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EAN : 9782714444684
420 pages
Belfond (14/08/2008)
3.9/5   186 notes
Résumé :

En Europe,En Enen Australie et à Jérusalem, de 1480 à 2002. 1996, Sarajevo. Hanna Heath, une Australienne d'une trentaine d'années, conservatrice passionnée de manuscrits anciens, se voit confier le livre que tout chercheur rêverait de tenir entre ses mains : une célèbre Haggadah, vieille de plusieurs siècles, retrouvée il y a peu dans les ruines de la ville.

Dépêchée de l'autre bout du monde pour cette mission, Hanna compte bien percer les s... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
3,9

sur 186 notes

Le livre d'Hanna est une oeuvre de fiction inspirée par la vraie histoire d'un manuscrit Hébreu connu sous le nom de Haggadah de Sarajevo.

La Haggadah de Sarajevo découverte en Bosnie en 1894, manuscrit orné de magnifiques enluminures.

Son histoire à travers les siècles.

L'histoire d'Hanna, aussi, jeune restauratrice passionnée de manuscrits anciens.

Hanna qui préservera l'art et un élément du patrimoine culturel mondial.

Au fil des pages se dénouent les secrets de ceux qui ont tenu cet ouvrage sacré entre leurs mains.

Des caractères très fins, tracés en caractères arabes révèleront l'artiste qui a peint d'un ton à peine plus foncé que le safran de sa robe les hachures minuscules qui font la particularité de cet ouvrage .

La femme au safran :

"Zahra bint Ibrahim al-Tarek, dite al-Mora à Séville"

al-Mora - ça veut dire la Mauresque.

Intrigue intéressante qui fait des allers retours à travers les siècles, une partie pour ma part qui m'a moins intéressé, mais dans l'ensemble j'ai apprécié.

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Voici un roman comme je les aime : un délicat mélange d'Histoire et d'histoire. Pendant quelques centaines de pages, on remonte le temps à la suite de ce livre vieux de plus de 500 ans, au travers du travail d'analyse et de conservation réalisé au XXIème siècle, on part à la rencontre des différentes personnes qui l'ont eu en main dans des moments tragiques, jusqu'à la naissance des premières pages.

C'est magnifiquement documenté, et ce fut pour moi l'occasion de découvrir de nombreux sujets que j'ignorais, à commencer par la liturgie hébraïque et différentes périodes de l'Histoire des religions en Europe.

Étrangement, ce texte fait écho à tout ce qu'on peut entendre autour de la montée de l'antisémitisme ces dernières années... En fait, je ne suis pas convaincue par cette montée, j'ai plutôt maintenant l'impression que le Monde est globalement anti-sémitique et que ce "sentiment" a été tu ou caché pendant quelques dizaines d'années, mais que finalement tout revient comme avant. Malheureusement l'Histoire est un éternel recommencement.... et c'est bien ce que raconte ce roman.

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J'ai lu les soixante-dix premières pages avec beaucoup de plaisir et de curiosité. On y suit les pas d'une jeune Australienne chargée de restaurer la célèbre Haggada de Sarajevo, miraculeusement sauvée suite à l'incendie de la Bibliothèque nationale de Sarajevo en août 1992 dû à l'artillerie serbe.

Le récit alterne entre 1996 et 1941 au moment où les Nazis occupent la capitale de la Bosnie-Hezégovine.

La confrontation entre Hanna et Ozren Karaman, le jeune conservateur de la Bibliothèque m'a rappelé des discussions que j'ai eues à Sarajevo en 1996. D'un côté la confiance en la vie et l'idéalisme naïf de la jeune occidentale, de l'autre la désillusion et le cynisme aigu de la génération bosnienne née dans les années 1970. Après avoir connu le décollage économique de la Yougoslavie dans les années 1980, couronné par les Jeux Olympiques d'Hiver de 1984, quatre ans de guerre civile et 10'000 morts... Depuis, un pays éclaté entre trois communautés, une économie à genoux, une corruption digne de l'Amérique latine, des écarts de niveau de vie entre riches (mafieux) et le reste de la population qui deviennent abyssaux, un chômage de 50% et, last but not least, aucune perspective d'amélioration en vue...

Des scènes de vie qu'il faut avoir vécues pour sentir à quel point les propos de Géraldine Brooks sonnent juste.

C'est aussi l'impression que j'ai eue en lisant le flashback qui narre la séparation définitive (en 1941) entre Lola (18 ans), sa mère Rashela et Dora sa petite soeur. Suite à une rafle allemande, R. et D. se retrouvent enfermés dans la synagogue de Sarajevo avec des centaines d'autres juifs. Lola parvient à entrer par la fenêtre des toilettes et se faufile discrètement jusque vers sa famille. Elle propose à sa mère d'emmener sa soeur, mais celle-ci refuse en arguant du fait que Lola ne pourra s'enfuir que seule dans la montagne. Une scène déchirante qui m'a fait monter les larmes tant elle semble réelle...

J'ai par contre moins aimé la suite qui se déroule dans des époques antérieures pour lesquels je ne ressens pas d'attirance particulière. Mais mon épouse a adoré. Alors pourquoi pas vous ?

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De mon "premier" Geraldine Brooks, je retiendrai surtout le courage et le dévouement doublé d'acharnement de certains hommes et femmes qui un jour ont décidé de risquer leur vie pour protéger l'héritage de leur religion et leur histoire sacrée.

Le rythme est soutenu et le travail de recherche est époustouflant de justesse. La trame qui alterne les périodes et les personnages est tissée dans un décor vivant, toujours en mouvement.

Les descriptions d'anciennes techniques utilisées par les artisans, relieurs et conservateurs sont toujours passionnantes et attisent la soif d'apprendre, de comprendre.

Le taux d'humidité est parfaitement maîtrisé, la lumière et la température juste parfaites et Geraldine Brooks une conservatrice qui brode sur du vélin.

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Hanna, restauratrice australienne de livres rares et précieux, se voit confier la mystérieuse Haggadah de Sarajevo pour étude et conservation alors que la guerre en Bosnie vient tout juste de finir. Elle découvre alors dans l'ouvrage vieux de cinq siècles des éléments extérieurs qui pourraient permettre de retracer son parcours. Des flasbacks nous révèlent tout...

Tout avait très bien commencé, avec une intrigue intéressante, une narration plaisante et un premier flashback passionnant. Mais une fois qu'on a passé ça, on comprend très vite la structure du livre qui devient hyper répétitive à la longue, avec à chaque fois les mêmes procédés appliqués à la lettre qui appellent les flashbacks, tout comme la construction de ces mêmes flashbacks qui se terminent à chaque fois en révélant comment le minuscule élément extérieur s'est retrouvé dans le livre. Les chapitres consacrés aux flashbacks deviennent alors très longs, surtout qu'on passe un temps fou avec certains personnages qui font des actions dont on se fiche réellement.

Et puis, passée la moitié, le livre rajoute l'intrigue de la lignée de Hanna, dont on aurait aussi pu carrément se passer. Mais ce n'est pas tout !! On assiste également à la fin à un vol organisé digne d'un film hollywoodien ! Non mais, c'était franchement un peu trop gros et too much.

D'ailleurs, du too much, à la fin, Geraldine Brooks n'en a pas eu assez, car elle a osé créer un hasard tellement énorme que la notion de miracle même ne tient plus.

Bref, d'autres choses me sont personnellement sorties par les yeux, mais au bout du compte, il est fort possible qu'on ne trouve pas ce qu'on était venu chercher avec ce bouquin qui part quand même un peu en vrille. Cela ne m'étonne même pas qu'une adaptation soit en cours d'étude, vu le caractère historico-dramatique de l'oeuvre.


Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation

Prendre soin de cet enfant en difficulté lui a fait du bien. Il a ainsi trouvé le but que son travail avec moi, pour lequel il n'a guère d'aptitude, ne lui avait pas procuré. Je pense qu'il s'est pris d'affection pour le petit, et que ça l'aide à supporter l'absence de sa soeur. J'essaie de la remplacer de mon mieux, mais comme nous le savons tous, rien ne peut compenser les pertes subies.

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Elle était ici pour nous éprouver, pour voir s'il y avait des gens capables de comprendre que ce qui nous unissait était plus fort que ce qui nous divisait.

Que le fait d'être un homme compte plus que d'être juif, musulman, catholique ou orthodoxe.

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La haggada de Sarajevo, créée dans l'Espagne médiévale, était une rareté illustre, un manuscrit hébreu orné de magnifiques enluminures, fabriqué à une époque où la croyance juive était fermement opposée à toute iconographie. Le commandement de l'Exode, "ne fais pour toi ni statue, ni image",avait, pensait on, fait disparaître l'art figuratif des juifs du Moyen-Age. Quand l'ouvrage fut découvert en Bosnie en 1894, ses pages de miniatures peintes mirent cette théorie à bas, et les textes de l'histoire de l'art durent être réécrits.

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Tu est restée dans ton joli appartement pendant toute notre guerre et tu nous as regardés crever sur ton écran télé. Et tu t'es dit "Quelle horreur" et ensuite tu es allée te préparer une autre tasse de café hors de prix.

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En Angleterre, le monde de l’art est un aimant absolu pour les fils cadets de lords appauvris, ou pour les femmes du nom d’Annabelle Quelque-Chose-tiret-Quelque-Chose qui s’habillent en caleçons noirs et cachemires orange foncé et sentent vaguement le labrador mouillé.

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