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ISBN : 9791095718048
Éditeur : Agullo (25/08/2016)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Règle n° 1 : Ne jamais s’impliquer. Incarnant le Sort depuis des millénaires, Sergio est en charge de l'attribution des heurs et malheurs qui frappent la plupart du genre humain, les 83% qui font toujours tout foirer. Il doit en plus subir l'insupportable bonne humeur de Destinée qui, elle, guide les grands hommes vers la consécration d'un Prix Nobel ou d'un Oscar. Et pour finir d'aggraver les choses, il vient de tomber amoureux de sa voisine, une jeune mortelle pro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Yanoune
  27 mai 2018
La destinée, la mort et moi... Où le bouquin où t'as Guy Marchand qui te susurre dans l'oreille au cours de la lecture « destinée... » si si..

Bon alors ouais quand on s'appelle Sergio Fatum... la vie n'est pas si merveilleuse.. mais pas si pire non plus... une routine que beaucoup lui envieraient... sorte de glande perpétuelle, boire des coups, fumer des pétards, se sauter des filles.... même si c'est sans contact.. quoi que, avec Cléopâtre on peut pas dire que y a pas eu contact... Bah quand on est le Sort...
Et les expressions sur lui bin c'est pas Broadway non plus...
Supporter les coups du Sort.. bien sûr
Les caprices du Sort... comme si.
Être heureux de son Sort.. y en a pas tant que ça non plus..
Nan lui il rêve de changer de poste...
En plus il a un tas de potes plus sympa les uns que les autres, Paresse et Gourmandise, et puis la mort, et Lady Chance.. nan moi je le trouve assez verni en fait..
Y a bien Destinée qui vient le gonfler de temps en temps... Et en passant c'est une salope.. aussi...
Mais bon sang de Jerry ! Comme y se fait chier ce pauvre Fatum... un peu jaloux de Destinée...
Et malgré les éons passés, il est toujours un peu con..
Un côté dépressif.. cynique un peu, acide beaucoup... même si franchement y se foule pas non plus... mais quand tu dois gérer 83% de la population humaine... Je suis pas sûre que ça aide...
Parce que Jerry que les humains sont stupide, bête, lâche, et ne savent pas faire le bon choix !
C'est pourtant pas compliqué non plus... Allez savoir.
Et puis y a les conneries qui s'accumulent.. Genre l'amour, l'envie d'aider ses humains, les mauvais conseils de Karma ( un alcolo mais faut pas le dire..).. les morts pas prévues.. et puis Jerry...
Jerry et ses plans foireux...
Nan c'est vraiment vraiment la merde...
Alors bon, oui c'était sympa à lire.. alors oui j'ai dévoré ce livre. Parce que c'est drôle, parce que c'est facile à lire et puis parce que j'aime particulièrement les histoires avec des entités maussades, amères et critiques... et je voulais vraiment voir où l'auteur voulait en venir, et où Fatum allait arriver...
Mais je dois dire que y a bon nombre de moments où j'avais Gaiman et son Sandman passant dans ma tête... Où j'avais Wenders et ses ailes du désir... et puis d'autres trucs... des trucs que je trouve bien mieux fait.
Sur la couverture y a une critique qui dit et je cite : « Un roman cynique et irrévérencieux mêlant critique sociale, réflexions existentielles et art de la réplique »...
Et franchement... pour ma part...
Cynique ? Ah bon.. j'ai trouvé ça facile.. Vraiment.
Irrévérencieux ?... alors là.. si appeler dieux Jerry c'est être irrévérencieux bin putain... non, pas irrévérencieux du tout.. à ce niveau-là, vu la fin même bien dans les clous je trouve.
Et si la critique sociale et les réflexions existentielles, c'est : Mon dieux l'homme est un consommateur bovin... oh bin perso... il est un peu con le Sort.. Faut sortir plus.. si y a que ça qui te perturbe et te choque .. Là, franchement, tu mérites ta panade !
Par contre l'art de la réplique.. oui... qu'est ce qu'ils s'envoient dans les dents...
La traduction m'a laissé de nombreuse fois dubitative... C'est bien un Américain qui écrit au nombre des références et de comment il voit le monde.. Les questions qu'il se pose, bien ego centrée à ce niveau là...
La sexualité bien présente dans le bouquin et pourtant y a deux choix : les pédophiles et les violeurs ou alors bin de la baise avec un peu de déviance... et c'est qui est le plus drôle c'est que l'auteur critique fortement la pudibonderie et ce puritanisme de bon aloi de ses compatriotes, alors qu'au final je trouve qu'il est exactement pareil, dans le rang avec de bonnes grosses oeillères.. mais comme il est un peu gras et vulgaire... bin nan y dénonce là... pfff...
Mon pote à moi c'est Karma, même si franchement il est un peu comme un cheveux sur la soupe ... et puis aussi j'ai bien envie de dire à l'auteur: " Tu sais mec Mortimer pour la mort ça déjà été fait !"... Alors bon c'est peut-être un hommage... Mais même.
Tout ça pour dire que l'idée (déjà faite au passage) est bonne... Mais que non, parce que le final me laisse un sale goût dans la bouche... le côté venez à moi les petits enfants.. Regardez et croyez ! Et mon cul c'est du poulet !
Mon sentiment de la fin c'est que ..
Jerry est un enculé de bâtard !
Et c'est tout...
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pupucing
  06 avril 2017
Lui c'est Sergio, il fait le même boulot depuis des millénaires, attribuer les malheurs et autres foirages dans la vie de 83 % de la population humaine, ça commence à le fatiguer un peu, en fait Sergio est plus connu sous le sobriquet du Sort !! Et oui, le Sort, la Destinée, la Chance et autres consorts qui régissent nos vies ont tous un petit nom, leurs vies, leurs défauts et tout et tout !!
Et encore, je ne vous dit pas tout ....
Enfin bref, Sergio en a marre de voir ses humains tout foirer, alors que ceux de cette sal@ #% de Destinée sont tous promis à de grades choses, jamais de suicides ni de toxicos chez elle, alors il décide de donner un coup de pouce à un ou deux, voire plus, un minuscule coup de pouce, un truc infime qui ne va pas changer la face du monde, sauf que c'est INTERDIT !!! Tout comme tomber amoureux de sa nouvelle voisine, il n'y a pas de mot pour décrire ce qui attend Sergio si Jerry venait à l' apprendre !
J'ai oublié de vous parler de Jerry ? Ben, c'est son boss, c'est Dieu .... 😜
La petite merveille que voici 😍😍😍
Encore (et toujours) un excellent conseil de mon ami Antoine, qui me connaît par coeur et qui sait à quel point j'affectionne le "grand n'importe quoi", et là, c'est du haut de gamme 😄
C'est très drôle, subversif, irrévérencieux au possible, improbable, le tout tellement jouissif !! du bonheur en 400 pages !!!
Tout le monde s'en prend plein la face, notre société actuelle de surconsommation, la religion (les grenouilles de bénitier risquent de ne pas aimer certaines allusions bien senties mais tellement drôles) , les superstitieux, les fatalistes, le genre humain dans son ensemble....
Des chapitres courts, des situations improbables voire grotesques qui s'enchaînent sur un rythme effréné, des références à la pelle, et une fin .... OMG cette fin, jouissive au possible !!! 😂😍
Mon premier Agullo Editions mais certainement pas le dernier !
Mon troisième S.G.Browne qui confirme mon amour pour ce mec avec son écriture hors norme 💖💖💖💖
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yv1
  18 septembre 2016
Que dit-on lorsqu'on a la sensation d'être tombé sur une pépite, un roman excellent de bout en bout ? Un coup de coeur ? le roman de SG Browne est au moins cela et sans doute plus encore. "Une comédie noire et irrévérencieuse sur le sort" est-il écrit en quatrième de couverture. Exact. On y rit beaucoup, y sourit très souvent, par le décalage des situations, par l'humour et les réparties de Sergio et par le talent de l'auteur pour raconter de manière humoristique des choses qui ne le sont pas forcément. "Je vois mon propre sort déployé devant moi telle une grande épopée à la Cecil B. DeMille. Mais sans Charlton Heston, qui au passage, ne ressemble pas du tout à Moïse. Moïse était petit, pâle, dégarni, et il avait de mauvaises dents. Par contre, il était toujours bien sapé. Et il avait une recette de soupe de poulet et boulettes de pain azyme à se damner." (p.192)
C'est aussi une critique de la société actuelle basée sur la surconsommation et le culte de l'image, celle que l'on renvoie autour de soi, celle que l'on doit transmettre à grands coups de dollars ou euros : "Aux États-Unis, on dénombre deux fois plus de centres commerciaux que d'écoles, et désormais c'est passé dans les moeurs : au lieu d'aller à la messe, on se rue en masse vers ces temples érigés à la gloire de la consommation. Dans une société qui encourage les citoyens mesurer leur valeur à l'aune de leur compte en banque et de leurs possessions matérielles, les humains américains consacrent une plus grande partie de leur budget à se procurer des chaussures, des montres, des bijoux qu'à se payer des études universitaires." (p.10). SG Browne parle de son pays, les États-Unis, sans détour, il va droit au but et dit clairement sa pensée que l'on peut aisément transposer à l'Europe à moins qu'un sursaut de Bon Sens -c'est aussi un Immortel- ne vienne chambouler tout cela.
Ce roman au titre à rallonge (Fated, en version originale, comme quoi, la France n'a pas le sens de la concision) est une pure merveille, que je rapprocherais volontiers des écrits de Tom Robbins (Comme la grenouille sur son nénuphar). L'écriture est vive, moderne, dynamique, on ne s'ennuie pas un seul instant de ces 400 pages (bravo à la traductrice, Morgane Saysana). le ton est résolument à la comédie, et sans être trash, il y a quelques scène chaudes entre Sara et Sergio, mais aussi entre Sergio et Destinée, des scène de sexe sans contact : "Je suis allongé sur le dos en boxer blanc près d'un bouquet d'hydrangées bleues, et Destinée me chevauche, vêtue en tout et pour tout d'un string en coton rouge vif. La seule chose qui pourrait rendre la scène encore plus patriotique, ce serait Jimi Hendrix jouant l'hymne national." (p.18) Là, évidemment, je ne cite que le début, eu égard aux chastes yeux (?) qui me liraient. Il faut dire que Destinée est une femme plus que désirable, toujours de rouge vif vêtue et que Sergio ayant pu choisir son apparence humaine ressemble plutôt à un mec viril et musclé qu'au Moïse décrit plus haut.
Le livre de SG Browne est original, rien n'est trop attendu, même si il aurait pu jouer avec des évidences entre mortels et immortels. Il renouvelle le genre en y posant une touche très personnelle et réussit le tour de force de scotcher ses lecteurs du début à la fin avec un thème déjà abordé ailleurs. Les éditions Agullo publient donc un roman formidable -n'ayons pas peur des mots- que je recommande très vivement pour son contenu mais aussi parce que la couverture -et le bandeau- sont très réussis et que la qualité du papier et de la mise en page sont au rendez-vous. Mon Jerry, que tout cela est beau !
Lien : http://www.lyvres.fr
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sl972
  03 janvier 2018
Notre narrateur s'appelle Sergio. Sa caractéristique principale : il est le Sort. Vous savez, le mauvais sort, celui qui nous fait quitter la jolie route toute tracée qui nous promettait un bel avenir. Les aléas de la vie, les mauvaises surprises qu'elle nous réserve en somme.
Déjà que ce n'est pas un travail très joyeux… Quand ça fait une éternité que ça dure, c'est sûr que n'importe qui serait déprimé. Et les collègues de Sergio n'arrangent pas l'affaire.
Heureusement, une petite lueur d'espoir vient d'apparaître dans sa vie : Sergio est amoureux. Malheureusement, elle est humaine et c'est interdit par Dieu, Jerry pour les intimes. En plus, c'est une protégée de Destinée, l'alter ego positif du Sort.
Ce roman m'a fait découvrir les éditions Agullo – dont le catalogue me promet de belles surprises – mais aussi un auteur à la plume fantastique. C'est notre société actuelle qu'il critique sans prendre de gants et sur un ton mordant au possible, les références sont nombreuses, et j'ai certainement dû en manquer, les situations s'enchaînent sans temps mort et il est impossible de se lasser.
En résumé : un roman absolument génial à découvrir absolument !
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Taylor
  22 septembre 2016
Difficile à croire que tout ce qui régit notre vie au quotidien, tel que la chance, la paresse et autre concept de ce type sont des entités qui nous côtoient tous les jours. le sort, alias Sergio, s'ennuie ferme. Il a beau faire, les humains qui lui sont attribués arrivent toujours à déjouer ses plans.
C'est alors que lui tombe dessus un truc fou : il tombe amoureux. Cet évènement va le pousser à améliorer le sort de ses humains.
Seulement voilà aller contre les règles établies n'est pas sans conséquence et même si on est « le sort » on peut aussi se faire taper sur les doigts.
Sur un ton humoristique, l'auteur dépeint notre société qui recherche le bonheur dans les biens de consommation « je consomme donc je suis » et si en plus je prends des décisions foireuses c'est encore mieux.
On a beau dire que c'est la malchance ou un mauvais coup du sort, mais le fait est que l'homme est le premier acteur de sa vie et que c'est principalement lui qui fait ses propres choix et est maitre de son existence.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
compulsifcompulsif   15 juin 2017
Selon la théorie des Boîtes, les humains sont des créatures d'habitudes qui, pour se sentir bien dans leurs vies et les circonstances qui les sous-tendent, bâtissent des boîtes autour d'eux. Si un changement dans leur existence les contraint à quitter leur boîte, ils font tout pour revenir à leur niveau de confort initial. Pour retourner à l'intérieur de cette boîte.
J'ai assez vu mes humains la mettre en pratique pour savoir que cette théorie n'a rien d'abstrait. On observe ce mécanisme chez toute personne pratiquant l'autodestruction.
Les athlètes de haut niveau et les gagnants du loto propulsés dans un monde où l'argent coule à flot mais qui finissent sur la paille. Les célibataires, hommes et femmes, qui s'arrangent pour faire fuir l'amour, car ils trouvent leur malheur plus douillet. Les aspirants artistes et autres écrivains talentueux tellement habitués à galérer qu'ils laissent des opportunités en or leur passer sous le nez...
Les humains ont souvent moins de mal à encaisser l'échec que la réussite.
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WiniFREDWiniFRED   24 juin 2018
Au cours des deux semaines suivantes, je sillonne le globe, de Bogota à Budapest en passant par Bali, pour venir en aide à des hommes, femmes et enfants condamnés à des futurs ternis par la médiocrité, l'oppression ou une coupe de cheveux ratée. C'est ça, moquez-vous si ça vous chante. N'empêche que se faire foirer chez le coiffeur peut avoir des conséquences désastreuses sur une vie, vous n'avez pas idée.
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WiniFREDWiniFRED   24 juin 2018
Si on exclut la vieillesse, les accidents d'avion et les catastrophes naturelles, de nos jours la plupart des gens décèdent des suites d'un mauvais choix.
Fumer du tabac.
Boire comme un trou.
Manger du poisson-globe.
D'autres sont tout simplement victimes de leur stupidité congénitale.
Conduite en état d'ivresse.
Auto-immolation.
Tentative d'arrêter une tronçonneuse avec une artère fémorale.
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WiniFREDWiniFRED   24 juin 2018
Je suis dans l'Oregon, sur la côte, et j'observe plusieurs étudiants de l'université d'État en quête de champignons hallucinogènes. C'est marrant, jamais je n'aurais pensé apprécier un jour la compagnie de créatures inférieures persuadées de trouver la lumière grâce à une moisissure poussant sur les déjections bovines.
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WiniFREDWiniFRED   22 juin 2018
La plupart des humains ont déjà assez de mal à ne pas oublier leurs rendez-vous et autres dates anniversaires, inutile de les lester encore plus avec des infos encombrantes du genre : « J'ai été Adolf Hitler dans une vie antérieure. »
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Videos de S. G. Browne (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de S. G. Browne
"Fou" de Christopher Moore. Editions L'Oeil d'Or "Héros Ordinaires" de S.G. Browne. Editions Agullo "Zero K" de Don DeLillo. Editions Actes Sud
Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ
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