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ISBN : 2743638613
Éditeur : Payot et Rivages (04/01/2017)

Note moyenne : 2.77/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Premier volume de la série de pastiches «Les Avatars de Sherlock Holmes», placé sous le signe de la parodie humoristique. Avec des contributions d'humoristes patentés tels que P.G. Wodehouse, Stephen Leacock, mais aussi d'auteurs ayant acquis une célébrité dans d'autres domaines, comme J.M. Barrie («Peter Pan»), A.A. Milne («Winnie l'Ourson»).
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
deuxquatredeux
  07 janvier 2017
À part le Moriarty: Le chien des d'Uberville de Kim Newman, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu des aventures autour de Sherlock Holmes.
Les avatars de Sherlock Holmes : Tome 1 proposent 8 pastiches des aventures de Holmes par des écrivains plus ou moins connus par ici ou alors connus pour autres choses que des romans ou nouvelles policiers. Au programme, James M. Barrie, auteur de Peter Pan, ami de Conan Doyle et auteur de la première parodie des aventures de Sherlock Holmes, P. G. Wodehouse, le créateur de Jeeves, E.F. Benson et Eustace H. Mills, A. A. Milne, le créateur de Winnie l'Ourson, John Kendrick Bangs, Sephen Leacok, auteur notamment de Bienvenue à Mariposa, et Robert Barr (pour 2 nouvelles). En plus d'une préface de l'éditeur français sur laquelle je reviendrais plus tard, chaque auteur est introduit par une courte notice bibliographique, ce qui permet selon de se souvenir de certains auteurs, d'en apprendre davantage sur leurs oeuvres ou carrément de les découvrir.
Les différents pastiches proposés respectent globalement le canon holmesien - en plus de Sherlock Holmes - à l'exception d'une nouvelle qui met en scène le détective Charlot Keumz - et de son violon - je n'ai pas trouvé de traces évidentes d'une quelconque solution à 7%*- , le Dr Watson, Moriarty et Conan Doyle sont présents. Comme indiqué en quatrième de couverture, les nouvelles, plus ou moins longues, se caractérise toutes par un « seul mot d'ordre : humour, délire et fantaisiste ». Les capacités de déduction de Holmes, lorsqu'il ne sera pas enfin tué par Conan Doyle - « un homme peut tomber dans l'abîme du haut des chutes du Reichenbach et en sortir indemne pour narrer plus tard son aventure, amis quand un courant de deux mille volts traverse un corps humain, le propriétaire dudit corps n'y survit pas » (Robert Barr) ; ce qu'un courant n'avait pas réussi à faire, un autre le fera au final - , seront tour à tour minimisées, mises en défaut, voire ridiculisées.
Autant j'aime bien la collection Rivages/Noir, autant avec Les avatars de Sherlock Holmes : Tome 1, il y a une certaine forme d'escroquerie qu'un Napoléon du crime comme Moriarty (dont on apprend encore qu'il n'existe pas en fait) n'aura probablement pas eu la bassesse de commettre. Et là j'en reviens à la préface dans laquelle on apprend que ces nouvelles sont issues de The Big Book of Sherlock Holmes Stories édité par Otto Penser, libraire - il est le propriétaire d'une libraire à New York consacrée exclusivement au roman policier - et éditeur (d'anthologies de nouvelles). Sauf que The Big Book Of Sherlock Holmes, c'est près de 83 nouvelles alors que Les avatars de Sherlock Holmes n'en compte que 9 ! Et oui Rivages avec un profond mépris pour les lecteurs va saucissonner The Big Book Of Sherlock Holmes en plusieurs tomes au bénéfice de son compte de résultat.
Mis à part ce procédé mesquin du monde de l'édition, ce premier tome des avatars de Sherlock Holmes reste d'une lecture plus que plaisante - et je n'ai pas boudé mon plaisir, même si je vais me rabattre sur la version d'origine pour la suite.
À Malraux, De Gaulle avait répondu « Tintin ? Mon unique rival ». S'il avait été anglais, il aurait certainement répondu « Sherlock Holmes ? Mon unique rival ».
* Voir La solution à 7% de Nicholas Meyer.
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Davalian
  30 juillet 2017
Les avatars de Sherlock Holmes est un court recueil (moins de 140 pages) regroupant huit nouvelles se voulant autant de pastiches.

Les choses vont plus loin, le ton est ici délibérément satyrique. La volonté de faire rire, de ridiculiser, de tordre le coup au célèbre détective est évidente. Cela pourra faire grincer quelques dents. Il s'agit ici d'écrits anciens, dont la plupart sont composés par des proches d'Arthur Conan Doyle ou de grands noms de l'époque.

Les nouvelles sont généralement courtes. Si certaines comptent plusieurs dizaines des pages d'autres tiennent en quelques pages, quitte à être de taille comparable à la présentation faite de l'auteur. Car oui, chaque auteur a droit à quelques mots de présentation ce qui est bien vu. le ton sera ici toujours acide. Touts les écrits réunis ne sont pas forcément des inédits et auront pu être découverts dans d'autres compilations.

Une soirée avec Sherlock Holmes permet à James Barrie de composer le premier pastiche recensé. En l'occurrence, le protagoniste est ridiculisé lors d'un dîner… Extraits du carnet d'un détective pose les jalons pour une relecture burlesque du Canon, la démarche est bien tentée (qui aime bien châtie bien, n'est ce pas ?) mais peu convaincante.

Le retour de Sherlock Holmes offre une relecture du Problème final, dont Watson fait les frais. le pauvre ! L'enlèvement de Sherlock Holmes est un écrit de jeunesse du créateur de Winnie l'Ourson, également auteur d'un polar considéré comme un classique du genre. Une énigme pragmatique est une sorte de blague… peu vraisemblable, au développement un peu long, mais la chute reste amusante malgré tout. Tiré par les cheveux ne retient guère l'attention.

Deux récits de Robert Barr sont ici retenus. Ceux-ci sauvent l'ouvrage du naufrage. le mystère de Pegram est sans doute le meilleur récit des deux. Charlot Keumz est une version raté de Sherlock plutôt inspirée. L'affaire du second butin offre également une fin originale et met en scène Arthur Conan Doyle dans un rôle… inédit.

Il faudra donc avoir l'esprit particulièrement réceptif pour apprécier ces nouvelles. D'autant qu'il n'est pas impossible qu'une nouvelle compilation voit le jour…
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belette2911
  24 janvier 2017
Vous connaissez mon addiction à Sherlock Holmes, c'est donc tout naturellement et avec la bave aux lèvres que j'ai sauté sur ce pastiche lorsqu'il a croisé ma route dans une grande librairie.
Maintenant c'est l'heure de l'autopsie ! Que valent ces 8 nouvelles, ces 8 pastiches tirés du recueil "The Big Book of Sherlock Holmes Stories" édité par Otto Penser et qui lui en contient 83.
Si les nouvelles ne casseront pas trois pattes à un canard et se lisent en un peu plus d'une heure (pauses café et pipi comprises), elles restent tout de même plaisantes à lire, amusantes, et voir le Grand Détective malmené par ces auteurs célèbres est assez inhabituel.
Détail qui compte, cet ouvrage contient aussi la patient zéro, le premier pastiche sur Sherlock Holmes écrit à peine 4 mois après la première publication de "Une étude en rouge" par Conan Doyle.
Plus un recueil de nouvelles à conseiller aux holmésiens, pour leur collection (et on risque d'avoir quelques tomes, business oblige) ou à ceux qui voudraient sourire devant quelques nouvelles qui ne mettent pas notre Holmes en valeur, le pauvre !
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Baluzo
  21 mai 2017
vraiment plaisant de voir ces variations autour du theme de Sherlock Holmes!
et on y retrouve tellement bien l'humour anglais typique construit sur l'auto dérision. Cela m'a permis de découvrir de nouveaux auteurs dont 1 m'a tapé dans l'oeil! déjà commandé "le mystere de la chambre rouge " sur Amazon!
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encoredunoir
  23 janvier 2017
Premier volume d'une série de recueils consacrés aux pastiches du plus célèbre des détectives de papier, Les avatars de Sherlock Holmes joue la carte de la parodie. En commençant par la première du genre, celle de James M. Barrie, alors encore futur auteur de Peter Pan, qui, en 1891 décide de faire sortir Holmes de ses gonds.
Car c'est un point commun à la plupart de ces parodies : il s'agit de mettre Holmes à l'épreuve, de se moquer de sa morgue et de sa suffisance, de remettre en question ses méthodes, de le prendre en défaut ou de le caricaturer outrageusement. le Charlot Keumz de Robert Barr dans « le Mystère de Pegram » est à ce titre particulièrement réussi de même que le particulièrement amusant « Une énigme pragmatique », de John Kendrick Bangs qui se plaît à user d'un nonsense total dans la manière dont Holmes présente ses déductions tout comme dans la chute de l'histoire.
Il y a dans ce petit recueil de quoi se divertir intelligemment pendant une heure ou deux. C'est malin, gentiment outrancier, indéniablement agréable.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   24 janvier 2017
– Holmes ! m’exclamai-je avec une totale dévotion, oubliant jusqu’à son égocentrisme, oubliant même le vaste stock d’aventures palpitantes que j’aurais pu tirer de ses carnets. Holmes, bienvenue à la maison !
Je vis à ses yeux mi-clos que mon accueil le comblait d’aise.
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DavalianDavalian   30 juillet 2017
Les éditeurs sont des hommes d'une grande humanité qui commettent rarement des crimes ; les auteurs, cependant, forment une caste d'endurcis qui en général commettent un forfait à chaque fois qu'ils sortent un livre.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   07 janvier 2017
Keumz était étrangement ignorant de certains sujets, et anormalement averti de quelques autres. (Robert Barr)
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belette2911belette2911   24 janvier 2017
Dans l’intervalle, pourtant très bref, il avait réussi à se débarrasser entièrement de son déguisement de vieille fille débraillée, et sur la chaise se trouvait à présent Sherlock Holmes, vêtu de son habituelle robe de chambre, son visage fin et racé aux airs de faucon éclairé d’une sorte de sourire douloureux.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   01 juin 2018
- Mais, et Moriarty alors ?
- Cette personne n’existe pas, dit-il. C’est juste une marque de porridge.
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