penser à un conseiller très proche de Nicolas Sarkozy...

A partir de là l'auteur nous emporte dans une fiction réaliste qui fait froid dans le dos, ses connaissances de la haute finance et la sphère politique contribuent au plaisir prie à la lecture de ce livre.

Je souhaite que cette situation n'arrive jamais mais force est de constater la résurgence des idées politiques nauséabondes d'extrême droite (populisme). Et de la revanche sur 1789, mai 1968, le mariage pour tous j'en passe et des meilleurs, que rêve de prendre tous les réacs cryptofascistes.

A noter juste un bémol, il est préférable d'avoir lu le précédent ouvrage de l'auteur, «les initiés» pour appréhender ce roman. Cela dit «En pays conquis» peut tout de même se lire séparément, de plus on entre dans les détails de la politique et c'est un réel plaisir pour les lecteurs comme moi qui aiment la chose politique.
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Rodin_Marcel
  27 mai 2019
Bronnec Thomas – "En pays conquis" – Gallimard / Folio policier, 2017 (ISBN 978-2-07-282947-5)

Ce roman est raté, pour une raison évidente, connue de tout adepte des études littéraires : il est impossible d'écrire de la bonne littérature en voulant démontrer et asséner des thèses idéologiques, politiques, religieuses etc.
L'auteur caractérise ses personnages par des traits qu'il croit être ceux de tel ou tel milieu de la politique, ce qui ne reflète que ses propres a priori. Dans le présent roman, ceci engendre de surcroît une certaine confusion dans le récit, car l'auteur croit utile de rajouter (plaquer) une Profonde Intrigue Psychologique, et nous fait le coup de la brave dame qui enquête sur "son père qu'elle n'a pas connu" – un thème déjà ressassé jusqu'à plus soif dans la littérature de gare.

Il commet par ailleurs une énorme faute de construction de son récit, en donnant la parole et le "point de vue narratif" à tour de rôle aux deux partis qu'il croyait être déterminants (englobés sous les termes "la droite" et "la gauche", qui déjà à cette époque, en 2016, ne voulaient plus dire grand chose), mais sans conférer la même fonction narrative à celle qui représenterait, selon lui, le "Rassemblement National" (sous les traits de laquelle on reconnaît Marine le Pen), ce qui accentue encore le caractère manichéen de ce roman.

Le cas est ici d'autant plus flagrant que l'auteur a voulu, en 2016 (cf la postface p. 283), écrire un roman anticipant le résultat des élections présidentielles de 2017. Son récit devient ainsi un témoignage des préjugés et erreurs d'appréciation régnant dans ces milieux de cultureux, erreurs les condamnant à ne rien comprendre à la montée de ce qu'elles et ils nomment "le populisme" ou "l'extrême-droite", deux termes aussi sots l'un que l'autre.

Le meilleur exemple de ridicule frappant ce type de roman à thèse politique, tourne ici carrément à l'humour involontaire : Bronnec présuppose en effet ici (p. 215 et seq) un mode de financement du Rassemblement National qui fut très exactement celui de la campagne de Macron, ce candidat sans parti et sans fortune personnelle qui se trouva en mesure d'être celui qui dépensa – et de loin – le plus d'argent pour sa campagne (cf comptes déposés) sans que personne ne juge utile d'enquêter sur cette manne miraculeuse.
On retrouve là une des caractéristiques quasiment génétiques des "gens de gôche", à savoir la manie d'attribuer leurs propres turpitudes à leurs adversaires politiques.

Évidemment, le lecteur ne coupera pas non plus à l'un des thèmes devenu incontournable dans la littérature bien pensante, à savoir le drame du pôvre homosexuel qui devait se cacher. Là encore, on baigne dans les lieux communs.

Du même auteur, j'avais lu "Les initiés" (voir recension), un roman qui voulait déjà démontrer une thèse politique en exposant les turpitudes de la gauche caviar et de ses séides peuplant les couloirs de "Bercy" (le nid de crabes dont est issu Macron). J'avais déjà formulé la même remarque : il s'agit de ce que le parti communiste appelait la littérature d'agit-prop...

C'est bien dommage, car je suis à peu près certain qu'en renonçant à ses oeillères politiques pour se consacrer à un travail vraiment littéraire, cet auteur dispose de moyens qui lui permettraient d'écrire de vrais romans.
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sevm57
  30 mars 2019
Dans ce roman à clef, on est au lendemain de la présidentielle et des législatives, et le pays se retrouve dans une situation inédite, avec un président de gauche et une droite victorieuse des législatives mais sans majorité pour gouverner.
Le premier ministre Hélène Cassard est donc contrainte de faire entrer des ministres du Rassemblement national au gouvernement, ce qui est l'aboutissement de la stratégie de son conseiller spécial, Francois Belmont.
Un banquier est nommé à Bercy pour rassurer Bruxelles, mais la question est de savoir si la France va rester dans l'euro et tous s'interrogent sur l'opportunité d'un référendum à ce sujet.

Moi qui m'intéresse beaucoup à la politique, j'ai eu envie de lire ce livre mais j'ai été déçue. Je l'ai trouvé plat et sans grand intérêt. L'histoire n'est pas passionnante malgré le petit suspense autour du suicide de Christian Dumas, le président de la commission des comptes de campagne. L'ecriture et les personnages manquent un peu de relief, on a plus l'impression d'être dans un reportage que dans un roman. Dommage car le sujet méritait d'être creusé.
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yann72000
  29 octobre 2018
Je ne crois pas avoir déjà lu de fiction politique avant ce roman. C'est pas mal. Bronnec invente un parti d'extrême-droite le Rassemblement National, avant que la FHaine ne décide de s'appeler ainsi. C'est amusant.
Il imagine la réélection de François Hollande, avec des législatives gagnées par Pécresse (je suppose) qui doit s'allier à LePen. le personne principal est en fait le conseiller de la droite qui a de fortes accointances avec l'extrême droite (Wauquiez ? peut être !).
Ca m'a personnellement pas donné envie de lire Les Initiés. Mais ça peut plaire. C'est juste que je me suis senti un peu perdu par ces chapitres qui commencent par "il" ou "elle" sans citer de nom, du coup on ne sait de qui il s'agit et par ces personnages qu'on met du temps à connaître et à situer dans l'intrigue.
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Pivoine29
  31 juillet 2018
Un livre intéressant sur le monde politique et économique.
Des personnages apparaissaient déjà dans le précédent roman de l'auteur (Les Initiés), mais ce n'est pas gênant pour la compréhension de ne pas l'avoir lu.
Les élections en 2017 voient le président sortant réélu (gauche), mais les législatives donnent la majorité à la droite (Hélène Cassard) et font entrer nombre de députés du Rassemblement National. La nouvelle d'une alliance possible droite et extrême droite plongent les milieux financiers (Bercy et une banque, le Crédit parisien) ainsi que Bruxelles dans la crainte. Dans l'ombre agit le trésorier de la droite, François Belmont, aux idées très proches de l'extrême-droite.
Un récit court, sur quelques jours, de juin à septembre, qui annonce une débâcle à venir.
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clement_M
  31 mars 2018
Alors que j'avais bien aimé Les initiés du même auteur, j'ai abandonné ce roman pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, il faut savoir (alors que ce n'est pas annoncé en quatrième de couverture) qu'il s'agit d'une suite du roman Les initiés (mais que l'auteur résume et fait la pub de ce roman avec de nombreuses notes en bas de page...très gênant). Ensuite, comme pour Les initiés il s'agit (sûrement...car au bout de 80 pages, il ne s'est rien passé...) d'un thriller politique alors est-il vraiment nécessaire de multiplier les notes en bas de page pour nous expliquer des notions simples comme la stratégie du "ni-ni". Par ailleurs, il faut savoir que chaque chapitre commence par la date précise des événements (à la minute près !) mais dans le même temps, il est complètement inutile d'avoir ce type d'informations (on est loin d'avoir une tension minutée comme dans la série 24 heures chrono...) car il ne se passe rien, de nombreuses phrases descriptives sont totalement inutiles... J'ai laissé tomber au bout de 80 pages.
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Franckync
  22 octobre 2017
Titre : En pays conquis
Auteur : Thomas Bronnec
Editeur : Série noire Gallimard
Année : 2017
Résumé :  Le rassemblement national, parti d'extrême droite, entre au gouvernement à la faveur des élections législatives. L'Elysée est à gauche et la droite traditionnelle n'a d'autre choix que de s'allier avec le parti extrémiste pour former une majorité. La France est paralysée, ses institutions en pleine déliquescence et une question se pose : La France pourra-t-elle rester dans l'Europe ? Les hommes de l'ombre se livrent une guerre sans merci, notamment François Balmont chantre du rapprochement entre les droites.
Mon humble avis : Un polar politique ou une politique fiction, je crois que c'est un genre que je n'ai jamais abordé sur Francksbooks. Lorsque je reçus ce roman ( merci aux éditions Série noire Gallimard ) j'étais assez surpris et plutôt ravi à l'idée de me frotter à ce court roman de Thomas Bronnec. Pour être tout à fait exhaustif je me dois de préciser que ce texte est la suite des initiés paru en 2015 chez le même éditeur. En préambule de cette petite chronique et avant de m'aventurer sur le fond il me semble important de préciser qu'il s'agit là d'une lecture réservée aux personnes ayant un minimum de connaissance des institutions Françaises mais aussi et surtout des partis et des forces en présence sur la scène politique hexagonale. Je suis persuadé que le lecteur lambda, ignorant des us et coutumes de la démocratie, ne sachant pas reconnaître sa gauche de sa droite sera complètement perdu dans les arcanes du pouvoir décrites dans ce roman d'un réalisme saisissant. Cette avertissement étant donné nous pouvons désormais entrer dans le détail sur ce texte pétri de qualités. Romancier mais aussi journaliste depuis de nombreuses années, Bronnec décrit de l'intérieur ce théâtre d'ombres qu'est devenu la politique. Plusieurs destins se croisent dans ce roman, les motivations sont diverses et il faut reconnaître à l'auteur une finesse d'analyse psychologique assez rare même si elle est accompagnée d'une certaine raideur, une froideur qui ne pousse pas à l'empathie avec ses personnages. Les chapitres sont courts, le meurtre décrit dans les premières pages n'est qu'un prétexte car ce qui intéresse Bronnec au-delà du thriller c'est visiblement la vie politique Française et le destin d'un homme : François Balmont. Un personnage fascinant, détestable, manipulateur mais empreint d'une vraie vision, de convictions fortes, fussent-elles funestes pour la France. Balmont surnage dans ce roman, il emporte l'adhésion ou l'écoeurement mais pousse les autres protagonistes à faire de la figuration tant son aura est immense. Ici pas de suspens ni tension, l'auteur prends son temps pour installer la situation sans éviter certaines longueurs dans la première partie du roman. Les personnages sont nombreux et il m'a fallu quelques pages pour identifier les partis et les motivations de chacun. Une fois cet écueil passé, ( c'est à ce moment là que j'ai regretté de ne pas avoir lu Les initiés ) j'ai pris beaucoup de plaisir à évoluer parmi ces personnages de l'ombre qui influent sur l'avenir de toute une population. Personnages complexes, souvent torturés mais dont le dénominateur commun est la volonté de restaurer la grandeur de la nation même si les moyens pour y parvenir sont diamétralement opposés selon les idées et le parti de chacun. C'est machiavélique, cynique et certainement proche de la réalité ce qui fait froid dans le dos lorsque certains conseillers n'hésitent pas à franchir la ligne blanche pour arriver à leur fin. Dans ce roman le lecteur est en première ligne, au côté du président, à la table des ministres et le nez dans les magouilles ourdies par les hommes de l'ombre qui font et défont les carrières, influent sur la politique et tirent les ficelles. le style de Bronnec est efficace, sans fioritures et emporte l'adhésion tant son propos est fort et réaliste. Ce sont là ses principales qualités mais aussi les limites d'un roman pour initiés exclusivement. 
J'achète ? : Si tu es féru de politique ce bouquin est fait pour toi. Tu assisteras à un conseil des ministres, tu seras le témoin de règlements de compte, de vieilles amitiés politiques qui se sont délitées bref un petit régal pour qui est au fait de ce monde tortueux. Par contre si tu penses que François Hollande est de droite, Claude Guéant un hippie et Juppé un affreux révolutionnaire je te conseille de passer ton chemin...
Lien : http://francksbooks.wordpres..
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Ben_Tyrion
  14 octobre 2017
Le monde la "haute" politique est ses aléas. Thomas Bronnec opère un focus sur les jours qui suivent les élections législatives: nomination à Matignon d'une première ministre de droite alors que le mystérieux président est un homme de gauche. Alliance doit être faite avec l'extrême-droite au risque de provoquer des tensions avec Bruxelles/l'Europe. Tout s'enchaîne de façon mécanique. L'homme de l'ombre qu'est François Belmont joue un rôle trouble dans ces moments cruciaux que sont ceux de la formation d'un gouvernent inédit en France.
Le récit est simple, la lecture est fluide, c'est plaisant à découvrir. Pas hyper fouillé: l'auteur va droit au but dans ce "petit" roman (en taille). Il est assez clair que la perception n'est pas la même à présent que la France a voté, tant pour son président que pour renouveler l'assemblée nationale. Néanmoins, il fallait avoir du culot pour dresser une telle caricature de ce qui aurait bien pu survenir il y a quelques mois chez nos voisins de l'Hexagone. Bronnec met les dirigeants français "à nu": sa plume donne le sentiment qu'ils sont tellement "isolés", "esseulés", chacun à son niveau...
L'ensemble fonctionne fort bien et mérite le détour: derrière ces "bêtes" politiques que nous connaissons, il y a avant tout des hommes et des femmes, fragiles, aux destins parfois peu enviables...
Lien : http://les-lectures-de-thibe..
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DOMS
  18 juillet 2017
Le roman se situe en juin 2017, les élections présidentielles ont eu lieu, le président de gauche a été réélu, mais il n'a aucune majorité et l'assemblée a basculé à droite, très à droite. Impossible de ne pas nommer la présidente du Rassemblement National à l'un des ministères régaliens…
Avec ce roman, point de thriller au sens commun du terme. Ici c'est plutôt une ambiance et un suspense qui se place sur plusieurs niveaux. Les personnages et leur passé tout d'abord, le pays et son avenir incertain ensuite. Et chacun interfère dans la vie de l'autre.
Avec ce roman composé de chapitres courts ponctués parfois de minute en minute, d'un personnage à l'autre, du présent au passé, l'auteur arrive à inclure assez bien le lecteur dans le rythme de son récit. Fortement inspiré des évènements de l'actualité, le roman de Thomas Bronnec interroge sur ce qui pourrait advenir.
Lien : https://domiclire.wordpress...
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Bill
  05 juillet 2017
Le Président, de gauche, vient d'être réélu.

Mais la Nouvelle Assemblée n'offre pas de majorité : le Premier Ministre va donc devoir composer avec l'extrême droite et lui offrir des portefeuilles ...

Le Ministère des Finances, garant des promesses faites à Bruxelles, échoit à un banquier des plus sulfureux, ex-président du Crédit Parisien dont le sauvetage fut au coeur du roman précédent de l'auteur ("Les initiés").

Ici on découvre les dessous d'une campagne présidentielle, les comptes de campagne et leur approvisionnement pas toujours respectueux des lois ...

Domine dans cet ouvrage la figure de François Belmont, responsable du financement de la campagne de la Premier Ministre, mais surtout grand siphonneur, personnage trouble et même très trouble et au passé sulfureux ...

Dans ce marigot des plus troubles, surnage la figure si honnête et si intègre d'Angélique Dumas, haut Fonctionnaire à Bercy, côté budget

Un roman plein de clés (où je n'ai pas reconnu grand monde), touffu et fouillé qui donne envie de lire le prochain ouvrage de Thomas Bronnec !

Lien : http://les.lectures.de.bill...
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