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Jean Esch (Traducteur)
ISBN : 207032091X
Éditeur : Gallimard (08/06/2006)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 168 notes)
Résumé :
Il n'y a pas de détectives privés en Irlande. Les habitants ne le supporteraient pas. Le concept frôle de trop près l'image haïe du mouchard. Jack Taylor le sait. Viré pour avoir écrasé sciemment son poing sur le visage d'un ministre, cet ancien flic a gardé sa veste de fonction et s'est installé dans un pub de Galway. Son bureau donne sur le comptoir. Il est chez lui, règle des broutilles, sirote des cafés noyés au brandy et les oublie à l'aide de Guinness. Il est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  10 juin 2014
"En réalité, le temps ne passe pas. C'est nous qui passons. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que c'est une des choses les plus tristes que j'aie jamais apprises. Tout ce que j'ai appris, ça a toujours été à mes dépends."
Du grand Jack Taylor!
Délirium tremens : la première enquête de Jack Taylor:
Un scénario simple mais efficace :
Jack Taylor, la cinquantaine bien sonnée, ancien Guarda (flic) irlandais de Galway au caractère bien trempé, viré pour alcoolisme et voit de fait, s'est reconverti en détective privé. A la demande d' une mère qui ne croie pas au sucide de sa fille de seize ans, retrouvée noyée, il rouvre l'enquête. Ce qui ne plait pas au surintendant Clancy et d'anciens flics qui lui en font voir de toutes les couleurs . Aidé de ses proches, Catherine B, une chanteuse gothique, Sutton, un artiste schizo, Pradaig le chef des clodos et de Sean le Barman , Jack soupçonne un certain Planter, un riche salopard...
Un personnage à la personnalité complexe :
Jack Taylor est un détective privé à la fois alcoolique, sombre, cynique et un bibliophile amoureux des livres et des bons mots d'esprit. L'homme est robuste mais également fragile. Des fêlures dues à son enfance. Il déteste sa mère, spécialiste en démolition, qui est à l'origine de son manque de confiance "tu n'arrivera jamais à rien, comme ton père". En revanche, Il adulait son père qui lui a donné le gout des livres. Ce dernier finit sa vie misérablement comme un sans abri. Jake déteste plus que tout l'injustice et l'arrogance de cette société irlandaise qui dénigre les plus faibles . Il a de l'empathie et de la sympathie pour les laissés-pour- compte de la société.
Un livre nostalgique sur le temps qui passe...
Le Galway d'avant n'existe plus, hormis un bar qui reste suspendu dans le temps mais même le barman, père par substitution, va finir par disparaitre (de mort brutale). Il se prends des "revers" avec les jeunes femmes qui le traitent de "vieux". Il se remémore la période passée qui était une époque simple, moins compliquée ( pas de téléphones portables). Jack encaisse mais traine son mal être de bar en bar à écumer des guiness plus ou moins crémeuses et son mal de vivre. Il se trouve face à la spirale infernale de son existence : problème d'alcool, addiction, fixation sur la mort depuis la mort de son père.
Un livre truffé de listes à la façon de Nick Hornby :
Les auteurs favoris : Goodis, Robin Cook II, Walter Mosley, Newton Thornburg, Elmore LEonard ), les films fétiches (Paris Texas, Sunset boulevard, Assurance sur la mort, cutter's way, les guerriers de l'enfer) les références musicales (Joy Division, Specials...).
Un récit écrit à la première personne
Un style incisif, des répliques acerbes, des citations à la pelle, des chapitres et des phrases courtes donnent du rythme au roman qui se descend à la vitesse d'un geyser de guiness
Un très bon roman noir et amer, critique sans concession de cette Irlande en crise morale, qui étanche notre soif de lecteurs
Et la première apparition de Jake Taylor, privé irlandais atypique et addictif qu'il ne faut pas pousser dans les orties!
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Renod
  08 avril 2017
Bon, je n'avais pas lu vos critiques sur ce livre et du coup, ça a été une très bonne surprise. Oui, je sais, vous avez la susceptibilité qui vous irrite mais c'est juste que je m'attendais à un polar un poil plus classique, froid comme la poignée de main d'un prêtre octogénaire, glauque comme un dimanche soir dans une rue populeuse mais désertée de Cork, battue par une pluie glacée. Dès la première page, j'ai trouvé « Delirium tremens »
Désopilant,
Touchant,
Enivrant.
Là, c'est le moment où je tente de vous parler du roman avec ma maladresse habituelle alors que tant de choses justes ont déjà été écrites et publiées. Mais bon, c'est ce je fais toujours et avec l'aide de mes chères amies, votre précipitation ou votre distraction, vous ne vous rendrez compte de rien.
Pour commencer, je dirais que j'éprouve de la sympathie pour Jack Taylor. J'avoue avoir de l'affection pour les Irlandais et les alcooliques. Il faut dire qu'il y en a plein dans ma famille. Des alcooliques, pas des Irlandais. Nous avons déjà notre croix à porter… Une branche bretonne… Vous vous demandez si nos alcooliques ne seraient pas tous les fruits trop verts et trop mûrs de cette même branche ? Eh bien, vous n'êtes pas loin de la vérité.
.µ => ça ne veut rien dire, c'est simplement le chat qui vient de marcher sur le clavier. le voilà devant l'écran, il masque la moitié de la page de mon traitement de texte. Je décline donc d'avance toute responsabilité pour les propos, fautes ou incohérences qui suivront.)
Revenons-en à nos moutons, euh à nos… Bretons… Que diable viennent-ils faire ici ? Pourquoi s'immiscent-ils dans cette discussion entre littérateurs. Ah oui, ça me revient, mon copain Jack et ses bouteilles.
Jack est un détective approximatif qui reçoit ses clients au fond d'un pub éclectique. On y sert du café « avec une dose de brandy dedans, pour tuer l'amertume. » et bien sûr, de la Guinness. Oui, je sais, la Guiness. Les pauvres, ils ne boivent pas de bières belges. Alors que nous, maudits Français, on ne sait pas la produire, mais on sait l'apprécier. Nous sommes prêts à traverser Quiévrain, ou pire, l'Ardenne, pour remplir nos coffres de bons produits. Pourquoi Dieu a-t-il tout offert aux Belges (sans rien laisser aux Bretons) ? Et pourquoi a-t-il fait les chats si opaques ?
Ô vous qui êtes si pertinents, vous aurez compris que je cherche à vous parler de tout sauf du livre. J'ai pris mon plaisir, j'ai fait en sorte de ne pas gâcher le vôtre. C'est ce que je sors habituellement aux femmes… Enfin, je l'ai plus pensé que dit, j'étais surtout gêné…
Et dire que demain après-midi je serai dans le Morbihan. Heureusement que les Bretons n'utilisent leurs rares moments de sobriété à lire, sans quoi je serais mal….
Si vous avez aimé le ton de cette critique, si vous n'avez pas déjà cliqué avec acharnement sur « signaler ce contenu », je vous conseille de lire les aventures de Jack Taylor et de boire de la bière (belge, cela va de soit).
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Malabar_
  05 février 2013
Gros coup de coeur pour ce polar en forme d'ovni littéraire. Enquête reléguée au second plan, style télégraphique, énumérations à la pelle, exergues en bataille, répliques acerbes et portrait féroce des autorités irlandaises...Amis de la bienséance passez votre chemin!
Jack Taylor n'a rien du héros ordinaire. Ancien flic viré pour cause d'alcoolisme il rend service entre deux verres, dans le pub qui lui tient lieu de bureau. Un ersatz de privé aux manières particulières et parfois douteuses, à qui une femme demande d'enquêter sur le suicide de sa fille.
Impossible de ne pas craquer pour ce personnage cynique et bourru, aux prises avec son addiction et le monde en général.
Outre Jack le privé borderline, le roman vaut aussi le détour pour son ambiance : paysages, climat. pubs, état d'esprit, l'irlande comme si vous y étiez!
Un livre qui sent bon le houblon et la pluie, les proverbes ancestraux et la révolte quotidienne.
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Woland
  31 mai 2012
The Guards
Traduction : Jean Esch
Il m'a fallu pas mal de temps pour m'habituer aux chapitres très brefs, aux citations en exergue et, plus encore, au style de l'auteur : un style qui semble sautiller à la limite du coq à l'âne et qui privilégie les phrases courtes. Mais la férocité des répliques m'a fascinée dès la première que j'ai lue et m'a, je suppose, maintenue sur le chemin de la lecture.
"Delirium Tremens", premier opus de la série des enquêtes de Jack Taylor, est en effet avant tout ce que je nommerai un polar d'ambiance. L'intrigue policière constitue ici un fil rouge bien ténu dont, parfois, on a l'impression de perdre carrément la trace, ce qui ne peut que frustrer un lecteur déjà rendu perplexe par le style. Néanmoins je ne saurais trop recommander au néophyte de s'accrocher car, au fur et à mesure qu'on avance, non seulement le fil rouge devient plus évident en prenant carrément une direction à laquelle on ne s'attendait pas, mais le caractère du héros se précise à son avantage tandis que ceux qui gravitent autour de lui, eux aussi, prennent corps et relief.
Au départ, une mère dont la fille s'est officiellement suicidée s'en vient demander l'aide de Jack Taylor. Pour elle, la jeune fille a été assassinée. Mais pour rouvrir l'enquête, il faut bien entendu rassembler des preuves suffisantes pour convaincre la police. Entre deux répliques acérées et quatre gorgées de whisky, Taylor accepte la mission, plus par pitié que par réel enthousiasme.
Cette mission va l'entraîner aux quatre coins de Galway - l'action se situe dans la ville natale de l'auteur, pourquoi se compliquer la vie ? - et lui faire croiser toute une foule de gens dont certains n'ont pas vraiment de rapport avec son enquête. du coup, pièce par pièce, voire par fragment de pièce, on commence à en apprendre pas mal sur Taylor lui-même - en particulier sur son amour des livres qui lui vient droit de son père et de son enfance. Comme toile de fond, une République d'Irlande où la frénésie affairiste des années quatre-vingt-dix ne parvient pas à dissimuler les laissés-pour-compte de la société. Toujours là, éternellement là, est-on tenté d'écrire, l'église catholique, idole à la fois adorée et vouée aux gémonies.
Autre constante du roman : l'obstination purement celtique avec laquelle notre privé irlandais essaie de tenir l'alcool à distance.
Au beau milieu de tout ça, mine de rien, Bruen nous assène quelques réflexions pas piquées des hannetons sur le sens de l'existence, une existence qu'il voit résolument vouée à la violence et à l'iniquité. C'est sans doute pour cela qu'il a créé Jack Taylor, pour rétablir un peu, de temps à autre, l'équilibre de la balance. Certains apprécieront, les pros de l'angélisme et de la bien-pensance crieront au scandale - vous verrez qu'un jour, si on les laisse faire, ils essaieront d'interdire le roman noir !
En tous cas, personnellement, j'ai beaucoup aimé. D'autant que Bruen a bien réfléchi à son sujet et qu'il ne fait pas l'impasse sur la possibilité du "justicier" se réduisant en fait à un assassin sadique comme les autres.
Bref, vous l'aurez compris, je lirai d'autres Ken Bruen, c'est certain. Et vous devriez faire comme moi. ;o)
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DawnG
  25 janvier 2013
Un polar coup de coeur !
On peut être désarmé à la lecture de cet ovni. La forme déjà : des chapitres courts, des citations, des énumérations / listes, … le style ensuite, corrosif, percutant, cynique souvent, critique parfois. Et l'histoire, celle de Jack, qui a réussi à se faire virer de la Garda Siochana, ce qui est quasiment impossible. Un Irlandais pur souche, qui picole, qui parle le plus souvent sans y mettre de forme et qui a une drôle de façon d'enquêter, sans intervenir dans les affaires des autres, sans réelle investigation. de ce mélange, il ressort un très bon polar, un portrait de privé, noir jusqu'à la scène finale. Une lecture plus qu'agréable, une excellente découverte, je ne voulais tellement pas quitter cette lecture particulière que j'ai fait durer le plaisir alors que ça se lit vite !
Comme je le dis un peu plus haut, on a ici un véritable portrait, l'enquête policière n'est qu'un prétexte pour découvrir Jack, sa façon d'être, sa vision du monde, son entourage, ses problèmes, ses petites joies,… Et quel personnage ! J'ai vraiment beaucoup aimé Jack Taylor, il a un véritable problème avec l'alcool certes, mais c'est également un homme de bon sens quand il est à jeun. Il a une capacité d'écoute et un sens du tact assez particuliers. Et puis, il a une histoire. On découvre une grosse partie de son enfance, ses parents, puis la raison de son entrée dans la police irlandaise, pourquoi il s'est mis à boire et a continué. On apprend aussi à apprécier ses défauts parce qu'on entre-aperçoit de belles qualités. En plus, il aime lire et à un amour tout particulier pour la lecture et les livres. Mais il peut aussi se voiler la face, se mettre des oeillères et jouer au con. Il est cynique et parfois drôle, il est coriace mais fragile. Vraiment Jack est touchant. C'est un authentique.
Le récit est essentiellement à la première personne, c'est encore une façon de plus de se rapprocher, de s'attacher à Jack. Parfois, il nous perd un peu dans son cerveau embrumé par les vapeurs d'alcool. Et d'autres moments où on aurait bien envie de descendre quelles pintes de Guinness avec lui !
C'est un gros lecteur et il aime le cinéma et la musique. Régulièrement dans le livre, on retrouve des extraits de films, des références livresques et cinématographiques, des extraits, des poèmes, des références musicales aussi. Ces intermèdes rythment le récit et donnent envie de découvrir plein de choses différentes (bon à la fin, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas grand chose…). Encore de bonnes raisons pour s'attacher à lui !
Ce sont les relations entre Jack et les personnages qui font l'histoire, découvrir ses amis et leurs particularités, le livre est rempli de dialogues truculents, bourrés de sarcasmes et d'humour. On oscille sur une palette d'émotions : tendresse, violence, oubli, dégout, rage, … Jack va ouvrir les yeux sur certains éléments de sa vie et ça va faire mal.
L'action se déroule à Galway, on en apprend beaucoup sur la ville, sur la manière de vivre d'une partie des Irlandais, l'opposition avec les anglais, les traditions, et surtout sur la façon d'être, de penser, de réagir d'un peuple à la fois fier et réservé. La société, les personnages, oscille entre optimisme et pessimisme. Ken Bruen nous jette à la figure une Irlande sombre et quelque peu corrompue, où la police ne fait pas vraiment bien son travail. Un point de vue différent de ce que j'ai pu déjà lire sur ce pays. Tout n'est pas tout rose… ou tout vert, comme partout il y a des zones d'ombres.
J'en profite pour vous conseiller un excellent film avec un policier irlandais : L'irlandais de John Michael McDonagh, avec beaucoup d'humour noir. ça n'est pas le même personnage, ni la même histoire (ici c'est le choc des cultures Irlande / USA) mais dans le style et le ton, on retrouve de Delirium Tremens, alors si vous avez aimé ce livre, vous aimerez peut-être ce film atypique, que j'ai vu il y a presque un an au cinéma.
Une première aventure de Jack Taylor qui pose d'une façon brillante le personnage, moi je l'ai adoré, peut être que d'autres ne le supporteront pas, mais moi, c'est le genre d'anti héros que j'adore ! Je pense que je craquerais bientôt sur le second Toxic blues. Essentiellement pour replonger dans un humour pinçant et grinçant, un personnage atypique. Pour connaitre l'avenir de Jack, retrouver la verte Erin, ses traditions et ses côtés sombres.
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Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   09 septembre 2019
Ce sont les détails obscènes que je veux effacer avec chaque verre. Mais ils sont gravés sur mon âme, fétides. Impossible de s’en débarrasser en secouant la tête.
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le_Bisonle_Bison   05 décembre 2018
En réalité, le temps ne passe pas. C'est nous qui passons. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que c'est une des choses les plus tristes que j'aie jamais apprises. Tout ce que j'ai appris, ça a toujours été à mes dépens.
Le plus grand défaut d'un alcoolique, c'est son refus absolu de tirer les leçons du passé.
Le mien m'avait appris que si je buvais, le chaos s'installait. Je ne me faisais plus aucune illusion. Pourtant, j'aurais donné n'importe quoi pour dévisser le bouchon d'une bouteille de scotch et me relaxer. Ou même pour une abondance de pintes. Je fermais les yeux et je voyais une table. En bois, évidemment. Et des dizaines de Guinness crémeuses alignées pour me saluer. Ahhh, la perfection.
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le_Bisonle_Bison   25 novembre 2018
Un samedi soir/dimanche matin mémorable, on avait picolé longuement et sérieusement dans une bar clandestin des Lower Falls. Le parfum palpable de danger et de poudre à fusil ne faisait qu'accentuer l'effet de l'alcool. Je vous jure qu'on sentait le goût de la cordite dans les pintes. Le visage de Sutton rayonnait ; il dit :
- C'est ça, le truc, mon gars. On peut pas faire mieux.
[...] Éclusant des pintes crémeuses accompagnées de petits verres dorés de Bushmill, Sutton se pencha vers moi, la sueur coulait sur son visage, et il dit :
- C'est pas ça, le vrai truc, Jack ?
- C'est super chouette.
- Tu sais ce qui serait le pied ?
- Je t'écoute.
- Tuer un salopard.
- Hein ?
- Ouais... juste pour liquider un connard.
- Hein ?
Il se recula, me pinça l'épaule et dit :
- Je déconne... Faut que tu te détentes, Jack.
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le_Bisonle_Bison   09 décembre 2018
Durant mon séjour à Ballinasloe, je pensai à un millier de choses. Déprimantes pour la plupart. Les routes parcourues à l'aveuglette en titubant. Les gens qui avaient été bons avec moi et que j'avais gravement trompés.
Un mépris désinvolte vis-à-vis des sentiments des autres. Oh oui ! J'avais une sacrée dose de culpabilité. Ajoutez-y une pincées de remords et des litres d'apitoiement sur soi, et vous aviez le parfait alcoolique dans toute sa gloire.
Dehors, j'arrivais à supporter ce fardeau en buvant. Je faisais disparaître tous ces problèmes. J'anesthésiais la douleur. Le paradoxe étant que chaque nouvelle anesthésie entraînait de nouveaux dégâts dans son sillage.
Voici venir un zombie, bourré à mort.
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le_Bisonle_Bison   15 juillet 2019
Je lis. Je lis beaucoup. Entre deux soûleries, je bouquine. Des polars principalement. Récemment, j’avais terminé l’autobiographie de Robin Cook, Mémoire vive.
La classe.
Un grand bonhomme.
Que l’alcool ait fini par le liquider constituait un lien supplémentaire. Au-dessus du miroir de ma salle de bains, j’avais placé son :
L’existence c’est parfois
Ce qu’un artilleur avancé voit
Des lignes ennemies à travers ses jumelles.
Un spectacle lointain et troublant
Qui apparaît soudain de manière nette
Avec une abondance de détails obscènes.
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Videos de Ken Bruen (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Bruen
Bande-annonce en VF de Blitz (2011), réalisé par Elliott Lester, d'après le roman R&B Blitz de Ken Bruen.
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