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EAN : 9782266305709
Éditeur : Pocket Jeunesse (14/01/2021)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Qui a tué le leader de la bande ? Sur le voilier pris dans la tempête, chacun suspecte l’autre...
Lorsque Élise et Victor découvrent le corps de Clarence, noyé près de la coque de leur voilier, Emma comprend que leur croisière a définitivement viré au cauchemar. Avec la disparition de son leader charismatique, ce sont tous les secrets de la bande qui remontent à la surface, les rancœurs et les lâchetés qui régissent toujours un groupe. Et quand une tempête te... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Ileauxtresors
  25 janvier 2021
Avis de tempête ! le dernier roman de Marion Brunet est de ceux qui vous happent, vous secouent et vous laissent rincé.e, mais galvanisé.e et plus vivant.e que jamais.
Le suspense est à son comble dès les premières pages. Il faudrait même dire dès cette couverture plongée dans le noir d'encre des pires tornades dans lequel l'on distingue un voilier cerné par les éléments et d'inquiétants reflets rouges. En quelques mots se noue une intrigue implacable. En pleine mer, un groupe de copains découvre le corps de l'un des leurs flottant près de leur bateau. Aussitôt remontent les souvenirs d'un garçon charismatique, prince régnant sans partage sur la bande : comment en partant de là, en arrive-t-on au drame ? Nous n'avons pas le temps de nous remettre de nos surprises – et eux de leur choc – que la panique gagne le voilier : à l'horizon, une barre monumentale sépare déjà ciel et océan, annonçant une tempête cauchemardesque...
La double tourmente qui frappe le groupe, celle qui l'a précipité vers la mort de Clarence et celle qui submerge le voilier, place le récit sous haute tension. Mon fils l'a parcouru d'un seul trait, en apnée ; j'ai mis à peine plus de temps, très frustrée d'être parfois obligée d'interrompre ma lecture !
« Nous sommes entre deux murs de mer grise. J'ai l'image d'un étau, soudain, et du bateau noyé dans le ventre d'une lame immense, happé par deux mouvements contradictoires. »
En tournant la dernière page, il nous reste d'abord les frissons, le sentiment d'avoir réchappé à quelque chose de terrible. Marion Brunet nous fait vivre comme si nous y étions les tentatives désespérées et les spirales de pensée des navigateurs, avec en prime des clins d'oeil multiples où la mythologie grecque tutoie les films catastrophe. Il y a aussi quelque chose de fort dans la façon dont se révèlent, dans l'ouragan, les larmes muettes, les blessures cachées et le tumulte déchaîné sous la surface sciemment lissée tournée vers les autres. Les mots d'Emma disent très bien la férocité et la naïveté du regard adolescent sur le monde et les autres, l'ivresse de naviguer à la lisière du danger et les jeunes amitiés, intenses et troubles. Ils sondent surtout, avec une grande justesse, l'alchimie d'un groupe, la cristallisation des rôles et de certaines formes de complaisance.
Après son western féministe, Marion Brunet mène sa barque avec brio entre huis clos et nature incommensurable, entre roman catastrophe et thriller psychologique. Addictif et réussi !
Lien : http://ileauxtresors.blog/20..
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Pois0n
  21 janvier 2021
J'ai toujours une pensée pour les collègues qui ont passé au minimum des semaines, voire des mois ou pire, années, à peaufiner leur livre, tout ça pour que moi, vêtu de ma casquette de lecteur, je me pointe et gobe le truc entier en l'espace d'une petite soirée. Des centaines d'heures de boulot réduites à quelques-unes, avant que le texte ne soit ensuite disséqué d'une plume pas toujours tendre. Certes, c'est le jeu, et valable dans bien d'autres domaines, mais tout de même. Ceci dit, mieux vaut un roman court difficile à lâcher qu'un long pavé soporifique. Et je sens qu'il va m'être difficile de parler de Plein Gris alors que, pourtant, il appartient clairement à la première catégorie.
Autant le dire tout de suite : si vous vous attendez à un huis-clos où l'on se demande « qui a fait le coup », passez votre chemin, étant donné que l'on devine aisément le fin mot de l'histoire dès le premier chapitre. le suspense est ailleurs et ne tourne pas autour de la mort de Clarence, mais bien du côté des éléments qui se déchaînent, malmènent le bateau et les esprits qui s'échauffent, paniquent et craquent. Dommage que le livre ait été marketé comme un thriller, car ici, le seul danger qui pèse sur les personnages vient de la mer.
La vérité, c'est que j'aime pas les flashbacks. Alors quand tu tombes sur un livre qui en est composé à 50%, au début, tu grognes un peu. Surtout quand tu as déjà plus ou moins compris le truc. C'est pas que c'est chiant, mais au départ ça casse complètement le récit qui nous intéresse vraiment, à savoir celui de ces navigateurs certes expérimentés mais tout de même impuissants face à la tempête gigantesque qui les menace. Avoir un cadavre à bord, c'est bientôt le cadet de leurs soucis. Et là, PAF ! FLASHBACK ! Un chapitre sur deux, on est donc submergés tantôt par les éléments, tantôt par les souvenirs. Mais savoir où l'on va, c'est une chose ; « comment », c'en est une autre ; et lire la voix d'Emma nous raconter l'histoire complète du petit groupe d'amis, depuis le début jusqu'à la fin, c'est encore autre chose. Et au fur et à mesure que le vernis se fendille, que les personnages voient enfin ce qui saute pourtant d'emblée à un regard extérieur, sans pour autant vouloir l'admettre, l'ambiance s'alourdit et la tension du récit demeure croissante, facilitant les transitions incessantes entre passé et présent.
Maintenant, ce que l'on peut retenir de ces flashbacks, qui laissent deviner la vérité de façon si transparente mais sans oser encore la formuler, c'est que Marion Brunet maîtrise très bien sa plume. On sent l'illusion brisée, pas encore prête à être révélée ; on sait dès le départ, puisqu'il y a un cadavre, que tout n'allait plus dans le meilleur des mondes au sein du petit groupe ; on laisse Emma revivre en interne toute leur adolescence, la sortie du déni, venir petit à petit au drame, un chapitre sur deux à la fois. Et surtout, on savoure LE RESTE.
Le reste, c'est ce petit bateau en perdition, seul au milieu des flots, prisonnier entre l'eau d'en-dessous et celle qui tombe du ciel, à garder à flot coûte que coûte, en gérant la voilure qui peut partir en cacahuètes à tout moment, les nerfs des copains – et les siens –, la radio qui ne répond plus et les imprévus toujours plus pires. Vous voulez du suspense ? Préparez-vous à lire en apnée, bringuebalé par les vagues, et à en chier un max aux côtés d'Emma, Victor, Sam et Élise ; à avoir peur pour eux, avec eux, même, à travers une véritable succession de galères où l'on se demande régulièrement qui survivra ou non. Ah, tout à coup, c'est pas si mal, les flashbacks sur terre, tiens... pas très joyeux à ce stade, mais ça permet de souffler un peu, d'échapper à la mer démontée, au goût du sel, à l'humidité et au froid qui suintent presque des pages.
Vous l'aurez compris, la moitié maritime de Plein Gris, ultra-immersive, constitue plus qu'un point fort : c'est un coup de maître, un récit digne des meilleurs films catastrophe à gros budget. Sauf que les images se forment dans votre tête, au fil des lignes, grâce aux descriptions très précises qui ne laissent rien au hasard. Et. C'est. GÉNIAL. Jusqu'au bout, le suspense demeure et l'on ignore vraiment si tel ou tel personnage ne vient pas de disparaître, là, d'un coup, sans prévenir. C'est diablement efficace et quand tu crois en avoir fini, eh bien non, c'est déjà reparti pour un tour. Marion Brunet balade tout le monde : ses héros au milieu de l'océan, et nous, en pleines montagnes russes émotionnelles, à assister à leur débâcle depuis l'autre côté des pages.
Alors non, j'aime toujours pas les flashbacks. Oui, je pense que le livre aurait pu être tout aussi bon voire même meilleur sans ces interruptions intimistes qui constituent... eh bien, la moitié de l'histoire. Mais du coup, ce serait comme retirer la farce des raviolis ; ça n'aurait plus rien à voir avec ce que l'autrice a voulu nous raconter. Inutile de spéculer sur ce qu'aurait pu être Plein Gris « autrement » : il est là, tel quel. Et même très bon ainsi.
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Marilyn_summariesbooks
  23 janvier 2021
Après ma très bonne surprise avec la lecture de Sans foi ni loi, j'avais très envie de retrouver la plume de Marion Brunet. Loin du cadre féministe et sauvage sur fond de conquête de l'ouest de son précédent roman, Plein gris est un thriller psychologique contemporain adolescent qui va vous en mettre plein les yeux !
L'autrice nous plonge dans cette histoire sans faire trainer les choses puisque les premières lignes du roman s'ouvrent sur la découverte du cadavre de Clarence, le leader charismatique d'un petit groupe d'adolescents, amis à la vie, à la mort, depuis l'enfance. Cette bande de copains liés par la passion de la navigation avait pris la direction de l'Irlande à bord de leur petit voilier quand le drame s'est produit.
Le cadre est planté sans détour et toute la question pour lecteur semble être de savoir comment on en est arrivé là, quel drame s'est joué sur ce bateau. Mais comme si cela ne suffisait pas, ces jeunes vont se retrouvés pris au coeur d'une redoutable tempête et leur voyage va se transformer en une lutte pour survivre.
La narration se fait au travers de chapitres courts où on est tour à tour plongé au coeur du récit de cette tempête et des flash-backs basés sur les souvenirs d'Emma. Ceux-ci nous ramènent aux débuts de l'amitié de ces 3 garçons et 2 filles, comment leur groupe s'est constitué autour de la pratique de la voile, la façon dont leur personnalité s'est modelée au sein de ce groupe, comment chacun y a trouvé sa place et a fait en sorte d'y rester.
L'autrice reste d'abord à la surface de cette amitié, nous laissant apercevoir comment les membres du groupe concevaient leur lien, avant de s'enfoncer dans les abysses de cette relation, apportant des nuances, parfois sombres à celle-ci. Elle analyse finement les interactions, les liens, les relations psychologiques qui naviguent au sein d'un groupe, les pensées conscientes et évidentes mais aussi tout ce qui est plus diffus et inconscients. En cela la couverture est merveilleusement représentative de cette plongée dans les profondeurs, une invitation à regarder ce qui se cache sous la surface.
Ne vous attendez pas à une enquête, Plein gris est un huis-clos, et c'est l'aspect psychologique qui est prépondérant dans ce roman. La question de savoir comment est mort Clarence est évidemment importante pour le lecteur mais est mis en attente tant la question de la survie des personnages à la tempête devient prépondérante au fil des pages. Celle-ci est décrite avec un aspect cinématographique très fort : on a le sentiment d'être sur ce navire, de sentir les vagues se creuser sous nos pieds, les embruns nous coller à la peau, l'eau froide se glisser sous nos vêtements, et surtout la détresse d'être perdu au milieu de cette masse d'eau. Marion Brunet fait monter une tension implacable qui nous fait douter d'une issue favorable pour ces adolescents. On est tenu en haleine, l'autrice ne s'accordant aucune facilité, et nous laissant dans l'expectative jusqu'au bout.
Le parallèle entre cette tempête réelle et celle interne, qui remanie complètement les bases de ce groupe, les équilibres qui sont bouleversés avec l'entrée dans le monde adulte ou l'arrivée d'un nouveau membre parmi ce groupe, est impeccablement mené.
Plein gris est une histoire que je vous recommande chaudement si vous aimez les récits qui explorent les relations de groupe, avec toute l'ambivalence que cela comporte. Une plongée dans la perception des sentiments qui nous animent, des mouvements de l'autre qui n'est pas toujours facile à accepter. Avec en prime, une jolie mise en abyme de cette tempête qui malmène le groupe, tant sur le plan psychique que sur le plan physique.
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Nikouette
  24 janvier 2021
Merci à NetGalley et aux éditions PKJ de m'avoir permis de lire ce roman.
Une bande d'amis a pris la mer à bord d'un voilier de 12 mètres pour un périple jusqu'en Irlande depuis la Bretagne et retour. le roman commence en fanfare avec la découverte du cadavre de l'un d'entre eux flottant à la surface, le plus charismatique du groupe et en quelque sorte le leader, qui semble être un personnage à la fois trouble et fascinant. La narratrice avait une relation particulièrement intense avec lui, pour lequel elle éprouvait une sorte d'adoration. le récit va revenir sur le début de cette amitié, leurs relations et la vie de chacun. Un groupe passé de 2 à 3 puis à 4 et enfin récemment à 5, et dont les dynamiques ont changé ces derniers temps, le cinquième élément à avoir intégré le groupe l'a en quelque sorte déséquilibré, mais a surtour contribué à en montrer les failles au grand jour.
Très rapidement dans le récit une tempête se lève, si monstrueuse qu'elle empêche l'intervention des secours et contraint les quatre jeunes qui restent à faire face seuls.
Il y a donc d'emblée un double suspense, d'une savoir ce qui est arrivé à Clarence et a provoqué sa mort, de deux si les autres vont réussir à s'en sortir vivants alors qu'ils sont coupés du monde et menacés par une terrible tempête. de nombreux flashbacks éclairent le passé et nous racontent petit à petit ce qui a basculé jusqu'à aboutir à la mort de Clarence.
Il y a des choses qui se devinent doucement en tant qu'adulte car l'auteur distille les indices, mais en tous cas l'autrice nous livre une fois de plus un récit vraiment juste et maîtrisé. le sujet m'a fait hésité un temps, je n'étais pas sûre d'accrocher, mais force est de constater que je ne suis vraiment jamais déçue par Marion Brunet. Ses récits sont toujours dans des genres très différents mais ils fonctionnent à chaque coup et cette fois encore je me suis laissée happer par son roman, à la fois fort et terrible.
Le vocabulaire technique de la navigation prend parfois beaucoup de place, mais cela témoigne de la passion de ce groupe et plaira aux passionnés, d'autant plus que le récit reste malgré tout accessible aux non initiés.
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mesechappeeslivresques
  22 janvier 2021
Pour ce groupe d'amis inséparables, cette croisière en Irlande à bord d'un voilier devait être idyllique. L'occasion pour ces cinq lycéens unis par leur passion de la voile de décompresser avant les épreuves du bac et de profiter de quelques jours de liberté.
Mais, pour Elise, Sam, Emma et Victor, le voyage vire au cauchemar brutalement. le corps de Clarence, le leader charismatique de la bande, flotte contre la coque du voilier.
Que s'est-il passé pour que tout dérape si violemment? Alors que les secrets et les rivalités remontent à la surface, une tempête s'annonce, redoutable…
Attention aux secousses, car cette histoire remue fortement. le lecteur se retrouve balloté par les vagues en plein coeur d'une mer déchainée grâce aux descriptions saisissantes de Marion Brunet. L'immersion est totale. Les flashbacks nous permettent de souffler un peu et, petit à petit, les pièces du puzzle s'imbriquent.
L'auteure excelle à nouveau avec ce roman jeunesse prenant et angoissant. L'intrigue est habilement menée et Marion Brunet capte remarquablement les émotions de ces lycéens. La tension monte crescendo à mesure que les chances de survie s'amenuisent, que la peur tétanise et que leur amitié vole en éclats.
Mal de mer assuré avec ce huis clos haletant qui signe la fin de l'insouciance pour ces adolescents.
Lien : https://mesechappeeslivresqu..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
IleauxtresorsIleauxtresors   25 janvier 2021
Nous sommes entre deux murs de mer grise. J’ai l’image d’un étau, soudain, et du bateau noyé dans le ventre d’une lame immense, happé par deux mouvements contradictoires.
Commenter  J’apprécie          70
IleauxtresorsIleauxtresors   24 janvier 2021
À l'horizon, une barre sépare ciel et océan. C'est gris suie, épais comme un incendie de pétrole, et ça se rapproche.
Commenter  J’apprécie          80
Pois0nPois0n   21 janvier 2021
Quand le corps apparaît à la surface, inerte, contre la coque du voilier, personne ne crie. Aucun d'entre nous. Comme si ça n'arrivait pas jusqu'à nos consciences. Comme si, en ne réagissant pas, on pouvait annuler la réalité du fait : c'est un cadavre qui remonte.
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hashtagcelinehashtagceline   06 janvier 2021
Quand je me retourne, le visage de Victor est blême. Il a posé une main sur sa bouche, ses yeux sont agrandis d’horreur, comme dans un film.
- C’est ma faute ! J’ai laissé ouvert quand je suis allé vomir !
Son aveu est touchant, mais ça ne touche personne. Je voudrais bien résister mais, comme les autres, j’ai envie de lui arracher les yeux pour les donner à bouffer aux mouettes.
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hashtagcelinehashtagceline   06 janvier 2021
Il y a cette règle immuable, je crois, cette règle maritime que je fais mienne et que mes amis semblent valider : ce qui se passe en mer reste en mer.
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Vidéo de Marion Brunet
Rencontre avec Marion Brunet, Rachel Corenblit et Caroline Solé, animée par Cathy Siegler et Audrey Boizot bibliothécaires ados. Rencontre diffusée samedi 21 novembre 2020 dans le cadre de l'édition virtuelle du festival Livres à Vous.
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