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Citations sur Cahiers de poèmes (22)

patrick75
patrick75   13 novembre 2014
DIS-MOI, DIS, SOURIANTE ENFANT

Dis-moi, dis, souriante enfant,
Qu'est-ce, pour toi, que le passé ?
« Un soir d'automne, doux et clément,
Où le vent soupire, endeuillé. »

Qu'est-ce, pour toi, que le présent ?
« Un rameau vert chargé de fleurs
Où l'oiselet bande ses forces
Pour s'envoler dans les hauteurs. »

Et l'avenir, enfant bénie ?
« La mer sous un soleil sans voiles,
La mer puissante, éblouissante
Qui, là-bas, rejoint l'infini. »

juillet 1836
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patrick75
patrick75   16 novembre 2014
JE NE PLEURERAI PAS
DE TE VOIR ME QUITTER

Je ne pleurerai pas de te voir me quitter
Il n'est rien d'aimable ici-bas,
Et doublement m'affligera ce sombre monde
Tant que ton cœur y pâtira.

Je ne pleurerai pas : la splendeur de l'été
Nécessairement s'enténèbre :
L'histoire la plus heureuse, quand on la suit,
Se termine avec le tombeau !

Et je suis excédée de l'angoisse qu'apporte
Le long cortège des hivers,
Outrée de voir l'esprit languir au long des ans
Dans le plus morne désespoir.

Si donc un pleur m'échappe à l'heure de ta mort,
Sache-le, il ne marquera
Qu'un soupir de mon âme impatiente de fuir
Et d'être en repos avec toi.

4 mai 1840
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lavinia02
lavinia02   13 octobre 2012
...Je m'en irai vers les lointains des mers,
Et, labourant leur espace désert,
Quêtant de l'archipel les plus lointaines terres
Où le reflux propulse en cadence les lames,
Je saurai découvrir une île hospitalière
Où pourra, pour souffrir, errer libre mon âme.

(extrait de Entre toi et moi)
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sabine59
sabine59   11 novembre 2017
Je rêve aux landes, aux brumeuse collines,
Où s'amasse l'ombre glacée du soir,
Car, perdus parmi les froides montagnes
Gisent ceux que j'ai aimés autrefois.
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sabine59
sabine59   10 novembre 2017
L'oiseau silencieux perché sur la pierre,
La mousse humide gouttant sur le mur,
L'allée du jardin envahie d'herbes
Je les aime tous- oh de quel amour!
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Tipee
Tipee   18 septembre 2016
Ce fut cruel, déjà, de penser que les hommes
Étaient tous creux et serviles et insincères,
Mais pire, ayant confiance dans mon propre cœur,
D'y déceler la même corruption à l'oeuvre.


'Twas grief enough to think mankind
All hollow, servile, insincere;
But worse to trust to my own mind
And find the same corruption there.
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patrick75
patrick75   17 novembre 2014
JE SUIS LE SEUL ETRE ICI-BAS
DONT NE S'ENQUIERT

Je suis le seul être ici-bas dont ne s'enquiert
Nulle langue, pour qui nul œil n'aurait de pleurs ;
Jamais je n'ai fait naître une triste pensée,
Un sourire de joie depuis que je suis née.

En de secrets plaisirs, en de secrètes larmes,
Cette changeante vie s'est écoulée furtive,
Autant privée d'amis après dix-huit années,
Oui, solitaire autant qu'au jour de ma naissance.

Il fut jadis un temps que je ne puis cacher,
Il fut jadis un temps où c'était chose amère,
Où mon âme en détresse oubliait sa fierté
Dans son ardent désir d'être aimée en ce monde.

Cela, c'était encore aux premières lueurs
De sentiments depuis par le souci domptés ;
Comme il y a longtemps qu'ils sont morts ! A cette heure,
A peine puis-je croire qu'ils ont existé.

D'abord fondit l'espoir de la jeunesse, puis
De l'imagination s'évanouit l'arc-en-ciel,
Enfin m'apprit l'expérience que jamais
La vérité n'a crû dans le cœur d'un mortel.

Ce fut cruel, déjà, de penser que les hommes
Etaient tous creux et serviles et insincères,
Mais pire, ayant confiance dans mon propre cœur,
D'y déceler la même corruption à l’œuvre.

17 mai 1837.
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Musardise
Musardise   08 mars 2016
"Personne n'a regret de te voir t'en aller,
Nulle voix ne sanglote 'Adieu !'
Où tant souffrit ton cœur, comment peux-tu toujours
Avoir le désir de rester ?"

Le soir passe d'un train rapide [extrait]
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patrick75
patrick75   14 novembre 2014
CHANSON

Entre joie et poignant ennui
Oh ! Ne se peut nulle tendresse :
C'est en vain qu'un cœur en détresse
Retient l'amitié qui s'enfuit.

Jamais tes yeux ne souriraient
A voir les miens mouillés de larmes,
Mais je sais bien qu'ils ne sauraient
Toujours partager mes alarmes.

Adieu . C'en est fini du temps
Que nous pensions, sentions de même.
Je veux rôder par l'océan,
Je veux courir les mers désertes.

Aux îles, aux lointains rivages
Le malheur est libre d'errer ;
Ton oreiller sera suave,
Mon très cher, sans moi pour veiller,

Tu n'auras plus, chaque matin,
Quand ton cœur bondit d'allégresse,
A simuler un air chagrin
Pour t'accorder à ma tristesse.

Jour par jour, quelque triste gage
Désertera ton souvenir,
Et, tous liens brisés, pour finir,
Que serai-je à tes yeux qu'un songe ?

15 octobre 1839
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Tipee
Tipee   19 septembre 2016
[...]
Les longues boucles de ses cheveux noirs tombaient
Sur une joue d'une beauté cadavérique.
Il semblait jeune - usé toutefois comme ceux
Qui dépensent leur temps de jeunesse avant l'heure.
Quand il abaissait son regard, on avait peine
A réprimer le flot d'une émotion soudaine,
Et la pitié cachait malaisément ses larmes,
Si tendre était ce front avec tout son orgueil;
Mais, levait-il les yeux, aussitôt sa prunelle
Vous transperçait le cœur d'un frisson glacial.
Alors la compassion se changeait en horreur,
En effroi de croiser encore ce regard.
Ce n'était point la férocité de la haine,
Ni l'angoisse frénétique du désespoir,
Ni la détresse en pure perte qui dédaigne
La sympathie que lui montrerait l'amitié,
Non - dans les profondeurs de cette orbite sombre
Flamboyait un éclair rien moins que de ce monde,
Un éclair si dévastateur qu'on aurait cru
Que nul ne le pouvait lancer qu'un œil de spectre.
Aussi fut-ce d'un cœur soulagé qu'ils le virent
Se détourner, s'enrouler dans sa mante grise
Et, appuyant sa tête sur son bras, cacher
A leur vue son sortilège de basilic.

(Alors le chien de la maison réétendit)
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