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EAN : 9782890217935
367 pages
Éditeur : La Courte Echelle (02/06/2006)
3.51/5   34 notes
Résumé :
Thomas Lapointe a perdu sa soeur, assassinée par un détenu en liberté conditionnelle. Une profonde douleur l'habite, une sourde colère gronde en lui qui se mue en vengeance implacable pour que justice soit faite. Thomas Lapointe est sans pardon. Maud Graham le comprendra-t-elle à temps? Car la détective Maud Graham se retrouve dans une enquête qui la bouleversera. Face à la détresse d'êtres frappé de plein fouet par le malheur, Maud Graham ne pourra s'empêcher de se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
argali
  20 septembre 2012
Construit à la manière d'un épisode de Colombo, ce 6e récit, paru en 2006, nous dévoile dès le départ, le coupable de plusieurs meurtres et ses motivations. Ecrasé par son chagrin refoulé, Thomas Lapointe décide de se venger d'un système laxiste qui a remis en liberté celui qui allait devenir l'assassin de sa jeune soeur. La force du roman réside donc dans le questionnement sur la justice et son fonctionnement ainsi que sur l'aide aux victimes.
Le coupable étant connu, le suspens tient dans la manière dont Maud Graham fera le lien entre les victimes et résoudra l'affaire. Sa perspicacité et son sens de l'observation l'aideront-ils à démasquer rapidement le meurtrier ? Mais l'histoire ne se limite pas à cette vengeance car très vite une autre affaire sordide vient se greffer sur la première et toute la brigade est alors sur les dents.
Inspiré de faits divers réels, ce récit pose la question des libertés conditionnelles et du risque de récidive encouru. Sujet d'actualité en Belgique et aussi brûlant qu'au Québec, semble-t-il. L'opinion des uns et des autres sur la liberté conditionnelle ou les peines incompressibles nourrit la réflexion. Surtout s'il s'agit de se mettre à la place de parents dont l'enfant est victime d'un récidiviste.

L'intérêt du récit tient également dans l'approche des personnages et la découverte de leur personnalité. le côté psychologique est important et assez bien décrit. On retrouve aussi dans ce récit les êtres chers à Maud Graham - auxquels on s'est attaché à notre tour- suivant leur évolution personnelle et professionnelle, ainsi que la bonne cuisine ou la ville de Québec qui tient toujours un rôle prépondérant. Les nombreuses références aux affaires précédemment traitées rendent le récit dynamique, pour autant qu'on ait suivi la série depuis le début.

Lien : http://argali.eklablog.fr
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Neneve
  23 juin 2017
Une autre très bonne enquête de Maud Graham... du bon policier québécois.
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LindaLapostolle
  24 juin 2011
On retrouve Maud Graham dans une autre de ses enquêtes. Cette fois-ci c'est un collègue qui inquiète la policière par son silence et son apparente tranquilité face au meutre de sa soeur survenu neuf ans plus tôt. Un texte un peu prévisible, mais quelques rebondissements et un rythme assez prenant en font une bonne lecture.
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Cielvariable
  28 octobre 2012
Sans être le meilleur roman de Chrystine Brouillet, c'est le récit d'une enquête très intéressante de la détective Maud Graham.
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zezette3217
  12 juin 2017
coucou tout monde et bien cette lecture et bien sans plus
ces pour sa que je donne 3/5
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   04 mars 2018
Thomas Lapointe s’éveilla en sursaut ; était-ce son propre cri qu’il avait entendu ? Il avait rêvé de Mélanie. Elle hurlait pendant qu’un homme la violait, elle appelait son frère à l’aide, mais Thomas était incapable de la secourir. Il entendait le rire de Donald Hébert et les cris de sa petite sœur, des cris de terreur, d’épouvante absolue qui faiblissaient jusqu’à n’être que des gémissements résignés, jusqu’à se dissoudre dans le néant.

Thomas repoussa les couvertures, se leva pour aller chercher un verre d’eau. Il sentait, entendait son cœur battre dans la nuit silencieuse. Serait-il un jour débarrassé de ces cauchemars ? Le souhaitait-il vraiment ? N’aurait-il pas l’impression de trahir Mélanie s’il ne rêvait plus à elle ? En se servant un verre d’eau, Thomas revit le visage de Marcel Ménard. Il avait rêvé aussi à lui ? Il grimaça ; il n’aimait pas penser à Ménard, mais tout lui revenait maintenant en mémoire.

Ce n’est pas la première fois qu’il épie Ménard. Mais c’est le premier jour du mois d’octobre 1998. Thomas Lapointe emprunte la piste cyclable pour rentrer chez lui. Il a suivi Ménard durant une heure et demie. Est-ce que Ménard s’entraîne depuis longtemps ? Oui, probablement. Depuis bien avant qu’il s’intéresse à lui. Bien avant le meurtre de Mélanie. Bien avant la libération de son assassin. Bien avant que sa vie bascule, se vide de sens.

Marcel Ménard, lui, ne doit pas trop s’interroger sur le sens de la vie. Il quitte sa maison et se rend au travail, dîne avec ses collègues puis rentre chez lui, mange, regarde la télévision, se couche et s’endort. Il ne fait pas d’insomnie, Marcel Ménard, il ne pense pas sans cesse aux brûlures de cigarette que Donald Hébert a multipliées sur le corps de Mélanie, à ses cris chaque fois que le tison incandescent grillait sa chair, à sa terreur, à son désespoir. Marcel Ménard ne pense pas au viol de Mélanie. Marcel se couche en songeant qu’il faudra bientôt installer l’abri Tempo.

Lapointe suit Ménard durant cinq semaines pour bien connaître ses habitudes. Il rôde autour de chez lui à divers moments de la journée et il décide de l’exécuter un samedi matin ; à l’heure où il part faire du vélo ou du jogging, il aura moins de risques de rencontrer des témoins. Ménard ne fait pas la grasse matinée le samedi ni le dimanche ; il s’entraîne. Il veut sans doute garder la ligne pour plaire aux femmes. On sent qu’il ne met aucun enthousiasme à courir ou à pédaler, qu’il s’y astreint. Thomas Lapointe distingue rapidement les vrais cyclistes des faux. Ménard doit rentrer tout content de lui après deux heures de vélo, se regarder dans un miroir et tenter de croire que sa silhouette s’affine, se raffermit. Thomas Lapointe aurait préféré le surveiller plus longtemps, mais il craint que Ménard ne modifie ses habitudes quand le climat changera ; les faux sportifs ont moins de volonté quand chute la température. De toute manière, il n’avait pas beaucoup de temps à consacrer à ce guet. Il ne pouvait pas s’absenter du travail si facilement. Comment aurait-il justifié ses manquements auprès de son partenaire ? Celui-ci compte sur lui, lui fait confiance, l’a soutenu après l’assassinat de Mélanie, quand leur patron a émis des doutes sur ses capacités à continuer à mener des enquêtes criminelles maintenant qu’il a été éprouvé trop intimement. Au contraire, a plaidé Juneau, son partenaire serait encore plus motivé, plus déterminé à arrêter les ordures qui traînent dans les rues à la recherche de gamines vulnérables.
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CielvariableCielvariable   29 décembre 2012
Victor Duchesne venait de se réveiller et il regardait ses mains ; elles auraient dû être douloureuses mais il ne souffrait pas. Il ne savait pas si c’était l’effet de l’adrénaline ou parce qu’il avait fumé du bon stock après avoir donné une petite leçon à Fabien Marchand. Ou s’il avait rêvé. Non, il ne rêvait pas, il ne se souvenait pas de chaque seconde, tout s’était passé trop vite, mais il se rappelait parfaitement le son sourd de ses poings quand il frappait Marchand, ses cris, puis ses gémissements. Il avait savouré chaque instant, répétant à Marchand qu’il n’était qu’un trou du cul, que personne n’avait le droit de jouer dans ses plates-bandes. Si Frank Potvin n’était pas intervenu quand Marchand avait perdu conscience, il serait encore à le battre, tellement il avait aimé la sensation de puissance qu’il avait ressentie. À cause du bruit des os fracturés. Duchesne avait eu l’impression qu’il n’avait jamais entendu aussi distinctement ce son particulier.
Frank Potvin l’avait arraché à Marchand, l’avait entraîné, poussé vers sa moto avant de faire démarrer la sienne. Il ne servait plus à rien de traîner dans le coin. Ils devaient rouler, rentrer chez eux.
Victor Duchesne agita ses mains, les pliant, les dépliant ; est-ce qu’elles enflaient ? Il regarda autour de lui. Où était-il ? Sûrement pas dans sa chambre à Stoneham. Il y avait une fenêtre dans sa chambre, une belle grande fenêtre qui donnait sur une cour immense. Il n’y avait pas de fenêtre là où il se trouvait. Il n’était pas couché non plus sur son lit. Où était-il ? Il sentit la bile remonter dans sa gorge alors qu’il prenait conscience de l’odeur d’urine de la cellule. Il était en cellule. Que faisait-il là ? Il n’y avait personne sur les berges de la Saint-Charles quand il avait battu Marchand. Ça, il s’en souvenait. Frank le couvrait. Où était Frank ? Que s’était-il passé ? Il tituba jusqu’à la porte, tambourina pour qu’on lui ouvre. Il voulait rentrer chez lui. Tout de suite.
Il y retourna dix heures plus tard. Entre-temps, il avait appris qu’on l’avait arrêté pour excès de vitesse sur le boulevard des Chutes, que son comportement avait paru suspect, erratique aux patrouilleurs qui l’avaient appréhendé et qui avaient trouvé deux joints dans les poches de son blouson de cuir. C’était René Lalonde, l’avocat de son père, qui le lui avait dit en venant le chercher. Il lui avait aussi dit que Louis Fournier était vraiment furieux d’avoir dû solliciter ses services. Et maintenant, après avoir tant souhaité rentrer à la maison, Victor redoutait la colère de Louis Fournier. Il ne pourrait pas lui expliquer pourquoi il roulait si vite sur le boulevard des Chutes, il n’en savait rien. Tout ce qu’il savait, c’est que son père l’engueulerait, hurlerait que s’il se plantait avec sa moto, il ne lui en achèterait certainement pas une autre. Ça ne lui avait pas suffi de bousiller une Harley, l’année précédente ? Sa mère s’en mêlerait, gémirait qu’il finirait par se tuer. Tout le monde crierait, alors que Victor n’aspirait qu’à une chose, fumer un joint pour se détendre et oublier cette nuit en cellule. Il regrettait de ne pas pouvoir révéler à son père qu’il avait corrigé Fabien Marchand. Il aurait dû être fier de lui, fier qu’ils se ressemblent, et le féliciter de ne pas s’être laissé marcher sur les pieds, mais Louis Fournier le frapperait s’il apprenait qu’il dealait. Il le frapperait en hurlant qu’il lui donnait assez d’argent pour qu’il n’ait pas besoin de se livrer à ce trafic imbécile. Pourquoi ne s’apercevait-il pas qu’il avait vieilli, qu’il n’était plus un gamin à qui on peut tout interdire ? Il ne saisissait pas encore que Victor pouvait être un fameux bras droit.
Repenser aux cris, aux supplications de Fabien Marchand, à l’image de son ennemi recroquevillé pour échapper à ses coups rasséréna Victor. Quand on saurait ce qui lui était arrivé, plus personne n’oserait empiéter sur le territoire de Vic Duchesne. Seul son père s’entêterait à ne pas comprendre qu’il veuille gagner de l’argent. Au lieu de ça, Fournier le forçait à étudier, il voulait qu’il se rende aux HEC. Alors que lui-même n’avait pas fini son cinquième secondaire.Vic alluma une cigarette, nota que le bout de ses doigts était encore sombre, même s’il s’était lavé les mains pour faire disparaître l’encre qui avait servi à prendre ses empreintes. Heureusement qu’il avait dix-sept ans, son dossier serait effacé à sa majorité. C’était presque certain, d’après maître Lalonde. Et puisque ce dernier le représentait, il n’avait rien à craindre ; son père n’engageait jamais des « deux de pique ». C’était juste un mauvais quart d’heure à passer. Le pire qu’il pouvait arriver, c’est que son père le prive de sa moto pendant un bout de temps. Jusqu’à ce que sa mère se lasse de le conduire en ville. La sanction serait vite levée.
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CielvariableCielvariable   04 mars 2018
Thomas Lapointe a chaud sous sa perruque noire. Des gouttes de sueur coulent jusqu'au col de sa chemise, l'imprègnent. Thomas Lapointe n'aime pas suer. Il a mis de l'antisudorifique, ca il déteste les odeurs de transpiration. Il aimerait prendre un douche avant d'aller à la réunion d'Entraide. Il doit renoncer à cette idée. Il n'en aura pas le temps. Il essuie son front, regarde sa montre pour la troisième fois en dix minutes. Est-ce que René Asselin se décidera à partir chez lui? il ne peut pas modifier ses plans! 14h08. 14h11. Mais que fait donc Asselin? il doit boire un autre café. La porte du garage s'ouvre enfin. Lapointe voit la Chevrolet reculer, il reconnaît la tête grise d'Asselin. Il le laisse rouler quelques secondes puis le suit. Même s'il est certain qu'il se rend au terrain de golf pour l'après-midi. Asselin est un homme d'habitudes. Il prend congé le premier et le troisième jeudi du mois. Quand discute-t-il des détenus qui seront libérés avec les intervenants, les commissaires, les gardiens? Parle-t-il souvent avec Marie-Anne Lavoie? Se sont-ils interrogés à propos du meurtre de Jonathan Dubois? Ont-ils pensé, ne serait-ce qu'une seconde, que le criminel pouvait être un des types qu'ils avaient relâché? Non.
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CielvariableCielvariable   29 décembre 2012
Gauthier rangea son paquet de cigarettes dans la poche de son blouson tandis que Fournier laissait de l’argent sur la table. Gauthier vit quelques billets de dix, c’était beaucoup pour quatre bières et un scotch. Il fallait toujours que son ami d’enfance se montre grand seigneur. Parfois, il exagérait vraiment. Avec son fils, par exemple, à qui il donnait tout ce qu’il voulait. Il ne se rendait pas compte que Vic était un imbécile, incapable de réfléchir. Gauthier était persuadé que Vic n’apporterait que des ennuis à son père. Il était trop capricieux, trop impulsif. Encore heureux que Jennifer soit si différente de lui. C’était bête ; c’est elle qui aurait dû ressembler à sa mère au lieu de Victor, mais c’est lui qui avait hérité de la beauté d’Annie. Et Jennifer de l’intelligence de Louis Fournier. Elle savait donc qu’elle était moche. Et Vic s’imaginait qu’il était futé. Les cartes avaient été mal distribuées. Jacques Gauthier se reprocha d’avoir pris la défense de Victor ; il aurait dû en profiter pour mettre Fournier en garde contre son fils.
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CielvariableCielvariable   29 décembre 2012
Louis Fournier et Jacques Gauthier regardaient Anthony Nantel s’éloigner vers la rue Cartier, quasi déserte après un orage violent. Ils fumaient une cigarette devant un bar de Grande-Allée, où les lumières décoratives et les enseignes des restaurants donnaient un air de vacances même si les terrasses étaient vides. Des serveurs s’affairaient à essuyer les chaises et les tables qui seraient prises d’assaut dans moins d’une heure, maintenant que les nuages s’étaient dispersés.
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Vidéo de Chrystine Brouillet
Le Salon dans tes oreilles - S1E31 - Les enquêtes québécoises au féminin
Quelle est la place des écrivaines dans le milieu du polar au Québec? Quel rôle jouent les femmes dans les enquêtes policières? Quels sont les enjeux pour les personnages féminins dans la résolution d'enquêtes? Voici des questions passionnantes auxquelles cette discussion sur la présence féminine dans les romans policiers québécois tentera de répondre.
Avec
Catherine Côté, Auteurrice Catherine Sylvestre, Auteurrice Maureen Martineau, Auteurrice Chrystine Brouillet, Animateurrice Livre(s)
La vieille fille et l'enfant, Catherine Sylvestre, Éditions ALIRE ZEC la croche, Maureen Martineau, Éditions Héliotrope Brébeuf, Catherine Côté, Éditions Triptyque
Le Salon dans tes oreilles est un balado issu des entrevues, tables rondes, et cabarets enregistrés dans le cadre du Salon du livre de Montréal 2020. Écoutez des auteurs, autrices et personnalités parler de livre, de lecture et d'écriture et échanger autour des cinq thématiques suivantes: le Féminisme, la Pluralité des voix, 2020, et après?, Récit et inspiration et Famille et enfance. Bonne écoute!
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