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Jean Rosenthal (Traducteur)
EAN : 9782070424603
291 pages
Gallimard (03/09/2002)
3.91/5   214 notes
Résumé :
10 juin 1954. La première tentative de lancement d'une fusée vers la Lune se solde par un échec disons... cuisant.
Du moins pour Keith Winston, journaliste dans une revue de science-fiction, littéralement désintégré dans le jardin de son patron par l'explosion du projectile et... réintégré dans un univers parallèle où monstres hideux aux yeux pédonculés et femmes de l'espace en sous-vêtements sexy côtoient le commun des mortels avec le plus grand naturel, sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Invité en week-end chez son patron, Keith Winton, journaliste dans une revue de science-fiction vit une drôle d'aventure : assis sur un banc de rotin, il rêve à Betty Hadley quand, sans qu'il ne comprenne comment ni pourquoi, il se retrouve dans l'herbe et la maison de son patron n'est plus en vue. Peu importe, une indication lui laisse à penser qu'il n'en est pas très loin. Il trouve un fermier qui accepte de l'emmener à la ville voisine. Il essaie de téléphoner, mais pas d'abonné à ce numéro et aucune personne du nom de son patron n'a un abonnement téléphonique. Et je ne parle pas des Luniens, aux lèvres pourpres et aux crocs de cinq centimètres de long.
C'est amusant, déjanté et… plus sérieux qu'il n'y paraît. Un chef-d'oeuvre.
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L'univers en folie de Fredric Brown est un classique de la science-fiction paru en 1949 qui a pour thème les univers parallèles.
C'est aussi un roman qui parodie de façon humoristique un certain nombre de clichés employés par de nombreux écrivains de science-fiction de l'entre-deux-guerres pour faciliter la narration d'aventures mirobolantes (avant que John W. Campbell ne publie dans sa revue Astounding science-fiction, à partir des années quarante, ces grands auteurs que sont Heinlein, Asimov, Sturgeon et quelques-autres) : découvertes inopinées d'inventions incroyables, planètes peuplées d'extraterrestres aux formes pittoresques et comportant toutes des atmosphères respirables pour les êtres humains, héros sauveurs de l'humanité aux prodigieuses capacités…
En recourant à ces clichés, qu'il grossit parfois démesurément pour s'en moquer (les machines à coudre transformées en machines permettant de voyager dans l'espace...), Fredric Brown a écrit un excellent roman d'aventures dont les péripéties s'enchaînent sans laisser aucun répit au lecteur !
Le personnage principal, Keith Winton, est rédacteur d'une revue de science-fiction dont les couvertures représentent souvent de belles jeunes femmes en tenues minimalistes poursuivies par d'horribles BEM ( Bug Eyed Monsters : monstres aux yeux pédonculés) aux desseins peu recommandables...
Se trouvent à proximité d'une explosion, il est éjecté dans un univers parallèle, un univers semblable à celui des histoires qu'il publiait dans sa revue (!) : on peut donc y rencontrer des extraterrestres, certains amicaux qui se baladent tranquillement dans la rue ou qui vont boire un coup au bistro du coin, et d'autres hostiles (les abominables Arcturiens contre lesquels la Terre est en guerre et qui peuvent s'emparer de l'esprit de certains êtres humains).
Malheureusement, Keith Winton, étranger à cet univers, est pris pour un espion arcturien…
Contraint de fuir et de se cacher, il découvre qu'il existe dans cet univers un autre Keith Winton, et il se met à sa recherche…
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Keith Winston est responsable d'une revue de Science-fiction pulp. Il va être accidentellement propulsé dans un univers parallèle où cette science-fiction de roman de gare est la réalité. Fredric Brown se régale en nous inventant une science-fiction kitsch, loufoque et rafraîchissante, avec plein de petites idées farfelues : par exemple, dans ce monde parallèle, la découverte du voyage dans l'espace est due à un fabricant de machines à coudre. On côtoie sur terre les habitants des autres astres du système solaire, et la Terre est en guerre contre Arcturus. N'ayant pas les codes de ce monde, il est soupçonné d'être un espion arcturien.
Fredric Brown se joue des codes de la SF Pulp : rythme soutenu de l'action, image du futur avec un design à la mode des années 50 et des idées d'avancées scientifiques sortie d'un chapeau de magicien (la machine à coudre), héroïne très sexy, héros infaillible, il se moque d'un certain style de science-fiction où les humains sont beaux et les extraterrestres forcément laids et sournois. Cela donne un résultat farfelu, un roman très plaisant à lire pour ses inventions, son détournement du genre, et facile à lire. Cette dernière qualité en fait aussi son défaut, un défaut mineur, mais une modestie qui l'empêche d'être un roman vraiment marquant.
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Keith Winton est en Week-end dans la villa luxueuse de Mr Borden, son patron et éditeur. Keith est journaliste, il dirige ''Aventures extraordinaires'', pulp de science fiction, il doit, entre deux parties de tennis et pour le début de semaine, boucler la rubrique des astronautes, courrier des lecteurs les plus passionnés du genre.
Betty Hadley du journal ''Elle et lui'', jolie blonde est de la ''party''. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais une fusée spatiale équipée d'un potentiomètre Burton retombe malencontreusement sur la villa et tue tous ses habitants, à l'exception de Keith qu'elle projette dans le jardin d'une maison à vendre à Greeneville, localité voisine de la propriété Borden.
Commence alors une folle poursuite dans un monde parallèle où notre héros est pris pour un espion arcturien, il doit échapper à tous et découvrir cet univers totalement inconnu mais qui ne lui est tout de même pas complètement étranger...
Fredric Brown, l'auteur de "Martiens, go home !" met sa fantaisie au service de la science-fiction et une fois de plus il nous offre un bon roman passionnant et imaginatif. On se sent happé, en même temps que Keith Winton, dans ce maelström infernal jusqu'à l'épilogue qui est naturellement inattendu.
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Écrit dans les années 50, en pleine guerre froide, une des belles réussites de Fredric Brown dans le domaine de la SF, avec le savoureux "Martiens go home".
Une petite merveille d'humour décalé et d'invention, qui (du fait de son âge) prend une tournure encore plus décalée de nos jours.
Une histoire d'univers parallèles qui est un vrai moment de plaisir, sans prétention, et qui se permet de jouer avec les clichés du genre (déjà à l'époque).
Drolatique.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
La première tentative pour envoyer une fusée sur la lune, en 1954, se solda par un échec. Par suite sans doute d'un défaut de construction de l'appareil, la fusée retomba sur la Terre, tuant douze personnes.
Pour permettre en effet d'observer depuis la Terre son arrivée sur la Lune, la fusée état munie, non pas d'une charge explosive, mais d'un potentiomètre Burton qui devait fonctionner durant tout le voyage à travers l'espace, et accumuler un formidable potentiel électrique qui, en se déchargeant au contact de la Lune, produirait un éclair plusieurs milliers de fois plus brillant que celui de la foudre, et d'une force destructrice plusieurs milliers de fois supérieure.
Par bonheur, la fusée retomba dans une région faiblement peuplée des Catskill, dans la propriété d'un riche directeur de journaux. Celui-ci, sa femme, deux invités et huit domestiques furent tués par la décharge électrique qui anéantit totalement la maison et abattit les arbres à cinq cent mètres à la ronde. On ne retrouva que onze corps. On suppose qu'un des invités, un journaliste, se trouvait si près du centre de la déflagration que son corps fut complètement désintégré.
Une autre fusée, qui arriva à bon port, celle-là, fut lancée un an plus tard, en 1955.
(extrait de "Le grand éclair" premier chapitre de "L'univers en folie" paru à "présence du futur" en 1970)
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Il s'avança et la porte se referma derrière lui. Il avait l'impression d'entrer dans un cabinet noir. C'était un black-out qui dépassait tout ce qu'on avait vu dans le genre. (...) Il s'éloigna d'un pas et le rectangle de la vitre disparut. Il prit dans sa poche une boîte d'allumettes et en craqua une. En la tenant à bout de bras, il distinguait un point faiblement lumineux. A cinquante centimètres de ses yeux, il le voyait très bien, mais pas plus loin.

La flamme lui léchait presque les doigts et il lâcha l'allumette ; il n'aurait pu dire si elle brûlait encore quand elle toucha le trottoir. (...) Tendant la main pour toucher le mur de l'immeuble, et se guidant sur celui-ci tandis que, de l'autre main, il tâtonnait dans l'ombre devant lui, il partit dans la direction de Lexington Avenue. Il gardait les yeux ouverts et s'efforçait de percer les ténèbres, mais il aurait tout aussi bien pu les fermer. (...)

Il se figea tandis que les pas approchaient. Keith eut brusquement l'impression de se retrouver dans un monde à une seule dimension. Il n'y avait que deux directions : en avant ou en arrière, en suivant le mur de l'immeuble. Et avant même de se décider à faire demi-tour, il était déjà trop tard. Une main le toucha, tandis qu'une voix gémissait : "Ne me cherchez pas de noises, ayez pitié. J'ai pas de crédits."

Keith poussa un soupir de soulagement. "Ca va, dit-il. Je ne bouge pas. Passez devant moi.

- Bien, monsieur. (...) J'suis qu'un vieux loup du ciel en bordée, c'est tout, fit la voix. Et déjà passé à tabac, voilà deux heures. Plus un traître sou ! Tenez, je vais vous donner un tuyau. Les Nocturnes sont en chasse. Toute la bande du côté de Times Square. Vous feriez mieux de ne pas continuer par là. Je vous préviens."

- C'est eux qui vous ont dévalisé ? demanda Keith.

- Eux ? Mais, mon vieux, je suis vivant, vous voyez bien !(...)

- Comment saviez-vous que je n'étais pas un Nocturne ?

- Vous plaisantez ? Comment est-ce que je vous aurais pris pour un Nocturne, alors qu'ils vont bras dessus, bras dessous en bande d'un côté de la rue à l'autre et que vous les entendez taper avec leurs cannes ? C'est de la folie d'être dehors. Et vous êtes aussi fou que moi. Si je n'étais pas fin saoul...
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Était-il possible que ce fût le monde où il avait toujours vécu et que ce monde qui lui semblait familier, le monde de ses souvenirs ne fût qu’une création de son esprit ?
Mais alors, si c’était bien cela le monde de la réalité, si ses souvenirs antérieurs à sept heures ce soir étaient bien de faux souvenirs, alors, quelle était sa place dans le tableau ? Était-il un espion d’Arcturus ? Cela ne semblait pas plus impossible qu’autre chose.
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Du coin de l'œil, il aperçut le poing de Winton arriver vers son visage et il l'esquiva en s'écartant, laissant le poing passer au-dessus de son épaule. Puis, avec Winton toujours entre Slade et lui, il se courba, la tête visant la poitrine de Winton. Et de toutes ses forces, il envoya Winton rouler sur Slade.

Slade trébucha en arrière dans la bibliothèque. Il y eut un bruit de vitres brisées. Le revolver partit, et l'explosion retentit dans la pièce comme celle d'une charge de dynamite.

Le revolver roula sur le tapis. Keith donna une dernière poussée qui envoya Winton et Slade contre la bibliothèque, puis plongea pour saisir le revolver. Il réussit à mettre la main dessus.

Il recula, les tenant tous deux en respect. Il avait le souffle court, et, maintenant que le plus dur était passé, sa main tremblait. Cela avait marché : on pouvait s'emparer d'un revolver comme le faisaient les héros dans les nouvelles qu'il achetait, on le pouvait quand on n'avait rien à perdre.
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Les Martiens avaient eu l'idée, somme toute ridicule, de refuser toute forme de colonisation. Leur civilisation était aussi développée que la nôtre, à ceci près qu'ils n'avaient pas découvert la navigation interplanétaire - sans doute parce que, ne portant pas de vêtements, ils ignoraient tout des machines à coudre.
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Vidéo de Fredric Brown
Extrait de la conférence "Dialogue entre les morts : Robert Sheckley et Fredric Brown" aux Utopiales 2017 avec J._A.Debats, S.Lainé et X.Mauméjean.
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