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Jean Rosenthal (Traducteur)
EAN : 9782070424603
291 pages
Éditeur : Gallimard (03/09/2002)
3.89/5   180 notes
Résumé :
10 juin 1954. La première tentative de lancement d'une fusée vers la Lune se solde par un échec disons... cuisant.
Du moins pour Keith Winston, journaliste dans une revue de science-fiction, littéralement désintégré dans le jardin de son patron par l'explosion du projectile et... réintégré dans un univers parallèle où monstres hideux aux yeux pédonculés et femmes de l'espace en sous-vêtements sexy côtoient le commun des mortels avec le plus grand naturel, sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
3,89

sur 180 notes
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gill
  16 octobre 2012
Keith Winton est en Week-end dans la villa luxueuse de Mr Borden, son patron et éditeur. Keith est journaliste, il dirige ''Aventures extraordinaires'', pulp de science fiction, il doit, entre deux parties de tennis et pour le début de semaine, boucler la rubrique des astronautes, courrier des lecteurs les plus passionnés du genre.
Betty Hadley du journal ''Elle et lui'', jolie blonde est de la ''party''. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais une fusée spatiale équipée d'un potentiomètre Burton retombe malencontreusement sur la villa et tue tous ses habitants, à l'exception de Keith qu'elle projette dans le jardin d'une maison à vendre à Greeneville, localité voisine de la propriété Borden.
Commence alors une folle poursuite dans un monde parallèle où notre héros est pris pour un espion arcturien, il doit échapper à tous et découvrir cet univers totalement inconnu mais qui ne lui est tout de même pas complètement étranger...
Fredric Brown, l'auteur de "Martiens, go home !" met sa fantaisie au service de la science-fiction et une fois de plus il nous offre un bon roman passionnant et imaginatif. On se sent happé, en même temps que Keith Winton, dans ce maelström infernal jusqu'à l'épilogue qui est naturellement inattendu.
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gruz
  19 août 2012
Écrit dans les années 50, en pleine guerre froide, une des belles réussites de Fredric Brown dans le domaine de la SF, avec le savoureux "Martiens go home".
Une petite merveille d'humour décalé et d'invention, qui (du fait de son âge) prend une tournure encore plus décalée de nos jours.
Une histoire d'univers parallèles qui est un vrai moment de plaisir, sans prétention, et qui se permet de jouer avec les clichés du genre (déjà à l'époque).
Drolatique.
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beauscoop
  28 juillet 2020
De la pure sf à caractère déjanté, une excellente histoire de mondes parallèles sans aborder le côté scientifique et en restant uniquement dans le domaine de l'imaginaire; ce que j'aime dans ce genre de sf, tout comme le roman culte H2G2 (Le guide du voyageur galactique) de Doug Adams). L'humour ne manque pas, la particularité de Fredric Brown, ajoutant encore de l'intérêt à ses histoires.
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Doubleplusgood
  03 janvier 2021
L'Univers en folie est un roman de SF complètement déjanté, avec un humour bien présent. Traitant des univers parallèles et des extra-terrestres, et reprenant tous les clichés de l'époque (écrit en 59), cela lui donne en prime un petit côté vintage sympathique.
Complètement loufoque, on apprendra par exemple comment mettre au point une fusée pour un voyage sur la Lune en réparant une machine à coudre à pédale, où pourquoi le fait de payer une consommation dans un bar avec un demi-dollar peut coûter la vie.
Sans temps mort et avec un dernier clin d'oeil dans les dernières pages, je me suis bien amusée.
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ToolFan
  25 novembre 2019
Ce roman m'a fait passer un agréable moment. Je ne m'attendais pas à autant apprécier cette lecture. Léger et pourtant complet. On a faire ici à de la très bonne Science fiction à l'ancienne. Les idées foisonnent et sont pour la plupart fortes intéressantes. de plus, il y a un coté comique, ou plutôt décalé, avec cette histoire d'univers parallèle ce qui apporte un peu de légèreté.

Comme toujours, je n'ai aucune envie de spoiler quoi que ce soit aussi je laisse découvrir l'histoire et l'intrigue à ceux qui sont tenter. Sachez juste que l'aventure vaut le coup pour ceux qui cherchent de la SF à l'ancienne plutôt intelligente avec un peu de légèreté. Donc si on a pas envie de prise de tête ni de se flinguer les neurones tout en se divertissant c'est une bonne idée de lire cette oeuvre.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   06 octobre 2012
La première tentative pour envoyer une fusée sur la lune, en 1954, se solda par un échec. Par suite sans doute d'un défaut de construction de l'appareil, la fusée retomba sur la Terre, tuant douze personnes.
Pour permettre en effet d'observer depuis la Terre son arrivée sur la Lune, la fusée état munie, non pas d'une charge explosive, mais d'un potentiomètre Burton qui devait fonctionner durant tout le voyage à travers l'espace, et accumuler un formidable potentiel électrique qui, en se déchargeant au contact de la Lune, produirait un éclair plusieurs milliers de fois plus brillant que celui de la foudre, et d'une force destructrice plusieurs milliers de fois supérieure.
Par bonheur, la fusée retomba dans une région faiblement peuplée des Catskill, dans la propriété d'un riche directeur de journaux. Celui-ci, sa femme, deux invités et huit domestiques furent tués par la décharge électrique qui anéantit totalement la maison et abattit les arbres à cinq cent mètres à la ronde. On ne retrouva que onze corps. On suppose qu'un des invités, un journaliste, se trouvait si près du centre de la déflagration que son corps fut complètement désintégré.
Une autre fusée, qui arriva à bon port, celle-là, fut lancée un an plus tard, en 1955.
(extrait de "Le grand éclair" premier chapitre de "L'univers en folie" paru à "présence du futur" en 1970)
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CielvariableCielvariable   02 mars 2019
Il s'avança et la porte se referma derrière lui. Il avait l'impression d'entrer dans un cabinet noir. C'était un black-out qui dépassait tout ce qu'on avait vu dans le genre. (...) Il s'éloigna d'un pas et le rectangle de la vitre disparut. Il prit dans sa poche une boîte d'allumettes et en craqua une. En la tenant à bout de bras, il distinguait un point faiblement lumineux. A cinquante centimètres de ses yeux, il le voyait très bien, mais pas plus loin.

La flamme lui léchait presque les doigts et il lâcha l'allumette ; il n'aurait pu dire si elle brûlait encore quand elle toucha le trottoir. (...) Tendant la main pour toucher le mur de l'immeuble, et se guidant sur celui-ci tandis que, de l'autre main, il tâtonnait dans l'ombre devant lui, il partit dans la direction de Lexington Avenue. Il gardait les yeux ouverts et s'efforçait de percer les ténèbres, mais il aurait tout aussi bien pu les fermer. (...)

Il se figea tandis que les pas approchaient. Keith eut brusquement l'impression de se retrouver dans un monde à une seule dimension. Il n'y avait que deux directions : en avant ou en arrière, en suivant le mur de l'immeuble. Et avant même de se décider à faire demi-tour, il était déjà trop tard. Une main le toucha, tandis qu'une voix gémissait : "Ne me cherchez pas de noises, ayez pitié. J'ai pas de crédits."

Keith poussa un soupir de soulagement. "Ca va, dit-il. Je ne bouge pas. Passez devant moi.

- Bien, monsieur. (...) J'suis qu'un vieux loup du ciel en bordée, c'est tout, fit la voix. Et déjà passé à tabac, voilà deux heures. Plus un traître sou ! Tenez, je vais vous donner un tuyau. Les Nocturnes sont en chasse. Toute la bande du côté de Times Square. Vous feriez mieux de ne pas continuer par là. Je vous préviens."

- C'est eux qui vous ont dévalisé ? demanda Keith.

- Eux ? Mais, mon vieux, je suis vivant, vous voyez bien !(...)

- Comment saviez-vous que je n'étais pas un Nocturne ?

- Vous plaisantez ? Comment est-ce que je vous aurais pris pour un Nocturne, alors qu'ils vont bras dessus, bras dessous en bande d'un côté de la rue à l'autre et que vous les entendez taper avec leurs cannes ? C'est de la folie d'être dehors. Et vous êtes aussi fou que moi. Si je n'étais pas fin saoul...
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CielvariableCielvariable   02 mars 2019
Du coin de l'œil, il aperçut le poing de Winton arriver vers son visage et il l'esquiva en s'écartant, laissant le poing passer au-dessus de son épaule. Puis, avec Winton toujours entre Slade et lui, il se courba, la tête visant la poitrine de Winton. Et de toutes ses forces, il envoya Winton rouler sur Slade.

Slade trébucha en arrière dans la bibliothèque. Il y eut un bruit de vitres brisées. Le revolver partit, et l'explosion retentit dans la pièce comme celle d'une charge de dynamite.

Le revolver roula sur le tapis. Keith donna une dernière poussée qui envoya Winton et Slade contre la bibliothèque, puis plongea pour saisir le revolver. Il réussit à mettre la main dessus.

Il recula, les tenant tous deux en respect. Il avait le souffle court, et, maintenant que le plus dur était passé, sa main tremblait. Cela avait marché : on pouvait s'emparer d'un revolver comme le faisaient les héros dans les nouvelles qu'il achetait, on le pouvait quand on n'avait rien à perdre.
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CielvariableCielvariable   02 mars 2019
La musique s'arrêta brusquement à la radio. Une voix déclara :

Bulletin spécial d'informations : second avertissement aux habitants de Greeneville et des environs. L'espion d'Arcturus signalé voici une demi-heure n'a pas encore été appréhendé. Les gares, les routes, les astroports sont étroitement surveillés et des perquisitions sont en cours. Tous les habitants doivent être en état d'alerte.

Ne sortez qu'armés. Tirez à vue. Des erreurs peuvent être commises et sans doute ne manqueront-elles pas de se produire, mais nous vous rappelons encore que mieux vaut la mort de cent innocents que de voir s'échapper l'espion qui peut causer la perte de plusieurs millions de Terriens.

Faites donc feu au moindre doute !

Nous répétons le signalement...
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GeminiGingerGeminiGinger   26 mars 2017
Les Martiens avaient eu l'idée, somme toute ridicule, de refuser toute forme de colonisation. Leur civilisation était aussi développée que la nôtre, à ceci près qu'ils n'avaient pas découvert la navigation interplanétaire - sans doute parce que, ne portant pas de vêtements, ils ignoraient tout des machines à coudre.
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Extrait de la conférence "Dialogue entre les morts : Robert Sheckley et Fredric Brown" aux Utopiales 2017 avec J._A.Debats, S.Lainé et X.Mauméjean.
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