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EAN : 9782352874850
600 pages
Éditeur : Archipoche (15/05/2013)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Lucy Snowe, une jeune Anglaise qui se destine à l'enseignement, embarque un jour pour la sombre Villette, capitale du royaume de Labassecour. Sans connaître un mot de français, elle échoue dans un pensionnat de jeunes filles tenu par l'étrange Mrs Beck, qui l'engage comme institutrice.

Plongée dans cet univers inconnu, en butte aux colères de M. Paul, le professeur d'arithmétique, Lucy peine à trouver sa place. Déracinée, mais rebelle et orgueilleuse,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  20 juillet 2016
Il ne se passe pas grand chose à Villette et dans la vie de Lucy Snowe... et pourtant que de richesses dans ce récit ! Il faudra sans conteste que j'y revienne pour approfondir !
Il semblerait que Charlotte Brontë se soit inspirée de sa propre expérience de jeune fille financièrement démunie mais instruite, obligée d'enseigner dans un pensionnat belge, pour écrire ce récit. Ses descriptions, tant des méthodes d'éducation que des crises de désespoir et de solitude, sont en effet criantes de vérité et de fait réellement poignantes.
Pourtant, ce qui m'a le plus intéressée et fait réfléchir est cette affirmation au détour d'un paragraphe que certains sont faits, presque programmés, pour être heureux et d'autres pas. Si cela peut sembler évident au temps des Brontë et des injustices entre hommes et femmes ou riches et pauvres, est-ce encore le cas aujourd'hui ? Je crois que oui, qu'il existe encore aujourd'hui des Paulina, des Lucy Snowe et des Docteurs John aujourd'hui et j'avoue que ça me dérange. de même que la fin de l'histoire m'a dérangée...
Mais arrêtons là ce qui m'a dérangée, car ma lecture a été bien plus passionnante que dérangeante. L'étude des caractères et des moeurs m'a semblé parfaitement réussie, de l'amitié papillonnante de certains aux coquetteries pas bien méchantes d'autres, en passant par les petits ridicules ou les excès d'un amour sincère. Surtout, la sèche et puritaine héroïne est attachante par sa droiture, son besoin de chaleur humaine et sa bienveillance.
Challenge Pavés 21/xx et challenge XIX 5/xx
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CoquelicoteAzimutee
  14 février 2015
Que c'est dur, d'écrire la chronique d'un livre qu'on n'a pas aimé, d'une auteure qu'on a par ailleurs adorée… C'est pourtant bien ce qui se passe avec Villette.

Lucy Snowe, jeune femme anglaise, n'a ni famille, ni argent. Elle doit subvenir à ses besoins et sur un coup de tête, quitte l'Angleterre pour le continent, le Royaume de Labassecour pour être précis (la Belgique déguisée), et pour être plus précis encore, pour Villette, la capitale (Bruxelles donc).

Les romans des soeurs Brontë m'enthousiasment généralement beaucoup. Si vous tapez « Brontë » dans la barre de recherche du blog, vous trouverez plusieurs de mes chroniques sur leurs romans. Mais là, ça a vraiment été difficile. Déjà parce que Villette est un pavé. Donc quand, au bout de cent pages, je n'aimais déjà pas beaucoup, je me sentais un peu découragée d'en avoir encore six cents à lire… Tout est long et lent dans ce livre. L'intrigue n'est pas très présente, la plupart du temps on se contente de lire une succession de petits évènements de la vie dans la pension de Mme Beck et les pensées (souvent inintéressantes, j'en suis désolée) que cela inspire à Lucy, qui est la narratrice.

Cette fille est tellement fade. Alors que son caractère effacé, sa soi-disant timidité aurait pu me la rendre sympathique, sa haute opinion d'elle-même, qu'elle se défend d'avoir mais qui transparaît dans chacun des jugements qu'elle porte sur les autres, son étroitesse d'esprit, sa rigidité, sa fierté, sa passivité, et tant d'autres choses encore, me l'ont rendue absolument insupportable. J'en suis presque venue à la détester. Tous les défauts de Charlotte Brontë transparaissent dans cette « héroïne », avec en bonne place son orgueil démesuré. Jane Eyre n'est pas parfaite non plus et peut se montrer très dure envers les autres également, mais ce n'est rien en comparaison de cette pimbêche de Lucy, certaine de détenir les clés de compréhension de l'univers. Elle passe une bonne parti du roman à se plaindre de sa situation mais elle ne fait rien, elle attend que les choses passent et se fassent sans elle. On ne sait quasiment rien de son passé (on assiste à une petite période de sa vie lorsqu'elle est adolescente puis on la retrouve directement dans la vingtaine, quand elle cherche un moyen de gagner sa vie, sans explication sur ce qui s'est passé entre-temps, ça m'énerve !), ce qui a contribué à m'empêcher de m'attacher à elle. J'ai également détesté son côté religieux, qui se double d'une forte intolérance à l'égard des croyances et des rites des autres. Il paraît que Charlotte Brontë a beaucoup souffert, lors de son voyage en Belgique, de se trouver entourée de catholiques, et c'est ce qu'elle transpose ici, mais franchement je m'en contrefiche. Je n'ai rien contre le fait de critiquer intelligemment une religion (bien au contraire…), mais s'y opposer systématiquement par principe, simplement parce qu'on en suit une autre, c'est pile poil le genre de choses qui me fait sortir de mes gonds. Donc les réflexions pseudo-philosophico-religieuses de Lucy, très peu pour moi.

Les autres personnages ne m'ont pas beaucoup plus emballée. Pourtant, je reconnais qu'ils sont très développés, tout en nuances. Rien n'est noir ni blanc, et Lucy reconnaît les qualités et défauts de chacun, mais d'une façon si moralisatrice… Elle ne note que ce qui lui apparaît bon ou mauvais. On ne voit donc les autres personnages qu'à travers le prisme de cette jeune femme « coincée », pour employer une expression moderne. J'ai néanmoins bien aimé Mme Bretton et Mme Marchmont (qu'on ne voit qu'un chapitre). Les deux principales figures masculines m'ont laissée froide, et Lucy qui fait la girouette tant qu'elle ne sait pas s'ils peuvent l'aimer, ne me les a pas rendus plus sympathiques. Ils ne sont pas non plus crédibles en tant qu'êtres humains, notamment parce que Lucy passe d'un excès à l'autre dans l'opinion qu'elle a d'eux.

J'ai été presque choquée des nombreux passages, quasiment insultants, et certainement pleins de mépris, pour tout ce qui n'est pas anglais. À quelques exceptions près (on aura bien compris que Charlotte Brontë haïssait les pensionnats anglais, à juste titre après ce qu'elle y a vécu), l'Angleterre, et surtout les Anglais et les Anglaises, surpassent le monde entier. On peut être patriote et aimer son pays sans avoir besoin de dire que tous les autres ne valent pas un crottin de cheval. Il suffit de voir comment elle a renommé la Belgique… « Labassecour »… Elle a donné le titre de « Dindonneau » à l'héritier du couple royal aussi. Charmant, n'est-ce pas ? C'est majoritairement la Belgique qui s'en prend plein la tête vu que c'est là que se déroule la majeure partie du roman, mais Charlotte Brontë, à travers Lucy Snowe, n'épargne pas non plus la France ou l'Espagne, lorsqu'elle a l'occasion de glisser une pique ou deux. Je n'ai pas arrêté de penser : puisque le mode de vie et la personnalité des continentaux lui déplaisent tant, pourquoi ne retourne-t-elle pas en Angleterre ?

Sur l'histoire en elle-même, elle n'est développée réellement que dans la deuxième moitié. Les quelques péripéties m'ont paru souvent peu crédibles, alors que c'était bien dosé dans Jane Eyre. Par exemple, Lucy arrive à Villette, catastrophe sa malle n'est pas arrivée avec elle, elle est sans le sou dans une ville inconnu dont elle ne parle pas la langue, et pourtant dès le premier soir elle trouve un toit. Chapeau ! Et dire qu'en plus elle se plaint de sa malchance ! (Tout en insistant sur le fait que c'est Sa Volonté bien sûr, et que donc elle s'y plie avec joie… Pouah !) J'ai espéré tout au long du roman qu'au moins la fin me plairait, mais je suis dubitative. Déjà parce que je l'ai devinée dès l'un des premiers chapitres, et qu'une « péripétie » dans les derniers chapitres m'a confirmée ce qu'allait être la toute fin. Mais j'aurais au moins voulu de l'émotion, un peu de développement pour me faire compatir, quelque chose quoi ! Je veux dire, elle a écrit sept cents pages dont la majorité est creuse, et elle ne pouvait pas écrire plus de quatre pages et demi sur la conclusion ?!

Ai-je des choses positives à dire ? Oui, une, par rapport au style, très XIXème. Charlotte Brontë a puisé dans son expérience bruxelloise pour écrire ce roman. Lors de son deuxième séjour à Bruxelles, elle a vécu une période de grave dépression, qu'elle rend ici d'une manière qui m'a serré le coeur. Ses mots pour conter le désespoir, la solitude et la douleur étaient parfaits. Les descriptions, tant celles du temps, des lieux que des sentiments, sont aussi souvent très belles et très visuelles. Il est quand même dommage qu'il y ait si peur d'émotions positives dans ce roman. J'ai plutôt apprécié les passages avec un accent fantastique, Charlotte Brontë avait beaucoup de talent pour ça. J'aurais aimé qu'elle écrive quelques romans clairement fantastique, mais je crois qu'elle trouvait ça en-dessous d'elle, ce qui est bien dommage parce que de ce fait ces passages finissent par relever de la superstition.

Je ne peux pas dire que c'est un mauvais roman, parce que c'est magnifiquement écrit, manifestement très réfléchi et très important pour l'auteure, et que la souffrance qui y transparaît n'est pas à prendre à la légère, mais honnêtement quasiment rien ne m'a plu, et j'ai rarement eu tant de peine à venir à bout d'un roman, a fortiori d'un roman d'une des soeurs Brontë. Il me reste Shirley à lire, j'espère qu'il sera meilleur…
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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juliette2a
  23 août 2011
C'est un très beau livre - peu connu, malheureusement - que j'ai dévoré.
Charlotte Brontë raconte ici la vie (à la première personne du singulier) de Lucy Snowe, étant obligée de rentrer dans un pensionnat à Villette, dans le royaume de Labassecour (La Belgique actuellement) où j'ai été transportée.
J'ai beaucoup apprécié les personnages que fréquente Lucy surtout Mr.Paul.
Je recommande ce livre à tous ceux qui aiment Charlotte Brontë mais assi les histoires d'amour...
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Nono19
  21 février 2014
Lucy Snowe quitte l'Angleterre pour Villette (en réalité Bruxelles :p) suite à un pari risqué. Elle est seule, pauvre et décide de tenter sa chance comme professeur d'anglais à l'étranger. Lors de son arrivée à Villette, elle découvre par hasard l'institut pour jeunes filles dirigé par Mme Beck où elle sera engagé d'abord comme nounou puis comme professeur d'anglais.
Lucy traîne une solitude, un mal-être dont elle a du mal à se débarrasser mais le retour de Graham et sa relation avec le professeur Emmanuel vont changer la donne...
Qu'est-ce que c'était looooong!! Pour moi, ce livre aurait pu être raccourci de moitié. On sent, ressent et re-ressent la solitude, la dépression, les angoisses de Lucy. J'ai fini par me sentir aussi mélancolique qu'elle.
L'arrivée dans sa vie de Graham, le fils de sa marraine puis du professeur Emmanuel lui permettront de sortir un peu de sa solitude et de s'ouvrir un peu aux autres.
Graham s'avèrera plutôt un ami de passage, donnant son amitié mais aussi la reprenant sans vraiment sans rendre compte. Comme Lucy le comprend, si les pensées de Graham était une maison, elle occuperait un petit placard poussièreux.
Par contre, Paul Emmanuel, petit professeur tyrannique, lunatique et exigeant finira par occuper toutes ses pensées ... sur un plus long terme.
J'ai eu du mal à trouver ce petit bonhomme acariâtre sympathique. Il pique des colères sans raisons, ne supporte pas d'être contredit, se montre intransigeant, a besoin de montrer qu'il est meilleur que les autres, ...
Mais il sait se montrer bon et à l'écoute.
On l'aura compris, je n'ai pas été emballé par ce roman, je lui préfère nettement "Jane Eyre" du même auteure.
Trop de langueur, de solitude et des héros que j'ai eu du mal à apprécier. Beaucoup de références à la religion, ce qui en soit ne me dérange pas mais par contre, tous les passages où Lucy se dit que c'est Dieu qui lui inflige sa solitude mais qu'elle connaîtra un bonheur dans l'au-delà ...
L'auteure a parfaitement réussi à traduire les sentiments d'abandon, de dépression, d'anxiété de son héroine ... peut-être un peu trop bien ...
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saradombret1981
  06 mars 2019
Villette, publié en 1853, est moins connu que Jane Eyre. Chose étrange s'il en est, tant ce roman me semble sinon le surpasser, à tout le moins l'égaler.
En ce qui me concerne, j'ai largement préféré Villette à Jane Eyre. le roman est assez long (710 pages chez Archipoche). Cependant, si vous aimez ce genre d'histoire, nul doute que vous le trouviez trop court.
Villette est le nom d'un village francophone généralement assimilé à Bruxelles, où Lucy Snowe échoue après quelques pérégrinations familiales.
Lucy Snowe est une jeune anglaise qui ne parle pas un mot de français et qui parvient à se faire engager dans un pensionnat de jeunes filles.
Protestante dans une ville papiste, isolée au milieu de gens avec lesquels elle ne partage ni la langue, ni les moeurs, ni la foi, elle se sent incomprise. Ne trouve pas sa place.
Lucy Snowe nous raconte son histoire comme elle le ferait à son journal, nous confiant ses états d'âme dans tout ce qu'ils peuvent avoir de plus torturé et de contradictoire.
Certes, il ne s'agit pas d'un roman d'aventure. Villette est plus un roman psychologique. L'aventure de Villette est celle d'une âme humaine.
Mais qu'est-ce qui, dans la vie ordinaire de Lucy Snowe, peut bien la tourmenter? Ce qui nous tourmente tous. L'amour, nos relations sociales, notre rapport au monde et à la vie.
Il ne s'agit pas pour autant d'un roman contemplatif, même si Lucy Snowe expose par moments des scènes de sa vie comme si elle en était elle-même absente.
Un retrait qui contraste d'ailleurs avec la violence et l'importance que prennent à certains moments ses états d'âme contradictoires. Contraste qui rend le roman extrêmement vivant et qui, peut-être participe à la facilité avec laquelle les pages se tournent.
On retrouve dans Villette toutes les caractéristiques du romantisme anglais, notamment par l'attention portée aux sens :
« La vie reste toujours la vie, quelles qu'en soient les angoisses et nous sommes toujours en possession de nos yeux et de nos oreilles, la perspective de ce qui nous plaît et le son de ce qui nous console fussent-ils abolis ».
La morosité du pensionnat et les états d'âme tourmentés de Lucy Snowe créent en effet une atmosphère sombre sans toutefois être sinistre. À la fois passionnée et paisible. Cette atmosphère pourrait être décrite avec les mots mêmes du roman : « une demi-obscurité » qui fait « l'effet d'une caresse pleine de pitié« .
Enfin, quoique le lecteur n'ait que le point de vue de Lucy Snowe pour aborder son histoire, Villette ne prétend à aucune vérité.
Non seulement le roman assume qu'il n'expose qu'un seul point de vue, mais les états d'âme contradictoires de Lucy Snowe renforce également cette idée qu'il n'y a pas de vérité. Qu'il n'y a que la vie telle que nous la ressentons. Et la nécessité pour Lucy Snowe, comme pour chacun d'entre nous, de créer son propre rapport au monde.
Les personnages de Villette sont profonds, crédibles et attachants.
Mais la force des personnages de Villette va plus loin. Villette ne se limite pas à nous présenter une palette de personnages bien construits. le roman parvient à changer progressivement le regard du lecteur sur ces personnages.
Si les personnages, comme dans tout bon récit, évoluent au fil de l'histoire, une part importante de ces évolutions se situent surtout non seulement dans le regard de Lucy Snowe, mais également dans celui du lecteur.
Le lecteur se surprend ainsi à aimer des personnages qu'il n'appréciait pas particulièrement au début du roman.
Charlotte Brontë parvient à nous rendre aimables des personnages pour lesquels elle avait commencé par éveiller chez le lecteur un brin d'antipathie.
Un individu qui, au début de l'histoire, nous paraissait déplaisant, colérique ou rigide se transforme progressivement en comparse aimable et chaleureux (et vice versa). Et cette évolution n'est pas une transformation du personnage lui-même, mais bien un élargissement de la connaissance du personnage. La découverte progressive de sa complexité.
En cela, Villette nous montre comment notre regard sur les gens peut se modifier et surtout que l'impression qu'ils nous font est avant tout une création personnelle qui n'a peut-être que très peu de choses à voir avec ce qu'est véritablement la personne que nous enfermons dans nos impressions.
Une belle remise en question de sa propre subjectivité donc.
Lucy Snow est indépendante, passionnée, exigeante, intelligente. À l'image des soeurs Brontë telles qu'on se les représente aujourd'hui. Ambiguë aussi. Tantôt rigide, tantôt sensible. À la fois discrète, presqu'effacée et en même temps orgueilleuse. Cette ambiguïté la rend particulièrement attachante.
D'aucuns diront que cette ambiguïté cache peut-être, derrière une apparence effacée et calme ce qu'on appellerait aujourd'hui un trouble cyclothymique. Trouble que l'on a tendance à attribuer à Charlotte Brontë elle-même. Tantôt résignée, désespérée, tantôt révoltée et plaine d'espoir.
Si la cyclothymie est considérée comme un trouble psychologique, qui n'a toutefois jamais alterné entre joie et tristesse ? La vie elle-même n'est-elle pas constituée d'alternance de plaisirs et de souffrances ?
Est-ce Lucy Snowe et Charlotte Brontë qui présentent un trouble cyclothymique ? Ne serait-ce pas plutôt un trouble inhérent à la vie elle-même ? Car en effet, comment pourrait-on connaitre la joie sans avoir connu la tristesse ? La cyclothymie que l'on catégorise aujourd'hui comme trouble mental n'est-elle pas l'expression même de la vie ?
Vous me direz que tout est question de degré. Et vous aurez probablement raison.
D'autant que je suis mal placée pour me permettre une telle considération puisque cette vision cyclothymique de la vie est probablement liée à mes propres troubles. Je n'ai toutefois aucun moyen de le savoir.
Quoi qu'il en soit, il me semble qu'aucun lecteur ne pourra pénétrer les états d'âme de Lucy Snowe sans entendre l'écho de ses propres tourments.
Lien : https://nevrosee.be/villette..
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   05 septembre 2018
Je crois sincèrement que certains êtres privilégiés naissent et grandissent, vivent et meurent - guidés depuis le tendre berceau jusqu'au repos de la tombe - sans qu'aucun souffrance excessive ne figure dans le lot qui leur est attribué, sans qu'aucune obscurité tempétueuse n'enténèbre jamais leur périple. Et bien souvent ce ne sont pas là des créatures gâtées à l'excès et égoïstes, mais bien choisies par la nature ; harmonieuses et bonnes, des hommes et des femmes dont la charité répand partout la douceur divine.
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JoohJooh   03 septembre 2018
Si ce n'avait pas été lui qui me parlait ainsi, j'aurais cru qu'il se moquait de moi : cultiver le bonheur ! Que voulait dire cela ? Le bonheur n'est pas une pomme de terre que l'on plante dans du terreau et que l'on nourrit de fumier. Le bonheur ? C'est une glorieuse émanation qui nous vient du ciel, une rosée divine que par une belle nuit d'été, la fleur amarante et le fruit d'or du paradis laissent pleuvoir sur l'âme.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   02 septembre 2016
C'est alors que, levant les yeux au ciel, j'y ai découvert un visage au milieu d'un cercle d'étoiles, dont la plus brillante déversait de la sympathie et du réconfort. Plus doux et meilleur que la raison humaine, un esprit descendait légèrement vers la terre, auréolé d'une atmosphère qu'il avait emprunté aux étés éternels; il apportait avec lui un parfum de ces fleurs qui jamais ne se fanent, une senteur d'arbres dont le fruit est la vie; il apportait avec lui les souffles purs du monde où tout est lumineux sans le concours du soleil. ce bon ange apaisa ma faim, il me sustenta de mets délicats et doux, que lui passaient des anges radieux, groupés autour de lui et occupés à recueillir leur moisson humide de rosée, dans la fraîcheur d'une aurore céleste. Avec tendresse, il m'a calmée et a séché mes larmes, qui roulaient comme s'écoule la vie même, avec bonté il a bercé ma cruelle fatigue, avec générosité il m'a permis de reprendre courage, d'espérer encore, alors que j'étais désespérée.
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JoohJooh   04 septembre 2018
Le silence est multiple et exprime bien des choses et nulle parole ne m'aurait satisfait davantage, que la présence silencieuse de M. Paul.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   30 août 2016
L'une après l'autre, les institutrices me firent des avances et offrirent de devenir plus intimes avec moi : j'essayai avec toutes...LA première, une honnête femme, était un esprit étroit, aux sentiments mesquins et sans délicatesse, une égoiste. Le seconde était une Parisienne, très raffinée en apparence, elle ne possédait qu'un coeur corrompu, était sans foi, ni principes, ni affection aucune : une fois gratté le vernis de ce caractère, il ne restait qu'un bourbier sous cette bienséance factice. Elle avait la passion des cadeaux et, sur ce point, la troisième institutrice lui ressemblait beaucoup mais, à part cela, elle était parfaitement insignifiante. Autre chose encore la caractérisait : son avarice. La vue d'une pièce d'or faisait briller ses yeux d'un éclat verdâtre, curieux à observer : elle aimait l'argent pour lui-même...Un jour, par faveur spéciale, elle me fit monter dans sa chambre, ouvrit un tiroir secret et me montra son trésor : un amas de monnaies grossières, environ quinze guinées en grandes pièces de cinq francs. Ce trésor, elle le couvait comme un oiseau couve ses oeufs. c'étaient ses économies, et elle se plaisir à venir m'en parler, avec un engouement aveugle et une persévérance ridicule, surtout chez une personne qui n'avait pas vingt-cinq ans.
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