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EAN : 9782746742604
Autrement (08/02/2017)
3.71/5   31 notes
Résumé :
L'Amérique est ravagée par la guerre de Sécession. Callum, 15 ans, est un excellent cavalier et le voleurs de chevaux le plus doué de la bande de déserteurs qui l'a pris sous son aile. Il recontre Ava, 17 ans, enceinte et seule au monde. Ensemble, ils décident de partir à la recherche d'une vie meilleure. Commence alors une fuite éperdue pour échapper à leurs anciens complices...
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Wyoming
  22 mars 2021
Un titre prometteur, l'image d'un splendide cheval noir en première de couverture, et dès les premières pages, le lecteur est emporté dans le tumulte, la violence et le sang versé lors de la guerre de Sécession.
Emporté avec deux très jeunes héros, 17 et 15 ans, Ava et Callum, immédiatement très attachants par leur jeunesse, leur simplicité, leur confiance mutuelle qui se forge au fil des jours et des pages, leur amour s'épanouissant au milieu de l'horreur qu'eux-mêmes subissent tragiquement. Ils sont unis, chevauchant un animal magnifique qui les emmène toujours plus loin, dans une fuite éperdue vers un avenir incertain qu'ils osent espérer meilleur tout en doutant à chaque instant d'une issue salvatrice pour eux.
Au fil de cette poursuite impitoyable qu'ils subissent d'hommes cupides ou assoiffés de vengeance sanglante, ils rencontrent divers protagonistes qui les aident ou les menacent. Ainsi, ils réalisent une belle rencontre avec un vieil homme, Lachlan, distilleur d'un whisky des collines très particulier, un bienfaiteur qu'ils n'oublieront pas, sachant qu'ils ne le reverront plus.
Le style de Taylor Brown, le choix des mots et leur puissance évocatrice, la richesse et la finesse de la traduction de Mathilde Bach font de ce roman épopée une vraie réussite, avec un suspense sanglant jusqu'aux dernières pages.
Je n'avais pas apprécié le deuxième roman de Taylor Brown, Les dieux de Howl Mountain, au point que j'ai l'impression de n'avoir pas lu le même auteur tant ces deux oeuvres sont différentes dans leur style, la première tout en pudeur et délicatesse malgré la violence omniprésente, la deuxième égarée dans de pauvres considérations sentimentalo-sexuelles qui n'ont pas entaché La poudre et la cendre.
Alors, si vous aimez la nature, sa sauvagerie bien plus tendre que celle des hommes, les descriptions du froid de la montagne, l'impétuosité des rivières, la douceur inquiète des bivouacs, la clarté des étoiles, aucun risque de déception avec ce très beau roman.
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MELANYA
  29 août 2022
Né en Géorgie (États-Unis), Taylor Brown n'a publié -à ma connaissance) que trois livres, parmi lesquels « La poudre et la cendre » (« Blood, sweat and tears »).
Dans cet ouvrage, un livre à vif – bouleversant - au rythme soutenu par les sabots des chevaux et le coeur battant de deux jeunes gens, Callum et Ava, respectivement 15 et 17 ans.
La guerre de Sécession s'est répandue partout en traînée de poudre et de cendre, de sang et de larmes aussi.
Callum, orphelin est à la suite d'une bande de soldats sudistes menée par le Colonel, un homme craint, déchu de son grade de commandant. Il va rencontrer lors d'une intrusion de son groupe dans une maison abandonnée la belle Ava. Hanté par la vision de cette beauté, Callum va revenir quelques temps plus tard et la retrouvera alors, victime d'un viol et enceinte.
Le Colonel a été tué -on soupçonne Callum et un terrifiant tueur à gages - chasseur d'esclaves - personnage ignoble escorté de sa meute va se lancer à ses trousses.

Ces deux enfants vont ainsi se lancer dans une grande course vers le sud - à cheval et armés autant que possible.
Callum va trouver le cheval qu'il lui faut, Reiver, et c'est ainsi que débute sur un rythme incroyable, cette course folle vers un espoir de survivre.
Comment dire toute la beauté de cette écriture ? Comment dire avec assez de justesse l'emprise charnelle de ce texte ?
Toute l'horreur de la guerre passe par le corps et l'esprit de ces deux jeunes gens, faisant de Callum un tueur sans états d'âme, et révélant Ava comme une incroyable force de la nature.
On les aime et on les suit - on souffle et respire avec eux - on crève de faim comme eux - on ressent cette chaleur de l'amour naissant dans les conversations où ils se découvrent, se livrent, se chamaillent les soirs devant le feu.
Ava est une jeune femme pleine de courage : elle sait monter à cheval - se servir d'une arme à feu - elle sait être virulente et moqueuse face à Callum qu'elle traite parfois comme son petit frère – 15 ans ! – mais elle sait être tendre devant ce garçon maladroit qui ressent pour la première fois un amour qui déborde de lui en un torrent qu'il n'arrive pas à contrôler. Il n'est encore qu'un enfant sous sa carapace.
Ce roman montre et dit que : la guerre n'est que mort – terreur - violence sans merci - dans ces cendres, dans cette odeur de ruines calcinées et de sang répandu - parmi les cadavres et la perversité, la jeunesse, la vie et l'amour résistent et prennent racines malgré tout.
Ce n'est pas pour autant une idée mièvre, on en est très loin.
L'univers sentimental des deux héros est tout envahi par cette guerre et cette violence, leur laissant bien peu de répit : ls dorment par terre dans le froid - toujours aux aguets - ils crèvent de faim - puis Callum va être grièvement blessé, et c'est la course contre la montre pour trouver secours dans un univers où il faut se méfier de tous : ne faire confiance à personne.
En conclusion, pour mon ressenti, j'ai trouvé que « La poudre et la cendre » est un livre très touchant avec la candeur et l'insouciance de la jeunesse qui sont mises à mal.
Taylor Brown a su faire resurgir cette enfance toujours allumée en eux, comme une petite lampe qui peut amener des sourires sur leurs visages, et sur le nôtre quand ils bavardent.
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tearsless
  01 mars 2017
Avant d'entamer ma lecture, j'avais peur d'être perdue dans ce contexte historique qui m'est peu familier. Mes seuls points de repères sur la guerre de Sécession sont quelques blockbuster américains. Mais c'est suffisant pour lire ce roman. Comme le dit l'auteur dans sa postface, ce n'est pas un livre sur L Histoire mais un récit qui se passe à une autre époque.
Voici une petite piqûre de rappel très simple pour ceux qui comme moi ne sont pas au point sur l'histoire américaine. Aussi appelée Guerre Civile Américaine, la guerre de Sécession commença en 1861 quand Abraham Lincoln gagna les élections présidentielles. Dans ses promesses de campagne il promet d'abolir l'esclave, ce qui ne plaît pas tellement aux Etats du Sud qui ont besoin de cette main d'oeuvre pour entretenir leurs exploitations. Ainsi ces Etats "Confédérés" vont déclarer la guerre au reste des Etats-Unis, "l'Union", qui va l'emporter en 1965.
C'est dans cette atmosphère de guerre civile que vit Callum, jeune orphelin issu de l'immigration irlandaise. Pour subvenir à ses besoins, il vole des chevaux et finit par rejoindre un bataillon de déserteurs sudistes. Lors d'une intrusion dans une propriété, il rencontre Ava pour qui il a un vrai coup de foudre. A peine plus âgée que lui, il va tuer un de ses compagnons d'armes pour la sauver d'un triste sort. A la suite de ces événements, ils vont devoir fuir le reste des militaires et autres chasseurs de primes à leur trousse.
A mesure que ce road trip avance, les deux jeunes gens s'apprivoisent pour ne plus être que la lueur d'espoir de l'autre.
J'ai été captivée par ce récit dès les premières pages. J'ai adoré le style de l'écriture, belle et lyrique sans être lourde ni snob. Cette souplesse d'écriture rend l'action fluide et l'aventure entraînante voir addictive.
La violence de l'histoire, qui reste mesurée, n'a pour objectif que de mieux servir l'intrigue et son contexte. C'est à travers elle que l'on peut mesurer la pureté de nos protagonistes.
En conclusion, je recommende chaudement ce roman aux amateurs de récits d'aventure, d'amour et évidement de nature.
Merci à Babelio de m'avoir fait découvrir cet ouvrage ainsi qu'aux éditions Autrement. Je compte suivre cet auteur ainsi que vos futurs parutions avec beaucoup d'attention.
Le petit plus, la dédicace de l'auteur au début du livre :
"Ce livre doit beaucoup aux ballades traditionnelles d'Irlande et des Appalaches. Aux musiciens qui ont perpétué ces vielles chansons de voleurs de chevaux, bandits de grands chemins, amants et bois maudits: merci. "
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Corboland78
  06 juin 2019
Taylor Brown est né en 1982 en Géorgie, dans le sud des Etats-Unis, puis il a vécu à Buenos Aires et San Francisco avant de s'installer en Caroline du Nord. Il y a quelques semaines à peine son nouveau roman Les Dieux de Howl Mountain m'avait subjugué, trop impatient d'attendre le prochain qui ne paraîtra que dans deux ans m'a dit son éditeur, je me suis rabattu sur La Poudre et la cendre, le précédent, datant de 2017. Et là encore, satisfaction totale.
1864, la Guerre de Sécession fait rage, Sherman le général de l'Union prend Atlanta en Géorgie et commence sa marche vers la mer, dévastant une large bande de l'Etat. Dans ce contexte historique, une bande de dissidents sudistes menée par le Colonel se repait d'embuscades, de pillages et de tortures. le jeune Callum, quinze ans et orphelin, en fait partie par hasard mais lors d'un raid, il sauve Ava, dix-sept ans, d'un viol collectif puis le Colonel est abattu par les Nordistes. Convaincue que c'est Callum qui a tué le Colonel, le reste de sa bande engage Clayburn, un redoutable chasseur de primes pour retrouver le gamin. Une course à la vie à la mort s'engage…
Callum et Ava (enceinte du Colonel) sur leur unique cheval vont en baver tant et plus, poursuivis par d'impitoyables chasseurs d'hommes, dans une région ravagée par la guerre et les troupes de Sherman qui « n'essayait pas simplement de briser la volonté des gens, ainsi qu'Ava le pensait. Ce qu'il attaquait, c'était la capacité du Sud à se suffire à lui-même, à transformer le coton en armes, en canons, en obus, en pain dur et havresacs pour ses soldats. » Pour les deux fuyards, un seul espoir vague et lointain, rejoindre le bord de mer et le village où vit un cousin de Callum et y trouver, peut-être, une certaine paix.
La faim, le froid, la peur et l'angoisse, les blessures, rien ne leur sera épargné, et pour une rencontre amicale (comme Lachlan, le vieil aveugle dans la montagne), combien d'ennemis potentiels viendront barrer leur chemin ? Je vous laisse découvrir cette odyssée, pleine de fureur mais aussi non exempte d'amour, celui qui va naître entre nos deux héros, qui tient en haleine le lecteur du début jusqu'à la fin.
Je retrouve dans ce premier roman, ce qui caractérisait le second, une écriture remarquable, très précise dans ses descriptions, faite de retours en arrière et d'ellipses déstabilisantes, ou encore ce point de détail commun aux deux livres, les chiens dressés pour retrouver des hommes en fuite. Vous ne resterez pas insensibles aux malheurs de Callum et Ava, tout jeunes encore mais devant affronter les forces du mal ; dans ce type de combat mortel, impossible de rester innocent, le sang coule dans les deux camps, les morts jonchent les routes, soldats, civils, animaux, se retrouvent logés à la même triste enseigne et le pire, pour le lecteur, c'est de s'apercevoir que parfois, la mort d'un animal l'émeut plus que celle d'un homme…
Après deux ouvrages lus de Taylor Brown, le doute n'est plus permis, c'est un grand écrivain. Pour moi – dans un genre différent certes – je ressens la même impression que lors de ma découverte de Ron Rash avec son premier roman : immédiatement on sait qu'on tient une pépite. Alors, ne tergiversez pas et hâtez-vous d'aller jeter un oeil sur cet écrivain.
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Hottuna
  31 janvier 2017
La guerre de sécession est une source d'inspiration fréquente chez les romanciers nord-américains et c'est le cas pour ce premier roman de Taylor Brown qui nous entraîne ici dans une traque haletante dans un Dixieland ravagé par la guerre civile.
Nous sommes en 1864, Collum jeune orphelin irlandais , grand voleur de chevaux suit une bande de déserteurs confédérés reconvertie dans le pillage et le meurtre. Il vole au secours d'Ava agressée par la chef de bande et les deux adolescents (Collum 15 ans et Ava 17 ans) doivent fuir poursuivis par ses anciens compagnons.
C'est le début d'une fuite éperdue pour Collum et Ava qui porte en elle le fruit du viol dont elle a été victime. Malgré leur jeune âge les deux adolescents vont faire preuve d'un courage remarquable, survivants en glanant leur nourriture ça et là, échappant aux pièges tendus, portés par Reiver un étalon noir hors du commun. Leur cavale va les mener sur les arrières de l'armée nordiste de Sherman qui dans sa progression vers la mer en cette dernière année de la guerre, dévaste et détruit tout son passage, incendiant Atlanta capitale de la Georgie pour faire bonne mesure. Collum et Ava se retrouvent pris en étau entre leurs poursuivants et l'armée de Sherman......
"La poudre et la cendre" est un roman flamboyant et âpre . Taylor Brown possède une écriture poétique et rugueuse . Il dépeint admirablement bien le chaos et la violence qui règnent dans les états confédérés en cette fin de guerre de sécession.
Cet ouvrage trouve naturellement sa place parmi les plus réussis ayant pour toile de fond la guerre de sécession. On pensera bien sûr à "Retour à Cold Mountain" de Charles Frazier, mais aussi le superbe "Wilderness" de Lance Weller (Gallmeister) , "Le voyage de Robey Childs" de Robert Olmstead (Gallmeister) où il est aussi question d'un cheval noir hors du commun.....sans omettre la référence ultime du genre "La conquête du courage" de Stephen Crane.
Les lecteurs friands de Ron Rash et Cormac Mc Carthy y trouveront aussi leur compte.
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Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   21 mars 2021
Il fallait qu'il la voie. elle était sur la route, elle courait vers eux, lançant les bras en l'air, les joues cramoisies. Telle une vision incandescente. Il tenta de l'atteindre, de la pointer du doigt, mais ses bras ne lui obéissaient plus et battaient l'air comme s'il était en train de se noyer. Il essaya de hurler son nom, en vain. Il ne la voyait plus qu'au bout d'un tunnel de plus en plus noir, le tissu de sa robe plaqué sur son ventre plat.
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Corboland78Corboland78   06 juin 2019
Il continua à passer ses nuits sans feu, terrorisé à l’idée des rêves qui l’assailliraient. Terrorisé à l’idée de fermer les yeux. Le monde l’avait épuisé, son ciel était désormais tatoué de mort. Une spirale sans fin. Jonchée de cadavres. Pendant la journée, le soleil froid lui fendait le cuir, mordu par la fumée. Au soleil couchant, il ne rêvait plus que de lumière. Jamais elle ne quittait ses pensées. Quand les cauchemars se déchaînaient, déployant leur cortège d’hommes sans visage, elle demeurait la seule bonne chose qui soit. Il le savait. Il était avec elle. Il ressentait encore sa présence sur le cheval, dans les couches qu’ils avaient partagées, enveloppés sous la couverture de bison tout au long de ces nuits froides, à même le sol, leurs membres entrelacés pour se réchauffer. Qu’elle le gifle ou l’embrasse, qu’elle l’enlace ou qu’il la prenne dans ses bras. Elle était comme arrachée à lui, une déchirure bien plus douloureuse que le tranchant d’un sabre ou d’un couteau.
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WyomingWyoming   19 mars 2021
Les arbres qu'ils avaient laissés dans la montagne devaient être à présent complètement dénudés, l'air morts dans leurs habits d'hiver, et l'incendie de couleurs d'automne qu'ils avaient traversé dans les terres aussi éphémère que le feu lui-même.
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MELANYAMELANYA   29 août 2022
Je suis juste là. Cinquante- cinq kilos tout mouillé. Plantez-moi et qu’on en finisse, parce que de toute façon je m’en irai pas sans mon cheval. J’ai une demoiselle à chercher. Quant à vous, vous avez tous les échelons des tréfonds de l’enfer à descendre pour vous damner définitivement. Autant vous y mettre tout de suite.
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WyomingWyoming   17 mars 2021
Ils chevauchèrent encore, jusqu'à ce qu'une brume nocturne s'abatte sur les vallées en contrebas. Elle gagna du terrain, monta comme une rivière en crue, et se faufila tel un fantôme, laissant derrière elle une traînée argentée à travers les bois, les arbres inclinés sur son passage.
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