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ISBN : 2843449324
Éditeur : Le Bélial' (22/03/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Cela fait bien dix ans qu'Ed et Karrie bourlinguent dans l'espace, à bord du Loin de chez soi, et ils pourraient bien bourlinguer encore dix ans, à récupérer la ferraille du cosmos, des carcasses de vaisseaux spatiaux, pour la revendre. Mais voilà qu'Ed, grand gaillard bourru au coeur d'artichaut, croise le chemin d'Ella Rodriguez, jeune femme traquée par des drones pugnaces. Aussi belle qu'intelligente, Ella est en réalité une IA : destinée à une vie de servitude, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
fnitter
  03 avril 2018
Space op des années 50.
Dans un univers pot de confiture (tous les mondes sont accessibles en deux coups de cuillère à pot) avec plein de races extraterrestres. L'association entre un bourlingueur de la cinquantaine, son ingénieure et une IA dans un corps de déesse vénézuélienne. Non je ne spoile pas un secret divulgué à la page 32 (texte commencé à 17). Récupérateurs de vieux vaisseaux échoués aux quatre coins de la galaxie.
Le roman est un fixe-up (ensemble de nouvelles mise bout à bout et formant dans cet ordre un roman). L'ensemble tourne autour des sentiments du Capitaine pour l'IA si mignonne, au cours d'aventures avec beaucoup d'interrogations religieuses, spirituelles et sur la place de l'IA.
Cela a l'air complexe et moderne comme ça, (c'est contemporain) mais en fait non, tout le mauvais du Pulp a bien été restitué. Background anémique, personnages inconsistants dont on a fait le tour en trois feuillets et qui tournent en rond englués, figés même dans leur comportement. Comme ce sont des nouvelles, on n'a pas le temps de s'intéresser (éventuellement) à une histoire qu'elle est terminée. Exit la profondeur, les intrigues tordues. C'est trop simple et du coup, c'est trop mou. Pas d'emphase, c'est linéaire et dans le mauvais sens du terme. C'est plat. Impossible de se passionner.
D'accord, c'est la collection Pulps du Belial, mais pourquoi je m'éclate avec Capitaine Flam (qui a été inspiré du Capitaine Futur de E. Hamilton dans la même collection), avec Cobra et sa tête de Bel-Bel et je m'ennuie profondément avec les ferrailleurs du Cosmos ?
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BazaR
  09 avril 2018
Je suis entré en résonance avec ce texte.
Publié dans la collection « Pulps » des éditions du Bélial', je m'attendais à quelque chose de léger, focalisé sur l'action. Et certes, de l'action pulpienne il y en a, mais il y a aussi beaucoup d'émotion très loin du gnangnan.
Embarquez à bord du « Loin de chez soi ». Je vous fais visiter ? Ed, c'est le capitaine, un vieux gaillard qui a roulé sa bosse aux quatre coins de l'espace connu. Karrie c'est sa mécano, son ingénieure, une grande gueule qui remet son chef sur les rails quand il y a besoin. Et la bombe atomique, là, c'est Ella, la copilote. Elle est spéciale, Ella, elle parle un peu comme un geek (mais avec une jolie voie). Sacrément compétente, la fille. Ces trois-là fouillent l'espace à la recherche d'épaves à revendre au poids du métal. Ça les amène dans des situations compliquées ; on trouve parfois des choses bizarres dans les épaves, et parfois on doit aller les chercher sur des territoires extraterrestres aux lois emberlificotées. Vaut mieux être un minimum armé et savoir réfléchir vite pour se sortir de la gadoue.
Ça sent le pulps, pas vrai ? Ben ça sent autre chose aussi. le roman, qui est un regroupement d'épisodes publiés ici et là (voire jamais), revient beaucoup sur les questions « est-ce qu'une intelligence artificielle – on dira IA – est vivante ? », « Est-ce qu'une IA peut ressentir des émotions ? ». Autant demander si un foetus est a une âme. Chacun des membres de l'équipage du « Loin de chez soi » a son avis sur la question, un avis amené à évoluer. Ces gens-là sont de braves filles et gars, pas des philosophes. Ne vous attendez pas à ce qu'ils vous donnent des réponses objectives et irréfutables. Ils sont comme vous et moi, surtout Ed qui est vraiment l'opposé du super-héros mode Capitaine Flam. Nous partageons leurs réflexions, leurs ressentis, nous les voyons évoluer au fil de leurs aventures.
Bon sang, c'est carrément pas facile d'écrire ce billet sans dévoiler l'élément central qui est dévoilé dès le premier épisode du roman. Je galère. Disons seulement que le décor de ce cosmos sentient se rapproche d'un Star Wars, ou comme c'est dit sur la quatrième de couverture, d'un Gardiens de la Galaxie. L'action le dispute aux moments véritablement émouvants, et je défie quiconque de ne pas être bouleversé par la nouvelle « Exorciser ses fantômes ». L'auteur Eric Brown aurait pu poursuivre l'exploitation de ses personnages à l'infini, mais la fin du livre, qui met en scène un choix dramatique concernant Ed et Ella, bloque cette option. Ce ne serait plus pareil après.
Eric Brown est un inconnu chez nous, ou presque. Il a oeuvré dans la revue Cyberdreams qui dans les années 1990 m'avait fait une excellente impression (allez ici pour vous faire une idée : https://www.noosfere.org/icarus/livres/serie.asp?numserie=4035). Mais d'après sa postface il a écrit un sacré paquet de séries à épisodes. J'espère qu'elles seront traduites un de ces jours, parce que là, j'ai pris mon pied.
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mauriceandre
  02 avril 2018
D'abord je tiens a remercier les éditions Belial et Babelio qui m'ont permis grâce a une Masse Critique de recevoir ce roman.
Jubilatoire!! C'est ce qui m'est venu a l'esprit en refermant ce bouquin de Eric Brown traduit de main de Maître par Erwan Perchoc.
Tout d'abord je suis étonné que le récit sois composée de Nouvelles, ayant pour point commun le même Univers et les mêmes Personnages.
En premier nous faisons la connaissance de Ed, Capitaine et maître a bord du "loin de chez soi", et Karrie second et mécanicienne qui se livre a la récupération d'épave de vaisseaux spatiaux.
Mais l'arrivée d'une séduisantes jeune femme, poursuivie par des drones, va chambouler leur quotidiens de Ferrailleur du Cosmos.
Car Ella, n'est pas ce qu'elle semble être.
Il va s'ensuivre plein de péripéties au quatre coins de l'Espace Galactique ou ils croiseront des E. T. mais aussi des I. A. pas toujours cordiale.
Pour moi je viens de découvrir un Auteur en la personne de Eric Brown dont je suivrai les prochaines publications.
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gloubik
  07 avril 2018
En voilà un que l'on peut placer comme nouvel auteur sur l'échiquier de la SF disponible en français avec seulement 2 recueils et 3 nouvelles à son catalogue. Et pourtant, Eric Brown a produit près de 150 nouvelles, novellas ou romans en 30 ans. Incroyable !
Incroyable, non la quantité de la production, mais qu'il est fallu plus de 20 ans pour qu'un premier texte soit disponible en France, en français. L'auteur note d'ailleurs
I was not paid for this book à propose de Odyssées Aveugles, DLM Editions, paru en 1998. DLM Éditions ? Pas étonnant que je soit passé à côté.
Venons-en au seul ouvrage que j'ai lu pour l'instant de cet écrivain prolifique et talentueux.
Il s'agit d'un recueil de nouvelles qui, pouvant être lues indépendamment les unes des autres, n'en forment pas moins un tout cohérent avec un début, un développement et une fin au niveau des relations interpersonnelles. Il est publié dans la collection Pulps. Ce qui est justifié quand on sait que dans ces aventures, nos héros disposent d'engins et de technologies défiant l'imagination. Rayons tracteurs, voyages supraluminiques, drones et IA extrêmement développées et armes surpuissantes. Tout est là pour vous donner du Space Op agréable et dynamique. J'en redemande... Bien que je doive admettre que si j'avais commencer par la fin, mon avis aurait été nettement moins favorable. En effet, pour moi, Droits de sauvetage, Fin de partie et Coda sont totalement superflues et manquent cruellement d'intérêt. Surtout Coda. Quel intérêt d'écrire un texte de trois pages pour nous raconter une brève des deux personnages principaux 5 ans après leur dernière aventure ? Seul l'auteur doit pouvoir répondre. Et encore.
En bref : Je relirai volontiers des textes de cet écrivain. Et si le Bélial' veut bien en éditer un nouveau et Babelio me l'offrir dans le cadre d'une future Masse critique, je suis pour ;-). Voilà c'est dit. Ce livre m'a été offert dans le cadre d'une masse critique de Babelio. Mais vous comprennez, je l'espère, que ce n'est pas pour ça que j'en dit du bien.
N.B. : Dans la préface de l'éditeur, il est écrit : Il est à craindre, hélas, que pour bon nombre de lecteurs, le patronyme de notre ami anglais ne signifie pas grand-chose, voire rien du tout. Et pourtant... Et pourtant, le mot patronyme ne désignant que le nom de famille, je ne dois être le seul lecteur à connaître des écrivains portant ce nom. Je n'en citerai que trois : Fredric Brown, Carter Brown (auteur de nombreux romans policiers parus en Série noire) et Dan Brown, le seul des trois qui ait encore sa place dans les rayonnages des libraires (à ma connaissance). Et il a même un homonyme, lui aussi britannique, [1] à qui l'on doit quelques livres de chimie et d'histoire de la chimie. Mais là, je dois bien admettre que les lecteurs à connaitre les deux ne doivent être nombreux. :-)
Une dernière remarque pour finir. Dans Droits de sauvetage, il est question d'un message en provenance du Petit Nuage de Magellan, qui se situe à 199 000 années-lumière de la Terre et d'un vaisseau qui va voir ce qu'il en est et fait l'aller/retour en moins de 500 ans en vitesse subluminique. Qui dit vitesse subluminique, dit temps de trajet supérieur au temps que mettrait la lumière pour faire le voyage. Soit, ici, près de 400 000 ans. Erreur de traducteur ou d'écrivain ? Déjà que cette histoire de cul-bénis ne m'inspirait pas.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   04 avril 2018
Toutes les religions humaines sont de simples idées, Les idées devraient demeurer royaume de l’intellect. Elles deviennent dangereuses quand les humains cessent de les prendre pour de simples théories. Et les idées religieuses sont particulièrement dangereuses.
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BazaRBazaR   07 avril 2018
"Et toi, Ella, ton avis ?" demanda la mécano tout en attrapant son verre.
Oh bordel ! me dis-je.
"Mon avis sur quoi, Karrie ?
‒ Ed. Tu crois qu'on peut qualifier ses capacités émotionnelles de déficientes ?"
L'IA nous considéra tour à tour d'un air grave. "Je pense qu'elles en sont loin, Karrie. La déficience, si déficience il y a, réside dans son incapacité à exprimer, à montrer ses émotions. Une inhibition sans doute issue d'un traumatisme ancien." Elle me regarda dans les yeux: "Peut-être qu'un jour, tu nous en parleras ?"
L'ingénieure souriait.
"Ma foi, merci Je savourais tranquillement un verre avec mes coéquipières, et je me retrouve en pleine séance de psychanalyse. Ecoutez, il n'y a rien d'anormal chez moi, émotionnellement ou autre. Je n'ai pas de complexes, pas d'inhibitions. Je suis Ed le joyeux ferrailleur..."
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BazaRBazaR   06 avril 2018
Sitôt le visiteur parti, Karrie s'écria: "Ed, tu peux pas tirer profit impunément du suicide d'un alien !"
Haussement d'épaules. "Tu l'as entendu, c'est ce qu'il veut. Si on ne le prend pas à bord, quelqu'un d'autre le fera.
— Ça signifie pas pour autant que c'est une bonne chose !
— Tu fais de l'anthropomorphisme, Karrie. On est qui, nous, pour juger ?"
Ma coéquipière secoua la tête en marmonnant. "Ça ne me paraît toujours pas une bonne chose."
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fnitterfnitter   03 avril 2018
Tu crois que j’ai pas vu comment tu la mates, Ed ? Parfois, j’hésite à savoir si je dois t’aider à refermer la bouche ou à éponger ta salive.
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BazaRBazaR   02 avril 2018
Entrée en trombe dans le restaurant, la fille observait les lieux, comme à la recherche d'une cachette. Elle traversa la salle jusqu'à la plaque ascensionnelle et monta jusqu'à mon niveau. Constatant que je la dévisageais, elle me sourit, et je répliquai par une imitation convaincante de la poiscaille gisant dans mon assiette.
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