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ISBN : 2505070997
Éditeur : Dargaud (05/10/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Plusieurs mois se sont écoulés depuis la prise glorieuse de la ville de Taormine. Maniakès a donné l'ordre aux troupes d'Harald d'attendre son armée à Catane. Mais l'inaction rend les soldats nerveux et la confiance qu'ils avaient placée en Tancrède s'effrite doucement. À présent, ce n'est plus un homme rusé et belliqueux qu'ils ont en face d'eux mais un homme mélancolique et docile qui s'en tient aux ordres. Pourtant, Maniakès voit en lui un adversaire de taille et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bibiouest
  09 février 2019
Un second tome à la hauteur du premier, cela confirme les promesses du premier tome.
Trahisons, vengeances, batailles sanglantes, complots, amour tout cela s'entrecroisent avec harmonie. Un très bon scénario et un parti prix pour le dessin (celui du mouvement), la chaleur de la Sicile, les batailles ultras violentes dessinées sous plusieurs angles en même temps donnent une formidable impression.
Ce premier cycle s'achève donc mais cette série ne fait que commencer...et c'est tant mieux!!!
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Alfaric
  12 octobre 2018
Automne 1040, Bataille de Troina : les pions sont en place et la partie peut s'engager entre le Strategos Maniakes et l'Émir de Syracuse !
Les auteurs nous livrent la guerre en noir et sang, avec un chouette détournement du légendaire Deathdealer de Frank Frazetta, mais dans une structure en analepse qui l'entrecoupe très largement avec des passages consacrés aux préparatifs de la bataille faisant la part belle à un relationship drama assez pour ne pas dire très compliqué. L'idée, dans la lignée de R.E. Howard puis de G.R.R. Martin, c'est que tout le monde complote et intrigue contre tout le monde et que tout le monde trahit tout le monde dans le but d'établir sa dominance donc sa domination... Nous sommes dans le monde tout pourri des games of thrones à la con, mais les auteurs montrent au lieu d'expliquer en suivant la règle d'or « show, don't tell » sauf qu'en multipliant les non-dits il finit par manquer un truc pour comprendre le pourquoi du comment ! Alors on a Tancrède alias Robert qui a capturé le diacre Étienne et qui ne sait pas s'il doit s'en servir comme défouloir, comme réponses à ses questions ou comme exutoire à sa soif de vengeance envers le légat Eloi. Ce tome 2 est plus ou moins centré sur Etienne qui en est peu ou prou le narrateur, et qui de sa cage agit en trickster en susurrant tous les mensonges et toutes les vérités du monde pour en sortir : les raisons pour lesquelles Guillaume de Hauteville s'éloigne de Tancrède / Robert m'ont paru tout aussi légères que les raisons pour lesquelles Harald l'Impitoyable se rapproche de Tancrède / Robert (tout en lui faisant des cachotteries dans don dos ^^). La vamp Eudoxie travaille-t-elle pour son frère ou pour son amant ? Marie est-elle le pion d'Étienne ou le pion d'Eudoxie ? Otli, Bjnak et Ashkan gravitent autour de Tancrède / Robert, s'en rapprochant ou s'en éloignant tout en gardant tous leurs mystères. Quant au Strategos Maniakes, ce n'est qu'un putain de pervers narcissique cruel et violent et maniaque du contrôle persuadé que le monde lui appartient que tout le monde doit lui obéir... Ils sont tous au sommet mais sont tous prêts à tout et au reste pour gravir un échelon de plus et toiser de haut qui sont restés à l'échelon du dessous !
On retrouve bien les auteurs du "Roy des Ribauds", et encore une fois je vais regretter les faiblesses du charadesign pour souligner que le découpage possède un véritable souffle ! Donc j'ai donc hâte de lire la suite la série avec Tancrède / Robert et Harald l'Impitoyable unis à la vie à la mort contre un Maniakes horrifié par la révolte de ses pions, et le diacre Etienne emporté malgré lui en Italie par Guillaume de Hauteville dans une chasse au trésor qui non seulement n'existe pas mais qu'en plus il a lui même initiée ^^
PS: présenter le dramatis personae sous forme de vitrail médiéval c'était génial
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Commenter  J’apprécie          380
Fandol
  11 janvier 2019
Nous revoici enfin en Sicile, toujours en 1040… Enfin, je n'aurais guère aimé vivre cette époque-là où Byzantins, Normands, Varègues (guerriers danois et norvégiens) ne cessent de s'étriper pour s'attribuer un territoire administré comme un émirat par les Arabes dont les forces s'amenuisent.
Pour IRA DEI, c'est le tome 2 (La part du diable) qui clôture le premier cycle et que j'ai pu lire grâce à Vincent. Au fil des pages, c'est la terrible bataille de Troina qui sert de fil rouge, couleur bien choisie car les pages qui y sont consacrées sont pourpres comme le sang qui coule et la violence qui déferle.
En alternance avec les scènes de guerre, Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat reviennent quatre mois en arrière et cela reconnecte avec la fin du premier tome (L'or des caïds) où Robert, dit Tancrède, avait enfermé le diacre Étienne, envoyé par le pape, dans une cage pour l'empêcher de nuire. Robert et ses hommes se sont installés dans une ferme fortifiée, sur les pentes de l'Etna, après en avoir chassé les pauvres habitants.
Ce tome 2 nous en apprend un peu plus sur Robert, duc déchu, grâce à Étienne qui rumine sa vengeance. Ce ne sont que jalousies, coups bas par appât du gain, ce qui n'a guère changé au fil des siècles dans notre espèce dite humaine…
Je note avec plaisir un peu de douceur dans des ruines romaines mais ça se gâte très vite lorsque des mines patibulaires arrivent, avec une mise en page réussie…
Enfin, on revient toujours à Troina où le sang coule. Les hommes sont épuisés, blessés, tués au cours de ce terrible affrontement dont Robert sort considérablement affaibli.
Un deuxième cycle permettra sûrement de savourer encore un très bel album comme celui-ci avec des couleurs attrayantes, bien adaptées et des dessins d'un réalisme impressionnant.
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tchouk-tchouk-nougat
  30 novembre 2018
Avec l'aide retorse de Tancrède, Harald a pris Taormine. Ils retrouve Maniakès pour livrer ensemble la bataille de Troina. Entre ses 3 hommes se nouent des liens d'amitié et de rivalités sur le territoire de la Sicile.
La bataille pour la Sicile semble se terminer avec la fin de ce premier diptyque. Les auteurs nous dressent le portrait de personnalités fortes, pas forcement sympathiques mais qui permettent une vraie présence dans l'histoire. Dans ce tome, Tancrède/Robert est un peu plus en retrait. C'est le diacre Etienne qui est en avant plan. Bien qu'il passe la plupart du récit dans une cage, il reste actif et n'hésite pas à concocter quelques plans machiavéliques. Les deux femmes du récit ont aussi une importance et leur rôle n'est pas oublié.
En plus de personnages forts, nous avons une chouette bataille finale. le découpage est vraiment très bien réalisé. C'est dynamique et fluide.
Commenter  J’apprécie          170
Catilina38
  13 novembre 2018
L'illustration de couverture est très réussie, plus pertinente que celle du premier volume), reprenant à la fois le thème et la colorimétrie de la série (j'aime toujours quand il y a une homogénéité dans une série) mais surtout proposant un sujet énigmatique et très révélateur de l'album. Un vitrail dessiné très élégant en début d'album rappelle les protagonistes. Ce tome clôt officiellement un premier cycle d'une série prévue en quatre cycles minimum.
Après avoir conquis Taormine en Sicile, Tancrède est intégré à l'armée du Strategos Maniakès. Poursuivant sa propre vengeance en enfermant le moine dans une cage, il voit les alliances se faire et se défaire, chacun jouant sa propre partition au sein de ce théâtre de reconquête militaire.
Le duo Brugeas/Toulhoat est décidément impressionnant. Non content d'une productivité hors norme (on est à une moyenne de 2 albums par an), ils parviennent à produire des BD grand public sur des sujets et traitement pour le moins risqués... Paradoxalement si leur BD la plus mainstream (Chaos Team: des barbouzes dans un contexte post-apo après l'arrivée des extra-terrestres) est leur seul semi-échec commercial, ils choisissent ensuite un polar médiéval très sombre et une épopée diplomatico-stratégique dans la méditerranée Byzantine de l'an Mille!
Le premier tome d'Ira Dei était une vraie réussite, inattendue pour ma part et qui reprenait pas mal de tics graphiques et scénaristiques du couple d'auteurs. La part du diable parvient à rehausser encore le niveau en complexifiant une intrigue déjà touffue, notamment via le ressort des aller-retour: l'album débute sur la grande bataille de Syracuse et nous montre par morceaux quelles inimitiés, quels retournements d'alliances, quels machiavélismes ont mené à ce morceau de bravoure épique qui renverrait presque le Conan des deux compères sorti au printemps au rang de bleuette Nouvelle vague... La lecture de l'album demande de la concentration même si le dessin, toujours aussi clair et précis facilite le parcours oculaire. La grande force de ce volume et le véritable changement par rapport à leurs productions précédentes est l'absence de héros et une impossibilité pour le lecteur de définir le centre de l'intrigue. La multitude de personnages secondaires, bien plus charismatiques et éclairés que les deux centres antagonistes que sont Tancrède et Etienne, crée une toile renforcée par une chute inattendue qui ressemble plus à un to be continued qu'à une fin de cycle. La série sera en effet construite sur des cycles "géographiques" changeant de théâtre des opérations à chaque diptyques, dans une trame néanmoins suivie.
Le personnage de Tancrède est un peu en retrait dans ce volume, en laissant la part belle (comme souvent chez Brugeas&Toulhoat) aux femmes, manipulatrices, belles, intelligentes, face à une brochette de mâles violents et tous plus retors les uns que les autres qui font chercher en vain quelque chose qui se rapprocherait le plus d'un héros. Dans cet univers machiavélique où chaque acteur semble être le précepteur de Sun Tzu, très peu de manichéisme, ce qui est rare dans ce genre de BD et très agréable.
Graphiquement Ronan Toulhoat n'en finit plus à chaque album de nous régaler. Si vous lisez régulièrement ce blog vous savez que je suis adepte des encrages forts et ce que j'aime chez ce dessinateur c'est son trait très instinctif allié à une utilisation discrète du numérique, dans la colorisation notamment et dans la réalisation d'arrière-plans jamais délaissés: il y a une telle vie dans chacune des cases que l'on prolonge la lecture pour scruter chaque détail. L'autre grande force du dessinateur est son sens du mouvement, à la fois par des effets graphiques très maîtrisés (eyfish, lignes de vitesse) et par un découpage en travelings qui crée une vraie immersion.
La part du diable est peut-être l'album le plus abouti du duo (je sais, je dis ça à chacun de leurs albums...), à la fois exigeant, complexe, visuellement renversant de détails et de précision, proposant à la fois de sombres débats stratégico-conspirationistes et des scènes de bataille grandioses... On ne sais plus s'il faut souhaiter des changements d'horizons pour ces auteurs tant ils nous régalent en proposant à chaque album des créations qui respirent la passion. Personnellement je suis leurs aventures les yeux fermés et pour l'instant je n'ai jamais été déçu.
Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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critiques presse (3)
Sceneario   23 novembre 2018
Ce second tome clôt en beauté ce premier cycle. Brugeas et Toulhoat nous offrent une nouvelle saga historique qui restera dans les annales de la bande dessinée !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan   30 octobre 2018
Suite grandiose de L'or des Caïds, La part du diable vient déjà clôturer un premier cycle d'Ira Dei. Mais les auteurs évoquaient cinq autre cycles lors de notre interview... Les amateurs d'aventure médiévale boostée à la testostérone ont donc de quoi se réjouir !
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   23 octobre 2018
Féroce et effréné, La part du diable entraîne au travers d’une époque où le fil de l’épée servait à tromper l’ennui et sait, grâce au recours astucieux d’une voix off, apporter la distanciation nécessaire à la compréhension générale de l’intrigue qui se noue au pied de l’Etna.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   07 octobre 2018
Ne regarde pas vers le passé quand l'avenir te tend les bras !
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ArthasArthas   08 octobre 2018
La victoire n'aime pas attendre !
Commenter  J’apprécie          80
mikaelunvoasmikaelunvoas   16 janvier 2019
Je connais l'émir de Syrracuse, j'ai assiégé sa ville durant près de quatre mois, j'ai toujours déjoué ses manoeuvres à défaut d'empêcher sa fuite.
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Videos de Vincent Brugeas (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vincent Brugeas
Nous avons rencontré Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat au festival de la bande dessinée de Saint Malo. Les duettistes ou Tic et Tac nous ont fait découvrir leur univers et leurs complicité au travail. Ces deux passionnés du 9éme art ont des milliers d'idées d'albums en tête... et c'est tant mieux pour nous, car après le succès de leurs premières séries en commun, "Block 109" et "Le roy des Ribauds", la nouvelle série "Ira Dei" fait un carton. Découvrez en quelques minutes, dans une belle ambiance, l'univers de ces deux auteurs bourrés de talent.
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