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EAN : 9782010003714
491 pages
Éditeur : Hachette (25/05/2016)
4.61/5   153 notes
Résumé :
« JE SUIS LE FAUCHEUR.JE CONNAIS LA DOULEUR. JE CONNAIS LES TÉNÈBRES.CE N'EST QUE LE DÉBUT. » 
Darrow aurait voulu vivre en paix. Ses ennemis l'ont jeté dans la guerre. Darrow s'est élevé parmi les puissants qui dirigent la Société pour mieux préparer sa révolution. À présent, la fin du règne tyrannique des Ors a enfin sonné. Malgré les doutes qui l'assaillent, malgré les anciens amis qu'il va devoir affronter aux quatre coins du Système solaire, Darrow est p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
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sur 153 notes
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Zutto
  01 août 2016
J'ai longtemps mijoté pour ma critique. Je ne sais pas par où commencer et quoi dire, donc, ça risque d'être décousu. Mes plus plates excuses, Dominus et Dominas.

Saga transcendante qui mérite les 5 étoiles que je distribue rarement d'habitude, estimant que rien n'est parfait. Morning Star n'est pas parfait, mais si je devais noter la série entière, je lui donnerai bien 5 étoiles sans rechigner. Résumons rapidement pour nous mettre dans le bain : Darrow aussi connu sous le nom du Faucheur (de Mars), est un Rouge, en gros, un esclave de la Société. Utilisé par les Fils d'Arès comme arme contre la tyrannie des Ors les dirigeants de l'Humanité, étalée dans tout le Système solaire, Darrow est à son tour devenu un Or. Après avoir passé deux ans à l'Institut et deux autres à l'Académie, c'est un Sans-Egal Scarifié. Rouge déguisé en Or, il prépare au nez à la barbe de ses pseudos-pairs une révolution des Couleurs exploitées. La révolution est en marche, et après sa Pluie de Fer, Darrow est connu de tout le Système comme un héros, un vrai Or de Fer, digne successeur des premiers Ors. Cependant, alors au sommet de la gloire, il se fait piéger par Adrius au Augustus – dit le Chacal – et Octavia au Lune, la Souveraine du Système. C'est donc en mauvaise posture que s'est fini Golden Son. Laissé pour mort, il se fait enfermer et torturer pendant un an par le Chacal. le Faucheur est brisé. N'ayant pas revenu la lumière du soleil, ou un autre être humain depuis des mois, il sombre peu à peu dans la folie.
Cependant, il est sauvé de sa détention par les Fils d'Arès maintenant guidés par son vieil ami Sevro au Barca en la mort de son père le premier Arès, Fitchner au Barca. Alors que Darrow recolle les morceaux de ce qu'il était, la guerre gronde dans tout le Système.
Honnêtement, j'ai eu un peu de mal à m'accrocher au début. J'avais l'habitude que Darrow bouge, qu'il fracasse et qu'il émerge des ténèbres tel un dieu vivant. Mais là, les trois ou quatre morceaux qui restent de lui n'étaient pas de cet avis. Je me suis enfin remise dans la hype lors de son second sculptage. Ne m'en voulez pas, j'aime l'action. Darrow s'est entre temps fait une alliée : Holiday ti Nakamura, une Grise des Fils d'origine terrienne. La première qu'on croise depuis un moment d'ailleurs. Notre jolie planète a été boudée de l'auteur et c'est tant mieux ! ^^ Holiday n'était pas venue seule et était accompagnée de Trigg, son frère et accessoirement l'un des nombreux personnages que Pierce Brown nous fait apprécier en quelques pages, qui connaissent un destin funeste. Il faut savoir que chaque livre est axé sur une thématique. Red Rising, l'accession du Rouge tourne autour de la rage, de la colère de Darrow ainsi que la vengeance et la justice. Golden Son, le Fils doré, plus raffiné, présente Darrow comme un traitre sur tous les plans. D'abord, prenant plaisir dans son quotidien d'Or trahissant ses origines, mais trahissant aussi ses amis Ors auquel il est attaché. Ce livre tourne autour de la confiance et des jeux de manipulations entre les différents personnages. Enfin, Morning Star, l'Etoile du Matin, symbolise la consécration de notre personnage. le leader qu'il est devenu est une étoile qui guide l'Humanité à travers la nuit jusqu'au matin. Ce dernier parle de l'espoir, de la foi et de l'amour. Et décide aussi de creuser en profondeur nos personnages.
Darrow, pour être franche, je ne l'ai jamais vraiment portée dans mon coeur (mon coeur était déjà rempli d'un amour inconditionnel pour Sevro et Cassius). Je ne peux lui nier un charisme à toute épreuve et une intelligence et une clarté d'esprit faisant pâlir d'envie n'importe qui. Mais je trouvais vraiment qu'il représentait le cliché de l'anti-héros, investi d'une mission dont il n'en a jamais voulu. Alors je confesse avoir plusieurs fois voulu lui mettre quelques claques. Oui, même si je ne suis pas spécialement fan de lui, Darrow reste un excellent personnage principal. Il fait des erreurs, qui lui coûtent, il apprend, il comprend et il concède. Si quelque fois je l'ai trouvé un peu Gary Stu (à base de mes plans n'échouent jamais, et toc !), je dois bien avouer que Morning Star a mis en évidence une nouvelle facette de Darrow : il peut être mauvais, voire carrément un connard. Tuer des gens, des innocents, des gens qu'il veut protéger lui apparait comme une option, alors qu'il y a une année, il aurait secoué la tête d'un NON catégorique. Darrow a 23 ans dans Morning Star, soit 7 de plus que dans Red Rising. Il a grandi, mûri, et a appris que la guerre « propre » n'existe tout simplement pas. Que les sacrifices sont nécessaires et qu'on ne peut pas tout sauver. Menteur, manipulateur (ah ça, pour manipuler, il manipule !), enragé et déterminé dans sa cause. Mettez-le du côté des Ors, et c'est un antagoniste. Vous voyez ? Pierce Brown nous a pondu un « gentil méchant ». Un personnage qui représente tout à fait un être humain lambda (du moins, dans les grandes lignes). Mais malgré tout, Darrow reste quelqu'un d'amical et de dévoué à ses amis –et son prochain. Je lui trouve un certain charme dans sa tendresse toute particulière pour ses proches, et sa recherche éternelle du pardon. Il aime, beaucoup, très fort voire trop fort. Ce qui lui a valu de prendre quelques coups. Mais grâce à son amour inconditionnel pour son prochain, il s'est créé une famille dans le chaos, qui l'a aidé à se reconstruire et vice-versa. Même si, quelques fois j'ai eu vaguement l'impression qu'il s'en servait comme tremplin et qu'il était juste préparé à regretter et ses morfondre dans un coin une fois l'action finie. Bref, Darrow est personnage donc très nuancé que j'ai appris à apprécier au court des pages et qui, on va se le cacher, balance aussi pas mal de punchlines, sûrement influencé par Sevro. Il a eu une très belle évolution et je pense que le titre des livres en est le parfait exemple. D'abord le Rouge brûlant de rage qui monte les échelons, puis la consécration de lui-même et après sa chute, une nouvelle forme d'ascension, cette fois-ci plus poétique que celle du premier tome. Il devient un leader et cette fois-ci plus dans l'optique de tous les trahir après.
Darrow n'est heureusement pas le seul ayant évolué au cours de ces 7 dernières années. Les personnages, qu'on les aime ou non ont tous été sujets à une réflexion profonde sur eux et le monde qui les entoure. Sevro et ses craintes d'endosser le casque d'Arès, Mustang et ses propres convictions, Danseur et les Ors ou même Cassius, ils ont tous été creusé et en enlevant le personnage plus secondaire, c'est tout qui s'effondre. Ils sont tous importants, tous géniaux, antagoniste ou protagoniste, Or ou pas. Mais Pierce Brown sous des influences très G.R.R Martinesques va aussi bien les éprouver, tous jusqu'au dernier, et par la même occasion vous ébranler.
Parce que oui, il n'y va plus avec le dos de la cuillère. Des ascenseurs émotionnels et les dénis, j'en ai connu beaucoup en lisant Morning Star. En fermant le livre et en se disant « attends… c'est faux, ça n'est pas arrivé, ce n'est pas écrit ! Je ne veux pas y croire ! ».

Pourtant, après mûre réflexion, Morning Star ne m'a pas autant frappée que Golden Son, qui a vraiment été la consécration, la quintessence de cette saga. Mais à sa manière, l'ultime volume m'a touchée, parlée. Si quelques défauts récurrents de Red Rising sont réapparus (intrigue évidente ou au contraire, des événements totalement improbables et tiré par les cheveux ou longueur sur certains chapitres), j'ai trouvé ce tome bien plus humain que les autres. Tout plein d'amour, de joie, de tristesse, de peur, de pleurs et d'autres sentiments humains. de trivialités de la vie, de fous rires, de guerre, de mort et de deuil. Un parfait mélange et un équilibre bien maîtrisé qui m'a fait voyager entre les pages et réagir juste comme Brown le voudrait, avec colère, joie, tristesse ou apathie. Avec son style simple et touchant, il a mené le véhicule Morning Star avec succès en me faisant passer sur les autoroutes des sentiments.

Que retenir de Morning Star ? Avec son dénouement plutôt audacieux et sa fin légère mais sombre dans un monde en voie de reconstruction, c'est à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre de lui.
Digne successeur d'Hunger Games et savoureux mélange entre Game of Thrones, les mythologies greco-romaines et nordiques ainsi que de Divergente et d'Ender's Game, la première oeuvre de Pierce Brown est bien partie pour devenir légion et faire partie intégrante du monde de la SF, connu et acclamé de tous. Avec un départ sur les chapeaux de roues et une arrivée en fanfare, la saga mérite bien sa place au soleil, en espérant que le projet Iron Gold m'émerveille comme les 3 premiers tomes, et que Pierce Brown ne s'enferme pas dans ce succès au risque de tuer sa saga, mais explore d'autres mondes afin de nous en conter les histoires. Per aspera ad astra. Ave Faucheur.
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lemiroirdeslivres
  02 février 2021
Cette trilogie fut un énorme plaisir de bout en bout. Intelligente et bourrée d'action, elle fait passer le lecteur par toutes les émotions possibles. Encore une fois ce tome fut addictif, je ne pouvais m'empêcher de tourner les pages.
Le début m'a énormément plu. On retrouve Darrow, totalement éprouvé par les derniers événements, brisé par le Chacal. Son humeur est noire, la peur lui ronge les entrailles. Il est n'est plus aussi sûr de lui et même son corps, d'habitude si fort, est brisé. Darrow n'est, en fin de compte, plus que l'ombre de lui-même. Il lui faudra du temps pour se réparer et retrouver son assurance de leader naturel qui le caractérisait tant dans les précédents tomes.
Même les personnages secondaires, comme Sevro, ne sont pas au meilleur de leur forme. Déjà naturellement dérangé, le meilleur ami de Darrow est, ici, à fleur de peau, dépassé par ses nouvelles responsabilités. J'ai adoré la manière subtile de nous le faire comprendre. La relation entre ces deux gars est toujours aussi géniale, bien qu'un peu conflictuelle au début.
La véritable guerre se prépare et dans ce dernier tome, les derniers rouages se mettent en place. L'action ne cesse jamais, on est toujours scotché. Mais derrière ces combats brutaux, l'intelligence de l'auteur est toujours à l'oeuvre pour donner naissance à des retournements de situation qu'on ne voit pas venir.
Bien souvent, le suspens cachera jusqu'aux derniers moments les intentions de nos protagonistes pour qu'on puisse être étonné par leurs stratégies. Certains choix de Darrow m'ont parfois vraiment surprise car avant il n'aurait jamais pris des décisions aussi dures avec un sang-froid pareil, ce qui montre bien son évolution et la maturité qu'il a gagné.
Cependant, bien que je ne me sois jamais ennuyée, j'ai un peu moins accroché à ce tome qu'aux deux premiers. Cela s'explique sans doute que par rapport aux livres précédents, ce troisième opus ne romp pas avec nos attentes. le premier est étonnant car on plonge pour la première fois dans l'univers et que tout est encore nouveau pour nous. le second l'était aussi, car contrairement au premier qui se passait essentiellement sur Mars et s'ancrait dans le genre de la dystopie assez classique, il se déroulait dans les étoiles et se rapprochait plus d'un space-opera. Mais le troisième est un prolongement du second avec un rythme moins nerveux (ou bien avec moins de tension ?). Ce qui est logique, il n'y avait aucune autre manière de finir mais juste c'est que j'ai eu ce que j'attendais et la force de des autres tomes était, justement, le fait de ne pas savoir à quoi m'attendre.
C'est une critique sans l'être car reprocher à une fin de saga de fournir ce qu'on voulait, c'est un peu mesquin je le conçois. Que voulez-vous, c'est la seule manière que j'ai trouvé d'expliquer cette sensation. Mais heureusement pour moi, elle m'a quitté lorsqu'on est enfin entré dans la bataille finale. J'aime cette saga car elle parle de la guerre de façon réaliste, sans idéalisation, il n'y a pas de héros. Les batailles c'est du sang et du sang. Les combattants sont morts de trouille mais foncent quand même. Moi qui ne pensait pas être adepte de combat spatial, ou de combat tout court, cette saga me prouve le contraire.
Et puis j'ai bien cru que mon coeur allait se décrocher dans les cent dernières pages. Ceux qui l'ont lu, sauront sûrement de quoi je parle. Non seulement, Pierce Brown ménage son suspens à merveille mais en plus il prend un malin plaisir à nous pousser vers de fausses pistes. Avec lui, on ne peut pas se dire « c'est impossible que ça soit vrai, c'est de la young adult, il n'oserait pas ». C'est l'un des rares auteurs YA avec lequel on doute réellement de la survie de nos personnages. Je n'irais pas plus loin par peur de spoiler mais franchement j'ai jamais aussi eu peur de ma vie.
Il y a tant de choses à dire sur cette saga, sur ce tome, sur les personnages. Les réflexions sur la politique, les médias, la hiérarchie, la guerre, l'honneur… Mustang et Darrow, une relation si complexe. le Chacal si terrifiant et rusé. Les nouveaux personnages (les Valkyries, quelle classe !). La mort de certains, l'amour d'autres. Une fin qui m'a fait penser à Hunger Games dans sa forme plus que dans le fond mais qui, ici, m'a totalement convenu.
Le seul défaut de cette saga, c'est sa méchante. Octavia au Lune est pathétique et inutile. Il y a tant d'autres personnages plus intéressants qu'elle… Mais à part ça, c'est une trilogie incroyable, un coup de coeur. La révélation de cette année 2020.
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April-the-seven
  09 juin 2016
Mille mercis aux éditions Hachette, et surtout – SURTOUT – à Aurélie, pour leur gentillesse et leur générosité. Grâce à eux, j'ai pu découvrir, dévorer, engloutir ce dernier opus en avant-première. Dès que je l'ai reçu, j'ai tout laissé tomber (ma lecture actuelle, mes révisions, mon mémoire…) pour me concentrer sur Darrow et uniquement sur lui. J'ai terminé le roman en deux petits et minuscules jours, et il m'a fallu un long moment pour me décider à écrire ma chronique. Parce que contre toute attente, je ne trouvais pas suffisamment de termes percutants pour expliquer ce que j'ai ressenti. Un ressenti puissant et plutôt rare, chez moi. J'avais des attentes vis-à-vis de Morning Star ; celles-ci m'ont semblé bien en deçà de l'histoire, de la trame et des personnages. C'est simple… ce dernier tome est un chef d'oeuvre, mon amour pour cette saga se passe de mots.
Lorsque j'ai quitté Darrow dans Golden son, celui-ci était en très mauvaise posture. On pensait toucher du bout des doigts une espèce de consécration, à la place, ça a été un bain de sang. Morning Star prend place un peu plus d'un an après les événements. Darrow n'est définitivement plus le même homme. Sous la coupe de ses ennemis, il a traversé le pire. le temps de sa captivité, il s'est passé de nombreuses choses. Les pions continuent de s'agiter sur l'échiquier, Darrow peut-il encore poser les siens ? Et quelle issue peut-on trouver à cette guerre ?
Non, non et non, je n'en dirai pas davantage, parce que Red Rising fait partie de ses sagas qui méritent d'être vécues à travers la fabuleuse plume de Pierce Brown. Et aussi pour faire un peu durer le supplice chez ceux qui ont lu Golden son, car disons ce qui est : la fin du deuxième opus faisait mal. Très, très mal…
Pour être tout à fait honnête, je ne sais pas trop par quoi commencer. C'est toujours pareil avec cette saga, j'ai énormément de choses à dire – que du bon, chaque fois –, mais c'est un vrai foutoir dans ma tête. J'ai aimé ce dernier tome, ooooh oui, je l'ai aimé. Je m'y attendais, mais certainement pas à ce point-là.
Pierce Brown ne nous épargne rien, ici. Si le début du deuxième tome nous laissait voir un Darrow affaibli et en mauvaise posture, le début du tome 3 se passe de mots. Darrow n'est plus que l'ombre de lui-même. Tout lui a été enlevé, il ne lui reste plus rien. Mais même diminué et famélique, le jeune homme parvient à nous régaler avec un style inimitable, une prestance qui dépasse l'entendement et un charisme que d'autres ne peuvent que rêver d'imiter. Darrow est plus splendide que jamais, et il a beaucoup appris de ses erreurs passées. La souffrance le rend plus dangereux et plus acéré qu'il ne l'était.
C'est une des grandes forces de cette saga. Les personnages sont tous incroyables, chacun à sa manière. Qu'on les adore où qu'on les déteste, ils ne nous laissent jamais de marbre. Les plus terribles exhalent une impression de malaise, mais n'en demeurent pas moins captivants. Pour les autres, c'était comme d'intégrer une famille, une vraie. Imparfaite, mais terriblement attachante. Pas de manichéisme dans cette saga, tous les profils sont gris, rien n'est noir ou blanc.
L'auteur a le chic pour introduire des personnages, nous les faire aimer d'emblée, avant de sauvagement les assassiner sous nos yeux. C'est fou la facilité avec laquelle je me suis sentie en phase avec Darrow et ses alliés. Les nouveaux comme les anciens dégagent une force impressionnante. La plupart sont imprévisibles, il faut sans cesse trouver son équilibre dans cette trame en constante métamorphose. Vous pouvez essayer de ne pas vous attacher aux personnages, vous répéter comme un mantra que rester en retrait fera moins saigner votre petit coeur, eh bien c'est inutile. Quoi que vous fassiez, Pierce Brown trouvera votre point faible et saura vous prendre par surprise. Ces personnages que vous avez appris à aimer, comme des frères ou des amis, ne sont pas à l'abri.
Mes émotions se confondaient avec celles des personnages : désespoir, peur, larmes, joie, rires, rage pure et dure… Un ascenseur émotionnel qui m'a laissée complètement démunie. Pour le coup, j'ai été la petite marionnette de Pierce Brown. J'allais où il allait, je bondissais quand il le décidait. Quel auteur époustouflant ! Dès que j'ouvrais le livre, il ne me fallait que quelques lignes pour que la magie opère.
Ce n'est peut-être que de la science-fiction, avec des personnages fictifs et des conflits imaginaires, mais le réalisme est saisissant, car il repose sur la nature même des Hommes. Pierce Brown a tout compris et nous dépeint l'horreur de nos actes de la manière la plus dépouillée et sincère qui soit.
Il ne fait pas qu'inventer un univers, y intégrer des personnages et les confronter à la guerre. Il nous écrit la vie sous ses plus cruels travers, il nous amène à nous interroger. Il chamboule et bouscule nos certitudes, en nous plongeant au coeur d'une action qui mêle habilement sentiments, émotions, stratégie et politique. Je ne pensais pas cela possible, mais Morning Star réunit à lui tout seul un nombre incalculable de sujets qui s'accordent parfaitement à nos propres existences et à notre société.
La fin m'a laissée sans force, sincèrement. Après toutes ces aventures, tous ces hauts le-coeur et ces moments passés à se ronger les sangs, tout se termine. Pierce Brown ne nous abandonne pas vraiment avec cette fin, il nous accompagne jusqu'au bout, jusqu'à la toute dernière phrase, la toute dernière ligne, le tout dernier mot. C'est avec cette fin que je me suis aperçue à quel point cet auteur est un génie, un maître d'orchestre, un gourou ! Il aime ses lecteurs, il leur offre un final abouti et d'une qualité exceptionnelle.
En résumé, je ne sais plus en quelle langue le dire, mais Red Rising est l'une des meilleures sagas que j'ai eu la chance de lire ! Ce troisième tome est un cran au-dessus des deux premiers – ce que je n'aurais pas cru possible – et nous entraîne toujours plus loin, au coeur même des conflits et des sentiments. Ce tome est plein de vérités, et même s'il est dur à certains moments, il ne se départit jamais de son élégance. Dire que c'est une écrasante réussite est un doux euphémisme. Encore un énorme merci aux éditions Hachette et à Aurélie !!

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cats26
  29 juin 2016
Le final d'une saga extra-ordinairement captivante. Une des meilleures que j'ai lues de ce genre.
On avait quitté Darrow en mauvaise posture alors qu'il était au sommet de la gloire.
Le roman reprend à ce moment-là et c'est de mal en pis pour le protagoniste principal.
La force de cette série c'est qu'elle ne ménage absolument pas le personnage principal. Son immunité scénaristique se limite à la mort et encore, on a presque pu imaginer que le roman aurait pu continuer sans Darrow.
L'intrigue plonge toujours le personnage principal dans des situations extrêmes après nous avoir fait penser que ses plans se dérouleraient pour le mieux. C'est un peu éprouvant pour les nerfs mais évidemment, le suspens marche à fond.
Côté complexité de l'intrigue, on retrouve les éléments de stratégie et de calcul politique qui m'avaient plu dans le tome deux mais ce n'est pas le coeur de ce tome. Ce dernier se concentre surtout sur les relations humaines, ce qui lie Darrow et ses amis ou ennemis, sur ce qui le meut dans sa guerre contre Adrius et Octavia. Ce que j'ai trouvé remarquable c'est le développement psychologique du personnage, son évolution tout au long de la série.
En repensant au tome un, je vois tout le chemin parcouru par Darrow. C'est vraiment un des héros de séries les plus forts et les plus passionnants que j'ai rencontrés dans mes lectures. Il essaie d'agir en fonction de son objectif mais les sacrifices qu'il consent et la brutalité de certains de ses actes le rendent tellement humain qu'il en est donc totalement crédible. Ce n'est pas un demi-dieu contrairement à ce que laisse penser son apparence et ses capacités militaires.
Même si le narrateur est Darrow, on arrive parfaitement à appréhender la complexité de ceux qui l'entourent : Mustang, Sevro, Roque, Cassius, Adrius ont tous de la profondeur. Cassius et Roque incarnent d'une façon très juste une idée du « vir romanus » tel que pouvait l'être un Scipion l'Ancien. Et j'ai adoré l'image du général romain sur le pont de vaisseau agonisant qui déclame des vers avant de mourir dans l'honneur.
D'ailleurs, les interactions entre les personnages et les familles évoquent les récits mythologiques : la relation entre Adrius et son père Augustus, et sa soeur est digne des Atrides. Idem pour Victra et Antonia.
Et dans cette série, l'amitié entre les personnages sonne vrai ; leurs dialogues avant bataille, par exemple, sont des moments de délire plein de camaraderie.
Je me suis attachée à Darrow au cours des trois tomes de la série et j'ai eu du mal à le quitter même si le guerrier qu'il est a bien mérité son repos à la fin de ce tome.
La série a su très bien mêler des éléments classiques d'une dystopie (classes sociales rigides, lutte contre la tyrannie) aux références mythologiques et antiques romains (auxquels s'ajoute la mythologie nordique dans ce tome-ci) ainsi que des éléments de space opera.
D'autre part, la rébellion de Darrow a une telle ampleur qu'elle frappe par sa puissance d'évocation. Darrow n'est plus seulement un révolté, il acquiert la stature d'un homme d'état dans ce tome.
En résumé, une série qui vaut vraiment le détour, que l'on aime ou pas la science-fiction, pour la fresque humaine qu'elle dépeint magistralement.
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TheRainbowBooks
  14 septembre 2016
Enfin ! J'étais tellement impatiente de partager avec vous ma chronique de « Morning Star » ! Au risque de me répéter une nouvelle fois, sachez que je suis littéralement, LITTÉRALEMENT, tombée amoureuse de cette saga. de ces personnages. de cette histoire. de tout. Même des titres ! Assurément, la trilogie « Red Rising » restera et sera l'une des meilleurs qu'il m'ait été donnée de lire jusqu'à aujourd'hui. Les deux premiers tomes avaient été époustouflants, et autant vous dire que le troisième et dernier volet est tout bonnement stupéfiant. A en couper le souffle !
Une nouvelle fois, j'ai été très agréablement étonné par Darrow. Son évolution psychologique, physique … Sa conviction et sa volonté. Sa volonté de vivre, protéger, détruire et changer … Tout autant que les combats, chaque émotions de ce tome a été d'une intensité éprouvante. Les sujets abordés restent les mêmes, bien entendu : le pardon, la vengeance, la haine, la peur, la solitude, l'amitié et l'amour … etc et j'en passe, mais j'ai eu la sensation qu'à chaque nouveau tome d'entamé, nous nous enfoncions davantage encore dans l'amplitude de ces émotions. Parfois si profondément que cela surpassait toutes les pertes que les personnages avaient connus par le passé.
Bien évidemment, la réalité nous rattrape très vite, et dès lors, il n'est plus question que de rage, de règlement de comptes et d'association. « Morning Star » n'a rien en commun avec toutes les autres dystopies. Avec n'importe quelle autre histoire, d'ailleurs. Non, dans ce dernier tome, nous comprenons qu'au principe « marche ou crève » se joint celui de « l'échange équivalent« , et BON DIEU ! Ce dernier principe a été insoutenable. Dans cette saga, la vie est représentée autrement que comme une récompense, non, elle est un droit auquel tout le monde aspire. Et elle ni toute rose, ni toute noire. Rappelez-vous ce que je viens de vous dire : l'échange équivalent. Pour chaque changement désiré et effectué, les personnages doivent indéniablement versé la somme exacte de sacrifices afin d'obtenir une toute autre chose de la même valeur. Plus que d'égalité, c'est une question de liberté qui est mise en jeu. Et s'ils veulent « leur » liberté, il faut le faire au détriment de « celles » des autres. S'ils veulent empêcher la mort de l'un des leurs, ils doivent tuer chez les autres. Une vie pour une autre. C'est injuste. Horrible. Cruel. Inhumain. Mais la vie n'est pas connue, ni réputée pour être parfaite. Et « Morning Star » le démontre avec brio (Tout comme « Red Rising » et « Golden Son« ).
J'ai pleuré pour Darrow, pour ce que l'injustice lui a fait. J'ai ragé pour Cassius, pour l'horreur qu'a été son existence. Mon coeur s'est brisé pour Ragnar, pour ce que la vie lui a pris. Mes yeux se sont brouillés pour Sevro, pour la beauté de sa loyauté. Mes lèvres se sont étirés pour Mustang, pour la bonté de ses actes. Non, très sérieusement, cette saga est une perle rare. La stupéfaction m'a enveloppée sans jamais me lâcher, et qu'importe que ce soit pour une bonne ou mauvaise nouvelle, à chaque fois j'ai recueilli les informations comme si elles dépendaient de ma propre vie. Comme si elles avaient un réel impact sur mon existence. Et pourtant.
Bouleversée par la beauté comme par la monstruosité de ce dernier tome, je ne regrette cependant pas d'être allée jusqu'au bout de ma lecture. Je ne regrette pas d'avoir accompagnée Darrow et ses amis au cours de cette aventure. Je ne désapprouve aucunement d'avoir eu a en subir ses pertes comme s'il s'agissait des miennes, comme s'il était question de mes amis, de ma famille, de mes erreurs. Je ne déplore rien de tout cela. Bien au contraire. Même si attristée, je sais que les personnages de Pierce Brown ont grandi, ont mûri et sont devenus des hommes, des femmes. Je réalise à quel point ils sont devenus forts, et que chacune des défaites a été source de puissance. Que leurs victoires et le soutient qu'ils se sont mutuellement offert ont fait office de motivation, de volonté.
C'est donc le coeur empli d'une tristesse à l'égard de tous les personnages (alliés comme ennemis), et d'un espoir malgré tout brillant d'une lueur aveuglante que l'on achemine notre lecture jusqu'à la toute dernière page. Il n'y a pas de dénouement heureux, pas plus qu'il n'y a de fin malheureuse. Mais il existe une vérité pour tout le monde. le malheur des uns, fait le bonheur des autres, n'est-ce pas ? Et quoi qu'on en dise, encore une fois, cela est vrai. Pas en toute circonstance, mais c'est une exactitude incontestable.
Mes remerciements à Pierce Brown et Hachette Romans pour cette fabuleuse histoire.
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Bellisa55Bellisa55   25 septembre 2016
Quand j'étais petit et que j'admirais mon père, je pensais qu'être un homme, c'était avoir la faculté de contrôler les choses. De décider de sa propre destinée. J'étais loin d'imaginer que devenir un homme consiste à perdre sa liberté ; à sacrifier, chaque jour, des choses importantes en faveur d'autres, qui le sont encore plus ; à se retrouver lentement, inexorablement, prisonnier d'un carcan de devoirs, d'urgences, de regrets, de remords...
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Bellisa55Bellisa55   30 septembre 2016
C'est cela, la guerre. Ce n'est pas une question de stratégies ou d'équipements sophistiqués. C'est une question de ramper le plus rapidement possible vers l'ennemi tandis que vos amis vous couvrent, sans s'emmêler les pinceaux dans un attirail de pointe. Et là, ce n'est pas le courage qui vous anime, c'est la peur. La peur de décevoir, et de causer la perte des compagnons qui vous permettent d'avancer.
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LesPetitsMotsDeCiLesPetitsMotsDeCi   03 juin 2016
Quand j'étais petit, et que j'admirais mon père, je pensais qu'être un homme, c'était avoir la faculté de contrôler les choses. De décider de sa propre destinée. J'étais loin d'imaginer que devenir un homme consiste à perdre sa liberté ; à sacrifier, chaque jour, des choses importantes en faveur d'autres, qui le sont encore plus ; à se retrouver lentement, inexorablement, prisonnier d'un carcan de devoirs, d'urgences, de regrets, de remords... Je suis fatigué de douleur. Fatigué des gens qui ne pensent qu'en fonction de leurs expériences passées, des gens qui jugent savoir ce qui est possible ou pas.
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L_BookineL_Bookine   24 mai 2016
Un morceau de Vivaldi - terriblement prévisible - nous fait patienter. Sevro pianote sur sa cuisse en fredonnant sa petite composition personnelle :

- Si ton coeur bat la chamade, et que tes jambes sont mouillées, c'est que le Faucheur parade chez toi en toute liberté ...
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LounimaLounima   16 juin 2016
"Nu, attaché, roulé en boule, je repose au cœur des ténèbres, loin du soleil et des lunes, emprisonné dans un carcan de pierre. Je ne peux ni me redresser, ni m’étirer. Je suis tel le fossile de l’homme que j’étais autrefois.
Il y a des mois, des années, des millénaires que je n’ai pas déplié mon dos ou mes genoux. Mes articulations sont comme des joints rouillés. La douleur me rend fou. Combien de temps s’est-il écoulé depuis que mes amis sont tombés, morts, sur l’herbe verte ? Depuis que Roque a tendrement baisé ma joue, après m’avoir brisé le cœur ? Depuis que je suis seul dans le noir ?
Ici, dans ce tombeau, le temps ne s’écoule pas. Il est roche, pas rivière. Figé, inaltérable. Rythmé par les deux horloges de ma vie : mon souffle et les battements de mon cœur.
Inspirer. Ba-boum. Ba-boum.
Expirer. Ba-boum. Ba-boum.
Inspirer. Ba-boum. Ba-boum.
Et ainsi de suite, jusqu’à… jusqu’à quand ?"
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