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ISBN : 2228887110
Éditeur : Payot et Rivages (05/10/1993)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Autrefois, les arbres jouaient un grand rôle dans la vie des hommes. Protecteurs, pourvoyant à presque tous leurs besoins, ils étaient considérés comme les manifestations de la présence des dieux sur terre, au point qu'à chacun de ceux-ci on avait attribué une essence particulière.

Ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, rassemble nos croyances sur les arbres, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ericbo
  23 décembre 2018
J'arrête ma lecture à environ 50 pages. Livre passionnant, regorgeant de faits et d'anecdotes historiques depuis l'antiquité sur la relation de l'homme et de l'arbre. Mais ce foisonnement en rend la lecture extrêmement difficile, voire ennuyeuse. Que faire de toutes ces informations que je ne retiendrais pas ?
Sensation de perdre mon temps. Dommage !
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Folfaerie
  25 août 2013
Jacques Brosse, décédé en 2008, était à la fois un historien, naturaliste et ethnologue, essentiellement fasciné par les arbres. Cet ouvrage est réellement passionnant et m'a permis d'en savoir beaucoup plus sur le statut privilégié de certains arbres, de leur place dans notre culture et notre imaginaire. On y retrouve des épisodes parfois oubliés de la vie des dieux de l'Olympe, et quantité de belles histoires qui témoignent de la richesse et de la diversité des mythes accolés aux arbres.
L'auteur balaie diverses époques et plusieurs civilisations : Grecs, Germains, Romains, Gaulois, peuples nordique... évoquant aussi bien le destin d'Odin, pendu à un arbre, que l'histoire de Merlin et Viviane, une grande partie de la mythologie grecque et bien d'autres sources. J'ai retrouvé quelques lignes sur la Mesnie Hellequin, la fameuse Armée furieuse de Fred Vargas, et surtout des passages relatifs à des bois sacrés qui m'ont immanquablement rappelée les Ents de Tolkien.
Il est facile de comprendre l'intérêt suscité par les arbres, avant et même au-delà de l'ère chrétienne. L'utilisation des bois et écorces, la cueillette des fruits, les propriétés de certaines parties (feuilles, bourgeons) qui entraient dans la fabrication de remèdes, autant de bénéfices apportés aux hommes qui, en signe de gratitude, octroyaient une place de choix à l'arbre. C'était le temps des célébrations et des cultes, des forêts peuplées de dieux et de nymphes, tout ceci participant d'une réelle communion avec la nature, même dans ce qu'elle avait de plus primitif car nombre de cultes ne se déroulaient pas sans sacrifices et certains bois sacrés inspiraient une terreur bien compréhensible à un peuple ennemi. "Au sacrifice des arbres qui donnaient aux hommes tout d'eux-mêmes, devait nécessairement correspondre l'immolation de la victime humaine".
Et puis ce paganisme parfois joyeux, parfois sanglant, a dû laisser la place à une religion monothéiste qui tel un rouleau compresseur, écrasa toute manifestation de respect envers la nature et les arbres. Cet anthopocentrisme forcené nous a séparé non seulement des arbres mais aussi de toutes les autres créatures non humaines. Dans sa brève mais poignante conclusion, Jacques Brosse, faisant référence à Claude Levi-Strauss, s'en désole et nous met en garde. "Parce qu'il l'a perdue (la nature), l'homme aujourd'hui la détruit et par là se condamne".
Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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sybou
  11 février 2012
Ce livre est passionnant, nous plonge dans de nombreuses cultures mythologiques (occidentale, orientale, monothéismes, polythéismes, va puiser aussi bien chez les chamans de Sibérie qu'en Amérique centrale), qu'il fait faire de belles découvertes, est pluridisciplinaire (et j'aime la pluridisciplinarité), n'est jamais prétentieux, amène de superbes réflexions sur le regard porté sur les arbres et la nature sauvage, qu'il nous fait voyager, appelle à aller plus loin et ne finit pas quand on en referme la quatrième de couverture. Certains passages sont aussi des merveilles à lire, tant par le voyage qu'ils font faire que par la réflexion sur l'humain qu'ils proposent.
C'est un livre au contenu foisonnant, un indispensable à qui s'intéresse aux mythes et à la nature, un ouvrage plein de profondeur qui mérite d'être fiché (ce que j'ai fait l'erreur de ne pas faire) et qui appelle un retour régulier parmi ses pages. Il mériterait aussi de tomber dans les mains de ceux qui "gèrent" la nature aujourd'hui, apportant une autre perspective à leurs métiers. Cependant, préparez un temps assez important pour la lecture : le livre est très dense et même s'il est compréhensible sans difficulté, il est bon d'avoir quelques notions ou l'ami wiki dans les parages pour en comprendre toutes les subtilités.
Lien : http://appeldelaforet.blogsp..
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Pirouette0001
  01 mai 2013
D'Yggdrasill au bois de la croix catholique, l'auteur nous emmène à travers les légendes liées aux arbres. Que de découvertes j'ai faites ! Pour les amoureux de la nature ou des mythes et légendes, je recommande chaudement ce livre.
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den
  30 janvier 2011
Si on aime les Hunts de Tolkien on ne pourra qu'apprécier ces histoires mythologique autour des arbres
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
sumitsukisumitsuki   24 janvier 2012
Qui n'a rêvé devant un arbre au printemps ? Qui n'a ressenti son calme épanouissement comme une invite ? Même l'homme moderne, qui a perdu la faculté de s'émerveiller, sauf peut-être et pour un temps devant les inventions nées de son cerveau, ne peut y rester insensible. Mais que l'on imagine que l'humain des temps anciens, vivant au sein de la nature, pour qui l'alliance avec elle n'était point soumission, comme on veut nous le faire croire, mais harmonie, ou, mieux encore, que l'on pratique la méditation, alors une telle rêverie retrouve son utilité première, elle redevient ce qu'elle était, authentique, vitale, elle constitue un mode d'être, le plus authentique, le plus clairvoyant qui soit. Ainsi, au pied de l'arbre, rêve le Bouddha, et il s'éveille du trop humain cauchemar. Durant la méditation devant le figuier sacré, surgit du tréfonds de l'être la compréhension intuitive de l'univers dont l'individu cesse d'être séparé, celle de la place qu'il y occupe, du rôle qu'il doit y jouer, compréhension spontanée, nécessaire et suffisante, que possède tout vivant et qui n'est refusée qu'à l'homme, ou plutôt que l'homme seul se refuse.
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Eric76Eric76   03 janvier 2015
Comment l'humain des premiers âges n'aurait-il pas eu une vénération reconnaissante, une admiration profonde pour cet être énorme qui survivait, pas seulement à lui, mais à ses descendants. Car l'arbre vit très vieux, plus vieux qu'aucun autre être. Il existe des essences qui, dépassant le millénaire, semblent, à vue humaine, immortelles. Cet ancêtre, l'ancêtre par excellence, est aussi de tous les vivants le plus grand, le plus majestueux. Aucun animal, jamais, même parmi les géants préhistoriques disparus, n'atteignit pareille taille, pareil poids. Pour le sauvage, qui est au premier sens de ce mot l'homme de la forêt, l'arbre est véritablement la première des créatures terrestres ; pour celui-là, c'est aussi le vivant le plus proche du ciel qu'il unit à la terre, la voie qu'empruntent naturellement les dieux.
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NeshoumaNeshouma   30 août 2013
En conclusion, Jacques Brosse accuse le monothéisme "dogmatique, intolérant et manichéen" d'avoir étouffé un langage symbolique ouvert à la diversité et à la complémentarité. Ses derniers mots sont :

"Ainsi, en effet, se trouva rompu un équilibre vital, fondé sur la communion de tous les êtres vivants, de cette rupture, nous subissons aujourd'hui les ultimes conséquences. D'ouverte qu'elle était jadis, l'humanité s'est de plus en plus refermée sur elle même. Cet anthropocentrisme absolu ne peut plus voir, hors de l'homme, que des objets. La nature tout entière s'en trouve dévaluée. Autrefois, en elle tout était signe, elle-même avait une signification que chacun, en son for intérieur, ressentait. Parce qu'il l'a perdue, l'homme aujourd'hui la détruit et par là se condamne."
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ericboericbo   23 décembre 2018
L'arbre semble le support le plus approprié de toute rêverie cosmique ; il est la voie d'une prise de conscience, celle de la vie qui anime l'univers.
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ericboericbo   23 décembre 2018
Qui n'a rêvé d'un arbre au printemps ? Qui n'a ressenti son calme épanouissement comme une invite ? Même l'homme moderne, qui a perdu la faculté de s'émerveiller, ne peut y rester insensible. Mais que l'on imagine l'humain des temps anciens, vivant au sein de la nature, pour qui l'alliance avec elle n'était point soumission, mais harmonie, alors une telle rêverie retrouve son utilité première, vitale, un mode d'être, le plus clairvoyant qui soit.
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Videos de Jacques Brosse (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Brosse
Jacques Brosse dans l'émission "Les Vivants et les Dieux", diffusée 18 juillet 1998 sur France Culture, pour parler de la figure d'Orphée.
>Coutumes, savoir-vivre, folklore>Folklore>Sujets du folklore: nature et monde physique (40)
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