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Mémoires de la forêt tome 2 sur 3

Sanoe (Autre)
EAN : 9782211321174
320 pages
L'Ecole des loisirs (15/03/2023)
4.57/5   714 notes
Résumé :
Alors qu'Archibald se prépare aux festivités de l'automne, le maire de Béllecorce lui apprend un matin que sa famille n'est pas la propriétaire légitime de la librairie.
Il procède à son expulsion immédiate au profit d'un nouveau venu en ville, le mystérieux Célestin Loup. À l'aide de son père et de son facétieux petit neveu Bartholomé, Archibald part sur les traces de cinq mystérieux carnets que son grand-père, Cornélius Renard, a dissimulés. Il espère ains... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (223) Voir plus Ajouter une critique
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Profondément bouleversée par le premier tome, j'ai acheté le tome 2 dès sa sortie, enthousiaste à l'idée de me replonger dans la plume si belle de Mickaël Brun-Arnaud et les illustrations magnifiques de Sanoe.

Si ce tome 2 m'a peut-être moins chamboulée que le premier, il n'en reste pas moins qu'il m'a de nouveau profondément émue. J'ai commencé ma journée avec des larmes, touchée par la vie de Cornelius Renard et de ses amis...

Si les maladies mentales sont encore présentes dans ce récit, notamment avec le terrible orage du cerveau ( que mes pauvres connaissances médicales ne me permettent pas d'identifier), on met surtout l'accent sur les secrets de famille, l'amour, l'amitié et avec cela l'acceptation, la tolérance et le deuil. le tout traité avec beaucoup d'humanité comme sait si bien le faire Mickaël Brun-Arnaud à qui j'aimerais dire merci pour toutes ces émotions, tous ces sentiments qu'il arrive à nous faire ressentir. Merci à Sanoe qui, par son travail, donne une vision magnifique de la plume de l'auteur. Je ne me lasse pas de contempler ses illustrations, que ce soit la couverture ( sublime) à celles se trouvant à l'intérieur...

L'humour est là. Il arrive des situations assez cocasses à nos protagonistes, Archibald étant sur la trace des carnets de son grand-père pour résoudre un secret de famille. Comme dans le premier tome, cela l'entraîne dans une sacrée aventure, cette fois-ci accompagné de son neveu, Bartholomé, tout aussi attachant. On retrouve d'anciens amis du tome 1, on en découvre d'autres et notamment on découvre la famille Renard.

Il est aussi important de noter aux gourmands qu'il va vous être difficile de résister à des en-cas tellement ces pages sont saupoudrées de gourmandises en tout genre. On nous gâte même en nous offrant un extrait d'un récit hautement apprécié à Bellécorce, me donnant bien envie de tester la tarte au potiron et aux fruits d'automne. Rien qu'à l'idée, j'en salive d'avance!

Ce récit a des vibes d'automne. A ceux n'ayant pas encore découvert les aventures d'Archibald Renard, je vous recommande de lire le tome 1 cette été afin d'être raccord avec les saisons. Pour ma part, celui sur l'hiver sort fin 2023. J'ai hâte et me réjouit à l'idée de savourer cette lecture au moment de la très attendue fête d'Yule.

En attendant ce troisième opus, je vais poser ce précieux titre dans ma bibliothèque, tout à côté du tome 1, et garder le souvenir des émotions ressenties.
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Un petit coup de coeur pour ce tome 2 que pour ma part, j'ai préféré au tome 1. On retrouve Archibald, qui tout à coup se fait expulser de sa librairie par son propriétaire légitime, Célestin Loup. Archibald part dans une quête des carnets de son grand-père pour connaitre la vérité sur l'histoire de la librairie et de ses fondateurs. Un petit périple au coeur du village, qui lui permettra de rencontrer des personnages haut en couleur et surtout de découvrir la touchante histoire de son grand-père.
J'ai adoré de bout en bout ! Que ce soit la quête d'Archibald ou l'histoire de Cornélius, les deux sont passionnantes. Mais l'histoire de Cornélius est vraiment touchante et dramatique en même temps. C'est encore un merveilleux tome et je m'attache maintenant complétement à cette série. Vivement le prochain tome, avec une aussi belle histoire.
Merci Phoenicia pour le prêt ;)
Challenge Mauvais genres 2023
Challenge roman jeunesse 2023
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Afin de m'accorder une petite pause tendresse au milieu de lectures sombres, j'ai décidé de retourner à Bellécorce, dans la libraire d'Archibald renard.

Qu'est-ce que j'étais bien, au milieu de toutes ces étagères remplies de livres, à déguster un chocolat chaud à la guimauve, quand tout à coup, j'ai vu entrer le loup… Oui, j'ai vu le loup…

Bardaf, le loup nous a foutu dehors, titre de propriété à l'appui, et c'est le coeur lourd, que Archibald est allé chez ses parents afin d'en apprendre un peu plus sur leur librairie qui avait commencée avec son grand-père Cornélius…

C'est presque une petite enquête que notre Archibald va mener, avec son neveu Bartholomé, afin de retrouver les carnets que Cornélius a semé, avant qu'un orage de la tête ne lui chamboule tout. La solution de l'énigme se trouverait-elle dans ces mystérieux carnets ? Allez hop, on est reparti sur les chemins de l'aventure.

La série « Mémoires de la forêt » a beau être classée en jeunesse, ce n'est pas une série qui prend ses lecteurs pour des demeurés et qui va cacher, à ses jeunes lecteurs, des problèmes bien de notre époque, comme la maladie de l'oublie-tout (Alzheimer, chez nous) ou d'autres sujets de société.

Alors oui, c'est amené de manière plus douce, pas trop brutale, mais malgré tout, l'auteur sait jouer avec nos émotions et j'en avais déjà ressenti assez bien dans le tome précédent, avec notre Ferdinand Taupe et son oublie-tout.

Non, je ne dévoilerai pas les sujets traités dans celui-ci, mais j'avoue que j'ai été surprise et que je ne m'attendais pas du tout à cela. L'auteur arrive à traiter ses sujets avec humanité, sans en faire trop, sans sombrer dans le pathos inutile.

Les énigmes que devront résoudre Archibald et son neveu, sont assez simples, on ne dira pas que leur quête a été semée de dangers ou d'embûches, mais ils ont fait un sacré voyage pour retrouver les carnets de Cornélius, tout en nous apprenant les récits qu'ils contenaient (les émotions sont présentes, là aussi).

Heureusement que pout nous remettre de nos émotions, nous avons des douceurs à dévorer au fil de l'histoire, même si, cela nous fera prendre du poids, à force de manger des biscuits, des tartes, des tourtes, de boire des chocolats chauds…

Mémoires de la forêt, c'est une fable animalière, qui n'est pas qu'une gentille fable pour les enfants. Non, elle va un peu plus loin que ça, cette fable, même si le fait avec douceur. On pourrait penser que c'est léger, mais en fait, non, le récit n'est jamais dénué de profondeur.

Une lecture pas si enfantine que l'on pourrait le croire et qui touchera autant les enfants que les adultes… Un vrai plaisir de lecture.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Je continue ma découverte de ces mystères de la forêt. Après un gros coup de coeur pour le premier volet où j'ai fait la connaissance des personnages, j'avais très hâte de retrouver Archibald Renard, sa librairie et la forêt de Bellécorce. Dans le premier, Archibald aidait Mr Taupe à retrouver une partie de ses souvenirs car, malheureusement, il souffre de la maladie de l'Oublie-tout. J'avais été très émue par ce personnage, me faisant beaucoup penser à ma maman.

J'étais donc très contente de retrouver Archibald Renard dans ce second livre, où le sous-titre présage que l'on va parler de sa famille. Nous sommes en automne, les habitants de Bellécorce se prépare à le fêter. Notre sympathique libraire Archibald se remet de ses précédentes aventures avec Ferdinand Taupe. Il pensait être enfin tranquille, jusqu'au jour où il voit entrer dans sa librairie Célestin Loup. Celui-ci affirme à Archibald que la librairie lui appartient à lui et à sa famille bien longtemps avant les Renard. Archibald n'en croit pas ses oreilles. le pauvre se fait expulser par le maire, et voit s'installer le loup dans sa librairie. Archibald ne se voue pas vaincu, et veut en avoir le coeur net en demandant à celui qui était le premier libraire, son grand-père Cornélius Renard. Malheureusement, celui-ci n'a plus toute sa tête depuis qu'il a eu un Orage du cerveau. Mais il a été prévoyant et a couché sa vie dans des carnets, qu'il ne possède d'ailleurs pas. Ils ont été disséminés chez différents personnages, tous membres d'une confrérie. Voilà donc notre Archibald parti à la recherche de ces carnets. Il sera accompagné de son neveu, le jeune Bartholomé, qui lui, est malade des poumons. 

J'ai suivi à nouveau avec grand intérêt les aventures d'Archibald. Il part à la rencontre de personnages nouveaux, j'ai retrouvé avec plaisir certains, notamment Ferdinand Taupe. J'ai aussi retrouvé la forêt de Bellécorce avec tous ces lieux enchanteurs. Tout comme pour le premier, j'ai été touchée par chacun d'eux. J'ai beaucoup aimé les jeux de mots que fait l'auteur avec les noms de ces animaux qui ont souvent un rapport avec ce qu'ils sont dans la réalité. La quête d'Archibald n'est pas simple et je me suis souvent demandé si tout allait bien se passer pour lui et comment il allait récupérer sa librairie sans causer trop de peine à Célestin Loup. Car j'ai senti de la bienveillance chez ce personnage et je n'avais pas envie qu'il soit blessé.

Les pertes de mémoire et les maladies du cerveau sont à nouveau un des sujets importants pour les personnages. La maladie de l'Oublie-tout faisait référence à la maladie d'Alzheimer, et ici, l'Orage du cerveau m'a fait penser à un AVC. Deux maladies qui me touchent personnellement car chacun de mes deux parents ont été touchés par l'un et l'autre. Ce qui a rendu l'histoire encore plus émouvante pour moi. Tout comme dans le premier, l'auteur fait passer au travers de tous ces animaux de très beaux messages de bienveillance et d'humanité. La famille et les relations avec les autres sont très importants ici, l'amitié, l'amour, tout ce qui fait une vie. C'est toujours décrit avec beaucoup de justesse, on ne tombe jamais dans le pathos, tout est très réel, et c'est ce qui provoque les émotions intenses. 

Je me suis encore attachée un peu plus à Archibald, et à Bartholomé aussi. L'auteur rend tout ces petits êtres tellement réels que je les ai considérés comme des amis. le fait que le livre soit illustré renforce ce sentiment, je suis arrivé à me les représenter encore mieux, les rendant plus vrais que nature. Les émotions ont été intenses, la lecture très prenante. Il règne tout de même un certain suspense, à se demander ce que le libraire va trouver dans les carnets, quelles révélations il va y avoir, et donc ce qu'il adviendra de chacun. Ces révélations, justement, arrivent petit à petit. J'ai été surprise par une particulièrement, je ne m'y attendais pas, je ne l'avais pas vue arriver. Elle donne une autre dimension à toute l'histoire. 

Les sujets évoqués dans ce livre sont très modernes, et créent un contraste par rapport au reste. Car je m'imaginais l'histoire se déroulant dans le passé, au vu de la façon de vivre des personnages, mais ce qui leur arrive dans la vie est très actuel. Et j'ai trouvé cela très bien travaillé par l'auteur. Il banalise, dans le bon sens du terme, il rend accessible à de jeunes lecteurs, des faits de société. Cela peut aider justement les enfants et adolescents à comprendre certaines choses et si cela peut les aider à parler avec les adultes ou à mieux accepter ce qui est différent chez les autres, alors ce livre aura rempli son rôle.

Je suis à nouveau sous le charme après avoir refermé le livre, qui est un objet très beau, grâce aux magnifiques illustrations de Sanoe. Elles sont dans des couleurs chaudes, comme celles rencontrées en automne. Les personnages sont dessinés avec détails et justesse, ils ressemblent à ce qu'ils sont dans la nature sauf qu'ils portent des vêtements. À la fin du livre, il y a un carnet de recettes avec les gâteaux ou tartes rencontrés dans l'histoire. Car il y a beaucoup de gourmandises chez les animaux de la forêt, qui donnaient l'eau à la bouche. J'ai très envie de faire la tarte au potiron et fruits d'automne. Et le chocolat chaud aux mini-guimauves est plus que tentant également. 

Ce fut une très belle lecture, dense et très émouvante. Je vais garder de très bons souvenirs de ces livres. Je les ai empruntés à ma bibliothèque, mais je vais me les acheter pour les avoir dans ma bibliothèque. Ils sont tellement beaux visuellement, et j'aurais sûrement l'envie de me replonger dans la magie des pages. J'ai d'ailleurs commencé la lecture du troisième qui se passe en hiver. En fait, l'auteur a prévu 4 livres, un par saison. Donc après l'été et l'automne, le suivant est en hiver. Je suis épatée d'ailleurs par la très grande imagination de l'auteur. Ce sont des livres qui sont destinés "normalement" à un jeune public, mais il peut très bien être lu par des adultes. Il est toujours bon de retrouver la magie de notre âme d'enfant. Je vous le recommande vivement.
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Le premier tome des "Mémoires de la Forêt" fut un tel coup de coeur que je n'ai pas hésité longtemps avant de m'offrir les tomes suivants. Et puis, ces lectures douces et poétiques qui font la part belle à la nature et à l'enfance sont de saison...
C'est ainsi que j'ai dégusté le second opus des aventures d'Archibald Renard: comme une enfant, au pied du sapin rutilant de rouge, de vert et d'or; emmitouflée dans un plaid et une tasse de chocolat bien chaud posé non loin de moi. "Les Carnets de Cornélius Renard" méritaient bien que je sacrifie momentanément mon indispensable théière!

J'ai retrouvé avec ce second opus des aventures de la forêt de Bellécorce tout ce qui avait pour moi fait la magie du premier: un roman doux et poétiques dont les illustrations au charme un peu suranné m'ont données l'impression d'être une de ces lectrices du début du XX°siècle, à l'époque des livres si joliment enluminés et dont les illustrations ne cherchaient rien d'autres qu'à raconter le passage précisément raconté sur la page... Et puis ces animaux anthropomorphes, cette époque de narration où les personnages parlent de daguerréotypes et non pas de photographies... Un petit côté "vent dans les saules" qui me charment infiniment...
Il y a l'objet-livre, il y a aussi le monde inventé par Mickaël Brun-Arnaud, infiniment attachant. Moi qui adore les renards, je suis servie! Moi qui ne pas une adepte absolue des tortues (pas depuis qu'enfant, une histoire devenue célèbre m'a appris qu'une carapaçonnée avait vaincu à la course le lièvre si mignon...!) aussi.
En outre, il y a dans cette saga le confort moelleux d'une histoire simple, douce. "Mémoires de la Forêt", c'est une lecture confortable, cosy... et gourmande! C'est qu'ils mangent bien les animaux de Bellécorce et qu'ils ont le sens de la gastronomie (et des tea-time réussis!).

Enfin demeurent les éléments qui font de "Mémoires de la Forêt" bien plus qu'une gentillesse enfantine: la gravité et l'émotion qui se cachent sous l'apparente légèreté de cette geste animale.

A l'orée des "Carnets de Cornélius Renard" nous retrouvons notre libraire et renard préféré qui, à l'instar de ses congénères forestiers, prépare en grande pompe l'arrivée de l'automne. C'est là que pénètre dans la librairie un visiteur aussi froid que mystérieux, un grand loup gris, qui prétend, preuve à l'appui, que la librairie lui appartient et que jamais au grand jamais, les aïeux d'Archibald ne purent en avoir la propriété. Expulsé, notre héros trouve refuge auprès de sa famille: ses parents mais aussi son grand-père Cornélius, qui ne prononce plus une parole depuis qu'il a été terrassé par "la maladie de l'orage" vingt ans auparavant et de son neveu Bartholomé, renardeau chétif et maigrelet mais surtout rat de bibliothèque. La famille ne tarde pas à comprendre que derrière cette sombre histoire d'acte de propriété se cache un lourd secret de famille que Cornélius n'est plus en mesure de raconter. Heureusement qu'avant l'orage, le vieux renard avait entrepris de confier l'histoire de sa vie à de vieux carnets remis aux membres d'une mystérieuse confrérie qu'Archibald et Bartholomé vont tenter de débusquer.

Ce tome a vraiment la profondeur et l'émotion du précédent. Il est certes encore question d'une maladie douloureuse et mal comprise (l'orage m'a fait penser, moi, à un AVC...) mais dans sa langue poétique et imagée, douce et travaillée Mickaël Brun-Arnaud parle aussi avec talent du poids des secrets de famille, des histoires d'amour qu'on ne s'autorise pas toujours à vivre, d'enfances fracassées et des peurs qu'on traîne tous en nous et contre lesquelles il est bien difficile de lutter.
Encore une fois, j'ai été frappée par la force de ce petit roman qu'on croirait très enfantin mais qui est capable de toucher aussi les adultes à travers des sujets graves, voire douloureux.
Ces mémoires sont une jolie métaphore de la vie, du temps qui passe et des souvenirs, ceux qui font mal autant que ceux qui rendent heureux. Ceux qui rendent la nostalgie heureuse et ceux qui la font amère.
Pour moi qui suit très attachée à ces thématiques parce qu'une indécrottable nostalgique, cela ne pouvait que fonctionner... mais je crois que Cornélius et les autres sont capables de toucher n'importe qui.





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Citations et extraits (124) Voir plus Ajouter une citation
Cornélius avait légué à son petit-fils quelque chose de bien plus précieux que des sacs de noisettes cachés sous un lit, dans les oreillers ou dans les matelas. Ce qu'il lui avait laissé pour héritage, c'était une façon de s'exprimer - toujours élégante, sans vulgarité - et une bienséance à toute épreuve à l'égard de ceux qui croisaient sa route. Ce qu'il lui avait transmis, c'était cette manière si particulière qu'il avait de ne jamais corner les pages d'un ouvrage ni de faire craquer la reliure en le posant à plat. - Un livre ne peut pas te dire que tu lui fais mal ou que tu l'abîmes... avait-il prononcé un jour en voyant son petit-fils détacher par inadvertance les feuillets d'un tome des Fabuleux détectives de la forêt qu'il avait voulu aplatir pour en faciliter la lecture. Mais si tu apprends à écouter, tu entendras le gémissement des pages que l'on tourne trop vite et le couinement du cuir de la couverture quand tu essaies de l'ouvrir un peu trop, et alors, mon cher Archie, tu seras devenu le libraire le plus consciencieux et le plus compréhensif qui soit. C'est pareil avec les gens. Plus tu apprendras à les écouter, plus tu comprendras qui ils sont et ce dont ils ont besoin. Chéris tes amis comme tu chéris tes livres, mon grand. Chéris-les comme toi tu aimerais être chéri. C'est la clé du bonheur…
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- Qu'est-ce qu'il raconte, le bibliothécaire ? tonna la voix profonde du grizzli.
- Hein ? Vous parlez de moi ? répondit le renard qui, sous l'effet du mélange qu'il sortait, avait beaucoup de difficultés à se retenir de rire. Je ne suis pas un bibilico... euh, un bliblioquétaire... Non, attendez... un BIBLIOthécaire, voilà ! Je ne suis pas bibliothécaire, voyons ! Je suis un liiiiiiibraire. Répétez après moi, allez-y : un liiiiiiibraire ! Je vends des liiiiiiivres. Vous connaissez ça, les livres ? Non ? Bon, il fait pas beaucoup d'efforts, ce grizzli... chuchota-t-il en aparté à son neveu. Pourtant, c'est pas une oreille qu'il lui manque, c'est un oeil... Je vous en conseillerais avec plaisir, moi, des livres.
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_ Un livre ne peut pas te dire que tu lui fait mal ou que tu l'abîmes... avait-il prononcé un jour en voyant son petit-fils détacher par inadvertance les feuillets d'un tome des Fabuleux détectives de la forêt qu'il avait voulu aplatir pour en faciliter la lecture. Mais si tu apprends à l'écouter, tu entendras le gémissements des pages que l'on tourne trop vite et le couinement de cuir de la couverture quand tu essaies de l'ouvrir un peu trop, et alors, mon cher Archie, tu seras devenu le libraire le plus consciencieux et le plus compréhensif qui soit. C'est pareil avec les gens. Plus tu apprendras à les écouter, plus tu comprendras qui ils sont et ce dont ils ont besoin... Chéris tes amis comme tu chéris tes livres, mon grand. Chéris-les comme toi tu aimerais être chéri. C'est la clé du bonheur... avait-il conclu en caressant la tête du renardeau.
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La souffrance que Célestin avait endurée lui avait permis de comprendre que cacher la vérité à ceux que l'on aimait pour ne pas les blesser pouvait leur faire plus de mal que la laisser sortir au grand jour. C'était une leçon qu'il n'oublierait jamais.
page 284.
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Archibald pensa que, face à la fugacité de la vie, il devait lui aussi persévérer et se forcer à coucher les moments précieux sur le papier. Apres tout, seuls les personnages des livres étaient à l'épreuve du temps.
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Vidéo de Mickaël Brun-Arnaud
Rémi Inghilterra et Mickaël Brun-Arnaud nous présentent la nouvelle collection de manga le Renard Doré. À paraitre le 24 avril en librairie : La Forêt Magique de Hoshigahara T1 - Hisae Iwaoka Ma Mamie Adorée T1 - Junko Honma le Voyage d'Ours-Lune - Ho
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