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EAN : 9782344014202
56 pages
Glénat (11/03/2020)
3.12/5   12 notes
Résumé :
Fils de Zeus et de Sémélée, une mortelle de Thèbes, Dionysos est né dans des circonstances aussi exceptionnelles que dramatiques. Grandissant en secret auprès des dieux, protégé du courroux d’Héra, il passera la première partie de son existence à trouver la place qui lui est due en parcourant le monde. Son culte sera caractérisé par de grandes cérémonies orgiaques auxquelles se livreront ses cohortes de fidèles féminines. Mais si Dionysos sait se montrer bon envers ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  12 mars 2020
La collection "La Sagesse des Mythes" continue de s'agrandir (car tant qu'on gagne on joue), et pas toujours ne bien hein car les mêmes causes ont les mêmes effets : on a confié les clés du camion à Luc Ferry qui est nul, et qui bien souvent ne comprend rien de rien à la mythologie !
Dionysos est le fils d'un dieu et d'une mortelle. Sa mère Sémélé est jalousée par sa soeur Agavé et par Héra la Reine des Dieux. Elles orchestrent sa mort, et Zeus se retrouve à la fois père et mère tandis que Dionysos se retrouve orphelin, et pour échapper à la mort on le travestit en femme puis en animal…
De manière décousue on nous montre un Dionysos à la fois en quête de vengeance et de reconnaissance. Grâce à l'invention de l'alcool, c'est en mode Thulsa Doom qu'il part à la conquête du monde avant de revenir chez lui à Thèbes pour régler ses comptes, et ce de la plus horrible des manières. Zeus reconnaît alors son fils comme un véritable dieu, c'est-à-dire comme un connard capricieux prêt à tout et au reste pour imposer sa volonté et assouvir ses désirs !
C'est visuellement assez séduisant grâce aux dessins de Gianenrico Bonacorsi mis en couleurs par Ruby, mais on ne va se mentir sur le fond avec autant de sexe, d'alcool et de drogue (qui touche les femmes et non les hommes : en plus de tout le reste on est dans un bon vieux sexisme des familles) on est plus près de l'apologie du serial killer Charles Manson que de l'apologie de Gautama Siddhartha le saint homme !
Pourquoi la Grèce ancienne conservatrice et réactionnaire a-t-elle déifié un « étranger basané » ? (divinité de la transgression ; la folie, l'ivresse, le travestissement, et donc le théâtre) En bon philosophe élitiste et intellectualiste Luc Ferry explique de manière très compliquée quelque chose de simple : il faut de tout pour faire un monde, le soi à besoin de l'autre, donc si le chaos a besoin d'ordre l'ordre a aussi besoin de chaos (le ying et le yang quoi, et Michael Moorcock démocratisait cela dans chacun des tomes consacré à son multivers). On aurait donc pu se passer de la paraphrase de l'album que l'on vient de lire, de la paraphrase compréhensible de Jean-Pierre Vernant, et de la paraphrase incompréhensible de Friedrich Nietzsche… (et c'est encore pire que d'habitude puisque Luc Ferry se charge aussi des aparté étymologiques auparavant écrits par Clotide Bruneau : on passe donc de l'explication de texte à la bouillasse en bonnes et dues formes)
Avec un dieu qui récompense les bons croyants par la folie douce et qui punit les incroyants par la folie dure pour ne pas dire la folie meurtrière, on est plus près du sectarisme que de la laïcité que prétend défendre le pseudo philosophe faisant à la fois du christianisme cheering et de l'islam bashing !
PS : euh, pourquoi le Roi de Thèbes parle de défense des valeurs et des traditions spartiates ???
Lien : http://www.portesdumultivers..
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Commenter  J’apprécie          503
Davalian
  24 mai 2020
Publié dans le même temps que le troisième volume de l'Odyssée, cet album consacré à Dionysos est quel peu original, dans le sens où il est le premier (et à ce jour) le seul de la série La sagesse des mythes à s'intéresser à un dieu et cela en seul volume.
Les quarante-huit pages qui nous attendent vont donc être bien remplies et les plus attentifs pourront distinguer en quatrième de couverture, une mention spéciale : tiens, il s'agit d'une lecture pour plus de 15 ans, tout un programme…
Sauf que non, justement, car, malgré la thématique, l'album se révèle relativement chaste. Bon certes, il y a quelques poitrines féminines dénudées, une ou deux femmes nues et quelques séquences d'orgie (sans trop de détails), rajoutons à, cela quelques séquences plus violentes que les autres et nous optons un volume pas si adulte que cela. du moins, la série est déjà allée beaucoup plus loin.
L'histoire est plaisante, et se focalise ici sur la manière dont Dionysos a atteint l'Olympe. Nous le suivons de sa conception jusqu'à cette accession. le récit se déroule donc sur plusieurs années ce qui suppose des nombreuses ellipses, certaines thématiques (notamment la haine de Héra) seront oubliées dès lors qu'elles ne serviront plus l'intrigue principale.
Les dessins sont agréables à suivre, mais sans plus. Les visages sont ici traités d'une manière particulière, comme si le dessinateur n'était pas forcément à l'aise où s'il hésitait. En revanche, si Zeus et Héra ressemblent aux personnages qui nous connaissons désormais, ce n'est pas vraiment le cas de Hermès. Quant aux traits du protagoniste, ils ne cessent d'étonner : certes, les traits asiatiques sont bien présents, mais nous avons affaire ici à un dieu qui ne laisse pas de place à l'ambiguïté… quid de sa part de féminité ?
Quant au propos de Luc Ferry, la bonne nouvelle est que sa démonstration est claire et qu'il ne jargonne pas. Pour les mauvaises nouvelles : il s'agit pas d'une démonstration d'un seul tenant mais de plusieurs rubriques différentes, marquées par de longues citations, un jugement de valeur franchement malhonnête (tout le monde sait qu'il a été le ministre d'un certain parti, mais quand même). Pour finir : une grande partie de ses arguments tombent car justement le Dionysos proposé ne correspond pas à cette définition.
Cet album était une bonne idée pour la série, mais hélas, la démonstration proposée manque de panache et de relief. Elle n'en demeure pas moins sympathique et ne verse pas dans la tentation de l'érotisme.
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tchouk-tchouk-nougat
  04 juin 2020
Dionysos, dieu du vin, de la fête et des jeux. On pourrait y voir le divertissement, la légèreté, mais il s'agit en fait d'un dieu susceptible, prompt à la vengeance et à la cruauté, imbu de sa demi ascendance divine.
Ce tome de la sagesse des mythes s'intéresse donc à un dieu tout à fait particulier de la mythologie grecque. Et principalement au moment où il se forge un nom, de manière assez sanglante.
Tout doit tenir dans ce tome unique. Sa conception et son enfance song donc racontées de manière très succinctes pour se concentrer sur deux vengeances cruelles à coup d'envoûtement et de folie où les parents sont amenés à tuer leurs enfants malgré eux.
Malheureusement il y a trop d'ellipses pour rendre le tout vraiment intéressant et les personnages sont trop détestables pour qu'on s'investisse beaucoup dans cette lecture.
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ManonRL
  22 mars 2020
Dionysos est le petit dernier arrivé dans la bande des Olympiens, avec notre Zeus national en tête de groupe. Il a cette particularité d'être né deux fois, et de sa mère (une mortelle...encore...) et de son divin de père.
Elevée comme une fille pendant son adolescence, Dionysos va, peu à peu, prendre conscience de sa vraie nature et tenter, de s'imposer par sa seule volonté...autant vous dire qu'il en aura fait du chemin le garçon!
L'album nous le présente comme un dieu amateur des soirées à la projet X mais qui peuvent vite se finir dans des bains de sang! Original et déroutant...
A lire, bien-sûr!
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Guillaume72
  28 août 2020
Bien étrange personnage que ce Dionysos. Né d'une femme, il se veut un Dieu et finit par gagner cette place dans l'Olympe. Figure de l'altérité, il est tellement autre que les Grecs en avaient fait un Dieu originaire d'Orient, même s'ils l'avaient adopté.
La BD en elle même nous montre son aspect vengeur. le personnage comme tous ceux décrits dans cette histoire ne sont pas attachants du tout. le dessin quant à lui est perfectible avec certains visages légèrement déformés.
Le dossier explicatif n'est pas totalement inintéressant. Il met bien en lumière les caractéristiques du dieu. Ferry emploie cependant la majeure partie de son exposé à Vernant et finit juste par un petit raccord sur Nietzsche... Pas trop prenant à ce compte. Il suffit de redire ce que d'autre ont déjà dit...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   10 mars 2020
- Mais aujourd’hui, il est difficile de faire confiance à un homme ! Ils sont menteurs, fourbes… Il ne faut pas se fier à leurs paroles, mais à leur actes...
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ManonRLManonRL   19 mars 2020
"alors, te voilà...
Bonne idée de t'élever comme une fille...
Tu as été caché, ça t'a fait gagner un peu de temps!
Mais tu ne pouvais pas m'échapper éternellement..."

Héra, observant Dionysos.
Commenter  J’apprécie          40

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