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ISBN : 2264069686
Éditeur : 10-18 (16/02/2017)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d’un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture… et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu’attend-on de lui ?

Les jours passent. D’autres détenus, n’ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur,. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui et désormais... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  22 avril 2017
Linus, 16 ans, ne comprend pas comment il est arrivé là. Il a été kidnappé par un homme et enfermé dans un ancien bunker, comme cinq autres personnes. Pourquoi lui ? Pourquoi eux ? Ils ne savent pas à quoi ressemble leur ravisseur avec qui ils communiquent uniquement par une feuille laissée dans l'ascenseur. Une cohabitation difficile entre les six séquestrés commence.
Kevin Brooks livre un huis-clos oppressant : comment survivre dans un endroit inconnu avec des gens qu'on ne connait pas. Linus fait connaissance avec les autres, les rapports sont souvent tendus. Il raconte les journées dans le bunker par son journal intime. Beaucoup de questions sur l'identité de leur ravisseur se posent entre les enfermés. Il est invisible, tout puissant, il voit tout et décide de ce qu'ils auront, tel un dieu. Ils sont comme des cobayes à qui on ferait subir des expériences. Une psychologie des personnages tous différents les uns des autres.
J'ai dévoré le livre en moins de deux jours, je voulais savoir comment tout cela allait se terminer. Et la fin arrive trop vite et laisse un goût inachevé. Un bon page-turner mais décevant sur la fin…
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Nymphea
  19 mars 2017
Un roman dérangeant par rapport à nos croyances, à nos valeurs, à nos principes. J'ai adoré.

Un pitch classique dans le genre, mais l'histoire évolue d'une telle façon, avec en prime un cliffhanger comme je les aime, que je me retrouve soufflée.
La narration est très bien menée, dans le sens où elle est réaliste : bien trop souvent, dans les romans où il est question d'enfermement les auteurs mettent en scène des situations pas très... humaines. Ils ne font pas intervenir tous les sens (généralement, seule la vue a le privilège d'être utilisée, alors que justement, quand on se retrouve en terrain inconnu, tous nos sens sont en éveil !), les explications sont plus ou moins farfelues et crédibles...
En fait, ce que je reproche à ces romans, c'est que les protagonistes sont davantage des héros que des humains.
Et moi, j'en ai ma claque des gentils petits personnages qui n'existent pas dans la VRAIE vie. La nôtre.
Bref, dans Captifs, rien de tout cela (ou si peu). Il est vrai que de prime abord, le héros, Linus, a tout du garçon courageux qui malgré le terrible sort qui lui pourrit sa vie, cherche coûte que coûte un moyen d'aider les autres et de s'évader.
Oui mais ça, c'est au début, lorsque les 6 prisonniers se retrouvent enfermés ensemble. Premier réflexe : « pourquoi ? ». Aucune réponse ne leur est accordée. Conséquence : situation inconnue = on applique ce qu'on aurait fait dans la vraie vie = on s'entraide pour essayer de trouver une échappatoire.
Mais petit à petit, face à la situation qui n'avance pas, face aux mêmes interrogations qui restent sans réponse, c'est la mort qui vous guette. L'espoir s'enfuit, lâche ; le désespoir vous picote, vous démange, vous ronge. Mais curieusement, comme on s'habitue à toute chose (pour se rassurer ? calmer sa panique de l'inconnu ?), cela devient une routine. Vous vous faites à cette nouvelle "vie", ou survie ; cela constitue bien une preuve que les germes de l'espoir s'implantent dans la nature humaine. Puis tout à coup, changements : alors que l'on commençait à s'habituer à une situation déjà précaire, tout devient pire encore. Une seule façon d'exprimer le désespoir lorsqu'il devient trop puissant : le "chacun pour soi", le "laisser-aller", la folie. L'abandon de la raison et de ce qui nous rassure. L'apogée de la fin.
Et c'est ça. C'est ça que l'auteur a exploré, les tréfonds de l'être humain dans toute sa complexité. Il va au bout du bout de ses idées.
Beaucoup de suspense, avec une multitude de questions que le lecteur se pose dès les premiers mots et qui n'auront jamais de réponse. Ainsi, le lecteur ressent cette même frustration, cette même angoisse éprouvées par les protagonistes. On est totalement immergé, c'est moi qui vous le dis, si bien qu'on peut vraiment qualifier ce thriller de "violent", "brutal", "choquant". Ces beaux adjectifs qui peuvent aussi bien qualifier la noirceur humaine. Tout n'est pas resplendissant chez les humains, comme voudrait bien nous le faire croire (ou plutôt nous l'instruire) la société.
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gruz
  12 mars 2016
Les romans d'enfermement sont légion. Paradoxalement, le concept de rendre Captifs plusieurs individus sans que l'on (et sans qu'ils) ne sachent pourquoi, a surtout été traité dans la littérature pour jeunes adultes.
C'est ce qui fait d'emblée « l'originalité » de ce roman qui pourtant traite d'un thème rabâché. Car Kevin Brooks utilise les codes du genre pour mieux les dévoyer. Bien sûr, il est question d'une recherche perpétuelle d'échappatoire. Bien sûr, il nous parle de relations de groupe(s). Quand on est six personnes à être enfermées dans un endroit confiné, c'est logique. Mais ce roman est davantage que ça.
Nihiliste. C'est le mot utilisé par le dossier de presse pour décrire ce roman dérangeant. Il résume en effet en partie (mais en partie seulement) les relations de cohabitation difficiles que déclenche cet enfermement.
C'est une véritable histoire à rendre fou que nous a concocté Kevin Brooks. L'incompréhension est totale, autant pour les personnages que pour le lecteur qui perd tous ses repères.
L'auteur a eu une approche intéressante en relatant les faits à travers le journal intime d'un des séquestrés. Une idée qui nous permet d'être au plus près et de vivre dans l'immédiateté cette expérience sensorielle et de privations.
Le lecteur se retrouve en prise directe avec les ressentis. Perte des repères, de la notion de temps. Perte de sens également. Au point qu'on plonge très profond dans la psyché du protagoniste perdu lui-même dans ses pensées. Un roman survivaliste où l'on suit le délabrement physique et mental des personnages.
Le roman est violent, sadique. le roman peut choquer. Et pourtant, j'ai trouvé qu'il n'allait pas aussi loin que je l'aurais imaginé (même si la lecture est éprouvante parfois, c'est clair). Suis-je trop « habitué » à ce genre de lecture ? En tout cas, il y avait de quoi surenchérir pour développer cette ambiance pesante (le livre est plutôt court).
Une chose est certaine, c'est que les niveaux de lecture sont multiples. Les thématiques poussent intelligemment à la réflexion (avec ce sentiment lancinant de se projeter dans un univers à la Guantánamo) et la fin ne peut en aucun cas laisser indifférent.
Un roman d'enfermement prenant donc, même s'il méritait de pousser le bouchon encore plus loin, à mon sens.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Cookies72
  04 mai 2016
Un livre très étrange, un huit-clos étouffant, assez dérangeant et déroutant. J'ai adoré cette histoire, je l'ai dévorée en un rien de temps. L'auteur sait mener le lecteur au bout d'un tunnel truffé d'angoisse, de mal-être. Linus est un jeune garçon de 16 ans, en conflit avec son père très riche, il est à la rue depuis quelques mois. Quand un "beau" jour (qui fera son malheur), il se réveille enfermé dans une sorte de bunker, pas de fenêtre, pas de porte mais un ascenseur. Cet ascenseur prendra une place très importante tout au long de l'histoire. Il sera la chose qui apportera parfois du "bonheur" mais très souvent de la peur, des punitions ou du malheur.
Au fil des jours, arriveront d'autres personnes. Il y aura Jenny, une petite fille de 9 ans, Anja, Fred, Bird et Russel. Ils seront donc six. Six comme les six chambres, six couverts, six assiettes et six bibles. le kidnappeur a vraiment tout prévu. Ils vont devoir apprendre à "survivre" ensemble. Seule une horloge est là pour marquer le temps qui passe. On pourrait penser qu'un lien pourrait les unir mais il n'en est rien. Tout au long de l'histoire, on se demande qui est le kidnappeur, quel est son but, pourquoi il fait cela.
C'est Linus qui va nous conter cette horrible histoire dans son carnet. Carnet fourni par le ravisseur. Peu à peu nous allons vivre l'angoisse, la peur, la faim, le froid. Cette histoire est sordide on ne voit vraiment pas comment tous pourraient s'en sortir. Linus va tenter de s'échapper, la punition sera terrible pour nos victimes. Rien ne sera épargné à ces derniers.
Tout peut basculer d'un instant à l'autre, tout VA basculer d'un instant à l'autre. L'horreur est encore à venir. Tout comme les caméras et les micros présents dans toutes les pièces du bunker, le lecteur se retrouve comme un voyeur et cela en devient indécent par moment.
Un livre superbement bien écrit, une histoire terriblement angoissante et éprouvante. La fin est réellement horrible, je ne m'y attendais vraiment pas. On en ressort secoué comme après un match de boxe et avec un sentiment d'impuissance.
Lien : http://chezcookies.blogspot...
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maevedefrance
  27 mars 2016
Traduit par Marie Hermet
Linus, adolescent fugueur, propose son aide à un handicapé, dans une gare londonienne où il a l'habitude de zoner. Très mauvaise idée ! Il se réveille enfermé dans un endroit inconnu, sans fenêtres ni portes, composé de six chambres, une salle de bain avec toilettes, une cuisine équipée. Dans un placard, il trouve 6 assiettes, 6 grandes tasses à thé, les couverts assortis, le tout en plastique. Pas de miroir. Pas d'interrupteur. Pas d'accessoires. Une horloge. Un ascenseur qui ne mène nulle part. Un bourdonnement. L'air est lourd et humide. Très vite, arrivent dans cet endroit une petite fille de 9 ans qui-veut-sa-maman, une jeune femme qui se-la-raconte, un consultant alcolo et arrogant, un junkie, un vieil homme, noir, homosexuel, malade et... borgne - tant qu'on y est :) !
Il s'avère que tout ce petit monde est enfermé dans un bunker. Avec des caméras partout. Mais partout : même dans les toilettes. Aucune intimité. Les personnages s'interrogent sur l'identité du kidnappeur et ses motivations :
"Un psychopathe.
Un pervers.
Un collectionneur. de gens.
Qu'est-ce qu'il veut ?
Nous observer.
Nous tuer.
Nous garder comme animaux de compagnie."
Nous connaissons ce qui se passe dans cet endroit grâce au journal intime tenu par Linus (le titre original du roman est d'ailleurs The Bunker Diary).
Une forme d'organisation s'installe dans l'enfermement. Chacun arrive à cohabiter, malgré quelques tensions. Leur motivation est l'espoir de pouvoir s'échapper de ce trou à rats. Tout ça est facile tant qu'on a le ventre plein, qu'on n'a ni trop chaud ni trop froid, qu'on est propre et en bonne santé. Les idées claires. Tant qu'il y a l'espoir...
Mais tout devient beaucoup plus compliqué quand une tentative d'évasion individuelle entraine une dégradation des conditions de vie et que tout le monde se met à en souffrir...
Le bandeau sur le livre annonçait un roman "ignoble et dangereux", d'après The Telegraph et "monumental", d'après The Times. Je me méfie toujours des grands mots sur les bandeaux. Mais j'avoue que c'est mérité !
J'étais prévenue que ce thriller empêche de dormir. J'ai eu du mal à trouver le sommeil. Parce que ce thriller est addictif, certes. Mais pas que. C'est atroce et cela empêche de dormir parce que Kevin Brooks place le lecteur dans une position inconfortable. Qui est le kidnappeur et qu'observe-t-il ? La même chose que nous ! Et grâce à qui ? Au journal tenu par Linus ! Alors pourquoi lit-on ce livre ? On est se sent comme un abominable lecteur-voyeur ! On est réduit à ça.
En outre, si l'histoire est absolument terrible et le tortionnaire de ces personnages absolument machiavélique et ignoble, il y a aussi de l'humour noir dans ce roman.
Je me suis aussi demandé si Kevin Brooks ne flirtait pas avec une forme de parodie, par moments. Linus, (qui doit son prénom à la BD Les Peanuts !) est un vrai jeune héros au grand coeur, courageux, intelligent, consciencieux : il écrit son journal jusqu'au bout du bout, même si à la fin, on n'a plus de numéros de pages ! le vieil homme borgne vaut le détour. le consultant est à flinguer (oups !), la jeune femme à claquer (re-oups). On aime bien le junkie, qui est peut-être le seul personnage assez sympa, avec la petite fille, et Linus. le vieil homme d'abord sympathique, devient inquiétant dans son comportement, mais on ne sait pas si c'est à cause de sa maladie (il a une tumeur au cerveau !).
Bon, je vous renvoie aux pages 174-175 pour savoir ce que ça fait quand on mange de la nourriture droguée à un truc qui vous fait vous sentir "bizarre pas complètement désagréable. Mais pas bizarre sympa non plus. Juste bizarre bizarre. Comme sur une autre planète." :) Je me suis demandé si on avait mis quelque chose dans mon potage, parce que c'est assez incroyable l'impression que j'ai eue avec ce passage : c'est tout à fait ça.
D'ailleurs, peut-être que ça se ressent encore dans ma chronique tordue...
Un thriller plein de sensations, couronné "la très prestigieuse médaille Carnegie" outre-Manche.
Je ne me suis pas ennuyée trois secondes.
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MaksMaks   24 mars 2016
Quatre heures de chaleur à crever suivies de quatre heures de froid polaire. Puis encore la chaleur, et le froid, et la chaleur, et le froid…
Et encore du bruit à en faire éclater les tympans.
Rien à manger.
Survivre et supporter. Faire retraite à l’intérieur de sa tête, essayer de couper le contact, et attendre que ça passe.
Rien ne dure éternellement.
Tu peux l’endurer.
Endure.
Endure.
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Shan_ZeShan_Ze   12 avril 2017
La peur sert à quelque chose. Elle ne sert pas seulement à regarder des films de zombies ou à faire du skate sur des crêtes. Elle existe pour une bonne raison.
Elle nous garde en vie.
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TristhenyaTristhenya   09 juin 2017
Dieu sait ce qui est arrivé depuis. Combien de jours j’ai perdus ? Ou gagnés ? Pour ce que j’en sais, aujourd’hui pourrait très bien être un mercredi, ou un lundi, ou un jeudi. Mais, comme je le disais, qu’est-ce que ça peut faire ? Lundi, mardi, mercredi… Ce ne sont que des mots, sans aucun sens réel. Ici, dans le bunker, c’est ici dans le bunker. Un jour est un jour. L’heure c’est maintenant. Il n’y a pas à chercher plus loin.
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maevedefrancemaevedefrance   27 mars 2016
Ouais bon, alors écoutez, disait-il. Vous savez, Machin, là ?
Le mec aux corbeaux, les fleurs, le peintre, enfin, quoi, Vango...
- Goff, dit Pretty Bob. Von Goff.
- C'est ça, lui. Bon, alors, c'qu'il a fait, y'avait cet autre peintre, le type qui peignait la jungle et les tigres et ces trucs-là et Goff l'aimait pas...
- Gangrène, dit Bob.
- Ouais, ouais, c'est ça. Goff s'est embrouillé avec Gangrène et Gangrène lui a ripé l'oreille d'un coup de fusil.
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TomelisofalTomelisofal   29 mars 2016
Mais quand même, j'aimerais avoir un dictionnaire. Un dictionnaire contient tous les livres jamais écrits, tous les livres qui seront écrits un jour. C'est quelque chose, ça, non ? Evidemment, les mots ne sont pas dans le bon ordre, mais quand même.
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