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Christine Estienne (Traducteur)Franck Fayolle (Traducteur)Guy Dumur (Préfacier, etc.)
EAN : 9782020511223
190 pages
Éditeur : Seuil (24/10/2001)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 32 notes)
Résumé :
«Peter Brook n'est pas seulement un metteur en scène et pas seulement un théoricien, même pragmatique, du théâtre. Sans l'avouer, du moins dans ce livre, il a de plus grandes ambitions. Le théâtre est pour lui, à coup sûr, une fin. Mais il est aussi le moyen de fonder et d'entretenir une communauté d'hommes et de femmes capables de porter atteinte, par leur seul exemple, à un ordre établi, d'apporter une inquiétude et un bonheur que d'autres arts du spectacle, trop ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
piyushb
  25 avril 2021
Le texte de Peter Brook "L'espace vide" se veut théorique car l'auteur est en quête d'une définition du théâtre. Il distingue quatre familles : le théâtre rasoir, le théâtre sacré, le théâtre brut, le théâtre immédiat. Par ailleurs, son texte est nourri de nombreuses anecdotes personnelles car tout au long de sa carrière, jalonnée de succès et d'échecs, Peter Brook a expérimenté des formes théâtrales très variées. Cela rend son propos très concret. Il est passionné par le jeu, par la relation entre l'acteur et le metteur scène. Il conçoit le jeu théâtral comme un véritable art, très difficile car reposant sur une remise en question permanente. Les techniques de base du jeu sont indispensables (et souvent, selon l'auteur, elles ne sont pas maitrisées) mais elles ne sont pas suffisantes car « un acteur créateur sera parfaitement capable de se défaire, le soir de la première, de ce que son travail préalable lui aura apporté de plus solide, parce qu'à l'approche de la représentation, un projecteur puissant, braqué sur sa création, lui en montre la pitoyable insuffisance« . Pour Peter Brook, un acteur doit savoir atteindre une forme de détachement et c'est la rencontre avec le public qui est déterminante. Sans cette rencontre, pleine de surprise et potentiellement décevante, un objet théâtral n'est pas achevé. Il a cette belle formule : « le théâtre est semblable à une réaction chimique. Lorsque le spectacle est terminé, que reste t-il ? (…) Lorsque les émotions et le sujet d'un spectacle sont liés au plaisir du public de voir plus clair en lui-même, c'est alors que l'esprit s'enflamme. Restent gravés dans la mémoire du spectateur un schéma, une saveur, une ombre, une odeur, une image« . La beauté du geste théâtral tient sans doute à cette rencontre à chaque fois renouvelée et au fait qu'il est cet art fragile et éphémère mais aussi puissant.
Lien : https://inthemoodfor.home.blog
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rabmod
  14 janvier 2021
Le metteur en scène Peter Brook nous livre, à travers un essai éclairé et rigoureusement mené, la vision d'un théâtre complet et éthéré, comme le fut son démiurge : William Shakespeare.
A travers le récit de ses tentatives les plus expérimentales et de ses rencontres les plus marquantes, Peter Brook célèbre la nécessité d'un théâtre des tripes, un théâtre de l'instant, un théâtre essentiel.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
zizzazizza   24 octobre 2014
Je peux prendre n'importe quel espace vide et l'appeler une scène. Quelqu'un traverse cet espace vide pendant que quelqu'un d'autre l'observe, et c'est suffisant pour que l'acte théâtral soit amorcé.
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cathpiercathpier   12 décembre 2016
Quand j’ai rencontré pour la première fois Paul Scofield, encore jeune, il avait une étrange particularité. Il était gêné par la versification, mais il faisait avec la prose des vers inoubliables. Tout se passait comme si l’art d’articuler un mot faisait naître en lui des vibrations qui renvoyaient à des significations bien plus complexes que celles auxquelles sa pensée rationnelle pouvait prétendre. Il prononçait le mot « nuit », et il était forcé de s’arrêter, tout entier attentif aux incroyables pulsions qui bouillonnaient quelque part, au plus profond de son être. Il ressentait l’émerveillement de la découverte. Ces coupures, ces incursions en profondeur donnent à son jeu une structure rythmique tout à fait personnelle et ses propres significations instinctives. Pour répéter un rôle, il laissait sa nature tout entière – formée de milliards de détecteurs hypersensibles – se pénétrer des mots. C’est par le même processus que, pendant la représentation, tout ce qu’il avait appris et établi en lui revient, chaque soir, semblable et totalement différent. (p. 146-147)
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cathpiercathpier   12 décembre 2016
Le « happening » est une invention riche de possibilités. Il détruit d’un seul coup de nombreuses formes sclérosées : la tristesse des théâtres et ces ornements sans charme que constituent le rideau, les ouvreuses, le vestiaire, le programme, le bar. Un « happening » peut avoir lieu n’importe où, n’importe quand, il peut avoir n’importe quelle durée. Rien n’est tabou, rien n’est nécessaire. Un « happening » peut être spontané, il peut être cérémonieux, anarchique, il peut provoquer en nous une énergie enivrante. Derrière le « happening », il y a un cri : « Réveillez-vous! ». (p.78)
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cathpiercathpier   12 décembre 2016
Mais si notre langage doit correspondre à notre époque, nous devons aussi accepter le fait qu’aujourd’hui le « brut » est plus vivant, et le « sacré », plus défunt que jamais. Autrefois, le théâtre pouvait commencer comme par magie : la magie de la fête sacrée ou la magie de la rampe qui s’allumait. Aujourd’hui c’est l’inverse. Le théâtre n’est guère désiré et on ne fait guère confiance à ses ouvriers. Nous ne pouvons donc pas penser que le public se réunira avec dévotion. C’est à nous de capter son attention et de le faire croire à ce qu’il voit. Pour cela nous devons prouver qu’il n’y a aucune tricherie, et qu’il n’y a rien de caché. Nous devons ouvrir nos mains nues et faire voir que nous n’avons rien dans nos manches. Alors, nous pourrons commencer. (p. 128-129)
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cathpiercathpier   12 décembre 2016
Bien sûr, un auteur ne peut travailler qu’avec ce qu’il possède et ne peut échapper à sa propre sensibilité. Il ne peut se forcer à être meilleur qu’il n’est. Il ne peut écrire que sur ce qu’il voit, pense ou ressent. Une seule chose peut modifier l’instrument dont il dispose : plus il voit ce qui lui manque dans ses relations avec le monde extérieur, plus il se rendra compte qu’il n’explore pas assez profondément divers aspects du théâtre. Plus il prendra conscience que son indispensable solitude est aussi une prison, et plus il sera à même de trouver le moyen de relier entre eux des fragments d’observation et d’expérience qui, jusqu’alors, étaient dissociés. (p. 57)
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Video de Peter Brook (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Brook
Cela fait soixante ans qu'il vit de sa plume, et rien que de sa plume. Romancier, scenariste, essayiste, dramaturge, mais avant tout conteur, Jean-Claude Carriere se demultiplie en de brillants avatars. de l'enfance a la ferme, sans un livre ni une image sur les murs, mais avec sous les yeux les magnifiques paysages du Languedoc, a son cher 9e arrondissement de Paris, la route a ete parsemee de rencontres exceptionnelles, desquelles decoulent de fructueuses collaborations. Luis Buñuel, avec qui il ecrit le Journal d'une femme de chambre, Belle de jour et le Charme discret de la bourgeoisie. le cher ami Peter Brook, avec qui il se lance dans l'aventure du Mahabharata, et qu'il voit encore deux fois par semaine. Mais aussi Pierre Étaix, Milos Forman, Jacques Deray… Jean-Claude Carriere est avant tout un merveilleux « passeur », et c'est bien pour cela que Jack Lang l'avait choisi pour creer la Femis. L'ecouter se raconter avec modestie, gentillesse et drolerie, c'est toujours la promesse de nouvelles histoires.
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>Théâtre>Théâtre : généralités>Théâtre : philosophie, théorie, esthétique (19)
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