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EAN : 9782362794896
Alma Editeur (27/08/2020)
3.25/5   34 notes
Résumé :
Camille Brunel revient avec un deuxième roman détonnant. Une étrange et effrayante épidémie transforme les humains en animaux, menaçant ainsi notre monde d'un retour définitif à l'état sauvage.
Isis est une jeune femme vegan ultra connectée, animaliste, portant autant (sinon plus) d'affection à Dinah, sa chatte, qu'à ses semblables. Voici qu'apparaît dans son jardin une grue antigone, bel oiseau étranger à l'Europe. Isis poste son étonnement sur les réseaux.<... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Wyoming
  09 octobre 2020
Le thème d'une transformation soudaine et très rapide des humains en animaux et insectes, surtout les hommes semble-t-il mais des femmes également, aurait pu développer un bon roman fantastique, mais il sert surtout à matraquer sans cesse féminisme, véganisme, lesbianisme, avec une mièvrerie plutôt agaçante de l'héroïne principale Isis, focalisée sur la relation sentimentale qu'elle croit vivre avec Dynah, sa chatte. Celle-ci lui donnera la preuve que la gamelle est son principal centre d'intérêt.
Par moments, le roman tente de devenir thriller, avec les affres de ces métamorphoses vécues par certains, ainsi qu'un peu d'aventure dans la rue pour Isis et deux fillettes, mais cela ne dure que quelques courtes pages.
C'est donc une assez lassante réflexion métaphysique qui mélange tout : machisme, féminisme, sexualité, réactions de l'enfant, de l'adulte et de l'animal, nature, écologie, l'ensemble faisant un petit pschitt.
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Bazart
  15 août 2020
Jeune femme végane et antispéciste, Isis trouve un beau matin dans son jardin, une grue Antigone, très bel oiseau qu'on n'a pas l'habitude de voir en Europe.
Isis est à ce moment là loin de se douter que cette apparition n'est que la première étape d'un phénomène très étrange qui voit des aniamux sauvages proliférer de plus en plus; le monde devenant dès lors un bestiaire aussi étonnant que rapidement terrifiant ...
L'étape suivante est encore plus incroyable pour Isis lorsqu'elle s'apperçoit qu'en fait, ces animaux sont le fruit de la transformation d'êtres humains tous victimes d'une pandémie inédite qui transforme radicalement le rapport de l'homme et de la nature.
Isis parviendra-t-elle à faire face à cette menace ainsi nos sociétés d'un retour définitif à l'état de nature qui met à mal ses propres convictions ?
Très rapidement va en effet se poser à elle la question de comment survivre au milieu de l'effondrement du monde tel qu'elle pensait le connaitre.
Dans le sillage de son premier roman, la guérilla des animaux (Alma, 2018), grand prix SGDL du Premier roman 2019, Camille Brunel , ardent défenseur de la cause animale, continue à embraser ses thèmes favoris- l'environnement, d'écologie, de protection de la nature, la revanche de la nature sur l'homme dans une fable animaliste et philosophique qui prend le parti de penser de manière singulière notre monde contemporain, tirant les ficelles jusqu'au-boutistes des travers de notre société.

Entre la Métarmophose de Kafka et surtout les Chants de Maldoror de Lautréamont, référence clairement assumée, le roman de Camille Brunel, avec sa toile de fond à base de pandémie mondiale et de retour à la nature; pourtant écrit l'an passé , résonne forcément avec la crise du Covid-19 et en fait un texte d'actualité. en cette rentrée littéraire 2020..
Un texte intelligent, déconcertant et profondément singulier.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Odlag
  01 août 2020
J'ai reçu Les métamorphoses de Camille Brunel en SP, à ma demande, donc merci aux éditions Alma pour l'envoi. Ce roman est prévu pour la Rentrée Littéraire 2020 et paraîtra le 27 août. À chaque Rentrée littéraire sort au moins un roman de littérature générale un peu SFFF, du coup je guette toujours la liste des parutions pour les repérer et les lire. L'an dernier, par exemple, il y a eu Cadavre exquis d'Agustina Bazterrica, un très bon roman de SF post-apocalyptique paru en littérature générale dans lequel le cannibalisme a été légalisé, un virus ayant causé la disparition de presque tous les animaux. Dans Les métamorphoses, on plonge en pleine apocalypse : il est également question d'un virus, mais celui-ci change les humains en animaux. (Je viens d'ailleurs à peine de faire le lien entre ces deux romans : tous deux parlent, en partie et à des niveaux différents, de la place de l'animal dans la société humaine.) le roman reste toutefois très différent d'un récit de SF car, s'agissant avant tout de littérature générale, les priorités ne sont pas les mêmes.
Isis est une jeune femme végane, accro aux réseaux sociaux, qui adore les animaux et considère sa chatte Dinah comme sa propre fille. Un jour elle découvre dans son jardin un oiseau dont l'espèce est censée vivre bien loin de l'Europe. Puis, partout dans le monde apparaissent des animaux de manières tout à fait incongrues, dans des lieux où ils ne sont pas censés se trouver. de nombreuses hypothèses, des plus logiques aux plus irréalistes, sont proposées. Jusqu'à ce que l'on comprenne enfin que ces animaux étaient auparavant des humains. Isis voit alors le monde autour d'elle changer au fur et à mesure que se répand ce virus inconnu capable de transformer les humains en animaux. Sa famille, ses amis, tous se transforment. Et c'est toute la société qui s'effondre, tandis qu'Isis tente de comprendre pourquoi.
Je n'ai pas trop accroché au personnage d'Isis, même si j'ai beaucoup aimé Dinah. C'est avant tout pour une question de convictions que nous ne partageons pas : elle est végane, et le véganisme est un mode de vie que j'ai du mal à comprendre étant donné que notre organisme d'omnivore n'est pas adapté à une alimentation d'herbivore (ni à celui d'un carnivore, d'ailleurs, donc il faut savoir équilibrer). Après, c'est un choix de vie, chacun son truc. Ce avec quoi j'ai plus de mal, c'est quand on impose son choix d'alimentation aux êtres qui dépendent de nous : nos enfants, nos animaux... Car Isis impose un régime végan à sa chatte, figurez-vous ! Alors que les chats sont carnivores, ils ont besoin de viande. Mais non, Isis estime que, parce qu'elle a sauvé la vie de cette pauvre bête en l'adoptant, celle-ci peut bien se passer de viande. du coup j'ai beaucoup apprécié le passage où Dinah attrape un oiseau et le dépose mort aux pieds de sa maîtresse pour ensuite le manger devant elle. Bien sûr Isis ne manque pas de faire une crise : elle a raté l'éducation de son animal, etc. Voilà donc la première chose qui m'a déplu chez ce personnage, la seconde étant sa passivité. Car j'ai trouvé qu'elle agissait très peu. Bon certes, on ne peut pas faire grand-chose face à la transformation de la population en animaux, mais je l'ai trouvée plutôt molle, sauf vers la fin où elle se décide enfin à bouger un peu pour aider sa famille. Isis, fervente protectrice des animaux, voit alors les animaux comme un danger contre lequel elle va devoir protéger les siens. Un événement qui la pousse à repenser ses propres convictions.
C'est souvent le problème dans les romans de littérature générale qui intègrent de la SF dans le récit : c'est toujours un peu lent. En général, la SF sert de base (ici le virus) pour un récit qui va davantage s'orienter vers la réflexion plutôt que vers l'action (contrairement à beaucoup de romans de SF pure). du coup il se passe peu de choses, ou alors quand il se passe quelque chose c'est vite expédié et on s'attarde sur les aspects psychologiques et philosophiques. Dans ce roman, Isis réfléchit beaucoup à la raison de ce virus : pourquoi transforme-t-il les humains, pourquoi en animaux, pourquoi ce sont les hommes qui sont le plus touchés, etc. Elle émet ses propres hypothèses : l'homme a provoqué de nombreuses disparitions d'espèces animales, il est en train de détruire la nature, la planète, donc la planète se venge en le transformant afin de repeupler la Terre d'animaux. Idée intéressante à laquelle j'ai plutôt bien adhéré. D'autres hypothèses ou conclusions m'ont moins plu car j'ai trouvé que c'était "trop" : comme le fait que l'orgueil soit plus prononcé chez les hommes que chez les femmes, ce qui expliquerait pourquoi ils sont les plus touchés (j'ai beaucoup apprécié que la fin démente totalement ce postulat).
Ce ne sont pas les personnages qui m'ont fait apprécié ce récit, je ne me suis attachée à aucun d'entre eux, en fait. À part à Dinah la chatte dont l'autrice nous montre le point de vue à certains moments, ce qui était assez sympa. Ce qui m'a vraiment intéressée dans ce roman, ce sont les différentes réactions face à ces transformations et la réflexion autour de la manière dont l'homme traite les animaux. Déjà se développe tout un questionnement sur la manière dont la société doit considérer ces ex-humains : comme des animaux ou comme des humains ? S'ils sont contagieux, est-ce qu'il faut les tuer ? Faut-il tuer les vrais animaux, qui sont peut-être la source du virus ? Comment différencier un ex-humain d'un animal d'origine ? Faut-il continuer à manger de la viande alors que cela pourrait être un ex-humain (les végans répondront un gros oui) ?
D'un côté, il y a ceux qui veulent à tout prix se débarrasser des membres de leur famille transformés, de l'autre ceux qui veulent tout de même les garder auprès d'eux. Certains, lorsqu'ils sentent qu'ils vont se transformer, acceptent le changement avec enthousiasme, comme une renaissance. D'autres décident de se suicider : je vois cela comme une pleine conscience de la manière dont l'homme à tendance à mal traiter les animaux. On les enferme dans des cages quand on veut les observer, on fait des expériences dessus, on les tue quand ils ne nous sont plus utiles, on les tue pour l'argent qu'ils peuvent nous rapporter, etc. Les animaux ont énormément souffert de l'égoïsme de l'homme, la nature se venge et certains en ont pleinement conscience. Il y en a aussi qui diffusent des transformations (la leur ou celle de quelqu'un d'autre) en direct sur les réseaux sociaux : la tendance de certains à filmer les pires choses pour avoir des vus et des like, pour montrer leur présence, leur besoin d'exister même dans leur disparition. Filmer plutôt qu'aider, cette société accro aux réseaux sociaux, hyper connectée, qui pense que tout doit passer par là...
Se pose également la question de la mémoire : les transformés ont des réactions différentes, et certaines laissent penser que des souvenirs demeurent, d'autres non. Par exemple une personne transformée va attaquer ou fuir sa propre famille ; une autre, au contraire, va rester auprès des siens encore humains comme si elle se souvenait de ce qu'ils représentent pour elle. Mais est-ce vraiment le cas, ou est-ce simplement notre tendance à anthropomorphiser qui nous pousse à le croire ?
On n'a pas vraiment de réponses, en fait. Toutes les questions qu'on peut se poser au fil du récit, soit on a une réponse négative, soit on n'en a pas et c'est à nous de nous faire notre propre opinion. Même vers la fin, quand on pense avoir compris, les choses se déroulent de façon telle qu'on est obligés de s'interroger de nouveau.
D'ailleurs, en ce qui concerne le dénouement... J'étais sur le point d'être déçue, car ça allait être pour moi une fin trop classique, trop... facile, puis un bon retournement de situation m'a agréablement surprise. Pour le coup, la fin m'a bien plu.
En bref...
Dans Les métamorphoses, Camille Brunel met en avant l'égoïsme de l'homme qui détruit tout autour de lui pour son propre confort, sa propre survie. Un roman qui nous pousse à nous interroger sur la place des animaux dans notre société, sur la manière dont on les traite, sur ce qu'il se passerait si on était à leur place. Car c'est cela qui arrive ici : l'homme devient animal et, petit à petit, la nature reprend ses droits sur cette société (auto)destructrice qui s'est bien trop développée. Malgré un rythme plutôt lent, le roman intrigue et nous mène habilement vers un dénouement agréablement surprenant. Je le recommande, donc, en particulier pour toutes les réflexions qui y sont développées. Mais je le déconseille aux gros amateurs de romans apocalyptiques bourrés d'action, qui seraient déçus par son rythme trop soutenu.
Lien : https://escape-in-books.blog..
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motspourmots
  31 août 2020
Camille Brunel aime renverser la table, forcer son lecteur à changer d'angle de vue, le bousculer dans ses certitudes ou simplement sa paresse intellectuelle. Il avait déjà fait très fort avec La guérilla des animaux il y a deux ans en mettant en scène un militant extrémiste de la cause animale dans un roman engagé et plutôt provoquant mais qui ne pouvait laisser indifférent, et dont les effets sur certains lecteurs se ressentent encore aujourd'hui dans leurs assiettes. Alors il serait dommage de s'arrêter en si bon chemin, surtout lorsqu'il reste beaucoup de choses à dire et d'individus à sensibiliser. Ce nouveau roman est beaucoup moins violent, il en émerge même parfois des images très poétiques, mais tout aussi troublant dans les questionnements qu'il génère. Il est bien sûr question de notre rapport aux autres espèces vivantes, sujet de plus en plus prégnant dans notre actualité et clé pour notre futur.
Imaginez donc un étrange virus qui provoque chez l'être humain un processus de métamorphose qui le change soudain en animal, de façon totalement aléatoire et imprévisible. La jeune Isis, animaliste et végane ne sait pas encore que la grue Antigone, spécimen en principe absent du territoire européen, qu'elle découvre dans son jardin est l'un des premiers individus métamorphosés, qui bientôt vont se multiplier à travers le monde et susciter l'émoi des gouvernements, épuiser les médecins et les chercheurs et dérégler le fonctionnement des infrastructures, prélude à l'effondrement de la civilisation. Il semblerait néanmoins que les hommes soient plus concernés que les femmes, la nature semble avoir ses raisons... Isis observe tout ceci avec un mélange de jubilation, elle qui prône l'égalité des espèces, traite sa chatte Dinah comme sa fille et lui enseigne à ne pas blesser les autres animaux, mais également d'inquiétude par rapport au destin de ses proches et d'elle-même. Elle prie en silence pour que sa future identité, si métamorphose devait advenir, soit compatible avec celle de Dinah, car nul n'ignore que tous les animaux ne cohabitent pas forcément très bien, chaîne alimentaire oblige. Nous en aurons d'ailleurs quelques démonstrations spectaculaires au fil de l'histoire...
On pourrait facilement sourire de ces élucubrations, ce n'est pas du tout le cas. Camille Brunel connait bien son sujet, et joue sur plusieurs ressorts pour tenir son lecteur en haleine, sans oublier les clins d'oeil au processus épidémique que nous sommes tous en train d'expérimenter, et l'ancrage dans notre monde hyper connecté. Il y a tout d'abord de fantastiques descriptions d'animaux et des scènes époustouflantes de métamorphoses, l'occasion de découvrir des espèces dont on ignorait tout. Il y a au centre la réflexion sur nos liens entre animaux, nous les mammifères évolués parait-il et tous les autres que nous enfermons dans les zoos, que nous mangeons, chassons ou asservissons. Avec ce petit twist, ce grain de sable qui bouscule tout : si un animal était auparavant notre soeur, mère ou fils, pourquoi avons-nous envie et besoin de le traiter différemment des autres animaux ? Faut-il que l'animal ait été humain pour que l'on se préoccupe de son bien-être ? Et plus tard : "Est-ce qu'on aura oublié que les autres espèces viennent d'humains, comme nous avions oublié notre ancêtre commun à l'époque des élevages ?". Troublant, non ?
Et d'autant plus efficace que l'auteur n'oublie pas de s'amuser et d'offrir à son lecteur un spectacle à la beauté singulière, riche en rebondissements, passant de la sphère intime à l'échelle de la planète. Et réservant le meilleur pour la fin, avec une scène de clôture aussi esthétique que poétique. A se demander si le monde ne serait pas plus beau comme ça.
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Des_livres_et_moi
  18 octobre 2020
Un grand merci à Babélio et à Alma éditions pour l'envoi de ce livre, dans le cadre de « masse critique » de septembre. Et merci pour la carte postale (rebaptisée « grue Antigone ») que j'ai trouvée très chouette, une petite attention supplémentaire que j'ai beaucoup appréciée, merci !
Alors j'avoue que c'est un livre que l'on lit plutôt facilement, mais qui, lorsqu'on l'a terminé, questionne beaucoup…
Au départ, c'est l'histoire d'Isis, une végane qui vit seule avec sa chatte Dinah qu'elle bichonne et qu'elle traite comme sa fille. Isis est une hyperconnectée et ne manque pas une occasion de commenter ses journées sur les réseaux. Un jour, dans son jardin, apparaît une « grue ». Incident un peu bizarre qu'elle va s'empresser de transmettre sur internet et de commenter.
Puis, Isis va à un baptême, elle devient marraine. On nous présente donc sa famille, pendant un repas où les retrouvailles sont l'occasion de questionner sur la vie d'Isis, le fait qu'elle soit végane, qu'elle prenne Dinah pour sa fille alors que ce n'est qu'un chat, etc. Tout à l'air plutôt normal, comme dans un vrai repas de famille. Les tensions sont palpables, mais tout se passe bien.
Et là, lorsque l'oncle de la famille disparaît à la fin de la journée, on se rend compte que c'est le début d'une série de disparitions humaines qui sont, en fait, des métamorphoses d'humains en animaux.

L'auteur s'amuse aussi avec les mythologies : Isis, Antigone, gynécée, Mayas, … N'étant pas une spécialiste, il y a certainement plein de clins d'oeil que je n'ai pas repérés ! Mais j'avoue que le titre m'a tout de suite fait pensé aux « métamorphoses d'ovide ». Naissances, renaissances, c'est peut-être aussi un peu le thème de ce livre, en tout cas, je pense qu'on peut l'aborder ainsi.
J'ai eu du mal à me faire aux différents points de vue : parfois, c'est Isis qui donne son point de vue, parfois un narrateur… Et j'avoue que ça m'a laissée perplexe car je n'ai pas vu pourquoi il était nécessaire d'opérer ce changement, peut-être pour un changement de regard sur un monde en transformation ?
J'ai beaucoup aimé les questionnement sur « alors, il est devenu quoi ? », « alors, tu veux devenir quel animal ? ». Sur le moment, on se pose les même questions, et avec le recul, on se demande vraiment si ces questions sont pertinentes dans la situation, si on serait prêt à se poser les mêmes questions si on devait se transformer en animal...
Et puis, c'est au final, tout un questionnement sur notre monde, et sur la cause animale, sans jamais vraiment citer ce mot. C'est notre vie humaine qui est transformée en vie animale. Cela permet de poser une réflexion sur la liberté des animaux, sur le rapport des humains et des animaux (comment les humains perçoivent les animaux et comment les animaux nous perçoivent). Et j'ai trouvé cela réussi, même s'il est, je pense, nécessaire de laisser le livre "agir" après lecture.
J'ai trouvé qu'il y avait une prouesse à parler des liens entre humains et animaux et de la cause animale en livrant ce récit apocalyptique.
Laissez-vous surprendre !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   25 août 2020
-" Tu as entendu parler de la prolifération d'animaux échappés? répondit-elle pour garder son exaspération sous contrôle : regarde, ils étaient en train de disparaitre et maintenant, ils reviennent alors dis moi, ça me passionne. Dis moi ce que ca t'évoque."

Octavia commença à manger sa viande : - Je ne sais pas, c'est un chant du cygne, non? Les dernières espèces essaient de rejoindre les villes au lieu de mourir dans la nature. Elles doivent imaginer que c'est un bon endroit pour survivre puisque les humains y prolifèrent. Je ne serais pas étonné si ta grue n'était qu'un animal qui avait compris qu'il fallait chercher la bouffe où elle se trouve, c'est à dire chez nous."
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BazartBazart   25 juillet 2020
"Isis n'osait plus bouger. Dinah l'avait trahie et sa honte vis à vis de sa famille le disputait à la peine qu'elle éprouvait pour l'hirondelle, en qui mourrait probablement le souvenir d'un nid d'hiver quelque part en Centrafrique, au dessus des gorilles et des éléphants qu'elle ne reverrait jamais-quelle absurdité finir tuée par une chatte après avoir survécu aux panthères"
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kathelkathel   02 octobre 2020
Le monde échappait aux humains, qui ne pouvaient plus que prendre soin des rescapés dont ils héritaient. Espérer que les circonstances s’adoucissent ou que le hasard se remette à jouer en leur faveur ne conduirait qu’à une déception plus douloureuse encore que le désespoir assumé et embrassé.
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BazartBazart   15 août 2020
" Enrique est devenue une sorte de poisson.Ophélie veut le garder. Pareil pour Federico, son copain veut le garder. C'est une sorte de grenouille maintenant."
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kathelkathel   02 octobre 2020
C’est une grue de ma taille, un mètre soixante-dix, par là. Ses jambes m’arrivent aux hanches, ses yeux ambre ronds semblent fixer les miens. L’ovale incliné de son corps, dans un long cocon de plumes grises, suggère d’immenses ailes repliées. Elle trépigne et recule, ses pattes tridactyles grattent le pavé. Je ne veux surtout pas qu’elle s’envole avant que je l’ai photographiée, alors je garde mon calme. À mes pieds, Dinah crache encore, mais le grand oiseau ne s’en offusque pas : il ne nous entend pas.
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Videos de Camille Brunel (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camille Brunel
Par Casterman Avec Camille Brunel et Silène Edgar, auteurs ; Vincent Villeminot, directeur de collection Modération : Clémence Bard, éditrice de la collection Durée : 45mn Présentation de la collection regroupant aujourd'hui cinq romans ado et jeune adulte et autant d'auteurs qui viennent ici s'aventurer sur des territoires inédits pour eux. Camille Brunel, Silène Edgar, Marine Carteron, Luc Blanvillain, Rachel Corenblit… une collection qui ne prétend pas regarder l'adolescence mais regarder le monde, ici, maintenant, dans toute sa diversité et sa complexité.
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