AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Élie Robert-Nicoud (Traducteur)
EAN : 9782264038388
334 pages
Éditeur : 10-18 (01/12/2004)
4.45/5   44 notes
Résumé :
1666 : l'année de la grande peste en Europe. Punition de Dieu infligée aux hommes ou intervention du Malin ? Les passions s'exacerbent, la peur se répand et la trame fragile du tissu social se délite sous l'effet de la contagion.
Un village perdu du centre de l'Angleterre se recroqueville sur lui-même et décide de se mettre en quarantaine sous l'influence d'un pasteur au charme ambigu. Anna Frith, une jeune servante, devient vite une héroïne par son abnégatio... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
4,45

sur 44 notes
5
6 avis
4
4 avis
3
0 avis
2
0 avis
1
0 avis

Pancrace
  18 février 2021
Lecture affection pour Géraldine Brooks dont c'est mon troisième roman après le mystérieux « Livre d'Hanna » et l'émouvant « La Solitude du Dr March » qu'au passage je conseille aux amateurs de romans historiques très étayés et malgré tout distrayants.
Lecture récréation par la magie des mots de cette écrivaine longtemps correspondante de guerre, qui sait si bien insuffler un esprit romanesque à des situations abominables.
Lecture malédiction que ce 1666, « Annus Mirabilis » où la peste ravage un d'Angleterre village qui n'obtiendra qu'un médiocre dénouement nonobstant un confinement constant.
Lecture distanciation des êtres réclamée par Michael le Pasteur, qui pourtant n'est pas de l'institut, secondé par Anna, mère-courage, mère-veilleuse, notre héroïne dans ce roman aux accents de maintenant.
Lecture bénédiction quand on a compris qu'est étrangère la Main de Dieu à des pandémies transmises par des puces en 1666 et quelques soi-disant pangolins en 2020.
Lecture protection contre la cupidité, la vénalité et l'avidité de quelques-uns dans des situations extrêmes où il est tellement facile de profiter de la naïveté de la majorité.
Lecture transition entre hier et aujourd'hui où quoiqu'il arrive les tragédies seront de ce monde quelques soient les époques, les lieux et les ethnies et bien évidemment chacun aura à les gérer en fonction de sa sensibilité, de son éducation et de ses croyances.
Lecture transformation car hier n'a jamais été comme aujourd'hui et que demain ne sera plus jamais comme hier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5512
Eric76
  31 août 2014
J'ai beaucoup aimé ce roman. Nous somme en 1666. Un village d'Angleterre est ravagé par la peste. Ses habitants, guidés par leur pasteur, font le serment de ne pas fuir et de rester dans le périmètre du village afin de ne pas propager la terrible maladie. Dans cet huis-clos étouffant où s'égrènent toutes les passions humaines (folie, peur, bonté, avidité, haine…), Hanna, servante effacée, se distingue par son dévouement, son don de soi dans le soin qu'elle apporte aux mourants. On suit pas à pas Hanna, survivante de la peste, et on assiste à sa métamorphose. Dans les épreuves, elle devient plus forte, plus déterminée. Elle apprend avec avidité. Et pour finir, cette servante obéissante, soumise, sans envergure, devient une femme libre qui fait ses propres choix sans jamais se renier. 1666 est un formidable hymne à la vie. Un grand et beau roman que je vous recommande de lire.
Commenter  J’apprécie          350
Zazaboum
  26 avril 2021
Un roman qui se lit facilement mais très réaliste, très triste et pour tout dire peu ragoutant ! Il raconte la peste bubonique de 1666 dans un village anglais, arrivée de Londres dans les replis d'étoffes.
Le village va être mis en quarantaine à l'instigation du pasteur ce qui va éviter la propagation aux alentours mais pour autant ne va pas protéger les habitants, son mode de contamination est encore inconnu et les principes d'hygiène à peine mieux !
C'est un roman historiquement, anthropologiquement et humainement intéressant avec tous les débordements que peuvent provoquer la foi, la peur, la maladie et l'alcool ! Jusqu'aux femmes accusées de sorcellerie alors qu'elles appliquent des mesures d'hygiène et renforcent l'immunité avec des plantes. L'obscurantisme dans toute sa splendeur !
L'histoire gravite principalement autour de Anna Frith, veuve de mineur d'étain et servante au domaine et chez le pasteur qui va faire preuve d'humanité et de bon sens.
J'ai vraiment aimé les ¾ du livre mais à un moment ça a tourné d'une façon qui ma interloqué, que je n'ai pas appréciée et à laquelle je n'ai pas trouvé de place dans ce récit ! La fin façon “mille et une nuits” pourquoi pas mais ce qui aurait pu me rester en mémoire comme une très très bonne lecture est redescendu au niveau bonne lecture !
Lu dans le cadre du Défi 1001 pages féminines
Challenge PLUME FEMININE 2021
Lecture THEMATIQUE avril 2021 : Plumes féminines
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Marie2406
  06 juin 2021
Superbe roman.
S'inspirant de l'histoire d'un petit village de Eyam dans le Derbyshire en Angleterre, Géraldine Brooks nous raconte l'épisode de peste qui en 1665-1666 a emporté plus de la moitié des villageois, à travers l'histoire d'Anna Frith, jeune femme simple très tôt mariée, devenue veuve avec deux très jeunes enfants.
Anna vivait dans ce petit village au nord de Londres dont la vie était rythmée par les préceptes de l'Eglise que les puritains qui administraient le village veillaient à ce qu'ils soient rigoureusement respectés, le rire y était interdit, la seule couleur de vêtements autorisée était le noir, et malheur à celui qui contrevenait.
Malgré tout il y faisait bon vivre, jusqu'à ce maudit jour où le jeune tailleur nouvellement installé au village a reçu un lot d'étoffes infesté de puces qui ont apporté la maladie.
Le tailleur a d'ailleurs été le premier à mourir, alors même que les villageois n'avaient pas compris de quoi il s'agissait, lui le savait et avait demandé à ce que tout soit brûlé.
Malheureusement ses clients qui avaient déjà payé pour les étoffes commandées ne voulurent pas renoncer à ce pourquoi ils avaient payé, emportant chez eux et le tissu et les puces, et la maladie s'est propagée de famille en famille.
Le pasteur va alors imposer aux villageois un confinement total, en leur interdisant de sortir des limites du village pour ne pas propager la peste aux alentours.
C'est donc une année à huis-clos qu'ils vont vivre, faisant ressortir à la fois le meilleur et le pire de chacun.
Epoque d'obscurantisme, de violence et de croyances venant du plus profond des âges, qui fera s'opposer les anciens amis, les voisins entre eux, allant même jusqu'au meurtre.
Mais Anna et Elinor la femme du pasteur arriveront à apporter aux malades et aux survivants un peu d'humanité dans cette terrible période, et peu à peu Anna avide de connaissances finira par acquérir une liberté et une indépendance qu'elle n'aurait pas même pu imaginer possible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Kingsbere
  07 septembre 2013
1666 est propice aux superstitions et c'est bien une année infernale que nous propose de vivre Geraldine Brooks.
L'intrigue de son roman se passant à huis-clos, l'atmosphère devient vite oppressante. La maladie se propage, la peur s'intensifie et au final, on s'imagine vivre le même calvaire que les personnages. Je me suis attachée à Anna Frith : elle fait preuve d'un immense courage et d'une détermination à toute épreuve. En plus de sa bataille contre la peste, elle s'engage dans un combat acharné contre son ignorance.
Au fil des pages, nous perdons des personnages, nous en découvrons d'autres et il faut bien admettre que rien n'est jamais acquis.
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PancracePancrace   18 février 2021
C'est une chose que de connaître le sens des mots, c'en est une autre que de comprendre l'effet qu'il doivent produire.
Commenter  J’apprécie          242
missmolko1missmolko1   27 mai 2015
Si tous ceux qui en ont les moyens prennent la fuite chaque fois que cette contagion fait son apparition, ils sèmeront à travers tout le pays les graines de la maladie jusqu’à ce que les endroits sains soient à nouveau contaminés, multipliant ainsi par mille l’ampleur de l’épidémie. Si Dieu a jugé bon de nous envoyer ce fléau, je crois que Sa volonté est de nous voir y faire face là ou nous nous trouvons, avec courage, et de maîtriser ainsi le mal
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
MurielTMurielT   20 août 2015
La peste est d'une semblable cruauté. Elle frappe sans relâche et attise la douleur, si bien que lorsque vous pleurez encore une personne que vous aimiez, une autre succombe à la maladie dans vos bras.
Commenter  J’apprécie          60

Videos de Geraldine Brooks (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geraldine Brooks
Non sous-titré.
autres livres classés : pesteVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2335 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre