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EAN : 9782413017554
80 pages
Delcourt (06/03/2019)
3.85/5   24 notes
Résumé :
La jeune Ellie s'est toujours représentée les camés comme des romantiques. Âmes égarées, destins brisés sont autant de raisons pour elle qui poussent vers les seringues et les paradis artificiels, depuis que sa mère est morte d'une overdose il y a dix ans. Mais rien n'est comme elle m'imaginait, et quand elle atterrit en désintox elle débute une drôle d'histoire d'amour où drogue rime avec meurtre.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ce tome contient une histoire complète (quasi) indépendante de toute autre, qui ne nécessite pas de connaissance préalable d'une autre série. Cette histoire est parue en 2018, directement sous la forme d'un récit complet, sans prépublication. le scénario est d'Ed Brubaker, les dessins et l'encrage de Sean Phillips, et la mise en couleurs a été réalisée par Jacob Phillips. Cette bande dessinée compte 66 pages.

Quelque part sur une plage de Californie, proche de Santa Teresa (non loin de San Jose), Ellie a enlevé ses chaussures, et se tient les pieds dans l'eau. Une femme âgée approche en promenant son chien, lui faisant observer la beauté du paysage. Ellie lui adresse la parole et lui parle d'une chanson de Vic Chesnutt (1964-2009) évoquant un jeune homme nageant dans la mer et s'étant éloigné plus loin qu'il ne pensait, non pas en train d'agiter les bras pour faire signe, mais en train de se noyer. La dame se demande si Ellie va bien. Quelques jours auparavant, Ellie était admise dans un établissement de soin spécialisé dans les cures de désintoxication, un centre de réhabilitation pour drogués. Elle participait à une séance de groupe, sous la houlette de Mitch, où la parole était monopolisée par Todd. Ce dernier racontait une histoire incroyable au cours de laquelle il s'était retrouvé dans un squat pour acheter sa dose, alors qu'un rival était survenu et avait ouvert le feu. Il avait dû se cacher sous un cadavre. Elle sait pertinemment qu'il ment et que tout est inventé.

La veille au soir, Ellie s'était introduite dans le bureau des soignants et avait consulté le dossier des patients de son groupe. Elle y avait découvert que Mitch avait en fait dépensé l'argent de son ménage dans des clubs de striptease et qu'il s'était fait passer pour un drogué auprès de son épouse pour ne pas à avoir à avouer la vérité. C'est ensuite au tour de Lois de prendre la parole pour évoquer sa dépendance aux antidouleurs, puis à Ken pour son addiction à la cocaïne. Elle-même a été admise 3 jours auparavant, amenée par un oncle lui ayant bien fait comprendre que c'était sa seule chance. Skip (un charmant jeune homme) intervient pour dire que la confession est un baume apaisant pour l'âme. Mitch indique à Ellie que c'est à son tour de s'exprimer. Elle cite Keith Richards, disant que le pire qu'on puisse dire à propos de l'héroïne donnera toujours envie à quelqu'un d'essayer. Mitch ne comprenant pas très bien où elle veut en venir, elle continue pour indiquer qu'elle n'est pas sûre qu'être abstinent est désirable. Elle cite l'exemple de David Bowie, Brian Wilson, Lou Reed qui ont réalisé leurs meilleurs disques en étant sous produit psychotrope. Mitch lui planifie un rendez-vous particulier avec la docteure Patti.

Voilà une production de Brubaker & Phillips originale à plus d'un titre. Pour commencer, ils ont choisi de publier cette histoire d'un seul tenant, sans prépublication, ce qui est exceptionnel dans le système de production américain des comics. Ils ont dû estimer que le respect du modèle économique en place n'était pas approprié pour une histoire relativement courte, mais qu'elle méritait une sortie dans un format avec couverture rigide. À la lecture, il apparaît qu'il s'agit d'un récit consistant auquel ce format sied bien. Ensuite, ils n'ont pas choisi de rattacher cette histoire à une de leur série, à part incidemment. Cela signifie que si le lecteur ne connaît pas la série Criminal des mêmes auteurs, le récit ne perd rien en cohérence pour lui. S'il connaît cette série, l'apparition de Leo le temps d'une page n'apporte pas de sens supplémentaire au récit. Enfin, la mise en couleurs n'est pas réalisée par Elizabeth Breitweiser, coloriste attitrée de Sean Pillips depuis plusieurs années. Jacob Phillips ne démérite pas. Dans un premier temps, le lecteur voit bien que la conception de la mise en couleurs diffère des oeuvres précédentes de Phillips. Puis il remarque que Jacob Phillips utilise des teintes différentes de celles de la palette de Breitweiser, en particulier du rose en aplat. Il laisse aussi plus de place au blanc de la page. Il réalise une mise en couleurs adulte, sachant doser les aplats, les discrets effets de mouchetis, les débords, et la juxtaposition de 2 nuances d'une même teinte. La mise en couleurs serpente élégamment entre naturalisme et impressionnisme, apportant des saveurs aux formes détourées, sans écraser les traits de contour, sans supplanter les dessins, en harmonie avec eux.

Comme à son habitude, Sean Phillips réalise des dessins dans une veine descriptive et réaliste, avec une impression de contours qui auraient mérité d'être un peu peaufinés. Mais en y regardant de plus près, le lecteur est impressionné par la précision des tracés sous une apparence de simplicité et d'évidence. L'artiste pèse chaque élément de chaque case. Les costumes sont choisis avec soin, en fonction du protagoniste, de sa personnalité, de sa position sociale, de son occupation. le jeu des acteurs donne l'impression d'observer des individus croisés dans la rue, réagissant normalement et sans emphase aux situations dans lesquelles ils se trouvent, à ce qui leur est dit, avec un naturel confondant, tellement évident que le lecteur éprouve la sensation qu'ils sont juste à côté de lui. Il voit la dame sur la plage, réagir à la tension de la laisse du fait des mouvements du chien. Il regarde les participants au groupe de parole, notant leur regard se porter ailleurs alors qu'ils effectuent l'effort de mémoire pour se souvenir de ce qu'ils ont vécu, pour préparer leur prochaine phrase. Il se retrouve fasciné par le langage corporel d'Ellie alors qu'elle initie le jeu de la séduction avec Skip, en notant les tensions perceptibles dans le corps de celui-ci alors qu'il réagit inconsciemment aux signaux émis par Ellie. Il voit toute l'expérience acquise par la docteure dans sa mine désabusée, sa certitude qu'Ellie et Skip ne sauront pas faire preuve d'assez de discipline pour se débarrasser de leurs mauvaises habitudes. S'il n'y fait pas attention, le lecteur n'a même pas conscience de toutes les informations portées par les dessins, tellement ils semblent évidents et faciles.

Sean Phillips est tout aussi habile et élégant dans sa manière de représenter les décors. Il sait qu'il peut s'appuyer sur Jacob Phillips pour apporter des informations de texture ou de relief par le biais de la mise en couleurs. Il ajuste donc son degré de détails en fonction des besoins de la scène, avec comme objectif une lisibilité immédiate. Ainsi s'il regarde uniquement les traits encrés dans la scène d'introduction, il n'y a que quelques traits fins et des tâches noires qui ne semblent pas figurer grand-chose. Pourtant le lecteur voit l'eau miroiter, le sable crisser et l'humidité imprégner les rochers. La complémentarité entre couleurs et traits est tellement extraordinaire qu'il est possible de ne pas s'en rendre compte. du coup le lecteur éprouve l'impression dans chaque scène de se trouver sur les mêmes lieux que les personnages quel que soit le degré de détails. Il peut très bien y avoir une façade représentée de telle sorte à percevoir le volume du porche, des escaliers, du balcon, que de simples traits pour les plis d'un drap, la sensation d'immersion est aussi intense. En outre, alors que le récit repose essentiellement sur les dialogues et la voix intérieure d'Ellie, la narration visuelle reste diverse et variée, à la fois pour les activités des personnages, à la fois pour les différents lieux. le lecteur a l'impression de lire un roman avec les commentaires d'Ellie, en même qu'il lit les images, tellement la coordination entre scénariste et dessinateur est élevée. À l'opposé de textes et images redondants, le partage entre les deux est si bien pensé que qu'il ne se remarque pas et que les deux s'enrichissent et interagissent avec efficience. Il ne note qu'un seul faux pas : Jean-Paul Sartre se promenant sur les Champs Élysées, au milieu des fiacres, étrange anachronisme.

Le lecteur croit immédiatement en l'existence d'Ellie car il perçoit plusieurs aspects de sa personnalité, ses contradictions, ses convictions, ses plaisirs. La narration est ainsi faite qu'elle est en est le centre, en étant à la fois présente dans toutes les séquences, et avec les cartouches de texte portant sa voix intérieure. Même si cette histoire n'est pas inscrite par ses auteurs dans la série Criminal, le titre et le flux de pensée d'Ellie ne laissent pas de place au doute : ses actions la placent du mauvais côté de la loi. le lecteur se prête au jeu d'interpréter ses phrases, ses actions et ses émotions en supposant qu'il y a anguille sous roche. Même si Ellie ne ressemble pas à une femme fatale, il n'y a pas de doute que la fréquenter nuit gravement à la santé. En outre, elle a acquis la conviction que l'usage de drogues récréatives est de nature à améliorer la vie. Elle s'est bâti toute une mythologie personnelle à partir des musiciens, surtout des chanteurs, ayant créé sous influence, en y ajoutant quelques artistes triés sur le volet comme Jean-Paul Sartre et Vincent van Gogh. Ed Brubaker sait de quoi il parle en matière de musiciens drogués, et a même pu en faire une sélection indicative de la personnalité d'Ellie : Vic Chesnutt (1964-2009), Keith Richards, Billie Holiday, Gram Parsons (1946-1973), Elliott Smith, David Bowie, Lou Reed, Brian Wilson. Il construit ainsi son personnage, indiquant que l'élément déclencheur a été une K7 audio de sa mère, et la confirmation est venue à l'écoute de Billie Holiday at Carnegie Hall (1956). Alors qu'il est entièrement accaparé par l'intrigue (découvrir l'objectif réel d'Ellie), le lecteur apprend des bribes de son enfance et les expériences qui ont façonné sa relation avec les produits psychotropes.

Ed Brubaker s'est fixé un défi déraisonnable : parler de l'usage de drogues récréatives au travers d'un personnage ambivalent. Il lui fait même énoncer le risque avec la citation de Keith Richards indiquant qu'il est impossible de parler de drogues sans supprimer son pouvoir de séduction ou de fascination. Même si le récit commence dans un centre de désintoxication, il n'y a pas de jugement moral, pas de leçon de morale. Il n'y a pas non plus de scène de défonce, ou de bad trip, ou encore de sevrage. La dépendance reste en arrière-plan, mais elle n'est pas totalement absente. Ellie et Skip ne sont pas encore à l'étape où toute leur vie est consacrée à atteindre la prochaine dose. Dans le même temps, ces 2 personnages principaux sont dans la fuite, le lecteur ne peut pas les envier. Ils sont consommateurs de drogue pour supporter leur condition, pour vivre des moments plus heureux que ceux que la réalité leur apporte. En outre, en focalisant le récit sur Ellie, Ed Brubaker donne l'image d'une personne uniquement intéressée par elle-même, incapable de se mettre à la place de l'autre.

Ed Brubaker & Sean Phillips sont toujours aussi en harmonie entre eux, réalisant une narration qui semble avoir été pensée et mise en oeuvre par un unique créateur. L'artiste raconte visuellement l'histoire avec une simplicité et une évidence telles que le lecteur trouve tout naturel et crédible. L'histoire propose une véritable intrigue, avec des personnages complexes et attachants, sans être sympathiques. Au travers de l'histoire personnelle d'Ellie, les auteurs abordent la question de la fascination vis-à-vis de la drogue, de la manière dont un individu peut concevoir ce produit comme étant une source de plaisir désirable, avec une approche psychologique subtile et convaincante. Ils ne cherchent pas à convaincre le lecteur de la dangerosité ou de l'innocuité des produits psychotropes, ni à montrer leurs effets, juste comment un individu peut le voir comme une substance désirable, au-delà de ses effets euphorisants ou psychotropes.
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Ed Brubaker et Sean Phillips forment sans conteste un duo véritablement gagnant dans le domaine du "crime stories". Dans le comics, ils font tout simplement partie des maîtres actuels du genre, décryptant le polar sous toutes ses facettes. Personnellement, je suis encore dans la découverte du travail accompli par le duo. Jusqu'à maintenant, j'ai savouré Fondu au noir, un véritable hommage remarquablement bien maîtrisé au film noir ainsi le premier tome de Kill or be killed, une sorte de vigilante tourmenté doté d'une pointe de fantastique.
Mes héros ont toujours été des junkies s'inscrit dans l'univers de Criminal, leur oeuvre anthologique majeure mais il n'est absolument pas nécessaire de connaître cette série pour savourer ce dernier titre.
Pour preuve, j'ai été séduit une nouvelle fois par ce nouveau titre du duo gagnant qui peut se suffire à lui-même tout en étant un excellent démarreur à Criminal.
Cet hors-série est d'abord assez étrange avec ses couleurs roses, sépia, bleu illuminés qui finissent par s'éclipser pour laisser la place à deux protagonistes décisifs, Ellie et Skip, deux junkies en pleine cure de désintoxication. le récit est avant tout focalisé sur Ellie qui nous raconte au lecteur son parcours, ou plutôt , sa fascination romantique pour les nombreux artistes drogués et leurs crises créatrices, fascination dont elle cite les références en permanence... Ce personnage nous dépeint alors une vision de l'addiction assez troublante entre Spleen cloisonné et soif de liberté. Sans désir de condamner quoi que ce soit, le scénariste Ed Brubaker nous entraîne doucement mais surement dans un univers désabusé, vers un final glacial... Une chose est sûre, à la lecture de cette "nouvelle", le scénariste s'avère être un fin manipulateur, doué pour brouiller certaines pistes, du moins, jusqu'aux brutales révélations.
Le dessin de Sean Phillips est toujours magistrale en matière d'expressivité et de réalisme. le lecteur peut se surprendre à se figer devant un regard posé, un sourire candide, parfois éblouie, ou au contraire un visage froid...
Comme le souligne Présence dans son analyse, le dessin est significatif. J'ai particulièrement aimé certains plans cadrés sur les personnages, cette maîtrise de la narration graphique, qui, parfois, sans une once de dialogue, nous présente une véritable harmonie entre les personnages. Nous sommes bercés par la voix off d'Ellie, et pour mieux illustrer cette voix, Sean et le coloriste Jacob Phillips, créent des flash-backs noir et blanc de toute beauté aux allures de photographies figées dans le temps qui viennent rompre le quotidien d'un "paradis artificiel".

Mes héros ont toujours été des junkies n'est pas un simple hors-série, c'est aussi une nouvelle preuve de la maîtrise impeccable dont fait preuve le duo gagnant pour créer une intrigue foncièrement à part dans leur registre habituel, celui du crime story. C'est un fabuleux complément magnifié par une douce-amère rêverie. Pour autant, le duo gagnant brouille les pistes avec suffisamment d'intelligence pour inscrire cet audacieux graphic novel dans le monumental Criminal ! Novices comme adeptes, c'est un titre à découvrir !

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Je ne connais pas la série-mère Criminal et je n'ai encore jamais lu de BD de Ed Brubaker, mais j'avais envie de commencer en douceur et découvrir leur style. Malheureusement, cette BD était introuvable, les revendeurs d'occasions ayant décidé de concurrencer l'inflation en proposant des tarifs à 5 fois le prix du neuf. Donc j'ai sauté sur une occasion abordable et pour l'instant, ça me plait bien !

Si l'histoire est assez simple, elle n'en est pas moins intéressante et surprenante. La fin m'a beaucoup plu même si quelques pages avant j'avais deviné la tournure que ça allait prendre. Mais ça n'empêche pas l'appréciation globale de l'histoire qui déploie un ton volontairement irrévérencieux. C'est amusant de suivre les discours de cette jeune femme jusqu'au final qui remet légèrement en perspective ce qui s'est dit avant. le ton est assez noir, mais j'ai trouvé qu'il était contrebalancé par cette envie de vivre qui s'en dégage. Disons que l'ambiance est plus récit noir que hard-boil.
Le dessin est simple et efficace, avec ses couleurs pastels qui donnent à l'ensemble une patte lumineuse. L'auteur joue pas mal sur les effets de lumière et je trouve que ça ressort très bien. J'ai apprécié !

C'est donc une première approche qui m'a intéressé. J'ai bien envie de voir maintenant ce qu'il en est des autres séries du duo. Découvrons petit à petit.
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Ce comics est assez court et se concentre sur une jeune fille sûre d'elle, qui idéalise les drogués. Elle revient souvent sur le destins tragiques de junkies célèbres (souvent des musiciens) qui ont produit leurs meilleures oeuvres sous l'influence de la drogue. Pourtant, elle ne parle jamais du décès de ces personnes.
Ce qui commence par une fugue amoureuse se termine en tragédie. Bien qu'elle idéalise les junkies, la réalité est plus moche. La quête de substances illicites la poussent à toutes les extrémités.
Le traitement graphique est très intéressant, avec des planches aux couleurs pastels sur fond blanc pour le présent, et des planches plus sombres, dans les tons marrons sur fond noir pour les scènes du passé ou les passages sur ces junkies célèbres qu'Ellie admire.
J'ai appris après que ce one-shot se déroule dans le même univers que Criminal, une autre série d'Ed Brubaker que je ne connais pas. Cela ne m'a pas du tout manqué. le volume se suffit à lui-même.
Mes héros ont toujours été des junkies est une bonne lecture, sans plus. Je vais essayer de mettre la main sur la série originale pour voir ce qu'elle donne.
Lien : https://www.tribulationsdune..
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True Romance
Mes héros ont toujours été des junkies se lit comme une délicieuse et tragique nouvelles, prélude à la parution tant attendue d'un nouvel opus de Criminal, polar sombre et tragique signé par deux auteurs talentueux …

Solidement charpenté, le scénario d'Ed Brubaker s'avère une fois encore d'une précision diabolique, révélant sa force et sa subtilité dans les toutes dernières pages… le twist final éclaire les propos de la jeune héroïne et narratrice d'une lumière sombrement désespérée… Rehaussé par les couleurs évanescentes de Jacob Phillips, le trait délicat de Sean Phillips met en scène des personnages froidement crédibles dont il parvient avec finesse à retranscrire les émotions tout en baignant le récit dans une obscure et glaçante mélancolie…
Lien : http://sdimag.fr/index.php?r..
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critiques presse (4)
Bedeo
13 juin 2019
Complet et magnifique, ce comic hors-série ne manque pas d’atouts, et n’oblige en rien à lire Criminal. Normalement, elle donne envie de la découvrir, tant le talent fourmille dans les mains de ces auteurs.
Lire la critique sur le site : Bedeo
ActuaBD
02 avril 2019
Dans ce comics tragique mais émouvant, Ed Brubaker nous livre avec Mes Héros ont toujours été des junkies, un pur moment d'émotion. Une trame sombre et captivante au rebondissement final jouissif !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi
25 mars 2019
Mes héros ont toujours été des junkies ne déçoit pas vraiment mais ne sort pas tout à fait du lot non plus. Reste cette atmosphère très douce, cotonneuse, écho lointain des paradis artificiels, comme un bonbon agréable mais acide, et cette voix-off (les pensées d’Ellie en réalité) toujours maîtrisée.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario
14 mars 2019
Le récit n'est en soi pas édifiant, il ne révolutionne rien en ce qui concerne les polars ou l"approche des auteurs, mais il nous permet de retrouver deux artistes au sommet de leur art qui s'amuse à livrer un album qui synthétise presque tout leur univers, leur écriture et leur évolution, en plus soft, mais en plus ambiguë aussi
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
... c'est comme l'a dit Keith Richards... le pire truc que tu pourras raconter sur l'héroïne donnera quand même à certains envie d'essayer.
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