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ISBN : 2355743169
Éditeur : Akileos (14/09/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Réfugié dans son bordel, le Triste Sire est acculé par ses ennemis dirigés par le Rouennais. Parallèlement, dans les bas-fonds, un complot se met en place pour détrôner le Grand Coësre et installer Saïf à sa place. En surface comme sous-terre, la tension est à son paroxisme, les armes ont été sorties de leurs fourreaux, et c'est tout Paris qui tremble sur ses bases...
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bibiouest
  10 juillet 2019
Fin de cycle avec ce tome 3, ça saigne on s'éloigne de l'histoire avec un grand H, et l'on entre par l'intermédiaire de personnages haut en couleur dans «l'héroic fantasy». Même si ce n'est pas ma tasse de thé, je dois reconnaître que ce tome trois clot ce premier cycle magistralement.

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Erik35
  25 septembre 2017
GAGNER LES GUERRES
Il est certains secrets qu'on aimerait ne jamais connaître... Il est certaines promesses qu'on aurait préféré ne jamais avoir prononcé... C'est ce que Saïf, l'ami maure du Triste Sire va apprendre à ses dépends dès l'entame de troisième et dernier volet de ce cycle (un autocollant posé sur la couverture de ce livre III laisse supposer qu'on n'en a malgré tout pas terminé avec cet imaginaire aussi luxuriant que méphistophélique). Mais, pour l'heure, on est introduit en pleine conjuration, celle-ci regroupant les plus proches du Grand Coëste, un tyran dont le pouvoir semble vaciller même si rien ne le laisse pour le moment présager.
Au même moment, ce sont tous les anciens alliés du Roy des Ribauds qui se sont ligués contre lui - à l'exception notable de celui qui se fait appeler le Hibou, l'un des personnages secondaires parmi les plus attachant - et qui partent mener leur propre croisade contre ce pouvoir bien mal en point d'un seul. Mais le Triste Sire n'a pas dit son dernier mot et c'est de son ancien bordel transformé en véritable forteresse qu'il tient tête, avec ses derniers fidèles, à toute une armée de pendards, de coquards et autres gibiers de potence. L'assaut sera sublime d'horreur et de sang et, avec l'aide imprévue mais plus que bienvenue d'une poignée de proches de Sa Majesté le Roi Philippe II dit Auguste, le Triste Sire remporte cette première bataille.
Mais le Rouennais, l'âme damnée de Richard Coeur de Lion auquel il a demandé de s'emparer des rues de Paris - et ainsi, rien moins que la sécurité directe du Roi de France dans sa capitale - veille. Et de l'observation attentive cette défaite, il veut en tirer toute les leçons pour la victoire finale et l'anéantissement des dernières résistances d'un Roy des Ribauds en très fâcheuse posture - et qui le sait.
Tout se joue donc à la cour des miracles, cet abysse au cœur des bas-fond, ce "monde d'en dessous" où les règles sont toutes autres, où l'on se réfère encore à l'empire romain plutôt qu'au fonctionnement de la royauté des capétiens. Un monde subjuguant où les femmes ont autant de droit que les hommes, à la notable exception que seul un homme peut en être le Roi. Un univers fait de débauches et de vices, mais aussi de couleurs et de fêtes, un lieu où l'on cherche à s'amuser pour oublier toute la laideur du monde du dessus. Un endroit aussi dangereux que fascinant, dominé, dirigé par un vieux fou paranoïaque et sanguinaire, incontrôlable et indomptable.
Mais il faudra aussi compter sur le Roi de France - qui est un maître d'une exigence redoutable - ainsi que sur certains de ses plus fidèles - et retors - sujets : car l'attrait du mal ne fascine pas que les petits, les gens de basse extraction, les paumés, les déclassés. Peut-être même est-il d'un pouvoir encore plus terrifiant sur ceux qui ont déjà presque tout mais cherche sans cesse des plaisirs plus sadiques, plus impérieusement monstrueux... Quand un des ces représentants corrompu de la haute chevalerie française se prend de sympathie pour un boucher psychopathe - le fameux Gaber des débuts - on peut s'attendre à des répercussions impressionnantes, mais ceci est encore une autre histoire.
Une fois encore, et pour la dernière de ce cycle, les deux auteurs plein de ressource et d'imagination de ce Roy des Ribauds nous embarquent sans laisser au lecteur le temps de récupérer son souffle à travers la fin de ce XIIème siècle fait du fracas des armes, de la profondeur du malheur et de ses fruits mauvais, du goût sans limite que le pouvoir - tous les pouvoirs, mêmes minuscules - peuvent encourager à produire. Servis par une langue rapide, directe, précise cette bande-dessinée est digne des plus grands romans populaires - sombres et gothiques - de la tradition. Mais ce sont les dessins, et le travail de coloriste méticuleux de Ronan Toulhoat qui emporte l'ensemble. C'est diaboliquement beau, efficace, horrifique ! Et même lorsque l'on sort de ces atmosphères rougeâtres pesantes, empestant le sang et la haine, c'est pour mieux tomber dans des bleus certes royaux mais sentant à plein le cynisme, les règlements de compte machiavéliques, et, pour tout dire, une quasi absence d'humanité vraie. D'ailleurs, les dernières pages s'achèvent avec un bien macabre cadeau accompagné d'un mot de la main même du Roi «Ne me sous-estime jamais. Paris est mienne. P» adressé à son ancien compagnon de croisade et néanmoins ennemi irréconciliable, Richard. Ces dernières pages font d'ailleurs la part belle aux "royautés" par des raccourcis saisissant et d'une impressionnante puissance d'évocation avec, d'un côté, le Roi des livres d'histoire et de l'autre, un nouveau régent de la cour des miracles, l'ami Saïf, dont on pressent déjà qu'il n'est pas à sa vraie place...
Les auteurs du très remarqué Bloc 109 ont un très bel avenir devant eux... Qu'on leur souhaite aussi long que possible, pour notre bon plaisir !
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Arthas
  09 janvier 2018
Le temps est venu d'en finir. Ce troisième tome du Roy des Ribauds et dernier du premier cycle sera sanglant.
Désormais le Triste Sire n'a plus d'alternative, il doit se battre. Pourtant sa situation n'a jamais été aussi précaire: Saif tarde a convaincre le Grand Coesre de lui apporter son aide alors que ses ennemis reçoivent des renforts. Meme le secours presque providentiel de Barthélémy de Roye, n'a fait que différer l'affrontement entre Le Roy des Ribauds et le Rouennais.
Pendant ce temps Renaud de Damartin continue d'intriguer et prends à ses cotés un ancien ennemi du Triste Sire.
Sept chapitres durant affrontements et coups d'éclats surviennent sans répit, le tout pour préparer le terrain vers l'inévitable confrontation finale. Puis vient le chapitre VIII. Les pions sont en place. L'acte final peut se dérouler. Cet album est un déchainement de fureur, un tourbillon d'acier et de fer, du sang, des larmes, des morts. le tout magnifiquement servis par les sublimes dessins de Toulhoat.
Suberbe.
On referme l'album avec un pincement au coeur et la volonté d'en vouloir plus. On voudrait voir ce duo a l'oeuvre plus souvent (vivement Ira Dei !).
Et vivement le second cycle !
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fannyvincent
  14 août 2018
Troisième tome du Roy des ribauds, qui vient clore le premier cycle. Les deux volets précédents avaient déjà eu leur quota de morts particulièrement violentes, mais on passe encore un cap dans ce nouvel opus. Cela trucide, découpe, hache, égorge, décapite, avec application et acharnement, attestant des luttes impitoyables que les différents camps se livrent. Pas de quartier ! Ceci au détriment peut-être de l'intrigue, qui en vient, à mon sens, à passer au second plan dans cette véritable boucherie...
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Catilina38
  17 octobre 2017
Les plus grands sportifs sont réputés pour passer leur temps à s'entraîner. Il semble qu'il en soit de même avec certains illustrateurs. Ronan Toulhoat est de cette trempe, ne lâchant jamais son dessin et progressant visuellement à chacune de ses publications. Nombre de grands maîtres (Hermann pour ne pas le citer) ne bougent pas d'un pouce entre leurs débuts et leur crépuscule. D'autres évoluent, pas toujours dans le bon sens. Je ne me hasarderais pas à parler de facilités, mais plutôt de conception de l'art, qui est pour certains une prise de risques, une mise en difficulté. Ronan Toulhoat ne se mets pas a proprement parler dans cette situation, oeuvrant depuis des années maintenant avec son compère Vincent Brugeas, fameux couple artistique qui se connaît par coeur. Ils se font plaisir en allant dans ce qu'ils aiment. Cela signifie pourtant des changements de registre (SF, médiéval, militaire,…) et il suffit de constater l'acquisition technique qu'a prise Ronan Toulhoat (qui est devenu pour moi l'un des plus impressionnant illustrateurs BD du circuit, ne serait-ce que par son côté prolifique) depuis Block 109. Il travaille sans arrêt, comme en témoigne sa page Facebook où il publie quotidiennement ses échauffements et expérimentations.
A ce titre, Le Roy des Ribauds volume II paru l'an dernier est sans doute ce qu'il a fait de mieux jusqu'ici. Non que le volume III tout juste sorti soit mauvais, très loin de là, mais on ne constate pas d'amélioration, ce qui est la première fois (qui aime bien châtie bien). le jeu des couleurs (plus discutables que sur les deux premiers volumes) est sans doute en cause. le parti pris de couleurs quasi-monochromes (quand les cases chatoyaient sur Chaos Team ou Les Divisions de fer) m'a surpris, tout comme le focus visuel sur le manteau bleu que l'on retrouve dans beaucoup de scènes et qui dilue a mon sens la très grande force de Toulhoat que sont les encrages. Depuis le premier tome je pense que cette série devrait connaître une édition NB et cette clôture de cycle confirme mon ressenti.
Le volume III est une résolution des intrigues ouvertes dans les deux premiers et peut paraître moins flamboyant à ce titre par une certaine linéarité et par le nombre de batailles qui laissent quelque peu de côté les intrigues de couloir qui faisaient la grande force du scénario. Idem pour les personnages charismatiques relativement absents. Enfin, l'ouverture finale préparant un cycle 2 conforte cette impression mitigée. Il est toujours plus difficile de terminer une histoire que de la commencer et le quasi sans faute des deux premiers volumes ne laissait pas droit à l'erreur. On était pas loin des 5 « Calvin »!
Ce volume III reste néanmoins d'un très bon niveau graphique, d'un dynamisme toujours aussi impressionnant et de séquences d'action aux plans uniques et d'un grand plaisir. Et le cycle dans son ensemble a apporté un grand renouvellement dans le monde de la BD en proposant un polar mafieux médiéval aux allures de blockbuster intelligent.
Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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critiques presse (3)
Sceneario   22 mai 2018
Les pages sont superbes. Il donne de la réalité à ces planches, il fait sortir la crasse des rues, des bas fonds de Paris. Et côté action, on n'est pas déçu au vu des scènes de batailles assez époustouflantes et impressionnantes.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   02 février 2018
Pas de grandes surprises côté scénario mais une grande maîtrise narrative qui fait penser aux très bonnes séries TV grand public, Game of Thrones au premier chef.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   06 octobre 2017
Découpé en neufs chapitres, ce troisième volet prend soin d’occire avec une efficacité redoutable tous ceux qui ne seraient d’aucune utilité ultérieurement et, parallèlement, de faire monter en puissance un duo à la force et au machiavélisme riches de promesses.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Erik35Erik35   25 septembre 2017
- Et puis Paris n'est pas tout...
Le Royaume de France offre bien des plaisirs à qui sait les prendre.
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Vidéo de Vincent Brugeas
Nous avons rencontré Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat au festival de la bande dessinée de Saint Malo. Les duettistes ou Tic et Tac nous ont fait découvrir leur univers et leurs complicité au travail. Ces deux passionnés du 9éme art ont des milliers d'idées d'albums en tête... et c'est tant mieux pour nous, car après le succès de leurs premières séries en commun, "Block 109" et "Le roy des Ribauds", la nouvelle série "Ira Dei" fait un carton. Découvrez en quelques minutes, dans une belle ambiance, l'univers de ces deux auteurs bourrés de talent.
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