AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782356260611
85 pages
Éditeur : Vent des savanes (10/09/2008)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 16 notes)
Résumé :

Le quotidien d’une humanité, notre humanité, qui mène une vie pathétique dominée par ses bas instincts. Ivan Brun prend le lecteur à la gorge pour dénoncer l’apathie et la déchéance du monde contemporain.Artiste peintre, chanteur d’un groupe de hardcore français et auteur de BD issu du milieu underground, Ivan Brun n’est pas un créateur comme les autres. No Comment est une ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  09 mars 2020
Les personnages ont l'air de poupées grotesques, à moitié enfant, à moitié adulte, avec de grands yeux, les couleurs sont volontairement tristes, il n'y a pas de paroles. C'est une suite de récits sur la violence, l'exploitation, la misère, une vision morbide de notre société, son fonctionnement, ses laissés pour compte. C'est très noir, très pessimiste, cela met mal à l'aise, mais c'est le but recherché. L'absence de parole leur donne un statut de simple constat. Ce qu'il faut en retenir, c'est une virulente dénonciation du fonctionnement de la société.
Commenter  J’apprécie          160
Hammerklavier
  14 novembre 2012
Attention une BD pour adulte... Mais vraiment pour adulte. un portrait extrement sombre et pessimiste de notre monde comtemporain est dressé au fil de la mise en scène des petites histoires et de leur personnages. le plus surprenant c'est que le dessins est presque "enfantin" avec des couleurs eclatante, et malgres cela, la face la plus violente de notre monde y est représentée. Violence sur les enfants, violence sur les populations exploité, violence télévisuel qui ne propose aucune analyse, violence des rapports humain, violence qu'engendre notre rapport a l'argent, Violence dans les rapports sexuels.
Je me souviens particulièrement d'une histoire qui représente un jeux télévisé style loft story. l'histoire se termine en bain de sang, les participant se sont entretué autour de la piscine au milieux du loft comme dans ce film de posolini (Salo ou les 120 journée de sodomes) ou une scène similaire esst filmé a travers des jumelles. Et puis je vois que l'histoire s'intitule 120 days... Je vois que la référence n'est pas une coincidence : C'est l'une des première histoire de No-Comment et annonce ce qui va suivre, a savoir la position de spectateur face a une cruauté, sa position de voyeur face au fait qu'il regarde sans agir, bref, la place que l'on tiens dans ce monde et de quels façon peut etre nous sommes impliqué en cela, dans le sens ou nous somme un composant (parmis les milliards) de cette société.
Les médias télévisuel, en montrant juste le réel (sans effort d'analyse, par simple représentation des faits) avec la fidèle photocopieuse de la réalité qu'est la caméra, n'ont aucun propos, sont vide de sens et d'ambition : et a force il devient "normal" de voir des victimes de famines en afrique, il devient "normal" de voir les coprs mutilé, dommmage collatéraux de je ne sais quelle guerre dans le désert.
Yvan brun,lui, en transposant cette violence contemporaine dans un imaginaire enfantin, coloré, nous montre ce qu'il y a perdre dans cela, en nous montrant les visage innoncent bafoué, broyé,en mettant en rapport la couleur et le pepse de la vie face a l'odeur rance à vomir d'une violence sans limite. En cela il propose une critique visuel, evidente. il passe alors du simple statut de "rapporteur" que peuvent etre les média télévisuel à celui de dénnonciateur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Yorick_CDI
  17 octobre 2014
No comment est une bande dessinée atypique.
Elle propose des petites histoires séparées, successives, mettant en scène des scénarios qui se déroulent toujours sans paroles : le sens des scènes est donné par les situations elles-mêmes et parfois des sortes de pictogrammes, mais pas par des dialogues véritables entre les personnages (« no comment », et inutile de toutes façons de chercher à se faire comprendre ici bas autrement que par des ordres ou des idées simples).
Toutes ces histoires proposent une analyse sans concession du monde contemporain, sa violence, sa noirceur. Ainsi les sujets abordés sont la prostitution, la pauvreté, le meurtre, les gangs, le capitalisme, la télé réalité… L'ambiance est glauque et désespérée. Pas la moindre lueur d'espoir ne vient temporiser le propos : les rues sont sales, le monde est moche, la vie est horrible, adieu.
Cette bande dessinée pour adultes donne à réfléchir et impressionne. Sa lecture vaut vraiment la peine, pour qui a l'estomac bien accroché et aime les livres qui font réagir et proposent une vision du monde singulière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
MonsieurHyacinthe
  23 septembre 2018
Qu'il fait mal, ce "No Comment" ! Quelle gifle, une mandale dans la face du monde ! Tout y passe, tout trépasse. Cynisme et pessimisme se sont donnés rendez-vous pour une partie fine sur nos tombes creusées. C'est brillant, ça rudoie, et brasse bien des choses fortes.
Derrière des personnages formatés façon « shōnen manga » pour adolescents, rappelant les traits d'« Astro, le petit robot » d'Osamu Tezuka, Ivan Brun décortique le monde contemporain, la civilisation occidentale, en pointant du doigt ses injustices, ses cruautés, et les préjudices qu'en subissent les plus infortunés (pauvres, femmes, ethniques, handicapés, enfants), en de multiples saynètes dissociables les unes des autres. Telles des dessins de presse, certaines planches fonctionnent seules ou en diptyque, avec une idée forte qui fait chaque fois mouche. L'homme a l'art du détail qui tue, du contraste et de l'image choc.
Difficile d'adhérer pleinement, tant l'amoncellement d'horreurs peut parfois me faire saturer. Gare au trop-plein et à la redite dans la forme. Par chance, Ivan Brun ne s'égare pas trop, se renouvelle aisément d'une histoire à l'autre et arrive à trouver un intéressant dosage entre controverse et atrocité gratuite.
L'ouvrage secoue, choque, touche, témoigne, chamboule, dénonce, fait réfléchir : n'est-ce pas le rôle de l'artiste ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Acidus
  17 janvier 2018
« No Comment ». Tout est dans le titre. Pas besoin de texte pour se faire comprendre ici. Surtout pour brosser un tableau peu flatteur de notre société en en faisant ressortir les aspects les plus sombres et violents. En ligne de mire d'Ivan Brun : le capitalisme et ses travers. Sexe et violence sont au programme de cette bande dessinée pour adultes au ton noir voire apocalyptique. Je ne connais pas le travail d'Ivan Brun mais son style graphique colle parfaitement avec son propos et présente une vraie personnalité. Singulier et intéressant.
Commenter  J’apprécie          10


Videos de Ivan Brun (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ivan Brun
Angoulême 2009 - Interview Ivan Brun
autres livres classés : désespoirVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
3768 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre